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Diversité sociale dans les classes préparatoires aux grandes écoles : mettre fin à une forme de « délit d'initié »

 

d) En Finlande

L'égalité des chances est au coeur du modèle social finlandais, caractérisé par un très fort souci de garantir à chacun de réelles possibilités d'accès au savoir.

Il convient de préciser que les élèves passent des examens d'aptitude pour l'entrée au collège, ceux ayant des résultats insuffisants étant dirigés vers l'enseignement professionnel.

Un enfant n'ayant pas grandi en Finlande sera en général placé dans la classe qui convient à son âge et/ou à son niveau d'éducation. Il recevra des cours spécifiques pendant un an, y compris un soutien dans sa langue maternelle.

Les établissements peuvent adopter des critères de sélection. C'est ainsi que les meilleurs lycées sélectionnent sur les langues étrangères ou encore sur les résultats en mathématiques, voire dans des disciplines artistiques.

L'examen de fin d'études secondaires est une formalité et le taux de réussite est très élevé. Les mentions dans les différentes matières sont importantes. En effet, un étudiant ayant reçu plusieurs mentions est dispensé de l'examen d'entrée à l'université dans certaines filières et il bénéficiera de « points d'avance ».

En effet, les universités publiques finlandaises, financées par l'Etat, ont toutes instauré un concours pour l'entrée en première année.

Les études en Finlande sont complètement gratuites.

L'égalité des chances dans l'enseignement supérieur est garantie par le système d'allocation étudiant qui permet d'atténuer très largement les différences de revenu des familles.

Cependant, il faut souligner que les Finlandais ne font donc pas de statistiques sur l'origine sociale des élèves ou étudiants. Or, force est de constater que les meilleurs lycées sont situés dans les quartiers les plus chers d'Helsinki ainsi que dans les centres villes des principales villes, où les élèves sont issus de familles diplômées de l'enseignement supérieur.