Allez au contenu, Allez à la navigation



Départementalisation de Mayotte : sortir de l'ambiguïté, faire face aux responsabilités

 

4. L'incapacité de la plupart des communes à exercer leurs compétences

Les services de la préfecture de Mayotte ont indiqué à vos rapporteurs que devant l'incapacité des communes à exercer leurs compétences, l'État était souvent conduit à les suppléer.

Mamoudzou est la ville la plus peuplée, avec 53.000 habitants. Mayotte compte ensuite trois communes de plus de 10.000 habitants : Koungou (19.800 habitants) et Dembeni (10.140 habitants) sur Grande Terre et Dzaoudzi (15.300 habitants) sur Petite Terre.

M. Abdouroihamane Soilihi, maire de Mamoudzou, a indiqué que pour mieux assumer certaines compétences, sa commune, Koungou et Dembeni envisageaient de recourir à l'intercommunalité.

Deux syndicats intercommunaux regroupent l'ensemble des communes de Mayotte :

- le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement de Mayotte (SIEAM), qui a partiellement délégué la gestion de l'adduction d'eau à la SOGEA, filiale du groupe VINCI. Si cette gestion semble maîtrisée, le SIEAM est confronté au défi de la mise en place de l'assainissement collectif. M. Abdouroihamane Soilihi, maire de Mamoudzou, a ainsi expliqué qu'une nouvelle station d'épuration devait être construite pour passer d'une capacité de 10.000 personnes à 40.000 personnes24(*).

- le syndicat mixte d'investissement pour l'aménagement de Mayotte (SMIAM), syndicat mixte ouvert auquel participe également la collectivité départementale. Ce syndicat a la charge des constructions scolaires de premier degré et des équipements sportifs ouverts. En dépit de moyens financiers importants, le SMIAM ne parvient pas à assurer un rythme de construction adapté aux besoins en matière scolaire.

Ainsi, M. Abdouroihamane Soilihi, maire de Mamoudzou, a indiqué que sa commune n'était pas en mesure de scolariser les enfants de trois ans.

* 24 Rappelons que la seule commune de Mamoudzou compte 53.000 habitants.