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Mutation des virus et gestion des pandémies - l'exemples du virus A (H1N1)

 

C - LA SITUATION EN FRANCE

En France, la veille et la surveillance sanitaires dépendent de l'Institut national de veille sanitaire et de ses partenaires.

1. Le rôle majeur de l'Institut national de veille sanitaire

L'Institut national de veille sanitaire (InVS) « réunit les missions de surveillance, de vigilance et d'alerte dans tous les domaines de la santé publique. Créé par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme, l'InVS a vu ses missions complétées et renforcées par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, afin de répondre aux nouveaux défis révélés par les crises sanitaires récentes et les risques émergents ».

Ses missions recouvrent la surveillance et l'observation permanentes de l'état de santé de la population ; la veille et la vigilance sanitaire ; l'alerte sanitaire. Il contribue également à la gestion des situations de crise sanitaire en proposant aux pouvoirs publics toute mesure ou action nécessaire.

Il suit notamment les maladies infectieuses, l'infection par le VIH, les virus des hépatites B et C, ainsi que les maladies évitables par la vaccination.

Il est documenté par les réseaux Sentinelles (toutes maladies) et GROG (pour les grippes).

Il couvre également les risques internationaux et tropicaux : « maladies infectieuses touchant d'autres pays mais susceptibles d'atteindre des ressortissants français ou d'être importées (grippe aviaire, Ebola, fièvre jaune, arboviroses), maladies et menaces touchant les départements d'outre mer et les départements français d'Amérique : dengue, maladie de chagas, pollution par les pesticides ou le mercure ».

2. Les partenaires de l'InVS : les réseaux de surveillance spécifiques et non spécifiques

a) Le réseau Sentinelles

Le réseau Sentinelles regroupe 1300 médecins généralistes libéraux (2% de la totalité des médecins généralistes libéraux en France métropolitaine) bénévoles et volontaires répartis sur le territoire métropolitain français. Les médecins membres sont dits « médecins Sentinelles ».

Ce réseau, créé en novembre 1984 par le Professeur Alain-Jacques Valleron, est animé par l'Unité Mixte de Recherche en Santé UMR S 707 Inserm- Université Pierre et Marie Curie.

Il surveille de manière continue l'activité de consultation des médecins généralistes libéraux en France métropolitaine (en particulier en ce qui concerne la grippe), mène des recherches épidémiologiques et de terrain, et développe des outils d'information.

b) Les GROG

Créé en 1984, le réseau des GROG, réseau d'alerte précoce de la grippe, se présente comme un symbole de la participation des médecins libéraux à la Santé Publique.

Animé par le docteur Jean-Marie Cohen, il constitue un réseau d'alerte épidémiologique, qui se fixe pour objectifs :

- la détection précoce de la circulation des virus grippaux,

- la détermination du début de l'épidémie de grippe et de son évolution régionale et nationale,

- la surveillance des caractéristiques antigéniques des virus grippaux et de l'adéquation de la composition vaccinale,

- la surveillance de la circulation d'autres agents infectieux respiratoires (VRS, parainfluenzae...).

Il s'agit d'un réseau pluridisciplinaire qui confronte en temps réel des données virologiques (volume d'activité du réseau) et des données sanitaires (notamment nombre d'actes et d'infections respiratoires aiguës) collectées par des vigies.

c) SOS Médecins et le réseau Oscour

SOS Médecins permet d'évaluer les urgences médicales de ville, d'observer le poids de la grippe parmi les autres pathologies et d'avoir une idée des tendances au jour le jour.

Le réseau Oscour remonte, quant à lui, les diagnostics réalisés aux urgences de 220 hôpitaux sur l'ensemble du territoire.