Allez au contenu, Allez à la navigation



Mutation des virus et gestion des pandémies - l'exemples du virus A (H1N1)

 

B - LES LIMITES CONNUES DES MÉDICAMENTS ANTIVIRAUX

Les médicaments antiviraux connus et utilisés sont peu nombreux.

Ceux qui contiennent de l'amantadine et de la rimantadine sont, on le sait, inefficaces en cas de grippe.

Ceux qui contiennent de l'oseltamivir ou du zanamivir sont par contre efficaces, sauf en cas de résistance.

Dans la pratique, seul l'un d'entre eux est utilisé : le Tamiflu. Le Relenza, théoriquement disponible, est en effet difficile d'usage, de par son mode d'administration. Le fabricant du Tamiflu, avant l'alerte du H5 N1, envisageait même d'en arrêter la fabrication.

Les nouveaux antiviraux qui résultent de recherches intenses ne sont pas encore utilisables.

Reste donc le Tamiflu, un médicament relativement récent, à l'égard duquel les médecins adoptent des attitudes différentes : certains le prescrivent, d'autres pas. Mais dans tous les cas, ce médicament n'est efficace que s'il est prescrit dans les 48 heures suivant l'apparition de l'infection.

Ses effets sont par ailleurs limités : il réduit généralement d'un jour la durée de la maladie. S'il en diminue généralement la gravité, il n'est pas capable d'en éviter les formes graves.

Le débat se poursuit sur ses conditions d'utilisation : Peut-il, doit-il être utilisé à titre préventif ? Doit-on le réserver à des formes graves de la grippe ? Si oui, comment définit-on ces formes graves ?

C - UNE SITUATION QUI PESERA SUR L'ORGANISATION DES SOINS

Dans un premier temps, les patients infectés sont orientés vers les hôpitaux où ils sont généralement confinés et isolés. Beaucoup craignent un débordement des capacités hospitalières, et plus particulièrement des services de réanimation.

Puis, dans un deuxième temps, et plus précisément à partir du 23 juillet 2009, ils sont orientés vers leurs médecins traitants et les pharmacies.

Les professionnels de santé libéraux, en particulier les médecins généralistes et les pharmaciens d'officines, sont, depuis cette date, chargés du dispositif de prise en charge des patients qui reconnaît le rôle de la médecine ambulatoire.

Une lettre de la Ministre de la Santé et des Sports aux médecins précise leur rôle.

Les pharmacies d'officine délivrent, sur prescription médicale, les masques chirurgicaux (gratuitement) et les antiviraux (remboursés par l'Assurance maladie). A cette époque, les stocks de Tamiflu en vrac constitués pour une pandémie H5 N1 ne sont pas libérés.

Pour les antiviraux, il convient de distinguer ceux destinés aux adultes et ceux à usage pédiatrique. Dans le premier cas, la pharmacie d'officine en fait la commande auprès du grossiste répartiteur en fonction du besoin. Les antiviraux pédiatriques sont disponibles auprès des seules pharmacies des grands hôpitaux.