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L'avenir des « années collège » dans les quartiers sensibles (Tome I : rapport)

10 mars 2011 : L'avenir des « années collège » dans les quartiers sensibles (Tome I : rapport) ( rapport d'information )

N° 352

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2010-2011

Enregistré à la Présidence du Sénat le 10 mars 2011

RAPPORT D'INFORMATION

FAIT

au nom de la délégation sénatoriale à la prospective (1) sur l'avenir des années collège dans les territoires urbains sensibles,

Par Mme Fabienne KELLER,

Sénateur.

Tome I : Rapport

(1) Cette délégation est composée de : M. Joël Bourdin, président ; MM. Bernard Angels, Yvon Collin, Mme Évelyne Didier, MM. Joseph Kergueris, Jean-François Le Grand, Gérard Miquel, vice-présidents ; M. Philippe Darniche, Mmes Sylvie Goy-Chavent, Fabienne Keller, M. Daniel Raoul, Mme Patricia Schillinger, M. Jean-Pierre Sueur, secrétaires ; Mme Jacqueline Alquier, MM. Pierre André, Denis Badré, Gérard Bailly, Mmes Nicole Bonnefoy, Bernadette Bourzai, MM. Jean-Pierre Caffet, Gérard César, Alain Chatillon, Jean-Pierre Chevènement, Marc Daunis, Daniel Dubois, Jean-Luc Fichet, Mmes Marie-Thérèse Hermange, Élisabeth Lamure, MM. Jean-Pierre Leleux, Philippe Leroy, Jean-Jacques Lozach, Michel Magras, Jean-François Mayet, Philippe Paul, Mme Odette Terrade, M. André Villiers.

AVANT-PROPOS

Entre 1950 et la fin des années soixante dix, l'urbanisation a été très rapide, pour prendre en compte à la fois l'exode rural, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et de la main d'oeuvre immigrée, dans un contexte général de forte croissance économique et démographique. Ces cités, bien équipées et modernes au départ, se sont transformées rapidement en des lieux de relégation, où la fragilité se concentre. Après des plans successifs aux résultats mitigés, le « Plan Borloo »1(*) de 2003 marque une forte volonté de transformer l'aspect physique des quartiers, par la reconstruction des logements et des équipements publics, et la mise en place d'aménagements extérieurs de qualité. Ce plan se traduit aujourd'hui par 390 projets mobilisant 11,5 milliards d'euros de subventions de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), pour un ensemble de 485 quartiers regroupant 3,3 millions d'habitants.

De très nombreux jeunes vivent aujourd'hui dans ces quartiers fragiles où logent beaucoup de familles nombreuses. Les jeunes y rencontrent, comme leurs parents, de nombreux obstacles à la construction d'un projet de vie positif. Quel avenir pour nos jeunes adolescents dans un scénario au fil de l'eau ? Quelles sont les évolutions possibles des facteurs qui déterminent leur avenir ?

C'est le thème de cette étude prospective, qui couvre à la fois le temps scolaire, c'est-à-dire le collège pour cette tranche d'âge, et le temps non scolaire, dans la famille ou le quartier. Nous nous sommes efforcés d'analyser la réalité des jeunes dans leur famille, leur quartier, avec leurs pairs, sur ces temps longs qui participent fortement à la formation de leurs projets et de leurs choix de vie.

Notre démarche s'est appuyée sur de nombreuses rencontres et visites sur le terrain : je tiens à remercier tous les acteurs pour leur disponibilité. Leur compétence et leur engagement nous ont été précieux. Les visites ont été complétées par des tables rondes thématiques, et plusieurs rencontres et auditions.


* 1 Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine