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L'avenir des « années collège » dans les quartiers sensibles (Tome II : annexes)

10 mars 2011 : L'avenir des « années collège » dans les quartiers sensibles (Tome II : annexes) ( rapport d'information )

V. CONTRIBUTIONS DES AMBASSADES DE FRANCE À L'ÉTRANGER

A. QUESTIONNAIRE ENVOYÉ AUX AMBASSADES

1. Décrire succinctement l'architecture du système d'enseignement secondaire dans le pays considéré. Existe-t-il l'équivalent du « collège unique » français, ou, à défaut, quelles sont les différentes filières d'enseignement accessibles aux 11-16 ans ? Ce niveau d'enseignement a-t-il fait l'objet de réformes ou de débats récents ? Quelles autres politiques publiques visent les jeunes de cet âge (politiques urbaines notamment) ?

2. Fournir des éléments de diagnostic sur l'échec scolaire et l'inégalité des chances dans le pays considéré. Quels sont les principaux déterminants de la réussite ou des difficultés des jeunes ? Existe-t-il notamment de fortes différenciations en fonction de leur origine sociale, territoriale ou ethnique ?

3. Décrire les politiques « d'éducation prioritaire » et les politiques urbaines (ou leurs équivalents) mises en oeuvre. Quels sont leurs fondements, leur histoire, et les principaux débats dont elles font l'objet ? Ces politiques visent-elles des territoires ou des individus ? Quels sont les critères déclenchant leur mise en oeuvre ? Des leviers d'action originaux ont-ils été identifiés pour améliorer l'insertion scolaire et sociale des jeunes ?

4. Quels sont les résultats des politiques urbaines et « d'éducation prioritaire » ? Des évaluations nationales ou locales ont-elles été réalisées ? Décrire le cas échéant quelques « bonnes pratiques » à l'échelle nationale, locale, voire même celles d'un établissement ou d'une association jugé(e) efficace.

5. Existe-t-il des études de prospective consacrées aux politiques visant les jeunes de 11 à 16 ans ? Le cas échéant, quelles sont les principales conclusions de ces études ?

B. RÉPONSE DE L'AMBASSADE DE FRANCE EN ALLEMAGNE

1. Décrire succinctement l'architecture du système d'enseignement secondaire dans le pays considéré. Existe-t-il l'équivalent du « collège unique » français, ou, à défaut, quelles sont les différentes filières d'enseignement accessibles aux 11-16 ans ? Ce niveau d'enseignement a-t-il fait l'objet de réformes ou de débats récents ? Quelles autres politiques publiques visent les jeunes de cet âge ?

En Allemagne, les compétences en matière d'éducation relèvent des Lânder. La Loi fondamentale allemande (Grundgesetz) le stipule clairement : « les droits et les devoirs de l'Etat incombent aux Lânder dans tous les domaines de l'éducation ». Néanmoins, afin d'éviter trop d'incohérences et de disparités entre les régions, les Lânder coopèrent au sein de la Conférence permanente des Ministres de l'Education et des Affaires culturelles des Lânder (Stândige Konferenz der Kultusminister der Lânder in der Bundesrepublik Deutschland).

Le système d'enseignement secondaire varie donc d'un Land à l'autre mais on distingue une structure de base commune.

Après 4 ans d'école élémentaire (sauf dans quelques Lânder dont Berlin où l'enseignement primaire dure 6 ans), les élèves sont orientés vers la filière la mieux appropriée pour eux : la Hauptschule, la Realschule ou le Gymnasium.

La Hauntschule prépare les élèves à l'apprentissage. Elle offre un cycle court. Elle comprend les classes 5 à 9 et propose une formation générale composée de cours théoriques et de cours pratiques

La Realschule propose un cycle intermédiaire de 6 ans : elle commence en classe 5 et se poursuit jusqu'en classe 10. Elle offre une formation générale plus complète que la Hauptschule. Elle mène soit à l'apprentissage, soit à des formations professionnelles scolaires à temps complet, soit à la poursuite d'études générales dans des établissements professionnels (Fachgymnasium, Fachoberschule). Les élèves qui ont atteint un bon niveau peuvent intégrer le Gymnasium et préparer l'Abitur (baccalauréat).

Le Gymnasium : c'est la filière classique de l'enseignement secondaire long menant à l'Abitur (baccalauréat) en 8 ou 9 ans selon les Lànder. Une attestation de niveau suffisant délivrée par l'école élémentaire est nécessaire pour intégrer le Gymnasium (Gymnasialempfehlung).

Ce système scolaire est de plus en plus remis en cause notamment depuis la publication des études PISA au début des années 2000, car il encouragerait la reproduction des inégalités sociales. De nombreuses réformes sont engagées, aussi bien au niveau fédéral que régional.

Elles visent à :

 Allonger la journée scolaire en instaurant progressivement l'école « toute la journée » (Ganztagsschule), alors que jusqu'à présent les cours étaient concentrés le matin ; cela implique un rythme scolaire différent, la redéfinition des contenus d'enseignement, l'augmentation des personnels et de nouvelles infrastructures (par exemple des cantines scolaires)

 Retarder l'orientation des élèves en allongeant la scolarité à l'école primaire. Les gouvernements régionaux lancent de nombreux projets de réforme en ce sens, mais elles sont loin de faire l'unanimité dans la classe politique et dans l'opinion publique. En Rhénanie du Nord-Westphalie (le Land numériquement le plus important), le nouveau gouvernement minoritaire SPD-Verts a annoncé son intention de prolonger de deux années l'école primaire ; en Sarre c'est un gouvernement CDU-FDP-Verts a proposé une mesure équivalente, mais le Parlement s'est prononcé contre. A Hambourg, un projet de restructuration du système éducatif qui visait également à allonger la durée de l'enseignement primaire et à réduire le nombre d'années dans le secondaire a été rejeté par voie de référendum.

 Regrouper les élèves de Hauptschule et de Realschule, en préservant la voie royale qu'est le Gymnasium, afin de gommer la mauvaise image des Hauptschulen où se concentrent les échecs scolaires et les sorties sans qualification. On se rapproche ainsi du « collège unique » à la française. C'est par exemple le cas en Sarre ou à Berlin. Dans la capitale, on a en outre instauré dans les Gymnasien le principe d'un recrutement par tirage au sort partiel (très contesté) afin d'éviter une trop forte sélection dans les établissements considérés comme attractifs.

De manière plus large, l'Allemagne a mis en place différentes politiques contre l'échec scolaire.

Ainsi, le programme « Jugend Chancen geben -- Integration ferdern » (« Egalité des chances -- Favoriser l'intégration »), vise à accompagner des jeunes en situation difficile, et à renforcer le conseil aux parents et aux enseignants.

Le programme « Jugend stiirken4(*) » (« Soutenir la jeunesse »), quant à lui, met l'accent sur l'aide à l'intégration sociale, scolaire et professionnelle des jeunes défavorisés. Cette initiative s'appuie sur le Fonds Social Européen. Le budget prévu pour les trois prochaines années est de 243 millions d'euros (FSE) et de 41 millions d'euros (fonds fédéraux). Différents sous-objectifs ont été définis :


· « Schulverweigerung - Die 2. Chance » (« Décrochage scolaire -- La 2e chance ») : l'idée est de soutenir les jeunes en situation d'échec scolaire et de les aider à réintégrer le système scolaire afin qu'ils puissent en sortir avec un diplôme.

· Mise en place de Kompetenzagenturen (« agences de compétences »), qui apportent une aide individualisée aux jeunes défavorisés en recherche d'emploi.

· « Starken vor Ort » : il s'agit ici d'initiatives locales et de microprojets qui visent à aider à l'insertion ou à la réinsertion dans la vie active de femmes et de jeunes en situation difficile, aussi bien dans les grands centres urbains que dans les régions rurales.

2. Fournir des éléments de diagnostic sur l'échec scolaire et l'inégalité des chances dans le pays considéré. Quels sont les principaux déterminants de la réussite ou des difficultés des jeunes ? Existe-t-il notamment de fortes différenciations en fonction de leur origine sociale, territoriale ou ethnique ?

L'inégalité des chances est en Allemagne un problème récurrent, relancé ces dernières semaines par le débat né à propos de la parution du livre « L'Allemagne court à sa perte » (Thilo Sarrazin) qui décrit un déclin jugé inévitable de l'Allemagne face au « péril » démographique, social et culturel que représenteraient les minorités musulmanes.

Ce problème est lié à l'immigration: les élèves qui rencontrent des difficultés scolaires sont souvent issus d'un milieu social défavorisé (pauvreté, famille monoparentale) et/ou de l'immigration. Selon un rapport sur l'intégration du gouvernement fédéral, 13,3 % des 15-19 ans d'origine étrangère quittent le système scolaire sans diplôme5(*). Le système allemand, tel qu'il est conçu avec une orientation très précoce dès la fin du primaire divise fortement les jeunes Allemands. Les élèves en difficulté sont envoyés fréquemment dans les Hauptschulen, qui orientent vers une formation professionnelle courte. Selon une étude PISA-E réalisée en 2000, 27,6 % des élèves ayant au moins un parent né à l'étranger intègrent une Hauptschule contre 15,1 % chez les élèves non issus de l'immigration. Ce pourcentage s'élevait même à 40,6 % chez les élèves d'origine turque6(*).

Il a aussi une dimension géographique : il existe de fortes inégalités entre les Linder en ce qui concerne les compétences acquises par les élèves et la valeur des diplômes. Un test d'évaluation des compétences mis en place par le Max-Planck-Institut für Bildungsforschung (Institut pour la recherche éducative) à Hambourg et dans le Bade-Wurtemberg a mis en évidence les écarts entre le Nord et le Sud de l'Allemagne. En mathématiques, par exemple, les élèves du Bade-Wurtemberg auraient, à niveau d'études égal, quasiment deux ans d'avance sur leurs camarades de Hambourg, Un baccalauréat (Abitur) obtenu à Brême n'est pas aussi coté à l'entrée à l'université qu'un baccalauréat obtenu à Munich. La mise en place de « baccalauréats centraux » (c'est-à-dire régionaux, car on est encore loin d'un examen national) ne pallie que partiellement cette disparité.

3. Décrire les politiques « d'éducation prioritaire » et les politiques urbaines (ou leurs équivalents) mises en oeuvre. Quels sont leurs fondements, leur histoire, et les principaux débats dont elles font l'objet ? Ces politiques visent-elles des territoires ou des individus ? Quels sont les critères déclenchant leur mise en oeuvre ? Des leviers d'actions originaux ont-ils été identifiés pour améliorer l'insertion scolaire et sociale des jeunes ?

Les politiques éducatives étant définies, en Allemagne, au niveau des Linder, chacun a établi ses priorités en fonction des enjeux et des difficultés rencontrées sur le terrain. Néanmoins, quelques grandes lignes ont été fixées par l'Etat fédéral, avec des objectifs majeurs à atteindre sur l'ensemble du territoire.

Sur le plan scolaire : La réduction des disparités de niveau entre les régions est au coeur des politiques éducatives. Suite aux résultats de l'étude PISA en 2000, la Conférence permanente des Ministres de l'Education et des Affaires culturelles des Lânder (KMK) a défini des Bildungsstandards (normes éducatives). Ces normes définissent les compétences qu'un élève allemand doit avoir acquis à un moment donné, par exemple à la fin du cycle primaire ou encore à la fin du premier palier du cycle secondaire. Des tests de vérification par matière sont conçus par un nouvel institut fédéral, le IQB (Institut ftir Qualitatsbildung) afin d'évaluer les performances des élèves et des systèmes éducatifs. Les résultats permettent une comparaison plus aisée au niveau national et international.

Sur le plan éducatif : La conception allemande en matière de politiques éducatives et urbaines diffère beaucoup de la conception française. En France, les politiques visent davantage des quartiers où les populations défavorisées se concentrent. Cet aspect existe aussi en Allemagne mais de manière moins systématique. Les politiques s'adressent ici aux individus et ont pour objectif principal l'insertion professionnelle des jeunes.

En Allemagne, la formation professionnelle, est beaucoup plus développée et mieux reconnue qu'en France. 60 % des jeunes Allemands obtiennent une qualification en passant par le Duales System, système de formation en alternance entre une Berufschule (école professionnelle) et une entreprise. Qu'ils sortent d'une Hauptschule, d'une Realschule ou d'un Gymnasium, les élèves allemands peuvent à tout moment se décider pour un apprentissage. Cependant, le nombre des apprentis recule avec la crise économique et les changements démographiques (recul de la natalité mais accroissement de la population immigrée). En 2009, 561 300 jeunes ont signé un contrat de formation avec une entreprise (Ausbildungsvertrag), ce qui représente un recul de 7,6 % par rapport à 2008. Cette diminution est particulièrement importante dans les « nouveaux Lânder » (13 %).

En septembre 2010, le Ministère fédéral de l'Education et de la Recherche allemand a lancé une nouvelle initiative baptisée « Abschluss und Anschluss » (« Pas d'insertion sans formation ») devant inciter les élèves sans qualification, en particulier ceux de Hauptschule, à opter pour une formation de ce type. 750 millions d'euros, dont 355 millions pour faciliter l'insertion professionnelle, seront débloqués d'ici 2018. On pourra ainsi financer l'accompagnement des élèves en risque de rupture scolaire :

- recrutement de tuteurs pour accompagner les élèves en difficulté à leur entrée dans la vie professionnelle ;

- plans de soutien individuels ;

- orientation précoce vers une formation pratique.

Sur le plan des politiques urbaines, le ministère fédéral compétent (Bundesministerium Verkehr, Bau und Stadtentwicklung) donne les grandes lignes à suivre pour les Linder en matière de développement urbain. L'Allemagne a été confrontée ces dernières années à de nombreux changements, notamment depuis la réunification. Il existe de nombreux déséquilibres entre certaines régions ou entre certains quartiers urbains, touchés par la désindustrialisation, les changements démographiques, etc.

En 1999, le programme « soziak Stadt » a été lancé, avec pour objectif l'amélioration de l'intégration des populations immigrées en commençant par les jeunes. Le système scolaire a donc un rôle essentiel à jouer. Tous les acteurs de la société et notamment les citoyens sont impliqués. Inspiré d'expériences réalisées dans d'autres pays européens (Angleterre, France, Pays-Bas), ce programme concerne des quartiers entiers au sein de certaines villes. 16 projets pilotes ont d'abord été lancés en Allemagne. Une partie du financement est assurée par l'Etat fédéral mais les acteurs régionaux et locaux s'impliquent également et participent au financement de certaines mesures.

4. Quels sont les résultats des politiques urbaines et d'« éducation prioritaire » ? Des évaluations nationales ou locales ont-elles été réalisées ? Décrire le cas échéant quelques « bonnes pratiques » à l'échelle nationale, locale, voire même celle d'un établissement ou d'une association jugé(e) efficace.

On manque encore de recul pour apprécier les résultats des réformes éducatives suite au « choc PISA ». En revanche, certaines politiques urbaines ont déjà valeur d'exemple. Ainsi celui de du quartier de Neukülln à Berlin, connu dans toute l'Allemagne pour être une zone sensible. Ce quartier représente 4,6 % de la population berlinoise mais 7,6 % de l'ensemble de chômeurs et 14,5 % de tous les chômeurs d'origine étrangère. Près de 90 % des enfants vivant dans ce quartier sont issus de familles immigrées, souvent d'origine turque ou arabe. L'opinion publique et la classe politique s'inquiétaient de la recrudescence de l'échec scolaire et de la violence quotidienne. La situation de la Rütli-Schule, où les professeurs menaçaient de fermer l'école en 2006, a encouragé les acteurs locaux à réfléchir à une solution durable aux problèmes d'intégration dans cet établissement et dans tout le quartier.

Le projet mis en place, « Campus Riitli4 » est considéré comme innovant car il se fonde sur une vision globale de la scolarisation: les jeunes doivent être accompagnés tout au long de leur scolarité, de la maternelle à leur entrée dans la vie active. Ecoles, associations pour la jeunesse, partenaires sociaux, parents, entreprises sont tous impliqués dans le processus. Différentes étapes ont conduit à la naissance de ce « campus » :

- En 2005, la cellule d'aménagement de quartier (Quartiers management, QG) a mis au point une nouvelle stratégie baptisée « modération interculturelle en tant que stratégie d'intervention » (Interkulturelle Moderation ais Interventionsstrategie). Elle a été mise en oeuvre en mars 2006 dans trois écoles, dont la Rütli--Schule, avec le recrutement de modérateurs interculturels.

- En 2007, la Freudenberg-Stiftung s'implique dans l'initiative avec le lancement du projet « Ein Quadratkilorneter Bildung -- Kein Kind darf verloren gehen » (Un kilomètre carré d'éducation -- aucun enfant ne doit être laissé pour compte). Ce programme concerne plusieurs écoles, des crèches, des ateliers sociaux, des clubs de jeunes et des services sociaux dédiés aux jeunes et relevant de plusieurs administrations compétentes. Il s'agit d'améliorer la qualité de l'enseignement et de professionnaliser certains établissements.

- En mai 2007, l'idée du « Campus Rütli7(*) » naît, parrainée par Christina Rau, veuve de l'ancien président fédéral Johannes Rau et le maire du quartier Heinz Buschkowsky. Il s'agit d'un regroupement des écoles du quartier, ce qui représente 850 élèves au total. L'objectif est la réalisation d'un nouveau concept de formation durable avec la création d'un espace social commun. Une seule autorité gérera un établissement né de la fusion de trois écoles primaires, deux écoles maternelles et centre de jeunes, offrant ainsi aux élèves du quartier une un cursus scolaire et un suivi continus, de la maternelle jusqu'au début de leur formation professionnelle ou jusqu'au baccalauréat. La diversité culturelle et linguistique est perçue comme un atout et les modérateurs interculturels veillent à une meilleure compréhension mutuelle.

Ce projet soutenu par le gouvernement de la ville-état de Berlin a transformé l'image du quartier, que les journaux présentent désormais comme un modèle d'intégration sociale réussie.

5. Existe-t-il des études de prospective consacrées aux politiques visant les jeunes de 11 à 16 ans ? Le cas échéant, quelles sont les principales conclusions de ces études ?

Tous les deux ans, l'Institut allemand pour la recherche pédagogique internationale (Deutsches Institut tijr Internationale Pâdagogische Forschung) publie un rapport sur les évolutions du système éducatif allemand. Il dresse un bilan de la situation en Allemagne, de l'école maternelle à la formation professionnelle continue. Le rapport paru en 2010 est particulièrement important puisqu'il présente « les perspectives du système éducatif eu période de changement démographique8(*) ». (D'ici 2025, le nombre de jeunes inscrits dans un établissement scolaire aura baissé de 15 %).

Les évolutions déjà constatées dans les rapports précédents se confirment: amélioration de l'encadrement des enfants de moins de trois ans ; augmentation du nombre d'élèves bénéficiant de l'école toute la journée (presque la moitié des écoles primaires et secondaires fonctionnent toute la journée) ; amélioration du niveau de formation : la part des élèves sortant de la I-Iauptschule a diminué ; le niveau de qualification a surtout augmenté chez les filles ;

- progression du nombre d'étudiants inscrits en université.

Les axes de progrès évoqués dans ce rapport sont les suivants :

- réduire les inégalités entre les jeunes issus d'un milieu social privilégié et ceux issus de milieux défavorisés ;

- intégrer les jeunes issus de l'immigration et/ou d'un milieu social défavorisé et les insérer dans la vie professionnelle ;

- équilibrer l'offre de formation entre les régions ;

- élever le niveau de qualification minimal afin de mieux répondre aux demandes des entreprises.

Les réformes déjà engagées répondent à ces priorités Le changement démographique que connaît l'Allemagne actuellement contraindra les responsables des systèmes éducatifs à les poursuivre.

Sources :

http ://b ildungskli ck. de/p m/74016/stell ungnahme-der-kultusmini sterkonferenz-zu- den-ergebnissen-der-zentralen-ueberpruefung-des-erreichens-der-bildungsstandards-in-den-faechern-deutsch-engl i sch-und-franzo esisch-sekundarstufe-i-in-den-laendern/ http://www.kmk.org/

http://www.bmbf.de/

htt ://www.ta ess ieiel-fuer-iMe ration/1154504.html


* 4 Programme présenté sur le site du Bundesministerium ftir Famine, Senioren, Frauen und Jugend http://www.binfsfj.defBMFSFJfkinder-und-jugend,did=12252.1itinl.

* 5  http://www.rp-online.de/politik/deutschland/Bildungsoffensive-erreicht-Migranten-nicht aid 878873.html

* Erster Bildungsbericht, 2006

( www.focus-migration.de/Einzelansichten.1316.0.html?&txwilpubdbpilfarticle1=60&cHash=e885059f0e)

* 7 Site Internet de la Riitli Schule de Neukôlln

http:// www.ruetli-oberschulc.de/downloads/campusruetlikonzept270907.pdf

* 8 Résumé du Bildungsbericht : Wichtigste Ergebnisse im Überblick

( http://www.bildungsbericht.de/daten2010/wichtige crgebnisse presse20 10. pdf)