Allez au contenu, Allez à la navigation



L'innovation à l'épreuve des peurs et des risques

24 janvier 2012 : L'innovation à l'épreuve des peurs et des risques ( rapport de l'opecst )

IV. LE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES INNOVANTES

Ce développement, facilité par les incubateurs, passe principalement par l'accompagnement des petites structures. Il nécessite des dispositifs fiscaux et juridiques stables, des financements permettant de passer la « vallée de la mort », ainsi qu'une réflexion approfondie sur le rôle de la normalisation et les brevets. Il repose aussi sur la mise en place d'une politique européenne plus dynamique.

A. INCUBATEURS, START-UP ET PME

Plusieurs participants aux tables rondes de l'OPECST ont abordé ce sujet, qu'il s'agisse de MM. Christian Tidona (BioRN) ; Vincent Charlet (Futuris) ; Stéphane Distinguin, Steeve Augoula, Philippe Braidy (CDC) ; de Mme Valérie Chanal (IEP de Grenoble), de MM. Albert Ollivier, responsable financement des PME et de l'innovation au pôle de compétitivité mondial « finance innovation », Matthias Fink, ou des représentants du Comité Richelieu.

1. Le rôle des incubateurs

Plusieurs exemples peuvent stimuler la réflexion.

a. L'exemple de l'ATDC en Géorgie : le rôle du « venture lab »

Cette structure d'incubation créée il y a 31 ans, regroupe actuellement 500 entreprises, a contribué a la création de 4000 emplois, et a permis de lever plus d'un milliard de dollars d'investissements extérieurs.

Elle demande seulement 50 dollars aux jeunes entreprises pour appartenir à cette structure qui loue des espaces à des prix très abordables (à 25 % du prix du marché la première année. Ce prix augmente en fonction de la durée de présence.

Ses forces correspondent à différents clusters technologiques que promeut la Géorgie (USA) et qui sont spécialisés dans la santé et les technologies de l'information ; la sécurité de l'information ; les technologies financières, les biosciences, les technologies propres, les technologies mobiles.

Une fois par mois, le Centre réunit ses anciens. Son objectif est de créer des liens entre des créateurs de start-up et les membres de l'incubateur.

25 entreprises sont actuellement présentes dans cet incubateur. Elles y resteront jusqu'à ce que leur projet ait réussi sur le marché. Mais avec le temps, elles recevront des subventions moins importantes.

L'incubateur a pour rôle de créer une communauté où l'entreprise vient pour avoir des relations, et rencontre des parrains qui sont des volontaires.

L'ATDC considère que le succès dépend de l'interaction entre l'idée d'un chercheur et son accompagnement par un venture lab qui lui permet de trouver plus facilement argent et relations. Une petite équipe de 6 personnes va dans les laboratoires pour trouver les bonnes idées. Les individus qui les portent seront alors mis en relation avec des financiers et des experts qui les aideront à vérifier si leur technique correspond à un besoin, et si le marché existe.

Une telle expérience pourrait être transposée prochainement en Lorraine, où Georgiatech est implantée.