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Opération "Chammal" en Irak. Contribution au débat sur les opérations extérieures

17 décembre 2014 : Opération "Chammal" en Irak. Contribution au débat sur les opérations extérieures ( rapport d'information )

ANNEXES

I. DÉTAIL DES OPÉRATIONS MILITAIRES EN IRAK DEPUIS SEPTEMBRE 2014

Lancée le 19 septembre 2014, Chammal est une opération conduite par les armées françaises en coordination avec nos alliés présents dans la région, pour assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Ces actions sont réalisées à la demande du gouvernement de l'Irak et dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier sa Résolution 2170 du 15 août dernier.

Commandée par le chef d'état-major des armées (CEMA) à partir du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), cette opération est réalisée sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN).

Missions

L'objectif de l'opération Chammal et des forces alliées est dans un premier temps de mettre les éléments de Daech à la portée des forces armées irakiennes, c'est-à-dire de renverser le rapport de force.

Pour ce faire, l'action des forces françaises consiste à fournir un appui aérien aux forces armées irakiennes.

Cet appui aérien comporte deux volets : des missions de renseignement, et des missions de frappes, qu'elles soient planifiées à l'avance ou non.

Ces opérations s'inscrivent dans le temps long.

Dispositif

Le 13 septembre, un premier renfort en capacités de renseignement avait été acheminé par avion A400M. Une quarantaine de militaires et du matériel de renseignement ont ainsi été projetés depuis la base aérienne (BA) 123 d'Orléans-Bricy. Le lendemain, dimanche 14 septembre, un avion ravitailleur C135 ralliait également la région depuis la BA 125 d'Istres.

Actuellement, neuf Rafale, un avion de patrouille maritime de la Marine nationale (Atralntique 2), un avion ravitailleur C135-FR , une frégate anti-aérienne et un avion de guet aérien E3F sont engagés dans cette opération.

Une trentaine de militaires sont également insérés dans la structure de commandement et de coordination alliée dans la région, pour coordonner l'emploi des moyens français dans le cadre de la coalition.

A ces moyens sont associés environ 700 militaires français, en incluant les effectifs pré-positionnés en permanence dans la région, dont une trentaine dans les structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique.

Ce volume de moyens découle du renforcement décidé par le président de la République à l'issue du conseil restreint de défense du mercredi 1er octobre 2014, dont l'objectif était de :

- densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée,

- disposer d'un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone,

- renforcer la participation des officiers de liaison français au sein des structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique.

Le 28 octobre, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart a rejoint la Vème flotte américaine déployée dans le golfe arabo-persique, se plaçant sous le commandement tactique de l'amiral commandant la « task force 50 » du porte-avions USS Carl Vinson (Carrier Strike Group 1). La frégate française y assure les fonctions de :

- commandant d'une zone de défense aérienne au profit du centre de coordination des opérations aériennes (CAOC) d'Al Udeid, situé au Qatar ;

- commandant de la défense aérienne du groupe du porte-avions américain.

Les avions de chasse Rafale de l'armée de l'Air sont équipés de :

- bombes air-sol guidées laser GBU 12 ;

- bombes AASM (Armement Air-Sol Modulaire) ; famille d'armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l'AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps.

- Pod Damocles ;

- Pod Reco NG ;

L'ATL2 agit de façon complémentaire au Rafale dans le recueil du renseignement dans la profondeur, permettant aux armées de renforcer leur capacité d'appréciation autonome de situation.

La mission principale de l'ATL2 consiste à collecter du renseignement image (IMINT) et électromagnétique (ELINT) au profit des échelons stratégique (CEMA), opératif (ALINDIEN) et tactique (Coordination Air Operation Center - CAOC d'Al Ubeid).

Les forces françaises sous commandement d'Alindien participent au dispositif des forces de présence des armées françaises. Elles sont constituées d'un état-major de niveau opératif, d'une base navale, d'une base aérienne et de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE). Elles assurent une présence permanente dans la région dans le cadre des accords de défense et animent les relations bilatérales de défense de la France avec ses partenaires régionaux. Elles ont également pour mission de soutenir les moyens militaires déployés dans le golfe arabo-persique et le nord de l'océan Indien, et de permettre l'entrainement et l'aguerrissement des forces en milieu urbain et désertique.

Depuis le 19 septembre 2014, sur demande du gouvernement irakien, les armées françaises sont engagées en Irak, dans le cadre de l'opération CHAMMAL, pour assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Commandée par le chef d'état-major des armées (CEMA) à partir du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), et réalisée sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone Océan Indien (ALINDIEN), cette opération est conduite en étroite coordination avec le gouvernement irakien et nos alliés présents dans la région.

Orientées vers l'acquisition de renseignement et des frappes sur des cibles d'opportunité ou prédéfinies (frappes qualifiées de « délibérées »), les missions effectuées par la force CHAMMAL visent à mettre les éléments du groupe terroriste Daech à la portée des forces irakiennes déployées au sol.

RÉTROCHRONOLOGIE DE L'OPÉRATION CHAMMAL
(SOURCE : ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES)

Chammal : point de situation du 30 décembre 2014

En cette période particulière des fêtes de fin d'année, les militaires engagés dans l'opération Chammal ont poursuivi leur mission.

Le vendredi 26 décembre lors d'une patrouille de reconnaissance armée dans le centre de l'Irak, deux chasseurs français sont intervenus en soutien des forces de sécurité irakiennes prises à partie au sol par des combattants de Daech. Les deux avions de chasse ont traqué les terroristes qui tentaient de repositionner leur pick-up et les ont neutralisés par une bombe guidée laser GBU 12. Le même jour, la France a participé à un raid aérien dans la région de Kirkouk visant à détruire un complexe logistique de l'organisation terroriste. Après avoir décollés de nuit afin de rallier le territoire irakien et se joindre à d'autres avions de la coalition, les chasseurs français ont ciblé et détruit trois bâtiments au moyen de bombes AASM.

La nuit du 26 au 27 décembre fut également dense pour les militaires restés au sol puisque ils ont accueilli en quelques heures un avion de transport A400M et la relève du détachement de l'avion ravitailleur C135. Les opérations de déchargement du matériel destiné à l'opération Chammal se sont poursuivies une bonne partie de la nuit.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone Océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif est structuré autour de neuf avions Rafale, six avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

Irak : la force Chammal appuie les opérations terrestres dans la lutte contre Daech - 26 décembre 2014

Le 18 décembre, au cours d'une mission de reconnaissance armée au profit des forces de sécurité irakiennes, deux avions de chasse français sont intervenus dans la région du Mont Sinjar. Une trentaine de combattants de Daech prenait à partie des Peshmergas, combattants kurdes. « Equipés de jumelles à vision nocturne, nous avons constaté des tirs de balles traçantes ainsi qu'un groupe posant des engins explosifs improvisés, explique le pilote. En coordination avec les alliés présents dans la zone, la patrouille a neutralisé ces combattants de Daech grâce à deux frappes.

Deux jours plus tard, à la demande des forces de sécurité irakiennes prises à partie au sol par des combattants de Daech, deux avions de combat sont à nouveau intervenus dans la région de Baïji, dans le Nord de l'Irak. Les équipages ont tout de suite identifié les combattants de Daech faisant feu sur les forces de sécurité irakiennes. La patrouille a poursuivi sa surveillance et informé la chaîne de commandement en temps réel. Après accord du CAOC (Coordination Air Operation Center), un des deux appareils a fait feu sur un poste de combat terroriste afin de neutraliser la menace.  Arrivé le 23 décembre en Jordanie, le général d'armée aérienne Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air a passé le réveillon de Noël en compagnie des hommes et des femmes engagés dans l'opération Chammal en Jordanie. Le même jour, la frégate anti-aérienne Jean Bart a accosté dans le Golfe arabo-persique afin de procéder à une maintenance technique planifiée. Cette escale a pour objectif de régénérer le potentiel des moteurs de propulsion, de permettre la maintenance des systèmes d'armes et également de reconditionner le bâtiment et le personnel avant de reprendre la mer pour la quatrième phase de son intégration au sein de la Task Force 50. Le 24 décembre, deux chasseurs appelés en renfort au-dessus de la ville de Kirkouk dans le nord de l'Irak, ont porté assistance aux Peshmergas pris à partie au sol par des combattants de Daesh. Après accord du CAOC (Coordination Air Operation Center), l'un des chasseurs a fait feu sur le bâtiment neutralisant ainsi les terroristes ce qui a mis fin à l'attaque.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif est structuré autour de neuf avions Rafale, six avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

Chammal : visite du commandant de la TF 50 à bord du Jean Bart 11 décembre 2014

Le 5 décembre, le contre-amiral Grady, commandant le Carrier strike group 1 et la TF 50, s'est rendu à bord du Jean Bart pour une visite en tant que commandant tactique de la frégate française.

Déployée dans le golfe arabo-persique depuis le 22 octobre 2014, dans le cadre de l'opération Chammal, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart est intégrée à la Task Force 50 (TF50) constituée autour du porte-avions USS Carl Vinson.

Après une visite générale du bâtiment, dont un passage à la passerelle ainsi qu'au central opérations, l'amiral Grady a bénéficié d'un point de situation sur les capacités opérationnelles du Jean Bart et sur la manière dont la frégate est organisée pour assumer les missions confiées au sein de la TF 50, allant du commandement d'une zone de contrôle aérien du golfe arabo-persique, à la protection du porte-avions US.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : coopération franco-britannique au sein de la Task Force 50 - 8 décembre 2014

La très bonne coopération entre les différentes marines engagées dans la lutte contre Daech a connu cette semaine une belle démonstration. L'hélicoptère Lynx de la frégate britannique HMS Kent (type Duke) a effectué une liaison logistique au profit de la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart permettant de récupérer une pièce essentielle pour le Panther de la flottille 36F.

Acheminée depuis la métropole par un appareil de l'armée de l'Air sur l'aéroport d'Al Dhaffra aux Emirats Arabes Unis, la pièce a ensuite été confiée à la frégate anti sous-marine britannique lors de son escale à la base navale française d'Abu Dhabi. Deux jours plus tard, le Lynx l'a livré sur le Jean Bart, permettant au Panther de récupérer sa pleine disponibilité opérationnelle, et de continuer à remplir les missions de MISR (Maritime Identification, Surveillance and Reconnaissance) en protection du porte-avions USS Carl Vinson.

Cette liaison a également été l'occasion pour les équipages du Panther et du Lynx de se rencontrer. Les pilotes français ont ainsi pu briefer leurs homologues britanniques sur les procédures à suivre au sein du Carrier Strike Group 1. A noter que l'interopérabilité entre les deux équipages était déjà parfaitement illustrée par la présence, au sein de l'équipage britannique, d'un officier français en poste d'échange depuis deux ans. Assurant la fonction d'Observer, il est en charge de la conduite tactique des missions du Lynx.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Premier vol opérationnel des Mirage 2000D sur le théâtre irakien - 8 décembre 2014

Ce matin, le 6 décembre, deux avions Mirage 2000D ont décollé de Jordanie pour leur première mission de reconnaissance armée au-dessus de l'Irak.

Neuf semaines après le début de l'opération Chammal, les armées françaises ont déployé un détachement de chasse en Jordanie avec le soutien des autorités du pays. Ce dispositif permet d'adapter l'engagement français dans la lutte contre Daech en réduisant les délais de transit des avions de chasse jusqu'à la zone d'opérations. Le détachement est actuellement articulé autour de trois Mirage 2000D, arrivés en Jordanie le 28 novembre. Trois autres appareils complèteront ce détachement dans les jours à venir.

Parallèlement, les Rafale déployés dans le golfe arabo-persique (GAP) vont poursuivre leurs missions en les orientant principalement sur le renseignement dans la profondeur. Ils pourront cependant renforcer à tout moment la capacité de frappe de la France.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : participation à un raid de la coalition - 5 décembre 2014

Le 5 décembre 2014, la force Chammal a de nouveau participé à un raid aérien planifié de la coalition, dans le Nord-Est de l'Irak, visant à détruire des positions de combat de l'organisation terroriste autoproclamée Daech.

Tôt ce matin (7h00, heure de Paris), une patrouille de deux Rafale équipés de missiles AASM s'est jointe à une opération aérienne interalliée regroupant une quinzaine d'avions de sept pays de la coalition. Elle visait à neutraliser une vingtaine d'objectifs constitués de points d'appui, de postes de tir, de bunkers et de postes de commandement utilisés par Daech à environ 20 kilomètres au Nord-Est de Mossoul.

Au cours d'un vol de près de six heures, les Rafale français ont attaqué les trois objectifs qui leur étaient assignés appuyant ainsi directement les unités irakiennes engagées au combat au sol contre Daech.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : échanges entre les marins français et américains engagés au sein de la Task Force 50 - 4 décembre 2014

Depuis l'intégration de la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart au sein de la Task Force 50, les interactions entre marins américains et français sont autant d'occasions de renforcer les liens et ainsi mieux opérer dans le cadre de la coalition formée pour soutenir les forces irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Alors qu'un officier de liaison français se trouve à bord du porte-avions USS Carl Vinson, un détachement de marins de l'US Navy est embarqué à bord du Jean Bart de façon permanente afin de renforcer l'interopérabilité avec les états-majors et les unités de la TF50.

Les marins américains font pleinement partie de l'équipage. A ce titre, le premier-maître Antony J. « Fighter Controller » (officier en charge du contrôle d'avions de chasse) sur le porte-avions américain, « apprécie grandement [son] travail au sein de l'équipe du central opérations du Jean Bart ainsi que l'excellente ambiance qui caractérise le bâtiment ». De même, le lieutenant de vaisseau Brian M, qui n'en est pas à son premier embarquement comme officier de liaison sur des bâtiments de la coalition, insiste pour sa part sur le « grand professionnalisme des équipes françaises ainsi que sur l'accueil très chaleureux » qui lui a été fait. Parfaitement intégrés à l'activité du Jean Bart, les marins de l'US Navy ont rapidement adopté le « French Navy way of life ».

Plus largement, chaque opportunité d'échange de personnel entre bâtiments de la coalition est saisie, comme dernièrement entre le destroyer USS Sterett et le Jean Bart. Les marins américains et français qui coopèrent au quotidien peuvent ainsi se rencontrer et découvrir des bâtiments certes distincts, mais opérant selon des procédures communes, fruits de longues années d'entraînement et d'opérations conduites ensemble, notamment dans le cadre de l'OTAN.

Ces visites favorisent les échanges directs entre marins que la langue et la culture séparent mais que les valeurs et le sens de l'engagement rapprochent indéniablement.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : frappe d'opportunité dans la région du Mont Sinjar -1er décembre 2014

Ce matin, à 8h30 heure de Paris, une patrouille de reconnaissance armée de deux avions de chasse a bombardé une position du groupe terroriste autoproclamé Daech.

Les équipages ont décollé dans la nuit afin d'assurer une mission planifiée d'appui aérien aux forces de sécurité irakiennes dans le nord de l'Irak.

Quelques heures auparavant, les moyens de la coalition avaient repéré un check-point terroriste au sud-ouest du Mont Sinjar, une zone en état de siège qui fait régulièrement l'objet d'assauts de la part des groupes de Daech.

Après avoir été orientés sur zone par le CAOC (Centre des opérations aériennes), les Rafale équipés de bombes guidées laser et de pod de désignation ont procédé à l'identification des objectifs et confirmé la présence d'un poste de contrôle aux mains de Daech.

Les équipages ont immédiatement neutralisé la menace. Les Rafale de la patrouille ont chacun délivré et guidé une bombe GBU12 afin de détruire les deux structures qui constituaient le check-point tenu par l'organisation terroriste.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Suite à l'arrivée le 28 novembre de trois Mirage 2000D en Jordanie, le dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, trois avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson. Dans les semaines à venir, trois Mirage 2000D supplémentaires viendront encore renforcer ce dispositif.

Chammal : la flottille 36F au coeur de la Task-Force 50 - 1er décembre 2014

Déployé sur la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart depuis le 6 octobre dernier dans le cadre de l'opération Chammal, le détachement de la flottille 36F prend une part active quotidienne dans les opérations menées actuellement dans le golfe arabo-persique, en étant pleinement intégré au sein de la Task-Force 50 constituée autour du porte-avions USS Carl Vinson (Carrier Strike Group 1).

Le Panther Standard 2 du Jean Bart remplit ainsi les tâches ordinairement dévolues aux hélicoptères MH-60 américains grâce à ses équipements, qui lui permettent ainsi de contribuer, principalement de nuit, à la permanence des missions de surveillance et de reconnaissance, dans une zone particulièrement sensible et dans des conditions exigeantes. Certains vols peuvent en effet durer jusqu'à quatre heures, avec ravitaillement rotor tournant. Le French Panther 355 est en outre un échelon essentiel dans le soutien logistique de la frégate, dont il assure notamment la récupération du matériel acheminé par avion-cargo C2 à bord du porte-avions américain.

Le savoir-faire démontré par le détachement dans ses activités aéronautiques concourt efficacement au renforcement des liens de coopération avec nos alliés américains et témoigne du niveau d'interopérabilité de nos forces.

L'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en Jordanie - 28 novembre 2014

Le 28 novembre 2014, trois Mirage 2000D basés à Nancy-Ochey ont rejoint la Jordanie pour s'intégrer au dispositif militaire français engagé dans l'opération Chammal. Dans le même temps, le transport de chaland et de débarquement (TCD) Siroco a accosté à Aqaba, en Jordanie, afin de livrer le matériel nécessaire à l'entretien dans la durée de ces avions.

Les équipages de l'armée de l'air ont réalisé un vol de convoyage, d'une durée de 4h30 pour rallier leur base d'accueil en Jordanie. Effectué sans escale, ce vol a nécessité deux ravitaillements en vol par un C-135 FR de la BA d'Istres qui transportait du fret militaire par la même occasion.

Cette projection constitue une nouvelle adaptation de la force Chammal. Courant octobre, cette dernière a déjà été renforcée, sur décision du président de la République, de trois Rafale, une frégate anti-aérienne et de personnel d'état-major insérés auprès de nos alliés.

Avec l'arrivée de ces trois aéronefs, le dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, trois avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

Dans les semaines à venir, trois Mirage 2000D supplémentaires viendront encore renforcer ce dispositif.

La possibilité de faire opérer ces trois nouveaux avions de chasse depuis la Jordanie offrira un gain de transit notable. Les temps de vol vers la zone d'opération passeront en effet d'environ quatre heures à une heure trente.

Les Rafale se concentreront désormais principalement sur les missions de renseignement dans la profondeur. A tout moment, ils permettront néanmoins de renforcer la capacité de frappe de la France.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone Océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Opération Chammal : L'ATL2 étend son champ d'action - 26 novembre 2014

Le 21 novembre 2014, l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) de la Marine nationale a effectué son premier vol de SCAR-C (Strike Coordination and Reconnaissance - Coordinator) au-dessus de l'Irak.

L'ATL2, et son FAC-A (Forward Air Controller Airborne), a ainsi été désigné chef de mission d'un dispositif d'Air Interdiction composé de deux patrouilles de F16 américains et danois. Cette mission, qui a déjà prouvé son efficacité lors des opérations Harmattan et Serval, permet d'optimiser les capacités de l'avion et de son équipage dans la conduite des opérations de Dynamic Targeting contre le groupe terroriste Daech.

Lors de cette première sur le théâtre des opérations en Irak, le FAC(A) a coordonné l'action de l'Atlantique 2, des avions de chasse de la coalition et des JTAC (Joint Terminal Attack Controller) du CAOC (Combined Air and space Operation Center) au Qatar afin de détecter, d'identifier et de frapper d'éventuelles cibles d'opportunités.

En complément des missions d'ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance) réalisées depuis le début de l'opération Chammal, l'ATL2 a obtenu la responsabilité de la mission de SCAR-C et devrait régulièrement se voir confier ce type de mission par le CAOC.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone Océan Indien (Alindien), l'opération interarmées Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone. Après huit semaines d'opérations, les armées se préparent à adapter et renforcer leur dispositif afin de l'inscrire dans la durée. Dans les semaines à venir, en accord avec les autorités jordaniennes, un plot chasse accueillera en Jordanie six Mirage 2000D ainsi que les structures nécessaires à l'entretien et à la préparation de ces avions.

Renforcement du dispositif Chammal - 21 novembre 2014

Dans les jours à venir, en accord avec les autorités jordaniennes, les armées françaises vont déployer un détachement chasse en Jordanie.

Depuis son lancement, le 19 septembre 2014, l'opération Chammal s'appuie essentiellement sur les forces présentes dans le golfe arabo-persique (GAP). Comme souvent au début d'une opération, la logique de pré-positionnement a permis aux forces armées de répondre au plus vite à la mission qui venait de leur confiée. Le jour même de la décision du Président de la République, elles sont ainsi intervenues en appui des militaires irakiens en lutte contre le groupe terroriste Daech.

Ce dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, d'un ravitailleur C-135 FR, d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

Après huit semaines d'opérations, les armées se préparent à adapter et renforcer leur dispositif afin de l'inscrire dans la durée. Dans les semaines à venir, en accord avec les autorités jordaniennes, un plot chasse accueillera en Jordanie six Mirage 2000D ainsi que les structures nécessaires à l'entretien et à la préparation de ces avions.

En coordination avec les alliés de la France présents dans la région, les Mirage 2000D effectueront des missions d'appui aérien au profit des troupes irakiennes engagées au sol. Parallèlement, les Rafale déployés dans le GAP sous commandement d'ALINDIEN continueront à agir dans le cadre de l'opération Chammal. Ils effectueront des missions essentiellement axées sur le renseignement dans la profondeur (à l'aide de leur POD RECO NG). Bien évidemment, ils resteront susceptibles d'être engagés pour conduire des missions de bombardement, offrant ainsi à la France un moyen supplémentaire lui permettant de marquer au besoin un effort.

Planifiée pour inscrire la participation française dans la durée et gagner en efficacité, cette adaptation permettra notamment de réduire les délais d'accès des avions de chasse à la zone d'opération.

L'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : nouveau raid aérien de la coalition contre Daech - 19 novembre 2014

Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2014, la force Chammal a contribué à un raid aérien effectué contre des positions de retranchement de l'organisation terroriste Daech, au sud de Mossoul, dans la région de Kirkouk, en Irak.

Le renseignement collecté par la coalition depuis le début de l'opération a permis de planifier une mission de bombardement contre un site défensif de l'organisation terroriste.

Aux environs de 4h30 ce matin, heure de Paris, les deux Rafale français, armés chacun de quatre bombes AASM, ont ciblé un ensemble de tranchées utilisées par Daech pour tenir le siège de Kirkouk. Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés, permettant de créer une brèche dans le système défensif des terroristes au niveau de la ligne de front entre les forces irakiennes et les combattants du groupe autoproclamé Daech.

C'est dans cette même zone que les avions français avaient appuyé les troupes irakiennes par des frappes d'opportunité réalisées le 14 novembre.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Chammal : Premier bilan de l'intégration du Jean Bart à la TF 50 - 18 novembre 2014

Après deux semaines passées au sein de la Task Force 50, le commandant de la frégate Jean Bart, accompagné du commandant adjoint opérations, s'est rendu sur le porte-avions USS Carl Vinson afin de partager avec l'état-major du Carrier Strike Group 1 (CSG 1) les premiers enseignements de cette période d'intégration.

Fort de son expérience récente dans le golfe arabo-persique, le Jean Bart s'est rapidement montré au niveau attendu pour assumer pleinement toutes les fonctions d'un escorteur de la TF 50 au même titre que les autres bâtiments américains.

L'amiral Grady, commandant la TF 50, a été marqué en particulier par la capacité du Jean Bart à compléter l'image tactique de la force en reportant un certain nombre de « primo détections », notamment au-dessus du territoire irakien, grâce à ses senseurs performants.

Cette visite à bord du porte-avions a été l'occasion également de visualiser in situ les outils dont dispose l'état-major pour planifier et conduire les opérations sur le théâtre du Levant.

Ce premier bilan positif souligne la capacité du Jean Bart à travailler en souplesse au profit du CSG 1. Le Jean Bart assure maintenant, comme les autres escorteurs américains, les fonctions de :

- Sector air defence commander (SADC) : contrôle d'une zone de défense aérienne au profit du CAOC (centre interalliés des opérations aériennes) situé au Qatar ;

- Air missile defence commander (AMDC) : défense aérienne du porte-avions américain.

En outre, le Panther, hélicoptère embarqué sur le Jean Bart, contribue, aux côtés des MH-60 américains, à assurer la permanence des missions de surveillance maritime de la zone sanctuaire autour du porte-avions. Enfin, l'interopérabilité des moyens français s'exprime également dans le soutien de l'homme amené par l'aumônier du Jean Bart, qui, temporairement seul prêtre catholique de la TF 50, a été envoyé sur trois bâtiments américains pour y célébrer la messe.

Soutien indéniable au dispositif de la coalition, le Jean Bart apporte une plus grande flexibilité à la TF 50.

Par sa présence au sein d'un CSG américain, le Jean Bart manifeste la volonté de la France à jouer un rôle de premier plan dans cette zone, notamment en vue de l'intégration éventuelle d'autres unités française aux côtés des américains, en soutien au gouvernement irakien.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Chammal : 10 000 mètres au-dessus de l'Irak, à bord de l'E-3F AWACS - 18 novembre 2014

Alors qu'il est rentré en France le 15 novembre, un E-3F AWACS de l'armée de l'Air a participé durant trois semaines au dispositif aérien de la coalition internationale engagée en Irak. L'équipage intégré à la force Chammal a effectué son premier vol opérationnel le 27 octobre. Au cours de ses missions, d'une durée moyenne de 9 heures au-dessus de l'Irak, l'E-3F AWACS a assuré la fonction C2 (command and control) des aéronefs de la coalition, en collaboration avec ses homologues des pays alliés.

Placé sous le contrôle opérationnel du général américain à la tête d'AFCENT, appuyé par l'amiral commandant la zone de l'océan Indien, l'E-3F français s'est intégré sans difficulté dans le dispositif aérien mis en place pour lutter contre Daech.

La mission principale de l'E-3F AWACS consistait à assurer le commandement et la conduite de l'ensemble des aéronefs de la coalition évoluant sur le théâtre. Parfaitement interopérable, il reliait ainsi les moyens aériens au centre de commandement d'Al Udeid au Qatar, permettant de réagir en quelques minutes en appui des forces armées irakiennes.

L'équipage de l'E-3F AWACS déployé se constituait :

Pour l'exécution de la mission :

- 1 chef de mission

- 4 personnels assurant le contrôle des moyens aériens

- 1 officier responsable des capteurs gérant 3 opérateurs pour l'établissement de la situation aérienne

- 2 opérateurs de guerre électronique

- 3 techniciens (radar, radio et calculateur) appuyés par 1 opérateur de communication

Pour la mise en oeuvre de l'aéronef :

- 2 pilotes

- 1 navigateur

- 1 mécanicien

Pour la maintenance :

- une équipe de plusieurs mécaniciens

L'E-3F AWACS a effectué 9 missions au cours de son détachement sur l'opération Chammal.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : le Jean Bart assure la fonction horizon reference unit ou HRU - 18 novembre 2014

En plus des fonctions de chef de la défense aérienne de la Task force 50, la frégate Jean Bart, intégrée au sein du groupe aéronaval américain « carrier strike group 1 », se voit régulièrement attribuer les fonctions de horizon reference unit (HRU).

Ainsi, après la tombée de la nuit, peu avant le retour des avions partis en missions, le Jean Bart vient « chasser » un poste situé à 3 000 m à l'arrière du porte-avions.

A cette fin, la frégate doit manoeuvrer le plus finement possible pour se positionner précisément derrière l'USS Carl Vinson, dans l'axe de la piste et servir de référence aux pilotes de chasse ainsi qu'aux officiers d'appontage du porte-avions.

L'appontage est une manoeuvre particulièrement délicate et, de ce fait, les officiers d'appontage ont besoin d'une HRU pour se donner un horizon de référence et guider avec dextérité les aéronefs sur le pont en toute sécurité.

Complexe, cette fonction de HRU nécessite de manoeuvrer à vitesse élevée à faible distance du porte-avions ; elle requiert également de l'anticipation et toute l'attention des équipes de navigation. Une coordination sans faille est donc nécessaire entre le porte-avions et l'escorteur.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. La frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone

Chammal : Les Rafale appuient les troupes irakiennes au combat - 14 novembre 2014

Le 14 novembre 2014, la force Chammal a porté trois nouvelles frappes contre des positions de Daech depuis lesquelles ces terroristes menaient des actions offensives contre les forces de sécurité irakiennes dans le nord du pays.

Dans la matinée, alors qu'elle était en mission de reconnaissance armée, une patrouille de deux Rafale a été orientée par le centre opérationnel aérien (CAOC) sur une mission d'opportunité dans la région de Kirkouk, entre Bagdad et Mossoul. Il s'agissait de détruire des positions de combat depuis lesquelles des terroristes du groupe autoproclamé Daech ouvraient le feu sur les forces de sécurité irakiennes.

Au cours de cette mission, la patrouille a délivré plusieurs bombes guidées laser (GBU12) sur des positions de Daech. L'action des avions français a ainsi permis la destruction d'un bunker abritant des combattants terroristes, du matériel servant à la fortification de leur poste, ainsi qu'un second poste de combat.

Ces missions de reconnaissance armée quotidiennes appuient directement l'action des forces armées irakiennes engagées au combat.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, un avion de détection et de contrôle aéroporté E-3F Awacs et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone

Opération Chammal : l'appui aux forces irakiennes et les opérations au sein de la coalition continuent - 31 octobre 2014

Le 31 octobre 2014, la force Chammal a poursuivi son appui aux opérations terrestres conduites par l'armée irakienne dans la région de Tikrît, à 200 kilomètres au nord de Bagdad.

Lors d'une mission de reconnaissance armée, le centre opérationnel aérien d'Al Udeid (CAOC) a réorienté une patrouille de Rafale, alors en vol dans la région de Falloujah, sur une cible d'opportunité. L'objectif, identifié et confirmé par un drone de la coalition, était un bâtiment transformé en point d'appui par plusieurs combattants de Daech en train de prendre à partie des éléments des forces armées irakiennes. Vers 7h00 et malgré les mauvaises conditions météo, les Rafale ont neutralisé ces terroristes armés en ouvrant le feu avec deux bombes AASM(1).

En parallèle, la force Chammal a contribué au soutien des éléments de la coalition. Un avion E3F a effectué son troisième vol au-dessus de l'Irak. Arrivée au Qatar le 27 octobre, il est intégré aux opérations aériennes de la coalition. Cet avion effectue, en particulier, le contrôle en vol des différents aéronefs en mission au-dessus du sol irakien.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

(1) L'AASM (Armement Air-Sol Modulaire) est une famille d'armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l'AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps

Chammal : La frégate Jean Bart intègre la Task Force 50 - 29 octobre 2014

Le Jean Bart, qui a récemment rallié le golfe arabo-persique, a intégré aujourd'hui, mardi 28 octobre, la Task Force 50 (TF 50) constituée autour du porte-avions USS Carl Vinson (Carrier Strike Group 1).

Afin que cette intégration soit la plus rapide et la plus aboutie possible, le commandant du Jean Bart et son état-major opérations s'étaient rendus, il y a quelques jours, à bord du porte-avions américain pour rencontrer leurs principaux interlocuteurs.

Après avoir rallié le porte-avions depuis Bahreïn sur l'un des deux vols quotidiens de Greyhound, les officiers français ont été accueillis par le commandant du Carl Vinson, le commandant des escorteurs (COMDESRON) et par le contre-amiral Grady, commandant la TF 50.

Le déjeuner avec l'amiral et les réunions de travail ont permis de planifier dans le détail un processus rapide d'intégration de la frégate. Ces premiers contacts, extrêmement chaleureux, ont permis de souligner la volonté très forte des américains de travailler de façon poussée avec des moyens français.

Le Jean Bart avait déjà assumé les fonctions de commandant de zone de défense aérienne et de commandant de la défense aérienne au profit du porte-avions USS G.H.W. Bush au printemps dernier.

A l'issue de ces discussions, la visite du porte-avions et les retrouvailles fortuites avec deux officiers américains précédemment en poste sur le Charles De Gaulle et à CECMED1, ont permis de constater, s'il en était besoin, la parfaite similitude des méthodes de travail françaises et américaines pour la mise en oeuvre d'un groupe aérien embarqué.

Sous le commandement tactique de l'amiral commandant le TF 50, le Jean Bart assurera les fonctions de :

- commandant d'une zone de défense aérienne au profit du centre de coordination des opérations aériennes (CAOC) d'Al Udeid, situé au Qatar ;

- commandant de la défense aérienne du groupe du porte-avions américain.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Cette opération s'appuie sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate Jean Bart.

1 Commandant en chef pour la méditerranée (basé à Toulon)

Chammal : la coalition poursuit ses bombardements ciblés de nuit afin d'affaiblir Daech - 27 octobre 2014

Dans la nuit du 24 octobre 2014, la force Chammal a de nouveau pris part à un raid aérien mené par la coalition dans la région de Mossoul au nord de l'Irak.

Cette nouvelle mission de bombardement  a été planifiée grâce au renseignement recueilli par les éléments de la coalition depuis le début des opérations aériennes. Réalisée dans la proche banlieue de Mossoul, l'opération visait à détruire  un camp militaire utilisé par l'organisation terroriste pour aguerrir ses combattants.

Les avions de la coalition ont conduit un raid visant à mettre fin à l'action des terroristes dans cette emprise. Vers 21h00 (heure de Paris), deux avions Rafale ont procédé au largage de quatre bombes AASM(1). Ils ont détruit plusieurs bâtiments du camp.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Depuis son entrée dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

(1) L'AASM (Armement Air-Sol Modulaire) est une famille d'armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l'AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps.

Chammal : mission de bombardement de nuit de la coalition -24 octobre 2014

Dans la soirée du 23 octobre 2014, la force Chammal a participé à un raid aérien mené par la coalition contre un complexe logistique de Daech au sud de Moussoul, dans la région de Kirkouk.

Le renseignement collecté par la coalition depuis le début de l'opération a permis de planifier une mission de bombardement contre un site stratégique de l'organisation terroriste dans le secteur d'Al Hawijah, à 250 km au Nord de Bagdad.

Aux environs de 20h30 heures (heure de Paris), une patrouille de Rafale, armés chacun de 6 bombes AASM (1) et équipés de pod Damocles, a délivré douze AASM sur l'objectif. Ce raid aérien auquel participaient nos alliés a permis de détruire un complexe de Daech servant à la fois d'usine de fabrication de bombes artisanales et de centre de recrutement, de formation et d'entraînement des terroristes. Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés sur deux autres sites stratégiques de Daech, portant un coup dur à leur logistique.

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes au sol.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Depuis son entrée dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

(1) L'AASM (Armement Air-Sol Modulaire) est une famille d'armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l'AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps

Chammal : l'appui aérien aux forces de sécurité irakiennes se poursuit - 24 octobre 2014

Les 22 et 23 octobre 2014, la force Chammal a poursuivi l'appui des opérations terrestres conduites par l'armée irakienne dans l'ouest de Bagdad et dans la région du Mont Sinjar au nord de l'Irak.

Le 22 octobre, lors d'une mission de reconnaissance armée, le centre opérationnel aérien d'Al Udeid (CAOC) a orienté une patrouille de Rafale, qui était alors en vol dans la région de Falloujah, sur une cible d'opportunité. L'objectif, identifié et confirmé par les équipages, était des combattants de Daech en train de monter à l'assaut de position des forces armées irakiennes. Vers 14h00, ouvrant le feu au cours d'une passe canon, les Rafale ont neutralisé le volume d'un groupe avec des obus de 30 mm.

Les 22 et 23 octobre 2014, la force Chammal a poursuivi l'appui des opérations terrestres conduites par l'armée irakienne dans l'ouest de Bagdad et dans la région du Mont Sinjar au nord de l'Irak.

Le lendemain, les Rafale français évoluant au-dessus des zones de combat irakiennes dans la région du Mont Sinjar, ont mené un nouveau raid aérien. Aux environs de 11h, ils ont détruit un poste abritant un véhicule de Daech, à l'aide d'une bombe guidée laser (GBU 12).

Quotidiennement les militaires de la force Chammal poursuivent leurs missions de reconnaissance armée afin d'appuyer l'action des forces armées irakiennes.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Depuis son entrée dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Proche et Moyen Orient : Le Jean Bart rallie l'opération Chammal - 22 octobre 2014

Le 20 octobre, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart a passé le détroit d'Ormuz, reliant le golfe d'Oman au golfe Persique. Quatorze jours après son appareillage de Toulon, la frégate a ainsi rallié les forces françaises au Proche et Moyen Orient engagées dans l'opération Chammal.

Depuis son entrée en mer Rouge le 12 octobre dernier, le Jean-Bart est placé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN). Dorénavant intégrée à l'opération Chammal, la frégate participera au contrôle aérien de l'ensemble des moyens de la coalition déployés dans la région.

Dans ce cadre, elle rejoindra dans quelques jours la Vème flotte américaine déployée dans le golfe arabo-persique, se plaçant sous le commandement tactique de l'amiral commandant la « task force 50 » du porte-avions USS Carl Vinson. La frégate française y assurera plus précisément les fonctions de :

- commandant d'une zone de défense aérienne au profit du centre de coordination des opérations aériennes (CAOC) d'Al Udeid, situé au Qatar ;

- commandant de la défense aérienne du groupe du porte-avions américain.

Ce n'est pas la première fois qu'un bâtiment français assure de telles fonctions. En revanche, jamais ces fonctions n'auront été exercées dans un contexte opérationnel de cette envergure. La FAA Jean Bart dispose de systèmes performants lui permettant de tenir un rôle de premier plan au sein d'une coalition internationale. Par ailleurs, pour avoir été intégrée au groupe du porte-avions USS George Bush, au printemps 2014, dans le cadre de l'opération Enduring Freedom (OEF) dans la même zone géographique, la frégate Jean Bart est parfaitement interopérable et rompue aux procédures américaines et alliées.

D'un point de vue technique, une escale à Djibouti a permis d'embarquer des marins américains, chargés d'installer des systèmes de communication qui permettront de dialoguer directement avec les centres de commandement alliés.

La projection de la frégate anti-aérienne Jean Bart s'inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif français engagé dans l'opération Chammal décidé par le Président de la République le 1er octobre. Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : Nouvel appui aérien aux troupes irakiennes au contact -21 octobre 2014

Le 21 octobre 2014, la force Chammal a appuyé une opération terrestre conduite par l'armée irakienne dans la région de Mossoul.

Les avions français, en contact permanent avec le centre opérationnel aérien (CAOC), ont porté durant près de trois heures leur effort sur la région de Mossoul, où l'armée irakienne est engagée contre les terroristes du groupe autoproclamé Daech.

Au cours de ce vol, une cible d'opportunité s'est dévoilée. Après sa prise en compte par les Rafale, elle a été détruite vers 14h (heure de Paris) par un tir de GBU 12. Il s'agissait d'un véhicule 4x4 militaire blindé de type Humvee, utilisé par des terroristes.

A l'instar des missions réalisées quotidiennement par les équipages de la force Chammal, cette mission de reconnaissance armée visait à appuyer l'action des forces armées irakiennes engagées au combat contre Daech.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, 1 avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart, va compléter ce dispositif afin de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Chammal : deux « pick-up » terroristes détruits au cours d'un raid aérien - 20 octobre 2014

Le 19 octobre, au cours d'une mission d'appui des troupes irakiennes au sol, deux Rafale français ont détruit deux "pick-up" du groupe terroriste Daech.  

Au cours d'une mission de reconnaissance armée dans la région de Tikrit, à 200 km au Nord de Bagdad, des objectifs mobiles ont été transmis en vol aux équipages. Après leur identification et la confirmation de leur caractère hostile par les pilotes des Rafale, ils ont été traités par trois bombes guidées laser GBU 12. Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damocles, ont porté leurs frappes entre 12h15 et 13h15 (heure de Paris). Deux "pick-up" terroristes ont été détruits. Cette frappe s'inscrit dans le cadre de l'appui de la coalition à l'offensive des forces armées irakiennes dans la région de Baiji-Tikrit.

Durant ce vol d'environ huit heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à cinq reprises par les avions alliés américains et australiens engagés sur zone.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, 1 avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart, va compléter ce dispositif afin de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Opération Chammal : Au coeur d'une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 - 13 octobre 2014

L'avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) de la Marine nationale a effectué son premier vol d'ISR (Intelligence surveillance and Reconnaissance) au-dessus de l'Irak le 17 septembre dernier, répondant au besoin des armées irakiennes de disposer de renseignement dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Depuis le 19 septembre, son action s'inscrit dans le cadre de l'opération Chammal que les armées françaises mènent en étroite coordination avec les autorités irakiennes et nos alliés présents dans la région.

Placé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), l'ATL2 agit de façon complémentaire au Rafale équipé de pod Reco NG dans le recueil du renseignement. Tous deux permettent aux armées de disposer d'un moyen de reconnaissance dans la profondeur et de renforcer la capacité d'appréciation autonome de la situation.

La mission principale de l'ATL2 consiste à collecter du renseignement image (IMINT) et électromagnétique (ELINT) au profit des échelons stratégique (CEMA), opératif (ALINDIEN) et tactique (Coordination Air Operation Center - CAOC d'Al Ubeid). Pour cela, cet avion de patrouille maritime est équipé de nombreux capteurs optroniques et d'un système de détection d'émissions radar (ESM). Ces instruments sont mis en oeuvre par un équipage de marins provenant de différentes spécialités. L'équipage est capable d'analyser et de diffuser en temps réel la production de renseignement et l'évaluation d'une situation tactique ou d'une action telle qu'une frappe, en effectuant un Battle Damage Assesment (BDA).

Un équipage d'ATL 2 est habituellement constitué de 14 personnes, auxquelles viennent s'ajouter d'autres opérateurs pour les missions aéroterrestres de l'opération Chammal :

- 1 commandant d'aéronef (CDA) également chef de mission ;

- 1 copilote ;

- 1 coordonnateur tactique (COTAC), chargé de l'élaboration et de la conduite de la partie tactique de la mission ;

3 opérateurs de guerre électronique et transmission de bord (GETBO), chargés d'assurer les communications, de tenir le chat par satellite avec le contrôleur opérationnel (ALINDIEN) et de détecter et identifier les émissions radar (ESM) ;

3 opérateurs détecteurs navigateurs aériens (DENAE), chargés de la navigation et de la détection radar ;

3 opérateurs détecteurs acousticiens (DASBO), chargés habituellement de détecter les sous-marins à travers l'analyse signaux perçus par les bouées acoustiques. Pour Chammal, ces opérateurs deviennent photographes et aident l'interprétateur photo dans son travail d'analyse ;

2 mécaniciens de bord, chargés de surveiller les paramètres techniques de l'avion (moteurs, électricité, carburant) et de faire face aux avaries éventuelles ;

1 contrôleur avancé d'appui aérien, capable de guider un avion de chasse français ou allié dans l'engagement d'une cible au sol (Cette capacité n'est pour le moment pas utilisée sur le théâtre irakien)

1 interprétateur photo, chargé d'analyser les photos en temps réel et de renseigner les prises de vue avant leur envoi aux différents échelons.

Les missions de l'ATL2 au cours de l'opération Chammal durent environ 12 heures. A l'issue d'un briefing de 2 heures avant décollage, l'équipage part avec une liste de sites et de zones à observer établie par l'état-major ALINDIEN.

Une fois sur la zone d'intérêt, l'équipage est au "poste de combat". Les postes d'observations sont systématiquement armés :

- nez vitré à l'avant de l'ATL2, à partir duquel les photos numériques sont prises par un opérateur ;

- les deux sabords avec un opérateur équipé de jumelles gyrostabilisées ;

- la caméra infra-rouge, permettant les missions ISR de nuit, dont la recopie se situe en tranche tactique ;

- le cockpit où le CDA, le pilote et le mécanicien de bord observent la zone.

Dès l'objectif repéré, le photographe prend un cliché numérique qui parvient à l'interprétateur photo pour analyse puis est instantanément relayé aux autorités via le chat satellitaire. Consécutivement, l'opérateur ESM continue la veille électromagnétique afin de détecter toute nouvelle émission radar tandis que le COTAC prépare le prochain objectif avec le CDA.

En fonction du besoin, l'équipage peut être réorienté en vol sur une autre mission par le CAOC d'Al Udeid. Au retour de vol, un compte-rendu détaillé compilant l'ensemble des photos renseignées et analysées est remis au contrôleur opérationnel ALINDIEN puis est partagé avec nos alliés.

Opération Chammal : Première mission de reconnaissance armée pour les Rafale arrivés en renfort - 8 octobre 2014

Deux jours après leur arrivée dans le Golfe arabo-persique pour renforcer le dispositif aérien engagé dans l'opération Chammal, deux avions Rafale des escadrons de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » et 1/7 « Provence » ont mené une patrouille de reconnaissance armée dans les régions ouest de Bagdad et de Mossoul le mardi 7 octobre.

Cette mission d'environ 7h30 a nécessité quatre ravitaillements en vol depuis un KC10 de l'US Air Forces. Elle a notamment permis aux équipages d'effectuer un vol d'accoutumance aux procédures aéronautiques utilisées sur le théâtre irakien, en relation avec nos alliés.

Plus tôt dans la journée, deux autres Rafale de l'escadron de chasse 3/30 « Lorraine » ainsi qu'un avion ravitailleur C 135FR de l'armée de l'air se présentaient sur la piste pour effectuer une mission de reconnaissance armée dans la région nord-ouest de Mossoul.

En matinée, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) avait également décollé pour une mission d'ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance) de plus de 12 heures dans la région de Mossoul.

Commandées par le chef d'état-major des armées (CEMA) à partir du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), ces missions sont placées sous le contrôle opérationnel de l'amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN) et son état-major interarmées. Elles sont ensuite coordonnées par le centre opérationnel aérien1 américain d'Al Udeid, au Qatar, dans lequel plusieurs officiers français sont insérés. Le CAOC est chargé de la planification des vols de l'ensemble des moyens aériens engagés sur zone.

Ces missions visent à acquérir du renseignement sur les positions, les mouvements et les vulnérabilités du groupe terroriste Daech, tout en se tenant prêts à assurer des frappes en cas d'identification de cibles d'opportunité au sol.

Conformément à la volonté du Président de la République, les missions d'appui aérien et de reconnaissance ont été renforcées et se poursuivront pour soutenir les armées irakiennes dans leur lutte contre Daech.

(1)   Coordination Air Operation Center (CAOC)

Opération Chammal : appareillage de la frégate Jean Bart - 7 octobre 2014

Le 6 octobre 2014 en fin de journée, la frégate anti-aérienne Jean Bart a appareillé de Toulon pour rejoindre la force Chammal déployée dans le golfe arabo-persique.

Cette projection s'inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif français décidé par le Président de la République le 1er octobre 2014. La frégate anti-aérienne Jean Bart et son équipage d'environ 250 marins rejoignent un dispositif composé de 9 avions Rafale, d'un avion ravitailleur C135-FR et d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Ce dispositif est complété par plusieurs officiers de liaison insérés dans les structures de commandement alliées de la région.

La frégate Jean Bart participera, en lien étroit avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

De février à mai 2014, le Jean Bart avait déjà été déployé en océan Indien dans le cadre de l'opération Enduring Freedom (OEF) qui vise à lutter contre le terrorisme et les trafics illicites dans la zone océan Indien. A cette occasion, le Jean Bart avait été intégré durant une dizaine de jour dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Bush.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Opération Chammal : arrivée de trois Rafale supplémentaires - 6 octobre 2014

Le 5 octobre 2014 à 15 heures, trois Rafale basés à St-Dizier ainsi qu'une trentaine de personnes chargée de la mise en oeuvre et du pilotage des aéronefs, ont rejoint le golfe arabo-persique afin de renforcer le dispositif militaire français engagé dans l'opération Chammal depuis le 19 septembre dernier.

Ces hommes et matériels proviennent des escadrons de chasse 1/7 « Provence » et 2/30 « Normandie-Niemen » de l'armée de l'air. Le vol de ralliement, d'une durée de 6 heures, a été effectué sans escale et a nécessité 3 ravitaillements en vol par un C135 FR venu relever l'équipage engagé depuis le début de l'opération.

Cette projection s'inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif français décidé par le Président de la République le 1er octobre 2014.

Le dispositif français au Levant sera également complété par une frégate anti-aérienne et le déploiement d'officiers de liaison supplémentaires dans les structures de commandement alliées de la région.

Ce renforcement permettra à la France de densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée. Il permettra également de disposer d'un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Opération Chammal : première mission aérienne de nuit - 3 octobre 2014

Le jeudi 2 octobre, deux avions Rafale ont effectué une nouvelle mission au-dessus de l'Irak, dans la région de Mossoul, au profit des forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech. Il s'agissait de la première mission aérienne de nuit réalisée par les avions français depuis le lancement de l'opération Chammal.

Au cours de cette mission d'environ 7 heures, les chasseurs ont été ravitaillés en vol par un C135-FR de l'armée de l'air et un KC10 de l'US Air Forces.

Les fonctions de désignation laser et de reconnaissance longue distance du Pod d'acquisition d'objectifs multifonction Damoclès, confèrent aux Rafale des capacités de tir à guidage laser et de reconnaissance tactique de jour comme de nuit.

Durant cette mission, les Rafale sont restés en contact permanent avec le centre opérationnel aérien américain d'Al Udeid, au Qatar, chargé de la coordination des moyens engagés sur zone.

Plus tôt dans la journée, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) a effectué une mission d'ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance) d'une durée de 10h dans la région nord-ouest de Bagdad. Au cours de ces vols ISR, l'ATL2 acquiert du renseignement sur les positions, les mouvements et les vulnérabilités du groupe terroriste Daech. Les renseignements obtenus sont ensuite partagés avec nos alliés présents dans la région.

Conformément à la décision du Président de la République, le dispositif de l'opération Chammal sera renforcé dans les jours à venir par trois Rafale, une frégate anti-aérienne et des officiers qui seront insérés dans les états-majors de nos alliés.

Ce renfort vise à densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée. Il permettra également de disposer d'un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Opération Chammal : renforcement du dispositif français - 1er octobre 2014

A l'issue du conseil restreint de défense du mercredi 1er octobre 2014, il a été décidé de renforcer le dispositif militaire français engagé dans l'opération Chammal.

A l'issue du conseil restreint de défense du mercredi 1er octobre 2014, au cours duquel le Président de la République a décidé de renforcer le dispositif militaire français engagé dans l'opération Chammal, l'état-major des armées a notamment ordonné :

- le déploiement de trois avions de chasse Rafale qui viendront compléter les capacités aériennes déjà placées aux ordres de l'amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN). Le dispositif français sera ainsi porté à neuf Rafale, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un avion ravitailleur C135-FR ;

- le déploiement d'une frégate anti-aérienne dans le golfe arabo-persique ;

- le renforcement de la participation des officiers de liaison français au sein des structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique.

Ces moyens seront progressivement déployés au cours des prochains jours.

Ce renfort vise à densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée. Il permettra également de disposer d'un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l'ensemble des moyens présents sur zone.

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Opération Chammal : poursuite des missions aériennes -26 septembre 2014

Une mission de soutien aérien a de nouveau été effectuée aujourd'hui, vendredi 26 septembre, au-dessus de l'Irak.

Deux Rafale ont effectué une mission de reconnaissance armée dans le nord-ouest de l'Irak, au cours d'un vol de plus de sept heures qui a nécessité plusieurs ravitaillements par C135-FR.

Un Atlantique 2 a quant à lui effectué un vol de onze heures dans la région de Mossoul pour une mission ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance).

Ces vols visent à acquérir du renseignement sur les positions les mouvements et les vulnérabilités du groupe terroriste Daech. Les informations recueillies sont ensuite partagées avec nos alliés présents dans la région.

Ces missions de soutien aérien vont se poursuivre dans les prochains jours. Elles sont effectuées sous le contrôle opérationnel de l'amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN) en coordination avec le CAOC américain (coordination air operation center) situé à Al Udeid, au Qatar.

Opération Chammal : deuxième frappe française en Irak - 25 septembre 2014

Ce matin, au cours d'une nouvelle mission d'appui aérien effectuée au profit des forces armées irakiennes, deux Rafale français ont détruit quatre hangars contenant du matériel militaire utilisés par Daech, dans la région ouest de Bagdad, à proximité de Falloujah.

Au cours d'une mission de reconnaissance armée, des cibles d'opportunité ont été transmises en vol aux équipages par le CAOC1. Elles ont été identifiées par les pilotes des Rafale puis détruites par quatre bombes guidées laser GBU 12. Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damocles, ont porté leurs frappes entre 9h50 et 10h22.

Au cours de ce vol d'environ sept heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à quatre reprises par l'avion ravitailleur C135-FR de l'armée de l'air et un ravitailleur de l'US Air Force.

L'avion de patrouille maritime Atlantique 2 a procédé au Battle Damage Assesment2 au cours d'un vol ISR3 d'une dizaine d'heures, coordonné avec celui des Rafale. Les images prises ont été transmises immédiatement à l'état-major de l'amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN) ainsi qu'au centre de planification et de conduite des opérations situé à Paris pour y être analysées.

Conformément à la volonté du Président de la République, les missions d'appui aérien se poursuivront pour soutenir les armées irakiennes dans leur lutte contre Daech. Ces missions seront à nouveau effectuées en coordination étroite avec les autorités irakiennes ainsi qu'avec nos alliés présents sur le théâtre.

1 Coordination air operation center

2 Evaluation des frappes

3 Intelligence, surveillance and reconnaissance

Opération Chammal : nouvelles missions d'appui aérien en Irak -24 septembre 2014

Après un vol de reconnaissance et d'appui effectué le mardi 23 septembre par deux Rafale français, deux nouvelles missions de renseignement ont été réalisées dans le ciel irakien ce mercredi 24 septembre.

Soutenus par des avions ravitailleurs français et américains, les chasseurs français ont réalisé ces missions par binômes : une patrouille de Rafale équipés de pod RECO NG a effectué une mission de renseignement dans la profondeur dans la région de Mossoul alors que deux autres avions de chasse, équipés de pod Damoclès, ont conduit une mission de dynamic targeting au Nord de Bagdad. Lors de ce type de mission, il s'agit pour les équipages d'acquérir du renseignement au plus près des zones des combats, tout en se tenant prêts à assurer des frappes en cas d'identification de cibles d'opportunité au sol.

Lors de ces missions qui ont chacune duré 7 heures, dont 3 heures passées sur zone, les Rafale étaient en contact permanent avec le centre opérationnel aérien américain d'Al Udeid (CAOC*) au Qatar. Ce centre où des officiers français ont été insérés, est chargé de la coordination des moyens engagés dans la zone.

Ces missions visent à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech, conformément à la décision du Président de la République de répondre à la demande des autorités irakiennes.

* Coordination Air Operation Center (CAOC)

Opération Chammal : Nouvelle mission de reconnaissance en Irak -23 septembre 2014

Dans le cadre de l'opération Chammal une nouvelle mission d'ISR (Intelligence surveillance and Reconnaissance) a été effectuée lundi 22 septembre par les avions français au-dessus de l'Irak.

Cette mission a impliqué deux Rafale de l'armée de l'air équipés d'un système de reconnaissance de nouvelle génération POD Reco NG et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale équipé de systèmes de recueil de renseignement d'origine électromagnétique et image.

Les Rafale français ont survolé la région de Mossoul durant près de trois heures grâce aux trois ravitaillements en vol assurés par un ravitailleur C135 français pour une durée de vol d'environ six heures. L'Atlantique 2 a quant à lui recueilli du renseignement dans la zone ouest de Bagdad au cours d'un vol de près de onze heures.

Ces moyens agissent de façon complémentaire dans le recueil du renseignement sur le groupe terroriste Daech, en étroite coordination avec les autorités irakiennes et nos alliés présents dans la région. Les missions françaises d'ISR ont débuté le 15 septembre dernier.

Opération Chammal : Mission de ravitaillement technique par un A400 M Atlas - 23 septembre 2014

Le 21 septembre, un avion de transport A400 M Atlas de l'escadron de transport 1/61 « Touraine » de l'armée de l'air, a acheminé sans escale depuis sa base d'attache d'Orléans-Bricy, 10 tonnes de matériels techniques aéronautiques au profit des forces françaises engagées dans l'opération Chammal.

Le 13 septembre dernier, un renfort en capacités de renseignement ainsi qu'une quarantaine de militaires avaient déjà été acheminés par ce moyen.

La capacité d'emport et l'allonge stratégique de l'A400M Atlas répondent parfaitement aux besoins actuels des forces armées engagées en opérations extérieures en facilitant les flux logistiques tout en économisant les moyens engagés.

L'opération Chammal est réalisée sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone Océan Indien (ALINDIEN) et vise à lutter contre le groupe terroriste Daech en Irak.

Irak : mission de soutien aérien - 22 septembre 2014

Dans le cadre de l'opération Chammal, lancée vendredi 19 septembre par le Président de la République, une mission de reconnaissance a été conduite dimanche 21 septembre par les avions français au-dessus de l'Irak.

Deux avions Rafale équipés d'un pod de désignation Damoclès ont effectué une nouvelle mission de soutien aérien au profit des forces armées irakiennes.

Les avions français ont ainsi survolé la région de Bagdad durant près de quatre heures, grâce aux cinq ravitaillements en vol assurés par le ravitailleur C135 français ainsi qu'un KC-10 américain.

Ces missions visent à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech, conformément à la décision du Président de la République de répondre à la demande des autorités irakiennes.

Irak : nouvelle mission française d'appui aérien - 22 septembre 2014

Armés de bombes GBU 12, deux avions Rafale équipés de pod de désignation Damoclès et soutenus par un avion ravitailleur C135-FR ont effectué ce matin une nouvelle mission de soutien aérien en Irak, dans la région de Bagdad.

Ce vol s'inscrivait dans le cadre d'une mission dite de "dynamic targeting". Il s'agit pour les équipages de se tenir prêts à assurer des frappes en cas d'identification de cibles d'opportunité au sol. 

En contact permanent avec le centre opérationnel aérien(1) américain d'Al Udeid, au Qatar, chargé de la coordination des moyens engagés sur zone, les avions français ont ainsi survolé le nord-ouest de Bagdad durant près de deux heures. Aucune frappe n'a été effectuée au cours de ce vol.

Ces missions, qu'elles soient orientées vers des cibles d'opportunité ou prédéfinies, visent à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

Ces actions s'inscrivent dorénavant dans le cadre de l'opération Chammal, nom d'un vent de nord-ouest soufflant sur l'Irak et le golfe arabo-persique.  

(1) Coordination Air Operation Center (CAOC)

Irak : quatrième mission d'appui humanitaire au Kurdistan irakien - 22 septembre 2014

Le 20 septembre 2014, les armées ont participé à l'acheminement de près de 10 tonnes d'équipements de première nécessité au Kurdistan irakien, au nord de l'Irak.

Il s'agit de la quatrième opération de transport de fret humanitaire à destination de l'aéroport international d'Erbil. Trois rotations ont déjà été réalisées les 10, 13 et 21 août 2014. Avec cette nouvelle livraison effectuée par un Airbus A310 de l'escadron de transport 3/60 Esterel, ce sont quelque 70 tonnes d'aide humanitaire qui auront été livrées au Kurdistan irakien.

Parti le 19 septembre à 20h00 de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaule, l'avion français a atterri à Erbil à 01h00 où il a déchargé son fret humanitaire principalement constitué de couvertures, de tentes et de kits « hygiène ». Cette cargaison a été prise en charge par les responsables du centre de crise du ministère des affaires étrangères en lien avec des autorités irakiennes et des organisations non-gouvernementales.

L'A310 a quitté Erbil vers 04h00 après avoir embarqué un peu plus de 135 réfugiés ayant fui l'offensive de Daech dans le nord de l'Irak. Ces réfugiés ont été accueillis à 09h00 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaule par monsieur Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et du développement international (MINAEDI).

L'aide humanitaire livrée par les armées françaises à Erbil est l'un des volets du soutien que la France apporte à l'Irak. Les frappes effectuées hier en appui des forces armées irakiennes dans leur lutte contre Daech, constituent le volet militaire de ce soutien évoqué par le Président de la République le 15 septembre dernier lors de la conférence internationale qui s'est tenue à Paris à l'initiative de la France.

Irak : Premières frappes françaises - 19 septembre 2014

Le dépôt logistique de Daech ciblé par le raid aérien effectué ce matin (vendredi 19 septembre 2014) a été détruit.

Au cours de ce vol d'environ cinq heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à trois reprises par l'avion ravitailleur C135-FR.

Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damoclès ont porté leurs frappes entre 09h40 et 09h58 avec quatre bombes guidées laser GBU 12.

L'avion de patrouille maritime Atlantique 2 a effectué une mission d'une dizaine d'heures, coordonnée avec celle des Rafale. Ses capteurs ont permis d'assurer le volet renseignement de la mission et d'effectuer un battle damage assesment (BDA)* transmis immédiatement au centre de planification et de conduite des opérations situé à Paris.

Durant cette mission, le volet personnel recovery, c'est-à-dire la capacité à secourir les pilotes en zone hostile, était assuré par des moyens militaires américains.

Conformément à la volonté du Président de la République, de nouvelles frappes se dérouleront dans les jours à venir pour soutenir les armées irakiennes dans leur lutte contre Daech. Ces frappes seront à nouveau effectuées en coordination étroite avec les autorités irakiennes ainsi qu'avec nos alliés présents sur le théâtre.

*Evaluation des frappes

Irak : Premières frappes françaises - 19 septembre 2014

Le 19 septembre, sur ordre du Président de la République, une opération militaire aérienne a été menée contre le groupe terroriste Daech. Cette opération avait pour objectif de détruire, par frappes aériennes, un dépôt logistique de Daech repéré dans la région de Mossoul par les missions de reconnaissance et de renseignement effectuées cette semaine.

Le dispositif était constitué :

- de deux avions de chasse Rafale de l'armée de l'air équipés de bombes air-sol guidées laser GBU 12 ;

- d'un avion de ravitaillement C-135 FR de l'armée de l'air ;

- d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, chargé d'assurer le volet renseignement de cette mission et la première évaluation des frappes.

Commandé par le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, et réalisé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), ce raid aérien a été conduit en coordination avec les autorités irakiennes et avec nos alliés présents dans la région.

Irak : Participation d'un Atlantique 2 aux missions d'ISR - 17 septembre 2014

Un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a effectué aujourd'hui une mission de reconnaissance d'environ 10 heures dans le ciel irakien. Déployé aux Emirats arabes unis depuis le début du mois, cet avion de la Marine nationale effectuait jusqu'alors des vols de reconnaissance maritime dans le Golfe arabo-persique et le nord de l'océan Indien, au titre des missions de connaissance et d'anticipation. Doté notamment de capacités de prise d'images de jour comme de nuit et de moyens de renseignement, cet aéronef appartient à la flottille 23F basée à Lann-Bihoué (Morbihan). Il opère actuellement depuis la base aérienne 104 d'Al Dhafra où il est détaché.

Deux Rafale de l'escadron de chasse 3/30 « Lorraine » de l'armée de l'air ont également effectué aujourd'hui un vol ISR dans le ciel irakien. Ils étaient équipés, comme pour les missions précédentes, de pod RECO NG.

Pour cette mission d'ISR réalisée sous le contrôle du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), les Rafale et l'Atlantique 2 agissent en complémentarité dans le recueil de renseignement sur les positions tenues par les combattants de Daech. Cette mission a été effectuée, en étroite coordination avec tous nos alliés présents dans la région.

Cette action conjuguée des moyens permet à la France de renforcer sa capacité d'appréciation autonome de la situation et confirme, comme l'a énoncé M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense lors de son déplacement du 15 septembre dernier sur la base aérienne d'Al Dhafra, la détermination de la France à s'engager avec ses alliés dans la lutte contre le groupe terroriste Daech en Irak.

Irak : Deuxième vol de reconnaissance - 16 septembre 2014

Une patrouille de deux Rafale a effectué aujourd'hui un nouveau vol d'ISR (Intelligence Surveillance and Reconnaissance) dans le ciel irakien. Cette mission effectuée en coordination avec les Irakiens, les Emiriens et nos alliés dans la région a durée plus de cinq heures. Elle a nécessité plusieurs ravitaillements en vol qui ont été effectués par un avion ravitailleur français C135.

D'autres vols de reconnaissance au départ de la base aérienne française 104 d'Al Dhafra, devraient s'effectuer dans les jours à venir.

Irak : premier vol de reconnaissance aérienne - 15 septembre 2014

Ce matin, le 15 septembre 2014, deux avions Rafale de l'armée de l'Air ont décollé de la base aérienne française 104 d'Al Dhafra, aux Emirats arabes unis, pour effectuer un vol de reconnaissance au-dessus de l'Irak.

Pour cette mission d'ISR (Intelligence Surveillance and Reconnaissance), les Rafales étaient chacun équipés d'un pod RECO NG. Situé sous l'appareil, cet instrument permet le recueil d'images numériques à haute et basse altitudes, la prise de vue à grande vitesse de jour comme de nuit et la surveillance vidéo.

Réalisée sous le contrôle tactique du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), cette mission a été effectuée en étroite coordination avec les autorités irakiennes et nos alliés présents dans la région.

Les 13 septembre, un renfort en capacités de renseignement avait été acheminé aux EAU par avion A400M sur décision du général d'armée Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées. Une quarantaine de militaires et du matériel de renseignement ont ainsi été projetés depuis la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy. Le lendemain, dimanche 14 septembre, un avion ravitailleur C135 ralliait la base française d'Al Dhafra depuis la base aérienne 125 d'Istres.

En visite aux Emirats arabes unis après son déplacement en Irak aux côtés du Président de la République et du ministre des Affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s'est adressé aux militaires français de la base d'Al Dhafra peu de temps avant le départ des Rafale. Il a rappelé la détermination de la France au moment où s'ouvre à Paris une conférence internationale sur l'Irak.

Le vol d'ISR réalisé aujourd'hui est le premier vol français de ce type effectué au-dessus de l'Irak. Des missions similaires pourraient être effectuées dans les jours à venir. Il s'agit pour les armées françaises d'acquérir du renseignement sur le groupe terroriste Daesh et renforcer notre capacité d'appréciation autonome de la situation.

Les forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU) participent au dispositif des forces de présence des armées françaises. Elles sont constituées d'un état-major de niveau opératif, de la base navale d'Abu Dhabi, de la base aérienne 104 d'Al Dhafra et de la 13e DBLE. Les FFEAU assurent une présence permanente aux EAU dans le cadre des accords de défense et animent les relations bilatérales de défense de la France avec ses partenaires régionaux. Elles ont également pour mission de soutenir les moyens militaires déployés dans le golfe arabo-persique et le nord de l'océan Indien, et de permettre l'entrainement et l'aguerrissement des forces en milieu urbain et désertique.

Irak : premier vol de reconnaissance aérienne - 15 septembre 2014

Ce matin, le 15 septembre 2014, deux avions Rafale de l'armée de l'Air ont décollé de la base aérienne française 104 d'Al Dhafra, aux Emirats Arabes Unis, pour effectuer une mission de reconnaissance au-dessus de l'Irak.

Réalisée sous le contrôle tactique du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone Océan Indien (ALINDIEN), cette mission est effectuée en étroite coordination avec les autorités irakiennes et nos alliés présents dans la région.

Irak: opération de largage de fret humanitaire au profit des populations en détresse dans le nord de l'Irak - 1er septembre 2014

Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 août 2014, les armées françaises ont procédé à l'aérolargage de 3 tonnes de fret humanitaire dans le nord de l'Irak au profit de populations en grave péril.

Depuis le 10 août et afin de répondre à l'urgence de la situation, les armées françaises  ont déjà acheminé près de 60 tonnes de fret humanitaire d'urgence sur l'aéroport d'Erbil (Kurdistan irakien), en affrétant trois Airbus A340 de l'armée de l'Air.

Afin de disposer d'une capacité complémentaire à ces mission d'aérotransport et d'agir au plus près des populations, le chef d'état-major des armées (CEMA) a ordonné la projection d'un groupement de transport opérationnel (GTO) composé de deux C-160 TRANSALL et d'un détachement de l'armée de Terre spécialisé dans les missions d'aérolargage. Ce groupement a été déployé aux Emirats Arabes Unis.

En coordination avec nos alliés américains, australiens et britanniques, ce GTO a donc mené sa première opération aéroportée visant à venir en aide aux populations en situation de grave péril. Ainsi, dans la nuit du 30 au 31 août 2014, 3 tonnes de fret humanitaire d'urgence ont été larguées à proximité de la ville Amerli à 170 kms au nord de Bagdad.  Cette ville est assiégée par des éléments de l'EI depuis près de deux mois, prenant au piège plus de 12 000 réfugiés.

Cette mission a été rendue possible grâce à la mise en place aux Emirats Arabes Unis d'un détachement opérationnel composé du 1er régiment du train parachutiste (RTP) et de deux avions de transport et d'assaut  TRANSALL C160 armés par les escadrons « Anjou » et « Béarn ». Cette décision a permis d'élargir le panel des actions susceptibles d'être conduites par les armées françaises pour venir en aide aux populations en situation de détresse humanitaire dans l'ensemble du nord irakien

Kurdistan-Irak : troisième rotation d'un A340 pour une mission d'appui humanitaire - 22 août 2014

Le 21 août 2014, les armées ont participé à l'acheminement de près de 22 tonnes d'équipements de première nécessité au Kurdistan irakien (au nord de l'Irak).  

Il s'agit de la troisième opération de transport de fret humanitaire à destination de l'aéroport international d'Erbil, dans le nord de l'Irak. Deux rotations ont déjà été réalisées les 10 et 13 août 2014 dernier avec 18 et 20 tonnes d'aide humanitaire.

Depuis la décision prise par le président de la République de délivrer de l'aide humanitaire, la base aérienne 110 de Creil est en alerte. Le personnel du district du transit aérien en région parisienne (DITAP) est chargé de conditionner les palettes qui sont acheminées vers l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, pour être chargées en soute de l'Airbus A340 de l'escadron de transport 3/60 (ET 3/60)

Ce 21 août 2014 vers 11 h 00, l'avion militaire a atterri sur l'aéroport international d'Erbil afin d'y décharger le fret humanitaire. Des personnes du centre de crise du ministère des Affaires étrangères et des représentants d'organisations non-gouvernementales, comme l'association « Fraternity Irak », étaient présentes pour réceptionner des tentes, lits de camp, couvertures, produits alimentaires et des médicaments.

A l'issue de cette mission d'appui humanitaire destinée aux personnes ayant fui l'offensive de l'état islamique dans le nord de l'Irak, l'équipage de l'A340 de l'ET 3/60 a redécollé avec à son bord une quarantaine de réfugiés.  Ces personnes « menacées dans leur vie et ayant un lien avec la France », ont été accueillies à Roissy par monsieur Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

Kurdistan-Irak : Participation des armées aux opérations humanitaires, deuxième rotation d'un A340 - 14 août 2014

Le 13 août 2014, un Airbus A340 de l'armée de l'Air a projeté 20 tonnes de matériel de secours pour apporter un soutien humanitaire aux populations civiles déplacées en situation de grave péril au Kurdistan irakien (au nord de l'Irak).

C'est la deuxième rotation de fret humanitaire à destination de cette région. En effet, le 10 août 2014, un premier A340 de l'armée de l'air avait acheminé 18 tonnes de médicaments, couvertures et tentes.

Pour cette deuxième rotation, 20 tonnes d'équipements de première nécessité ont été conditionnées. En liaison avec le personnel de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, les équipes logistiques du district du transit aérien en région parisienne (DITAP) de l'armée de l'air ont réalisé le chargement du fret à bord de l'avion. Une station de traitement et de distribution d'eau potable de 12,5 tonnes pouvant alimenter en eau 50 000 personnes, 600 kits de cuisine, 60 tentes, et 3,5 tonnes de médicaments ont ainsi été chargés dans la soute de l'A340 sous la surveillance du chef de soute de l'Estérel.

Vers 15h30, après son atterrissage à Erbil, l'équipage a ainsi pu remettre la cargaison humanitaire au personnel du centre de crise du ministère des Affaires étrangères et du développement international (MINAEDI), chargé de le distribuer aux autorités locales et aux représentants des organisations non gouvernementales, comme la Croix-Rouge.

Cinq jours après que le président de la République ait affirmé la volonté de la France de se tenir aux cotés des populations civiles victimes des exactions de l'Etat Islamique (EI) ; la réactivité, l'entraînement et le professionnalisme des militaires ont permis aux armées d'effectuer deux acheminements de fret humanitaire auprès des populations locales en situation de grave péril.

Kurdistan-Irak : soutien des armées à l'action humanitaire de la France - 11 août 2014

Le 9 août 2014, compte-tenu de la gravité de la situation au Kurdistan irakien, le président de la République a annoncé que la France allait procéder à de premières livraisons d'équipement de secours, afin de répondre aux besoins humanitaires immédiats.

Dans le même temps, il a été demandé à l'état-major des armées (EMA) de planifier et de conduire la projection du fret humanitaire à destination de la population kurde, en situation de détresse humanitaire. Dans ce cadre, le centre de planification et de conduite des opérations (EMA/CPCO) a ordonné l'affrètement d'un avion A340 de l'armée de l'Air, appartenant à l'escadron de transport 3/60 Estérel.

Samedi 9 août en fin d'après-midi, sur la base aérienne 110 (BA110) de Creil dans l'Oise, une équipe de huit personnes du district du transit aérien en région parisienne (DITAP) a procédé au conditionnement des 18 tonnes d'aide humanitaire. Les militaires du DITAP ont ainsi mis sur palettes les couvertures, tentes et autres médicaments fournis notamment par la sécurité civile.

Depuis la base de Creil, trois rotations de camion ont permis d'acheminer les palettes conditionnées vers l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, pour être chargées dans l'Airbus A 340 de l'Esterel.

En liaison avec les personnels de l'aéroport, les équipes logistiques de l'armée de l'Air ont réalisé le chargement du fret à bord de l'avion, avant son décollage vers 7 heures du matin en direction l'aéroport d'Erbil dans le Kurdistan irakien.

Le 10 aout à midi, l'aéronef militaire se posait à Erbil et débutait immédiatement les opérations de déchargement. Durant l'escale, le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, est venu retrouver l'équipage de l'armée de l'Air afin de superviser la manoeuvre globale et remettre officiellement ce chargement humanitaire aux autorités locales, ainsi qu'aux organisations non gouvernementales qui apportent leur secours aux populations déplacées.

A l'issue du déchargement, l'équipage de l'A340 a redécollé en milieu d'après-midi. La réactivité et le professionnalisme des équipages ont permis de répondre très rapidement au besoin des populations locales, en étroite coopération avec le ministère des affaires étrangères