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Les nouvelles technologies au service de la modernisation des territoires

19 avril 2017 : Les nouvelles technologies au service de la modernisation des territoires ( rapport d'information )

V. COMPARAISON INTERNATIONALE : LE STATIONNEMENT INTELLIGENT PAR SYSTÈME DE « FLASH CAR » À AMSTERDAM

A. LES OBJECTIFS

À partir de 2011, la ville d'Amsterdam a souhaité moderniser son système de stationnement afin de rendre la mobilité plus « intelligente » et durable. Son action s'est prioritairement orientée vers la rotation des places de stationnement et la lutte contre la congestion du trafic. Deux objectifs avaient effectivement été posés par la collectivité au moment du déploiement de ces nouvelles technologies : diminuer la pollution atmosphérique en réduisant le temps de recherche des places de stationnement et accroitre les recettes municipales en luttant contre la fraude du paiement en voirie.

B. LES MOYENS

Dès 2011, un système innovant de gestion et de contrôle du stationnement en voirie35(*) a été déployé, au moyen de voitures équipées de caméras à reconnaissance de plaques d'immatriculation, dites « Flash cars », qui parcourent la ville. Les caméras de contrôle détectent les véhicules stationnés et peuvent identifier instantanément ceux qui ne se sont pas acquittés de leurs droits de stationnement. Depuis 2014, plus aucun agent n'est donc mobilisé pour les rondes de contrôle, la régularité du stationnement ne reposant que sur ces véhicules connectés.

Du côté des usagers, le paiement du stationnement est simplifié grâce à une application mobile conçue spécialement à cette fin, dans laquelle ils ont préalablement enregistré leur plaque d'immatriculation.

C. LES RÉSULTATS

Aujourd'hui, le bilan est positif puisque le contrôle des plaques d'immatriculation par véhicules-flash permet aux agents d'accroitre leur productivité en vérifiant plus de 1 000 plaques d'immatriculation par heure. En encourageant les automobilistes à payer leur place de stationnement au moyen de leur smartphone, la ville a aussi pu réduire de deux tiers le nombre d'horodateurs en voirie. Ainsi, fin 2016, ce sont plus de 50 % des paiements qui ont été effectués par application mobile, la collectivité ne recensant plus qu'un horodateur pour 65 places de stationnement payantes.

Avec l'entrée en vigueur de la décentralisation du stationnement payant en voirie à compter du 1er janvier 2018, cette initiative pourrait inciter les collectivités territoriales françaises à réfléchir au déploiement d'un dispositif analogue.

Pour approfondir : http://www.egis.fr/action/actualites/egis-signe-un-contrat-pour-lexploitation-des-services-de-stationnement-de-la-ville


* 35 Depuis 2015, la gestion de ces équipements et du personnel municipal a été confiée à la société française Egis, filiale de la Caisse des dépôts. Cette coopération est garantie par un contrat de partenariat, signé pour une durée de 4 ans renouvelable.