B. LES FINANCES PUBLIQUES

L'évolution des finances publiques est détaillée dans la quatrième partie (page 75).

Il faut toutefois souligner que les hypothèses retenues obéissent à une contrainte globale de ralentissement marqué des dépenses de l'ensemble des administrations publiques : celles-ci ne progressent que de 1,4 % par an en moyenne de 1996 à 2001, contre 2,9 % de 1990 à 1995.

Pour l'Etat, les hypothèses relatives aux dépenses en 1997 correspondent aux dispositions du projet de loi de finances pour 1997 (soit une stabilisation des dépenses en francs courants ). Par la suite, l'hypothèse retenue est celle d'une stabilisation en francs constants . Les hypothèses en matière de recettes tiennent compte des mesures contenues dans le projet de loi de finances pour 1997 ainsi que du programme quinquennal d'allégement de l'impôt sur le revenu annoncé par le Gouvernement.

Pour les prestations versées par les organismes de Sécurité sociale, l'hypothèse retenue est celle d'un ralentissement général par rapport à la tendance passée (1,6 % par an en moyenne de 1996 à 2001 contre 2,9 % de 1990 à 1995).

Toutefois, les prestations-maladie, dont la maîtrise paraît la plus difficile, connaîtraient certes un fort ralentissement en 1997, mais retrouveraient les années suivantes leur taux de progression de longue période (lequel tend cependant à se modérer progressivement, selon le dagnostic des experts de l'OFCE).

Il en résulterait un déficit tendanciel de l'assurance-maladie, qui conduit à simuler en projection une augmentation de 1 point de la CSG, courant 1998.

C. LES TAUX D'INTÉRÊT

La projection retient l'hypothèse d'une poursuite de la baisse des taux d'intérêt. Les taux à court terme passeraient ainsi de 3,8 % en 1996 à 3,6 % en 1997 avant de se stabiliser à 3,3 % à partir de 1998. Les taux à long terme diminueraient également : de 6,6 % en 1996 à 6 % en 1997 puis 5,3 % de 1998 à 2001.

Les taux réels à court terme (c'est-à-dire après déduction du taux d'inflation) deviendraient ainsi inférieurs au taux de croissance de l'économie, mais les taux réels à long terme lui demeureraient durablement supérieurs .

Les thèmes associés à ce dossier

Page mise à jour le

Partager cette page