Appartenance politique :
Groupe Socialiste
État civil :
Né le 23 novembre 1913
Décédé le 29 mai 1995
Profession :
Secrétaire de Préfecture
Département :
Territoire de Belfort

Elu du 7 novembre 1948 au 21 décembre 1948

Réélu le 20 février 1949
Réélu le 19 juin 1955
Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

BOULANGÉ (Marcel)

Né le 23 novembre 1913 à Gugney-aux-Aulx (Vosges)

Sénateur du Territoire de Belfort de 1949 à 1958

Marcel Boulangé fait ses études secondaires à Nancy, où il obtient le baccalauréat.

Il adhère aux Jeunesses socialistes au lendemain des émeutes du 6 février 1934, puis fonde la section de Nancy des Etudiants socialistes.

De septembre 1937 à avril 1938, il est instituteur intérimaire, puis entre comme rédacteur à la préfecture d'Epinal.

Mobilisé en septembre 1939, il est affecté au peloton des élèves officiers à Saint-Cyr et sert en mai 1940 comme aspirant de réserve.

Démobilisé à Nice en janvier 1941, il reprend ses fonctions de rédaction à la préfecture des Alpes-maritimes, et, en février 1942, se porte volontaire pour regagner son poste à Epinal, en zone occupée. Une fois à Epinal, il prend contact avec la Résistance, et assure le fonctionnement de la cellule NAP (Noyautage des Administrations Publiques) à la préfecture.

Ces activités lui valent d'être arrêté par les Allemands en septembre 1944 ; il parvient alors à s'évader. A la Libération, il devient chef de cab net du nouveau préfet d'Epinal, puis est nommé chef de bureau à la préfecture de Belfort.

Renouant alors avec ses activités politiques, il crée à Belfort en août 1945 la fédération départementale des Jeunesses socialistes, puis est élu secrétaire-adjoint de la Fédération départementale SFIO. Il en devient secrétaire fédéral en 1947, et se présente alors aux élections du 7 novembre 1948 au Conseil de la République.

Il est élu au siège à pourvoir au 2è tour, où il recueille 91 voix sur 231 suffrages exprimés ; mais son élection est invalidée par le Conseil de la République par scrutin public en date du 21 décembre 1948. En effet, la loi du 23 décembre 1948 relative à l'élection des conseillers de la République disposait, dans son article 4, que : « Nul ne peut être élu conseiller de la République s'il n'est âgé de trente-cinq ans révolus ». Or, Marcel Boulangé étant né le 23 novembre 1913, cette condition d'âge n'était pas remplie au jour de l'élection du 7 novembre 1948.

Elle l'est en revanche le 20 février 1949, date à laquelle il est élu au Conseil de la République au 2è tour, par 112 voix sur 231 suffrages exprimés.

Membre du groupe SFIO, il siège aux Commissions du travail, et de la défense nationale. Dans son activité parlementaire, il privilégie les propositions de loi et de résolution, ainsi que les questions orales, et intervient en séance publique dans de nombreux débats sociaux ou financiers.

Dès 1949, il est ainsi rapporteur de la Commission du travail sur l'organisation de la sécurité sociale dans les DOM, et sur la majoration des indemnités pour accidents du travail. L'année suivante, il est l'auteur d'une question orale, discutée en mai, sur les zones de salaire ; il intervient également sur les conventions collectives.

Il dépose en 1951 une proposition de loi sur la validation pour la retraite de certains services accomplis par les fonctionnaires des préfectures, et intervient sur la réforme de la sécurité sociale, l'assurance vieillesse, et l'échelle mobile des salaires. En 1952, il obtient réponse à deux de ses questions orales sur les reports de crédits de certains ministères, et le financement des travaux d'assainissement des communes.

Puis il formule plusieurs questions orales, notamment sur la réduction du pouvoir d'achat des salariés, les titres de reconstruction attribués aux sinistrés, les propositions des commissions de réforme, les restitutions aux familles des corps des anciens combattants, les bonifications de campagne des cheminots anciens combattants, et les spécialités pharmaceutiques agréées. Il prend également part à la discussion de sa proposition de résolution sur les zones de salaire.

Il est réélu sans difficulté aux élections du 19 juin 1955, où il recueille 142 voix sur 233 suffrages exprimés. Il a en effet accru son implantation locale : conseiller municipal de Belfort depuis 1953, il fonde en 1954 l'Association départementale des maires, et dirige à partir de 1953 le mensuel : Le territoire agricole.

Nommé en janvier 1955 au poste de vice-président de la Commission de la défense nationale au Conseil de la République, il est confirmé dans cette fonction après sa réélection.

Il intervient alors dans les grands débats sociaux : conventions collectives, régime des congés annuels, fonds national de solidarité.

Les 2 et 3 juin 1958, il vote pour les pleins pouvoirs et pour la révision constitutionnelle.

Le 19 juin 1958, il est réélu avec 142 voix sur 233 suffrages exprimés.

Ve République

BOULANGÉ (Marcel)

Né le 23 novembre 1913 à Cugney-aux-Aulx (Vosges)

Décédé le 29 mai 1995 à La Croix-Valmer (Var)

Sénateur du Territoire de Belfort de 1949 à 1971

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome II, p. 458).

Sénateur SFIO du Territoire de Belfort depuis 1949, Marcel Boulangé vote les 2 et 3 juin 1958 pour les pleins pouvoirs et pour la révision constitutionnelle. Il est réélu au premier tour le 26 avril 1959, puis le 23 septembre 1962.

De 1959 à 1971, il est membre de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des forces armées. Le 19 novembre 1959, il est choisi pour participer aux travaux de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi modifiant de façon transitoire certaines dispositions sur le recrutement et l'avancement des officiers des armées. Il participe également à différentes commissions mixtes paritaires ayant trait au recrutement dans l'armée. Comme 224 de ses collègues, il vote favorablement la loi « autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie » (loi du 4 février 1960). Marcel Boulangé s'oppose vivement le 20 juin 1967 au retrait de la France de l'OTAN et déplore que cette décision lourde de conséquences « ait été imposée au pays sans débat préalable au Parlement, ni même au Conseil des ministres ».

En plus de ces questions liées à la défense nationale, Marcel Boulangé s'est spécialisé dans les questions de santé et de retraite. Le 6 mai 1959, il dépose un projet de résolution invitant le Gouvernement à sauvegarder la santé publique par un juste aménagement des récentes décisions concernant les assurés sociaux et les vieux travailleurs. Il lance un « cri d'alarme » au Gouvernement en novembre 1966 pour déplorer le manque de personnel dans les hôpitaux.

Préoccupé par le sort des retraités de la fonction publique, Marcel Boulangé intervient dans la discussion générale du projet de loi de finances pour 1964. L'année suivante, il est nommé membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, réformant le code des pensions civiles et militaires de retraite. En séance, il propose différentes modifications du texte. Son sous-amendement qui prévoit de conserver certains abattements est adopté. Le 14 novembre 1965, il demande que l'indemnité de résidence des fonctionnaires soit prise en compte dans le calcul de leur retraite. Il dépose un amendement en novembre 1969 afin que les titulaires d'une pension de retraite payant l'impôt sur le revenu puissent bénéficier du droit à l'abattement de 10% comme les salariés.

Lui-même ancien attaché de préfecture, il demande de revaloriser les carrières des personnels de préfecture (1959) et d'augmenter les effectifs (1969). Il intervient également en séance pour assurer les intérêts du territoire qu'il représente. En décembre 1959 et en novembre 1960, à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances, il défend la race bovine montbéliarde en dénonçant les « brimades » subies par les éleveurs de la part du ministère de l'agriculture. En novembre 1966, il formule une question orale au ministre de l'agriculture pour savoir quelles mesures financières ce dernier compte prendre pour favoriser le développement de l'équipement agricole dans le Territoire de Belfort et ainsi lui permettre de combler son retard. En avril 1968, il s'inquiète des rumeurs de suppression de l'abattoir de Belfort. Sur le plan industriel, il souligne en novembre 1965 l'importance pour le complexe de Belfort-Montbéliard de la réalisation du canal à grand gabarit du Rhin au Rhône et de la construction d'un port à Bourogne. A la tribune, il réclame en 1970 des crédits pour l'amélioration des routes dans l'Est de la France. Par le biais d'une question orale, Marcel Boulangé demande également au ministre de l'éducation nationale d'augmenter le nombre de classes accordées au Territoire de Belfort pour l'année 1967. Il vote pour la loi réformant les régimes matrimoniaux (loi du 13 juillet 1965) et pour la « loi Neuwirth » relative à la régulation des naissances.

En parallèle de son activité politique nationale, Marcel Boulangé continue à s'investir dans la vie politique de son département. Conseiller municipal de Belfort de 1953 à 1971, il devient secrétaire de l'association départementale des maires et des élus municipaux de 1954 à 1971. Battu aux élections sénatoriales de 1971 par l'ancien député UDR Jean Bailly (154 voix contre 139), alors secrétaire d'Etat et président du conseil général, il abandonne toute activité militante.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaire
de Marcel BOULANGÉ

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