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BERCHET Georges

Ancien sénateur de la Haute-Marne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BERCHET (Georges)

Né le 13 juin 1926 à Annecy (Haute-Savoie)

Décédé le 4 décembre 2004 à Chaumont (Haute-Marne)

Sénateur de la Haute-Marne de 1974 à 2001

Bien que né en Haute-Savoie, Georges Berchet accomplit toute sa carrière professionnelle en Haute-Marne, en qualité d'ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts, jusqu'à sa retraite en 1981. Son parcours politique débute en mars 1971 - Georges Berchet est alors âgé de 44 ans - lorsqu'il est élu conseiller municipal de Chaumont sur la liste radicale du maire sortant, Marcel Baron. Il assume les responsabilités d'adjoint puis de premier adjoint au maire en 1973, avant d'être élu maire de cette ville en 1976, après la démission de Marcel Baron. Réélu en 1977 et 1983 au premier tour, Georges Berchet est finalement devancé par une liste dissidente en 1989, et doit laisser son siège de premier magistrat de la ville après l'avoir occupé pendant 13 ans.

Candidat malheureux dans le canton de Chaumont-Sud en 1976, il parvient à se faire élire en 1979 dans le canton de Chaumont-Nord. Ses électeurs lui renouvellent leur confiance jusqu'en 1992, lorsqu'il décide de ne pas se représenter, après 12 ans de mandat. Nommé au Conseil régional de Champagne-Ardenne, en qualité que parlementaire, à partir de 1974, il s'y fait réélire avec l'étiquette UDF jusqu'en 2004. De 1992 à 1998, il en assure même une des vice-présidences.

En septembre 1974, Georges Berchet entame sa longue carrière sénatoriale en se faisant élire dès le premier tour des élections, performance qu'il rééditera deux fois. En 1983, il réussit même à réunir sur son nom 697 suffrages sur 860, soit 81% des voix. Une fois élu, il rejoint le groupe de la Gauche démocratique puis du Rassemblement démocratique social et européen (RDSE) et devient membre de la commission des affaires économiques et du plan. En 1981, il est nommé rapporteur du budget des transports terrestres, fonction qu'il exercera pendant vingt ans. Secrétaire de sa commission à partir de 1996, il s'attache à défendre de manière récurrente l'investissement et le désenclavement des régions rurales, notamment par la construction d'autoroutes.

Au cours de ses 27 années de mandat, il fait montre d'une intense activité, posant plusieurs centaines de questions écrites au Gouvernement, et s'intéressant plus particulièrement aux textes relatifs aux finances locales, principalement aux ressources des collectivités territoriales. Favorable à la loi Defferre sur la décentralisation de 1982, il insiste régulièrement sur les transferts financiers de l'Etat aux communes, aux départements et aux régions. L'agriculture est aussi, pour cet officier de l'ordre du Mérite agricole, élu d'une région rurale et ancien directeur adjoint à la direction départementale de l'agriculture, une préoccupation constante. La dimension européenne et mondiale des règlementations ne lui échappent pas. Aussi se joint-il à la résolution de décembre 1998 réclamant « l'établissement d'une véritable égalité des conditions de concurrence entre les producteurs européens » pour « replacer l'emploi et l'espace au coeur de la réforme » en mettant en place « une politique ambitieuse de développement rural ». En effet, les réformes de la PAC inquiètent un département agricole voyant sa population décliner. A plusieurs reprises, l'élu de Haute-Marne s'interroge sur les lignes de conduite de l'Union européenne dans les négociations mondiales en matière agricole. Pour autant, Georges Berchet demeure un européen convaincu. Comme ses amis radicaux-valoisiens, il appelle à voter la ratification du traité de Maastricht en 1992.

Sensible aux questions énergétiques, Georges Berchet assume, en 1998, les responsabilités de secrétaire de la commission d'enquête sur la politique énergétique de la France. Il est par ailleurs membre du comité local d'information et de suivi du laboratoire souterrain de Bure concernant les déchets nucléaires.

Après le référendum du printemps 2000 sur la modification de la durée du mandat présidentiel, il s'indigne de la faible participation électorale qui a plafonné à 21%. C'est pourquoi, le 29 juin, il cosigne une proposition de loi constitutionnelle afin d'ajouter à l'article 11 de la Constitution un alinéa mentionnant que « la proposition soumise au référendum n'est adoptée que si la majorité des électeurs inscrits sur les listes électorales a pris part au vote ».

D'un esprit indépendant et de convictions politiques affirmées, favorable à une modernisation de la société, Georges Berchet vote la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse en 1974, la loi Peyrefitte renforçant la sécurité publique en 1980, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, et la réforme des prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Mais il ne prend pas part au vote sur la loi facilitant le divorce en 1975. Il vote la création du RMI en 1988 en pleine ouverture du Gouvernement envers les Centristes. Face aux problèmes de la sécurité sociale, il juge nécessaire de voter la loi de réforme des retraites et de la protection sociale présentée par le gouvernement Balladur. Le retour de la gauche au pouvoir n'infléchit pas son indépendance : il est ainsi hostile à la réduction du temps de travail proposée par Martine Aubry en 1998 mais favorable au Pacs l'année suivante. En 1999, dubitatif sur l'opportunité d'utiliser la contrainte, il s'abstient lors du vote de la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les hommes et les femmes.

En 2001, âgé de 75 ans, il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales. Il meurt trois ans plus tard, âgé de 78 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 2003.

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Photo de M. Georges BERCHET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Etat-civil
Né le 13 juin 1926
Décédé le 4 novembre 2004
Profession
Ingénieur en chef du Génie rural, des eaux et des forêts
Département
Haute-Marne