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DEBESSON René

Ancien sénateur du Nord

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 10 septembre 1973 (en remplacement de M. Emile DUBOIS)
  • Elu le 22 septembre 1974
  • Fin de mandat le 1er avril 1979 (démissionnaire)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DEBESSON (René)

Né le 13 novembre 1900 à Bézenet (Allier)

Décédé le 10 décembre 1981 à Paris

Sénateur du Nord de 1973 à 1979

René Debesson est le fils d'un ouvrier mineur originaire de l'Allier, qui s'installe à Barlin, petite commune du Pas-de-Calais. Après avoir fréquenté l'école primaire supérieure de Bruay-en-Artois, il perd son père, tué dans la mine de charbon de Barlin. De retour dans l'Allier, il poursuit ses études tout en travaillant comme maître d'internat et répétiteur dans plusieurs établissements scolaires. Bachelier en 1919, il obtient ensuite une licence ès sciences et embrasse la carrière d'enseignant. Après avoir été professeur de mathématiques successivement à Avesnes, dans le Pas-de-Calais, à Armentières, dans le Nord, et à Pézenas, dans l'Hérault, il enseigne au lycée de Tourcoing à partir de 1942, jusqu'à sa retraite, en 1961.

Engagé très jeune dans la vie politique, il n'a ainsi pas vingt ans lorsqu'il adhère à la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO), peu avant que le Congrès de Tours n'entraîne la scission du parti en décembre 1920. Tout au long de son existence, il demeure fidèle à la « vieille maison », selon l'expression de Léon Blum, et y milite activement. Il exerce notamment les fonctions de secrétaire de la section des Jeunesses socialistes de l'Allier puis des sections locales socialistes de Clermont-Ferrand et d'Armentières. À partir de 1938, il est également secrétaire de la section locale de la SFIO à Pézenas où il a été muté. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à la Résistance comme responsable du groupe régional du Front national. Il s'occupe en particulier de l'hébergement de résistants et prend part à des journaux clandestins.

À la Libération, il devient membre de la commission administrative de la fédération du Nord de la SFIO puis participe à la création du syndicat Confédération générale du travail-Force ouvrière à Tourcoing. En 1947, il est élu conseiller municipal de Tourcoing. Candidat malheureux aux élections cantonales de 1949, il est élu maire de Tourcoing en mars 1954 à la suite de la démission du socialiste Louis Paris dont il était le premier adjoint. Mais, dès juillet 1955, il abandonne sa charge afin de permettre la réélection de Louis Paris, reconduit dans ses fonctions de maire jusqu'en 1959. Il continue toutefois de siéger au conseil municipal.

Défait aux élections cantonales d'avril 1958 dans le canton de Tourcoing-sud par Léon Robichez, maire républicain populaire de Marcq-en-Baroeul, René Debesson se présente aux premières élections législatives de la Ve République, les 23 et 30 novembre 1958. Candidat de la SFIO dans la neuvième circonscription du Nord, avec Louis Paris comme suppléant, il arrive en tête au soir du premier tour avec 16 161 des 60 799 suffrages exprimés et devance le gaulliste René Lecocq, lui aussi professeur au lycée de Tourcoing, sur lequel ne se portent que 14 411 voix. Pourtant, au second tour, René Debesson ne recueille que 18 238 des 61 052 suffrages exprimés et s'incline nettement devant René Lecocq, élu avec 35 292 voix.

Devenu secrétaire administratif de la puissante fédération socialiste du Nord en 1960, il est de nouveau candidat dans la neuvième circonscription du Nord lors des élections législatives des 18 et 25 novembre 1962. Avec seulement 10 554 des 56 601 suffrages exprimés contre 28 269, il est largement devancé au soir du premier tour par le député sortant René Lecocq. Maire de Tourcoing depuis 1959, ce dernier est aisément réélu au second tour avec 37 496 des 57 071 suffrages exprimés contre 19 575 voix pour René Debesson.

Le 26 septembre 1965, René Debesson sollicite un mandat sénatorial. Mais la liste socialiste sur laquelle il occupe la quatrième place n'obtient que trois sièges qui reviennent aux sénateurs sortants Charles Naveau, Marcel Darou et Émile Dubois. Il devient toutefois sénateur du Nord le 10 septembre 1973 en remplacement d'Émile Dubois, membre de la Haute assemblée depuis 1958, à la suite du décès de celui-ci. Il est réélu lors des élections sénatoriales du 22 septembre 1974. Conduite par le maire de Roubaix, Victor Provo, la liste du Parti socialiste sur laquelle il est placé en second obtient en effet trois sièges après avoir recueilli 1 456 voix des 4 809 suffrages exprimés. Doyen des membres du comité directeur du Parti socialiste au sein duquel il siège de 1960 à 1975, il s'inscrit tout naturellement au groupe socialiste du Sénat. Il siège tout au long de son mandat au sein de la commission des affaires économiques.

René Debesson intervient plus particulièrement en séance publique à propos de la grave crise qui frappe la sidérurgie et le textile, industries essentielles de l'économie du Nord. Il s'inquiète ainsi en 1975 de la fermeture éventuelle par Usinor de l'usine sidérurgique de Trith-Saint-Léger. De même, en 1977, il s'alarme du développement du chômage en France, à commencer par les suppressions d'emplois dans la sidérurgie et le textile du Nord-Pas-de-Calais. Il s'intéresse en outre à la situation du commerce extérieur français. Il regrette notamment en 1975 que les Français soient tenus dans un « optimisme illusoire » concernant les échanges extérieurs. En 1977, il s'exprime au sujet des mesures prises pour favoriser l'exportation et de la pénétration du marché chinois par l'Allemagne et le Japon. Il prend également la parole sur des sujets variés, tels le permis de chasser, l'indépendance des Comores (1975), le VIIe Plan de développement économique et social (1976), la coopération intercommunale ou l'institution d'un congé parental d'éducation (1977). Il s'abstient sur la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, mais vote trois grandes réformes de société proposées aux débuts du septennat de Valéry Giscard d'Estaing : la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1974) et la loi portant réforme du divorce (1975).

Le 1er avril 1979, il démissionne de son mandat sénatorial pour raisons de santé et est remplacé par son suivant de liste Jacques Bialski, membre du bureau de la fédération socialiste du Nord. Il quitte également le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais au sein duquel il siégeait depuis novembre 1973. Quelques mois seulement après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, René Debesson, militant socialiste de longue date, qui a assisté à tous les congrès nationaux du Parti socialiste à partir de 1937, s'éteint à Paris, le 10 décembre 1981, à l'âge de quatre-vingt-un ans. Il était officier des Palmes académiques.

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Photo de M. René DEBESSON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 13 novembre 1900
Décédé le 10 décembre 1981
Profession
Professeur honoraire
Département
Nord