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MÉZARD Jean

Ancien sénateur du Cantal

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Fin de mandat le 1er octobre 1980 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MÉZARD (Jean)

Né le 17 juin 1904 à Vayrac (Lot)

Décédé le 4 mars 1997 à Aurillac (Cantal) Sénateur du Cantal de 1971 à 1980

Fils de médecin, Jean Mézard suit les cours de la faculté de médecine de Toulouse. Interne des Hôpitaux de Paris en 1927, chef de clinique en 1933, il s'installe en 1934 à Aurillac et y mène ensuite toute sa carrière. De

1938 à 1971, il est médecin à l'hôpital du chef-lieu du Cantal. Il y est également directeur du poste de transfusion et de 1957 à 1971 consultant régional de phtisiologie. De 1946 à 1971, il préside le syndicat départemental des médecins du Cantal.

A partir de 1947, il est conseiller municipal d'Aurillac. En 1959, il est élu conseiller général du canton sud d'Aurillac sous l'égide du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et est réélu constamment jusqu'en 1976. En 1968, il accède à la présidence du Conseil général du Cantal. Aux élections municipales de

1971, il devient maire d'Aurillac. Fort de cette victoire, Jean Mézard entreprend alors d'entrer au Sénat.

Les deux sénateurs sortants du Cantal ne se représentant pas, Jean Mézard et Paul Malassagne, maire et conseiller général de Massiac, posent leur candidature au nom de la majorité présidentielle. Ils s'engagent à travailler au désenclavement et à l'expansion économique de leur département auvergnat. Opposés à des candidats de la gauche républicaine, ils sont tous deux élus au second tour de scrutin ; Jean Mézard recueille 335 voix sur 548 inscrits.

Il s'inscrit au groupe des Républicains indépendants d'action sociale et est nommé membre de la commission des affaires sociales. Dès 1971, il est un sénateur actif, intervenant en particulier dans les débats concernant les questions de la santé.

En octobre 1974, il est élu secrétaire de la commission des affaires sociales et à partir de ce moment son activité s'accroit considérablement. En décembre 1974, ses pairs le choisissent pour rapporter, au nom de sa commission, le projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse. Dans ce débat, qui occupe le Sénat du

13 au 20 décembre, Jean Mézard est l'un des principaux intervenants, révélant une connaissance parfaitement maîtrisée de la procédure parlementaire. Il défend la position de sa commission, majoritairement favorable au projet de loi. Par ses interventions modérées et nuancées, il participe de la dignité avec laquelle le Sénat mène ce débat difficile : « Nous savons l'anxiété de chacun de nous devant cette nécessité de donner une base légale à l'avortement, qui est la négation de la vie, même si c'est pour supprimer en contrepartie de trop nombreuses et profondes iniquités. Mais nous avons conscience aussi que notre rôle de législateur est d'apporter une solution aussi nette que possible à des cas douloureux certes, mais d'une réalité concrète et quotidienne. Le projet de loi qui nous est proposé dans le texte adopté par l'Assemblée nationale accepte sans ambigüité le principe de l'avortement. Mais il le fait avec un maximum de précautions, inspiré essentiellement par le souci de préserver la santé de la femme, de respecter les opinions de chacun, d'éviter qu'il ne serve de prétexte à un trafic commercial et par la volonté de ne faire apparaître l'avortement que comme un ultime recours ». En dépit de ses efforts personnels et du soutien de la majorité des sénateurs, il n'obtient pas du Gouvernement le remboursement de l'IVG par la sécurité sociale mais, le 20 décembre, le projet de loi est adopté par le Sénat. En décembre 1979, lorsque la loi Veil revient devant les parlementaires, c'est à nouveau Jean Mézard qui est désigné rapporteur du projet de loi et qui défend et obtient au Palais du Luxembourg sa reconduction.

Il intervient également, souvent comme rapporteur, dans de nombreuses autres discussions liées aux questions de la santé : ainsi, en juin 1975, sur le projet de loi relatif à la situation des détenus et de leur famille au regard des assurances maladie et de la maternité ; chaque année, sur le budget de la santé, occasion pour lui de dresser le bilan de cette politique publique ; en avril 1976, sur le projet de loi relatif aux personnes pratiquant l'accueil de mineurs à domicile ; en juin 1978, sur le projet de loi portant diverses mesures en faveur de la maternité ; en juin 1979, sur le projet de loi relatif aux études médicales ; en juin 1980, sur le projet de loi relatif à l'exercice de la profession d'infirmier ou d'infirmière.

Spécialiste des questions de santé, il est également l'élu d'un département rural et agricole et défend ce territoire et ses activités. En novembre 1975, dans la discussion du budget de l'agriculture, il évoque les problèmes des régions de montagne et en particulier ceux posés par la chute des actifs agricoles. L'année suivante, dans le même cadre de l'examen du budget de ce secteur, il expose les difficultés liées à la sécheresse dans les régions, comme la sienne, où l'élevage reste l'activité économique principale, mais également le sujet de l'enseignement agricole et en particulier des maisons familiales et rurales. En 1978, il demande la création d'une classe de techniciens supérieurs en agriculture au lycée agricole d'Aurillac

Élu local, il prend également plusieurs fois la parole sur les questions de l'administration et des finances des territoires. En 1975, il intervient dans la discussion du projet de loi qui supprime la patente et institue la taxe professionnelle et en novembre 1978 dans celle du projet de loi aménageant la fiscalité directe locale. En mai

1979, à l'occasion de la discussion du projet de loi pour le développement des responsabilités des collectivités locales, il plaide en faveur d'une amélioration du statut des élus.

Jean Mézard s'intéresse aussi beaucoup aux questions concernant la jeunesse et l'éducation. Quand il rapporte en juin 1977 le projet de loi portant diverses mesures en faveur de l'emploi, il insiste sur la nécessaire lutte contre le chômage des jeunes, sur l'importance du premier emploi et sur l'apprentissage. Il y revient en juin

1978 dans la discussion du projet de loi relatif à l'emploi des jeunes. Sur l'éducation, il regrette, à plusieurs reprises, les fermetures de classes dans les zones rurales. En novembre 1979, il propose le développement des regroupements pédagogiques intercommunaux afin de les éviter. En décembre 1979, dans la discussion du budget de la jeunesse et des sports, il souhaite un développement des associations sportives et de l'éducation physique des jeunes.

En 1972, Jean Mézard vote la loi portant création et organisation des régions, en 1973, la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat, en 1974 la loi portant abaissement de l'âge de la majorité à 18 ans ainsi que la loi Veil qu'il a rapportée, et en 1975 la loi portant réforme du divorce.

En 1976, Jean Mézard est battu aux élections cantonales par le socialiste René Souchon, qui, en 1977, lui ravit également la mairie d'Aurillac. Aux élections sénatoriales de septembre 1980, il décide de ne pas demander le renouvellement de son mandat à la Haute assemblée. Jean Mézard se retire alors de la vie politique. Il décède en 1997.

Il était alors officier de la Légion d'honneur et des Palmes académiques, chevalier du Mérite social et de la santé publique.

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Photo de M. Jean MÉZARD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans
Etat-civil
Né le 17 juin 1904
Décédé le 4 mars 1997
Profession
Médecin
Département
Cantal