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PARMANTIER Bernard

Ancien sénateur de Paris

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PARMANTIER (Bernard)

Né le 5 février 1924 à La Chapelle-Saint-Luc (Aube) Décédé le 22 novembre 1993 à Paris

Sénateur de Paris de 1977 à 1986

Bernard Parmantier voit le jour le 5 février 1924 à La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes. Après le baccalauréat, il obtient le diplôme d'État de conseiller d'orientation. D'abord instituteur, il devient, en 1953, conseiller d'orientation à Briey, petite commune minière de Meurthe-et-Moselle située au nord-ouest de Metz. Puis, de 1955 à 1965, il en dirige le centre d'information et d'orientation. Parallèlement à ses activités professionnelles, il s'engage dans la vie publique. Adhérent à la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO) en 1959, il est élu conseiller municipal de Briey la même année et le demeure jusqu'en 1965. Pendant son mandat, il soutient activement les revendications des mineurs et participe notamment au comité de défense du bassin ferrifère et sidérurgique de Lorraine. Devenu, en 1965, directeur du centre d'information et d'orientation à Paris puis à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, il y poursuit sa carrière politique. Il est ainsi conseiller municipal de cette commune voisine de la capitale, de 1965 à 1977. Membre du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, courant au sein du Parti socialiste, il milite dans le quatorzième arrondissement de Paris et exerce les fonctions de secrétaire de la fédération socialiste parisienne de 1969 à

1977.

Il se porte candidat aux élections législatives des 4 et 11 mars 1973 dans la quinzième circonscription de Paris qui couvre une partie du quatorzième arrondissement. Candidat de l'Union de la gauche socialiste et démocrate, il recueille 6 329 voix sur 37 815 suffrages exprimés au premier tour. Au second tour, il obtient

16 043 des 37 202 suffrages exprimés, mais il est battu par le candidat de la majorité, Eugène Claudius-Petit, député sortant de la Loire qui avait choisi de se présenter dans la capitale et qui recueille 21 159 voix. Il dirige ensuite la liste de gauche commune au PS, au Mouvement des radicaux de gauche et au Parti socialiste unifié dans le quatorzième arrondissement de Paris lors des élections municipales de mars 1977. Après être arrivée en tête au premier tour avec 19 130 des 55 880 suffrages exprimés, cette liste échoue de peu contre celle du Rassemblement pour la République conduite par le député Christian de La Malène : la liste de Bernard Parmantier recueille 28 279 des 57 616 suffrages exprimés contre 29 337 pour celle qui soutient la candidature de Jacques Chirac à l'Hôtel de Ville.

Quelques mois après, Bernard Parmantier se présente aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977 à Paris, à la tête de la liste du Parti socialiste et du Mouvement des radicaux de gauche. Avec 407 des 2 381 suffrages exprimés contre 1 477 pour la liste de la majorité de droite, cette liste de gauche obtient deux sièges de sénateurs qui reviennent à Bernard Parmantier et à l'ancien député Georges Dayan. Au Palais du Luxembourg, Bernard Parmantier s'inscrit au groupe socialiste. Il siège à la commission des affaires économiques d'octobre

1977 à octobre 1983, à celle des affaires étrangères d'octobre 1983 à juin 1986, et à celle des finances de juin à septembre 1986. La commission des affaires économiques lui confie le rapport sur le budget des départements d'outre-mer de 1978 à 1982, lui qui est nommé membre en 1979 du comité directeur du Fonds d'investissement pour les départements d'outre-mer. Il s'alarme plus particulièrement de la situation économique de ces derniers. Il juge ainsi en 1981 que l'économie des départements d'outre-mer présente un « caractère artificiel » car elle est fondée sur les transferts de la métropole et un secteur tertiaire « hypertrophié ». Il n'a de cesse de s'inquiéter de

l'importance du chômage et plus largement de tous les problèmes sociaux que connaissent ces départements. Il met notamment l'accent sur la gravité des retards scolaires. Il insiste aussi régulièrement sur les discriminations et les inégalités dont sont victimes les travailleurs d'outre-mer émigrés en métropole. Il intervient par ailleurs en

1981 au sujet de la situation économique et sociale de La Réunion, qu'il juge « dépendante de la solidarité extérieure à quatre-vingts pour cent ».

Au Sénat, il défend également la libre expression radiophonique. Lui-même poursuivi pour avoir participé en juin 1979 à une émission de Radio-Riposte, la radio libre de la fédération socialiste de Paris, avant de bénéficier d'un non-lieu, il dénonce la politique répressive du gouvernement de Raymond Barre contre les radios libres. Critiquant la « mainmise du pouvoir » sur les médias, il se prononce contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980. En séance publique, il s'exprime plus particulièrement sur deux sujets : l'Imprimerie nationale et les transports. Membre de la commission d'enquête sur les difficultés de l'industrie textile en 1980 ainsi que de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi de nationalisation en 1981 et 1982, l'ancien conseiller municipal de Briey évoque aussi régulièrement la condition des mineurs et des habitants des régions sidérurgiques en crise. S'il s'abstient en 1982 sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, il vote deux lois symboliques proposées par le gouvernement socialiste : celle portant abolition de la peine de mort en 1981 et celle relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982.

Il est en outre chargé de mars à septembre 1982 d'une mission temporaire sur l'aviation légère auprès du ministre des Transports, Charles Fiterman, et du ministre du Temps libre, André Henry. Il remet ensuite au Premier ministre, Pierre Mauroy, dix propositions destinées à relancer l'aviation légère en France, parmi lesquelles figure la création d'un brevet de pilote simplifié. À la suite de ce rapport, il intervient au Sénat au sujet de l'aviation légère au cours de la discussion du budget des transports et lors du débat sur l'urbanisme relatif au voisinage des aérodromes en 1985. En reconnaissance de son action en faveur de l'aviation légère, il se voit remettre en 1984, au Palais du Luxembourg, l'Ordre du Mérite par la World Aerospace Education Organisation.

Non candidat aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986, il décide de se retirer de la vie politique. Il s'éteint à Paris le 22 novembre 1993 dans sa soixante-dixième année.

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Photo de M. Bernard PARMANTIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 5 février 1924
Décédé le 22 novembre 1993
Profession
Directeur de Centre d'information et d'orientation
Département
Paris