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VALLIN Camille

Ancien sénateur du Rhône

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959 jusqu'au 1er octobre 1968 (non réélu)
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


VALLIN (Camille)

Né le 22 novembre 1918 à Givors (Rhône)

Décédé le 9 août 2009 à Paris

Député du Rhône de 1956 à 1958

Sénateur du Rhône de 1959 à 1968 et de 1977 à 1986

Conseiller municipal de Givors depuis 1945, Camille Vallin devient maire de la ville en 1953 et conserve son mandat de premier édile jusqu'en 1993. Il représente également le canton de Givors au Conseil général du Rhône de 1945 à 1985. Après avoir perdu son mandat de député en 1958, il est à nouveau candidat à toutes les élections législatives de 1968 à 1988, mais n'est jamais réélu au Palais Bourbon. Il poursuit en revanche sa carrière politique nationale au Sénat. Seul élu de la liste présentée par le parti communiste aux élections sénatoriales de 1959, il n'est pas réélu en 1968, sa liste n'obtenant que 159 voix sur les 2 023 suffrages exprimés. Mais il se représente aux élections de 1977 et retrouve son siège jusqu'aux élections sénatoriales de 1986, à l'issue desquelles la liste communiste qu'il dirige n'obtient aucun élu.

Membre du groupe communiste au Sénat, Camille Vallin siège de 1959 à 1964 à la commission des affaires économiques et du plan puis, de 1965 à 1968, à la commission des lois. Au cours de son second mandat, il rejoint la commission des finances dont il devient secrétaire à partir de 1984.

Camille Vallin profite de ses interventions en séance publique pour évoquer les difficultés économiques et sociales rencontrées par son département : il attire à plusieurs reprises l'attention du Gouvernement sur les fermetures d'usines, le mécontentement croissant des producteurs de fruits de la vallée du Rhône et l'augmentation du chômage et de la précarité. Il dénonce la crise du logement et tente, par ses amendements au projet de loi relatif à la construction d'immeubles d'habitation examiné en 1962, de limiter les pouvoirs des vendeurs et d'offrir des garanties supplémentaires aux acquéreurs.

L'élu local défend également les prérogatives des collectivités locales et le statut des agents communaux en déposant, en 1964, plusieurs propositions de loi visant à améliorer leurs conditions salariales. La même année, il critique le décret renforçant le pouvoir des préfets et incitant financièrement aux regroupements de communes. Il est d'ailleurs hostile à la création des communautés urbaines. Vice-président de l'Association des maires de France de 1976 à 1993, il réclame un effort budgétaire en faveur des collectivités locales, ainsi qu'une véritable réforme de la fiscalité locale.

Après le changement de majorité présidentielle de 1981, Camille Vallin défend la politique gouvernementale au Sénat, qu'il s'agisse des nationalisations, de la création d'emplois publics, de la construction de logements sociaux ou du relèvement du salaire minimum. Il encourage la politique de décentralisation mais exprime ses inquiétudes face à la montée du chômage. Puis, à partir de 1983, il s'oppose à la politique d'austérité mise en place et réclame des mesures de soutien en faveur de l'économie et de la formation des jeunes. Après les élections législatives de 1986, il critique sévèrement les privatisations engagées par le gouvernement de Jacques Chirac.

De 1977 à 1980, lors de l'examen du projet de loi de finances, Camille Vallin est rapporteur spécial du budget de l'Imprimerie nationale. Il souligne la nécessité de rationaliser les commandes des différentes administrations publiques et relaie les revendications sociales du personnel. Il explique comment le passage progressif à l'annuaire électronique doit pousser l'Imprimerie nationale à une diversification et à une reconversion de ses activités.

De 1981 à 1984, il est rapporteur spécial du budget de la marine marchande. En 1981, il salue ainsi la création du ministère de la mer et l'augmentation des crédits, afin d'encourager la protection et la surveillance de l'espace maritime. Il se félicite également du renforcement de la lutte contre les pavillons de complaisance. Il insiste sur la nécessité de développer la flotte de commerce et de soutenir l'industrie française des pêches maritimes et le regroupement des chantiers navals soumis à la concurrence internationale. En 1983, après la suppression du ministère de la mer, il décrit les difficultés traversées par le secteur maritime et regrette la baisse des subventions qui lui sont accordées alors même que l'entrée du Portugal et de l'Espagne dans la Communauté économique européenne accroît encore la pression de la concurrence.

Camille Vallin profite également de ses interventions pour évoquer les victimes des catastrophes ayant touché son département, notamment les inondations en 1960 et la catastrophe industrielle de Feyzin en 1965. Il dénonce aussi la pollution industrielle des eaux du Rhône.

Ancien contrôleur des postes et télécommunications, Camille Vallin s'adresse à plusieurs reprises aux membres du Gouvernement pour dénoncer l'insuffisance des crédits d'investissements et les mauvaises conditions de travail du personnel des PTT. En 1977, il dépose une proposition de loi collective afin d'ouvrir la possibilité de départ en retraite à 55 ans à toutes les catégories des personnels des PTT.

Il s'oppose à la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960). Il approuve la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965) et la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (1967). Il vote contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980). Favorable à la loi portant abolition de la peine de mort (1981), il s'abstient lors du vote de la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982). Il vote la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982).

Conseiller municipal de Givors jusqu'en mars 2001, il publie en 1989 un ouvrage consacré à la fiscalité locale intitulé Les impôts locaux : les « quatre vieilles » ont deux cent ans. En 2003, six ans avant son décès, il publie un livre de souvenirs personnels au titre évocateur : Lève toi, pauvre humanité !

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Photo de M. Camille VALLIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 22 novembre 1918
Décédé le 9 août 2009
Profession
Haut fonctionnaire
Département
Rhône