L'annexe de la bibliothèque transformée en prison | |||
| Lors de la tenue du procès Déroulède, en 1899, la grande galerie servant d'annexe à la bibliothèque se voit transformée en prison. Pour permettre d'y aménager des cellules on procède à l'évacuation des ouvrages : « deux à trois jours suffirent pour déménager les quelque 50.000 volumes et... une quinzaine de jours pour les réintégrer » note un bibliothécaire à cette occasion. Une longue baraque, construite au centre, abrite les neuf cellules destinées aux accusés. Ces « cabines de bain de mer », « modern style » ainsi que les décrit ironiquement la presse de l'époque, mesurent chacune 5,50 m de long sur 3 m de large et 3,20 m de haut. En partie vitrées pour recevoir la lumière du jour et munies de persiennes pour la ventilation, elles offrent en outre à leurs occupants le privilège d'être équipées d'une poire électrique à réflecteur. | ||
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