Allez au contenu, Allez à la navigation

Projet de loi de finances pour 2003 : Technologies de l'information et Poste

21 novembre 2002 : Budget 2003 - Technologies de l'information et Poste ( avis - première lecture )

 

 

B. UN NET DÉVELOPPEMENT DES USAGES

1. Des signaux positifs

a) L'observatoire des marchés de télécommunications

La demande de services de télécommunications reste soutenue, comme le montre la dernière édition de l'enquête trimestrielle de l'ART, portant sur le 1er trimestre  2002.

Cette étude, récemment publiée, indique qu'en France, les opérateurs de télécommunications génèrent un chiffre d'affaires auprès des clients finals de 8,4 milliards d'euros. En termes de minutes, le marché des télécommunications enregistre une hausse évaluée, en moyenne glissante annuelle, à 10,2 %, à rapporter à la hausse de 6,8 % du volume enregistrée l'an dernier.

Cette hausse de 6 % en valeur et de 10 % en volume indique que le marché des télécommunications est toujours en expansion. Ce sont les mobiles qui soutiennent la croissance.

La téléphonie mobile contribue à hauteur de 76 % à la croissance de l'ensemble du marché en valeur avec un taux de pénétration qui s'établit à 61,8 % de la population. Dans le même temps, le nombre de messages courts (SMS) émis double quasiment en un an : chaque abonné envoie en moyenne 12,2 messages par mois, soit 5 messages de plus par mois qu'au premier trimestre 2001. Le chiffre d'affaires de la téléphonie mobile représente ainsi, au 1er trimestre 2002, 32,75 % du chiffre d'affaires total du marché des télécommunications, en progression de plus de trois points par rapport au 1er trimestre 2001.

L'Internet poursuit son développement, le volume Internet facturé aux clients finals augmentant de 42 % par rapport au premier trimestre 2001. Sur la même période, le nombre d'abonnés à Internet progresse de 30 %.

La synthèse des résultats de cette étude est reproduite ci-dessous :

OBSERVATOIRE DES MARCHÉS DE L'ART
(chiffres d'affaires en millions d'euros)

 

1er trim. 2001

2è trim. 2001

3è trim. 2001

4è trim. 2001

1er trim. 2002

Variation en glissement

Téléphonie fixe17(*)

3 659

3 603

3 529

3 646

3 537

-3,3 %

Internet

292

293

271

305

292

+0,0 %

Téléphonie mobile18(*)

2 404

2 575

2 637

2 651

2 753

+14,5 %

Ensemble téléphonie et Internet

6 354

6 471

6 437

6 602

6 582

+ 3,6 %

Services avancés

388

442

458

462

474

+22,2 %

Liaisons louées

575

590

581

637

744

+29,4 %

Transport de données

145

159

175

188

129

-11,0 %

Renseignements, annuaires et publicité

87

76

96

83

92

+6,1 %

Hébergement et gestion de centres d'appels

8

11

14

11

12

+54,5 %

Terminaux et équipements

388

533

517

676

372

-4 %

Ensemble du marché

7 945

8 282

8 279

8 660

8 406

+5,8 %

Source : ART

En moyenne, au cours du premier trimestre 2002, un français passe, par mois, 4 heures au téléphone (fixe et mobile) et plus de 2 heures sur Internet bas débit.

b) Le tableau de bord de l'innovation

Le tableau de bord de l'innovation est un indicateur périodiquement publié par le Secrétariat d'Etat à l'industrie, qui synthétise l'ensemble des données de la nouvelle économie : nouveaux investisseurs, nouvelles technologiques, nouveaux usages...

La dernière version du tableau de bord, parue en avril 2002, donne des signaux très encourageants quant au développement des usages.

Elle montre ainsi qu'au cours du second semestre 2001, la progression du nombre d'internautes en France s'est accentuée. Le seuil de dix millions d'utilisateurs de l'internet (à domicile, sur le lieu de travail ou dans un autre lieu public) aurait été franchi, ce qui représente un doublement depuis juin 1999. Selon les sondages de l'Eurobaromètre (Commission européenne), le pourcentage des ménages disposant d'un accès à l'Internet à domicile serait passé en France de 19 % à 30 % entre octobre 2000 et décembre 2001. Ce dernier pourcentage restant inférieur à ceux atteints au Royaume-Uni (49,3 %), en Allemagne (47,2 %) et en Italie (33,5 %).

La France accuse donc un retard par rapport à ses principaux partenaires, malgré la hausse de 11 points du taux d'équipement, la France demeure en 12ème position dans l'Union européenne. Le taux d'équipement des foyers est inférieur de 7,6 points à la moyenne européenne, ce qui peut s'expliquer par la persistante présence du Minitel chez un ménage sur sept.

Au cours du second semestre 2001, le nombre d'ordinateurs hôtes (sous « .fr ») connectés à Internet a augmenté en France plus rapidement (+18,9 %) que dans la moyenne des autres pays de l'Union Européenne (+15 %). Il s'agit toutefois d'un indicateur partiel, en l'absence de calcul officiel intégrant les machines sous « .com » relevant de la France.

Le taux de pénétration de la téléphonie mobile, avec 37 millions d'abonnés fin 2001 (soit plus d'abonnements mobiles que de lignes téléphoniques fixes) a atteint 61,6 % de la population. Toutefois, cette croissance a été moins dynamique que durant l'année 2000.

Les ventes de micro-ordinateurs aux entreprises et aux ménages ont atteint 4,3 millions d'unités en 2001, soit, pour la première fois depuis l'émergence du marché de la micro-informatique, une légère baisse en quantité (- 2,6 %). Au cours du second semestre 2000, plus de 2,2 millions de micro-ordinateurs ont été vendus en France (+ 2 % par rapport au second semestre 1999). Dans ce total, les ventes de micro-ordinateurs au grand public (près de 0,7 million d'unités) progressent de 1,7 % seulement par rapport au second semestre 1999, reflétant un ralentissement de la demande.

Entre mai 2000 et mai 2001, l'équipement des ménages en micro-informatique a continué à progresser. Le parc d'ordinateurs possédés par les ménages en France s'élève à 9,2 millions d'unités, soit une augmentation de plus de plus de 20 % par rapport à 1'année 2000. Ainsi, 33 % des ménages résidant en France possèdent un ordinateur à leur résidence principale. Ce taux d'équipement des ménages en micro-informatique a ainsi plus que doublé depuis 1997. Il dépasse toutefois 50 % dans de nombreux pays industrialisés et atteint 65 % aux Etats-Unis ou en Suède.

C'est ce frein évident à un ancrage plus fort de la France dans la société de l'information que le Premier Ministre s'est fixé de lever, dans le cadre du plan RE/SO 2007 (pour une REpublique numérique dans la SOciété de l'information), présenté le 12 novembre dernier.

* 17 Cet indicateur ne comprend pas les communications vers Internet.

* 18 Sont comptabilisées dans cette rubrique les recettes issues du transport de données sur réseaux mobiles, lequel n'est donc pas inclus dans la rubrique « transports de données »..