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CONCLUSION

La France dispose d'un patrimoine naturel d'une valeur exceptionnelle.

Celle-ci s'explique certes en grande partie par la variété de sa géographie, et la diversité de ses climats qui tiennent à la situation de son territoire, à l'extrême pointe occidentale de la vaste Eurasie, dont les rivages touchent la Manche, la Mer du Nord, l'Océan Atlantique et la Méditerranée.

Mais cette richesse et cette beauté de nos paysages tiennent aussi, pour beaucoup, au travail des générations qui nous ont précédées : le paysage français est par nature un paysage qui a été façonné par l'activité humaine.

Ce paysage exceptionnel que nous devons à la fois à une nature généreuse et à l'activité des générations passées, nous en sommes maintenant responsables vis-à-vis des générations futures.

Or, la beauté de ce patrimoine naturel, qui nous paraît aller de soi parce que nous l'avons toujours connue, est fragile. L'activité humaine, ou les forces de la nature peuvent brutalement en altérer la physionomie : les tempêtes de décembre 1999, qui ont dévasté nos forêts en 48 heures, nous l'ont encore récemment rappelé. En sens inverse, la réhabilitation de ce paysage requiert patience et constance, car sa durée s'aligne sur celle de la croissance des arbres.

A ce titre, la protection du paysage et des espaces naturels qui s'inscrit dans une échelle de temps séculaire, relève du développement durable dont elle doit constituer un des points essentiels.

Votre rapporteur se félicite de l'engagement fort pris par le Gouvernement en faveur du développement durable, comme en témoignent la préparation de la charte de l'environnement et la stratégie pour le développement durable. Il souhaite que la protection de la nature et des paysages y trouve toute la place qui lui revient.

EXAMEN EN COMMISSION

Au cours d'une séance tenue le mercredi 5 novembre 2003, la commission a procédé à l'examen du rapport pour avis de M. Ambroise Dupont sur les crédits pour 2004 du ministère de l'écologie et du développement durable.

Un débat a suivi l'exposé du rapporteur pour avis.

M. Alain Dufaut est revenu sur la situation des parcs nationaux, estimant que, du fait de l'ampleur des demandes auxquelles ils doivent répondre, ceux-ci seraient confrontés en 2004 à une situation tendue, moins du fait de leurs subventions de fonctionnement qui seront reconduites à un niveau comparable aux dépenses effectuées en 2003, que du fait de la diminution des crédits d'investissement.

Après avoir rappelé qu'il avait déjà eu l'occasion dans le passé d'étudier la situation des parcs nationaux, M. Ambroise Dupont a estimé que leur encadrement législatif et réglementaire, et celui de l'ensemble des espaces protégés, méritait en effet une réflexion globale, abordant aussi la question des moyens qui leur sont consacrés. Il a jugé qu'en tout état de cause, le réseau des espaces protégés ne devait pas avoir vocation à couvrir l'ensemble du territoire, et qu'il convenait de réfléchir aussi à la protection de la nature « ordinaire ».

Suivant la proposition de son rapporteur pour avis, la commission a donné un avis favorable à l'adoption des crédits de l'écologie et du développement durable pour 2004.

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