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B. LE SOUTIEN AU THÉÂTRE PRIVÉ

Le soutien accordé par l'Etat au théâtre dramatique privé est assuré par le fonds de soutien au théâtre privé. Ce fonds, géré par les professionnels, sous forme associative, est alimenté par quatre types de recettes : une taxe parafiscale prélevée sur les recettes d'exploitation des adhérents, des cotisations volontaires des théâtres souhaitant bénéficier de l'aide à l'équipement et des subventions versées par l'Etat et la ville de Paris.

Confrontés à une baisse de la fréquentation et à un accroissement du coût des productions, les théâtres rencontrent des difficultés croissantes pour amortir les spectacles qu'ils créent. L'aide consentie par l'Etat a donc pour vocation de renforcer leur situation financière afin de soutenir l'offre théâtrale.

En 1998, dernière année pour laquelle votre rapporteur dispose d'informations complètes, le budget de l'association s'est élevé à 90,859 millions de francs, contre 87,57 millions de francs en 1997. Le produit de la taxe parafiscale (24,809 millions de francs) et les cotisations volontaires (20,5 millions de francs) représentent près de la moitié de ces recettes. Le concours de l'Etat atteignait 24,8 millions de francs et celui de la ville de Paris 19 millions de francs. Ces contributions ont été complétées par une subvention de l'ADAMI à hauteur d'un million de francs et par une aide de 750 000 francs versée par la SACD.

Pour l'exercice 1999, la subvention versée par l'Etat s'élevait à 23,3 millions de francs et celle versée par la ville de Paris à 20,5 millions de francs. Le budget pour 1999 du fonds de soutien au théâtre privé prévoit une recette de cotisations volontaires d'environ 18 millions de francs et estime le produit de la taxe parafiscale à 18,3 millions de francs, ce qui porterait le montant total des recettes du fonds à 80,1 millions de francs.

C. L'AIDE AUX AUTEURS DRAMATIQUES

En 1999, les crédits consacrés à l'action menée en faveur des auteurs dramatiques ont bénéficié d'une forte progression, passant de 13,63 millions de francs à 15,8 millions de francs. En 2000, ils bénéficieront d'une mesure nouvelle de 1 million de francs.

Cette action repose sur un dispositif d'aides à l'écriture mais également sur les commandes publiques et le soutien apporté au fonctionnement du centre national des écritures du spectacle.

·  Les aides à la création dramatique

Réformé en 1995 afin de promouvoir une plus grande diversité des oeuvres aidées, le dispositif de soutien aux auteurs dramatiques s'appuie désormais sur quatre types d'aides :

- l'aide au montage, réservée aux textes recueillant l'unanimité des lecteurs. Son montant est fixé en fonction de l'importance du projet et est mis à disposition de l'auteur pendant trois ans ;

- l'aide d'encouragement à l'auteur comprise entre 4 000 et 30 000 francs, destinée aux jeunes auteurs dont le talent a été jugé prometteur.

Parallèlement à ces deux dispositifs issus de la réforme de 1995, ont été maintenues :

- les aides à " la recherche théâtrale " destinées à soutenir les projets associant plusieurs modes d'expression ;

- et les aides à la première reprise dont la vocation est d'encourager la reprise de textes qui ont bénéficié de l'aide à la création dramatique lors de leur montage.

· Les commandes publiques aux auteurs

La politique de soutien aux auteurs dramatiques s'appuie également sur des commandes publiques aux auteurs dans le cadre d'un dispositif institué en 1982.

Ces commandes sont attribuées à un projet conçu par un auteur et un organisme théâtral subventionné par le ministère de la culture. Leur montant est de 40 000 francs pour un texte original et de 20 000 francs pour les adaptations.

En 1999, lors de la première session d'avril, la commission a retenu 15 projets pour un montant global de 720 000 francs.

Parallèlement, en 1999, dans le cadre du " printemps théâtral " organisé par les ministères de l'éducation nationale et de la culture, a été mise en place une aide à l'écriture de textes dramatiques destinés au jeune public dans le cadre de collaborations entre des auteurs et des établissements scolaires.

· Le centre national des écritures du spectacle

La Chartreuse de Villeneuve-Lez-Avignon, devenue en 1990 centre national des écritures du spectacle, exerce sa mission d'aide à l'écriture dramatique en accueillant en résidence des artistes, mais également en organisant des lectures, notamment dans le cadre du festival d'Avignon, et des rencontres entre auteurs et compagnies.

L'évolution du montant des crédits consacrés aux différents dispositifs d'aide à l'écriture dramatique entre 1998 et 1999 est retracée dans le tableau ci-dessous.


 

1998

1999

Aide à la création dramatique

5,1

6,2

Commande publique

1,34

1,5

CIRCA (Centre national des écritures de Villeneuve-Lez-Avignon)

7,1

8,1

(en millions de francs)

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