II. LE SECTEUR GAZIER

Bien que la consommation de gaz naturel ne représente que 14 % de la consommation énergétique nationale, tout donne à penser que le recours au gaz se développera dans les années à venir du fait du faible coût de cette matière première et du développement des installations de cogénération. A la veille du regain d'intérêt pour le gaz pronostiqué par tous les spécialistes, Gaz de France occupe, pour sa part, une place stratégique en Europe que le projet de loi de transposition de la directive gazière devra contribuer à renforcer.

Résultats de Gaz de France

Le chiffre d'affaires de Gaz de France (GDF) s'élève à 58,7 milliards de francs en 1998, en hausse de 6,3 %. Son bénéfice net après rémunération de l'Etat atteint 2,5 milliards de francs . Cette évolution favorable procède de trois facteurs principaux :

- un climat un peu plus rigoureux en 1998 qu'en 1997 ;

- un net accroissement des ventes qui concerne tant les particuliers (161.000 nouveaux clients domestiques) que les entreprises qui utilisent des installations de cogénération ;

- une baisse du prix moyen d'achat du gaz supérieure à la diminution des tarifs domestiques (respectivement de 9 % et 2,5 %).

Les investissements de GDF se sont poursuivis à un rythme soutenu, atteignant un total de 7,7 milliards de francs , répartis entre 5 milliards d'investissements dans l'hexagone et 2,7 milliards consacrés à des prises de participations et à des créations de filiales à l'étranger (190 millions de francs pour l'exploitation-production, 2,455 milliards pour le transport et la distribution et 80 millions de francs dans les activités climatiques et thermiques).

Application du contrat d'objectif 1997-1999

Le développement de l'entreprise se poursuit tant en France, où l'objectif d'une croissance des ventes de +3 % a été dépassé et où la réduction des prix continue (avec des baisses de 2,5 % en mai et novembre 1998 et -5 % en mai 1999) qu'à l'étranger où le chiffre d'affaires consolidé atteint 8,5 milliards de francs.

Les missions d'intérêt général confiées à GDF sont remplies dans les conditions suivantes :

Afin de renforcer la sécurité d'approvisionnement, de nouveaux contrats ont été signés avec le Royaume-Uni, tandis que se renforce le rôle de " plaque tournante " de la France (grâce à la signature des accords de transit de gaz norvégien et de gaz nigérian, et à l'entrée en service du gazoduc NORFA, qui relie, depuis 1998, la France et la Norvège).

L'extension de la desserte gazière se poursuit : sur 36.000 communes, 7.200 représentant 41 millions d'habitants sont desservies par le réseau gazier. Dans le cadre fixé par l'article 50 de la loi du 2 juillet 1998, le décret n° 99-278 du 12 avril 1999 a précisé les conditions d'élaboration des plans départementaux de desserte gazière. Quant au plan national de desserte, il serait, selon les informations communiquées à votre rapporteur, publié au plus tard le 14 avril 2000. Les communes qui, après cette date, ne seraient pas desservies pourront faire appel à un autre opérateur que GDF ou créer une régie.

L'établissement public national poursuit également ses efforts en matière de protection de l'environnement en promouvant l'utilisation du gaz destiné aux transports urbains et du Gaz naturel pour véhicules (GNV). Il a consacré 71 millions de francs en 1998 à la réhabilitation des sites des anciennes usines à gaz.

Afin d'agir en faveur de la sécurité , GDF mène une politique systématique d'amélioration de la qualité de la chaîne de distribution et d'utilisation du gaz naturel qui explique qu'aucun accident mortel ne soit survenu en 1998. La création du service "diagnostic qualité gaz" a, quant à lui, permis de réaliser plus de 39.000 diagnostics sur des installations n'appartenant pas à GDF (copropriétés et particuliers, HLM).

Outre le développement de formes de partenariat avec les collectivités locales (dont près de la moitié de celles qui sont desservies en gaz ont signé le nouveau cahier des charges de concession) GDF a renforcé sa contribution à la lutte contre l'exclusion. Il verse avec EDF une participation de 75 millions de francs par an aux fonds pauvreté-précarité. Au surplus, un numéro vert a été ouvert par ses services pour recevoir les demandes des clients en situation d'urgence. Enfin, 1.065 emplois-jeunes ont été créés en 1998.

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