N° 178
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2001-2002
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Annexe au procès-verbal de la séance du 23
janvier 2002
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de
législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur le projet de loi,
adopté par l'assemblée nationale après
déclaration d'urgence, portant réforme des tribunaux
de commerce,
Par M. Paul GIROD,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. René Garrec, président ; MM.
Patrice Gélard, Pierre Fauchon, José Balarello, Robert Bret,
Georges Othily, vice-présidents ; MM. Jean-Pierre
Schosteck, Laurent Béteille, Jacques Mahéas, Jean-Jacques Hyest,
secrétaires ; M. Jean-Paul Amoudry, Mme
Michèle André, M. Robert Badinter, Mme Nicole Borvo,
MM. Charles Ceccaldi-Raynaud, Christian Cointat, Raymond Courrière,
Jean-Patrick Courtois, Marcel Debarge, Michel Dreyfus-Schmidt, Gaston Flosse,
Jean-Claude Frécon, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Paul Girod,
Daniel Hoeffel, Pierre Jarlier, Roger Karoutchi, Lucien Lanier, Jacques
Larché, Gérard Longuet, Mme Josiane Mathon, MM. Jacques
Peyrat, Jean-Claude Peyronnet, Henri de Richemont, Josselin de Rohan, Bernard
Saugey, Jean-Pierre Sueur, Simon Sutour, Alex Türk, Maurice Ulrich,
Jean-Paul Virapoullé, François Zocchetto.
Voir les numéros :
Assemblée nationale (11e
législ.) : 2545, 2912, et T.A.
641
Sénat : 239 (2000-2001)
LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
DES LOIS
Réunie le mercredi 23 janvier 2002, sous la
présidence de M. René Garrec, président,
la commission des Lois a examiné, sur le rapport de M. Paul
Girod, le projet de loi portant réforme des tribunaux
de commerce.
M. Paul Girod, rapporteur, a tout d'abord souligné
la nécessité d'une réforme de
l'organisation de la justice commerciale en raison, d'une part, de la
complexité croissante des domaines de compétence des tribunaux de
commerce et, d'autre part, de l'inadaptation d'une carte judiciaire depuis
longtemps obsolète.
Après avoir évoqué plusieurs
pistes de réforme, en particulier, l'amélioration du
mode d'élection des juges consulaires, le renforcement de leur
formation, la définition de règles déontologiques, il a
précisé qu'elles ne pouvaient être envisagées que
dans le cadre d'une démarche globale. Il a
également considéré que la présence de magistrats
professionnels au sein des tribunaux de commerce pourrait permettre un
enrichissement réciproque et une amélioration du fonctionnement
des tribunaux de commerce, à la seule condition que ces magistrats
soient suffisamment formés et sensibilisés aux
réalités économiques.
Cependant, il a jugé que les conditions d'une
réforme viable n'étaient pas réunies, relevant
l'absence de dialogue entre le Gouvernement et le corps consulaire. Il a fait
observer que la réforme proposée par le Gouvernement
inversait l'ordre des priorités, et ne pouvait
être proposée préalablement à une réforme du
droit des procédures collectives unanimement souhaitée non plus
qu'à la refonte de la carte des juridictions commerciales.
M. Paul Girod, rapporteur, a en outre regretté que la
préparation de ce projet de loi ait été marquée par
le soupçon généralisé jeté, sans
distinction, sur les juges élus des tribunaux de commerce par les deux
rapports publiés en juillet 1998 par la commission d'enquête de
l'Assemblée nationale et les inspections générales des
finances et des services judiciaires.
Il s'est enfin interrogé sur les conditions de mise en
oeuvre de la réforme proposée par le Gouvernement constatant
qu'elle induirait des besoins humains qui de toute évidence ne
pourraient être satisfaits compte tenu du manque de moyens chronique
affectant le fonctionnement de la justice.
En conséquence, sur la proposition de son rapporteur,
la commission des Lois a décidé d'opposer la question
préalable au projet de loi portant réforme des tribunaux de
commerce.
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