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Le maintien de la spécialisation des cultures

Deux cultures dominent l'agriculture ultramarine : celle de la canne à sucre, qui bénéficie de débouchés et de prix stables, et celle de la banane, d'implantation certes plus tardive, mais qui est devenue, depuis les années 60, la principale production de la Martinique et de la Guadeloupe.

La culture de la canne à sucre s'est développée dans les Antilles et à la Réunion dès le XVIIIe siècle, dans un contexte où elle seule assurait la production du sucre dont la consommation se répandait en France et en Europe. La culture de la canne à sucre représente aujourd'hui 50 % des surfaces agricoles de la Réunion et près d'un tiers de la surface agricole utile de la Guadeloupe. Malgré des débouchés distincts pour chacune des trois îles -avec notamment l'utilisation de près des trois-quarts de la production de canne martiniquaise à la fabrication du rhum bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée-, l'équilibre économique de la filière demeure fragile, faute d'un approvisionnement suffisant pour les usines sucrières qui y sont implantées.

La culture de la banane s'est développée plus tardivement à la Martinique et en Guadeloupe, comme production de diversification. D'abord exploitée par de petits producteurs, elle remplace, à partir des années 60, la canne à sucre dans les grandes exploitations de la Martinique et occupe aujourd'hui 29 % de sa surface agricole utile (SAU) soit quelque 20.000 emplois. Elle représente 10 % de la SAU et fournit le quart de la production agricole de la Guadeloupe.

La pérennisation de ces deux cultures dépend également des organisations communes de marchés dont l'évolution suit les fluctuations des négociations commerciales internationales.

L'ensemble des DOM se trouve aussi concerné par un phénomène de réduction de la surface agricole utile (en dix ans : - 17 % à la Réunion, - 10 % à la Guadeloupe) ou par sa faiblesse (0,3 % du territoire total en Guyane).