N° 338
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2005-2006
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Annexe au procès-verbal de la séance du 10
mai 2006
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles,
de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur la proposition de loi,
ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, relative à la
prévention des violences lors des
manifestations sportives,
Par M. Philippe GOUJON,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery, MM. François-Noël
Buffet, Christian Cambon, Marcel-Pierre Cléach, Pierre-Yves Collombat,
Raymond Courrière, Jean-Patrick Courtois, Yves Détraigne, Michel
Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Gaston Flosse, Bernard Frimat, René
Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier, Philippe Goujon, Mme Jacqueline
Gourault, MM. Charles Guené, Jean-René Lecerf,
Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Hugues Portelli, Henri de Richemont,
Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine Troendle, MM. Alex Türk,
Jean-Paul Virapoullé, Richard Yung.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(12ème législ.) :
2999, 3011 et T.A. 572
Sénat : 305
(2005-2006)
Sports.
LES
CONCLUSIONS DE LA COMMISSION
Réunie le mercredi 10 mai 2006 sous la
présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président, la
commission a examiné, sur le rapport de M. Philippe Goujon, la
proposition de loi n° 305 (2005-2006), adoptée en
première lecture par l'Assemblée nationale le 11 avril 2006,
relative à la prévention des violences lors des
manifestations sportives.
La commission a déploré l'augmentation des faits
de violences commis par des groupes de supporters à l'occasion de
manifestations sportives. Elle a constaté que si l'arsenal juridique
français paraissait bien adapté pour les violences à
caractère individuel, tel n'était pas le cas lorsque ces faits
étaient commis de manière collective.
Elle a donc approuvé la possibilité ouverte par
la proposition de loi de permettre la dissolution par décret d'une
association ou d'un groupement de fait de supporters dont les membres se
livrent soit à des dégradations de biens, soit à des actes
de violence contre les personnes, soit à des incitations à la
haine ou à la discrimination à caractère raciste et
discriminatoire.
Elle a relevé que la consultation préalable au
décret de dissolution d'une commission nationale consultative de
prévention lors des manifestations sportives représentait une
garantie appréciable.
A l'initiative de son rapporteur, elle a souhaité
cependant conforter ce dispositif sur deux points principaux. D'une part, elle
a complété la composition de la commission consultative par la
désignation d'un représentant des ligues de sport professionnel
(art. 1er). D'autre part, elle a renforcé le dispositif
répressif en cas de reconstitution d'une association dissoute en
prévoyant (art. 2) :
- le relèvement des peines encourues lorsque la
dissolution de l'association a été décidée en
raison d'infractions présentant un caractère raciste ou
discriminatoire ;
- la détermination d'un régime de sanctions
pénales spécifiques pour les personnes morales ;
- la mise en place d'une peine complémentaire de
confiscation.
Enfin, elle a inséré le dispositif de sanction,
compte tenu de la spécificité des incriminations, dans la loi du
16 juillet 1984 relative à l'organisation et à la promotion
des activités physiques et sportives et non dans le code
pénal.
Votre commission a adopté la proposition de loi ainsi
modifiée.
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