N° 177
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2006-2007
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Annexe au procès-verbal de la séance du 24
janvier 2007
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RAPPORT
FAIT
au nom de la commission des Lois constitutionnelles,
de législation, du suffrage universel, du Règlement et
d'administration générale (1) sur le projet de loi, ADOPTÉ
PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE, APRÈS DÉCLARATION D'URGENCE,
tendant à renforcer l'équilibre de la
procédure pénale,
Par M. François ZOCCHETTO,
Sénateur.
(1) Cette commission est composée de :
M. Jean-Jacques Hyest, président ;
MM. Patrice Gélard, Bernard Saugey, Jean-Claude Peyronnet,
François Zocchetto, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, M. Georges Othily,
vice-présidents ; MM. Christian Cointat, Pierre Jarlier,
Jacques Mahéas, Simon Sutour, secrétaires ; M.
Nicolas Alfonsi, Mme Michèle André, M. Philippe Arnaud, Mme
Eliane Assassi, MM. Robert Badinter, José Balarello, Laurent
Béteille, Mme Alima Boumediene-Thiery,
MM. François-Noël Buffet, Christian Cambon, Marcel-Pierre
Cléach, Pierre-Yves Collombat, Jean-Patrick Courtois, Yves
Détraigne, Michel Dreyfus-Schmidt, Pierre Fauchon, Gaston Flosse,
Bernard Frimat, René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Charles Gautier,
Philippe Goujon, Mme Jacqueline Gourault, MM. Charles Guené,
Jean-René Lecerf, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Hugues Portelli,
Marcel Rainaud, Henri de Richemont, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine
Troendle, MM. Alex Türk, Jean-Paul Virapoullé, Richard
Yung.
Voir les numéros :
Assemblée nationale
(12ème législ.) :
3393, 3505 et T.A. 639
Sénat : 133
(2006-2007)
LES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION DES LOIS
Après avoir entendu, le jeudi 18 janvier 2007,
M. Pascal Clément, garde des sceaux, ministre de la justice, la
commission des lois, réunie le mercredi 24 janvier 2007, sous la
présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président, a examiné
le rapport de M. François Zocchetto, sur le projet de loi
n° 133 (2006-2007), adopté par l'Assemblée nationale
après déclaration d'urgence, tendant à renforcer
l'équilibre de la procédure pénale.
Concédant que le texte ne répondait qu'en partie
aux dysfonctionnements observés à l'occasion de l'affaire
d'Outreau, le rapporteur s'est félicité que le projet de loi
s'accorde aux principes que le Sénat défend habituellement, en
garantissant en particulier le respect de la liberté individuelle et des
grands principes de notre droit.
Elle a adopté 53 amendements ayant
notamment pour objet de :
- permettre au juge d'instruction de statuer
seul, dans le cadre de la collégialité, s'il a recueilli
l'assentiment de la personne en présence de son avocat (article
1er A)
- supprimer le recours au critère de
« trouble exceptionnel et persistant à l'ordre
public » pour justifier un placement en détention
provisoire en matière correctionnelle
(article 3), la commission ayant considéré
que les autres critères suffisaient pour justifier une détention
indispensable et qu'en tout état de cause, plusieurs procédures
permettaient déjà le jugement rapide de
l'intéressé ;
- permettre aux parties de s'appuyer sur le
risque d'atteinte à la présomption d'innocence pour s'opposer
à la publicité de l'audience au cours de laquelle le
juge des libertés et de la détention statue sur le placement en
détention provisoire dans la mesure où cette publicité ne
bénéficie pas toujours à la personne mise en examen
(article 4) ;
- rétablir le dispositif,
initialement prévu par le projet de loi afin d'éviter les
plaintes abusives mais supprimé par l'Assemblée nationale,
tendant à permettre au procureur de la République de
prendre, dans le cadre d'une plainte avec constitution de partie
civile, des réquisitions de non-lieu lorsqu'il est manifeste que
les faits dénoncés « n'ont pas été
commis », (article 12) ;
- réduire de cinq
à trois ans le délai fixé pour
mettre en oeuvre la collégialité de l'instruction, la
commission ayant estimé cette mesure indispensable pour favoriser un
véritable travail en équipe
(article 16).
Votre commission a adopté le projet de loi
ainsi modifié.
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