B. UNE CROISSANCE A U PROFIL HEURTE

On peut, sans forcer le trait, considérer que l'évolution de l'activité en 1996 a été déconcertante.

Cette appréciation se vérifie d'abord au regard du profil de la croissance.

Ressources et emplois de biens et services aux prix de 1980
(en pourcentage de variation t/t-1

1996

Acquis 1996 (1)

1er trimestre

2ème trimestre

3ème trimestre

Produit intérieur brut

1,1

-0,2

0,9

1,2

Importations

2,0

-0,5

2,1

1,5

Total des ressources

1,3

-0,2

1,2

1,3

Consommation finale des ménages

2,5

-0,9

1,0

2,5

Consommation finale des administrations

0,4

0,6

0,4

1,5

FBCF totale

Dont SQS et El

Ménages hors El

Administrations publiques

Autres secteurs

Exportations

Emplois hors stocks

Variations de stocks en milliards de francs

-0,9

-0,1

- 1,1

-4,1

8,6

4,1

2,0

-8,1

-0,2

-0,9

1,8

-1,5

5,2

- 1,9

-0,8

-1,3

1,0

2,7

-2,3

0,5

2,9

3,1

1,4

-4,3

-0,6

-0,3

0,2

-4,5

-4,5

2,9

2,0

Demande intérieure (2)

0,6

0,3

0,6

0,9

(1)L'acquis est le taux de croissance annuel qui serait observe si la variable concernée restait au niveau atteint au dernier trimestre connu. Il ne s'agit pas d'une prévision mais d'une indication de l'impact des évolutions passés.

(2) La demande intérieure est définie comme le total des ressources moins les exportations.

Comme le montre le tableau qui précède, il s'est révélé particulièrement irrégulier.

Après une forte reprise au premier trimestre de l'année qui tranchait avec le recul de l'activité observé en fin d'année 1995, la croissance a été négative au deuxième trimestre puis s'est à nouveau bien orientée au troisième trimestre.

Depuis septembre 1995, la progression de l'activité économique offre le visage d'un climat instable où, sur fond d'une certaine morosité, apparaissent quelques embellies techniques.

Cet aspect séquentiel s'explique par l'instabilité de la consommation des ménages. Celle-ci a alterné une phase de forte reprise au début de l'année, une période de contraction au deuxième trimestre puis, à nouveau, le trimestre suivant, une période d'expansion.

Ces phénomènes sont inhabituels s'agissant d'une variable de l'activité traditionnellement considérée comme assez rigide ; ils témoignent sans doute d'une modification du comportement des ménages dans le sens d'une gestion plus active de leurs ressources.

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