Allez au contenu, Allez à la navigation



Proposition de résolution relative à la création d'une commission d'enquête sur les conditions d'utilisation des farines animales : Les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage et les conséquences qui en résultent pour la santé des consommateurs. Tome 1, rapport

 

(3) Une procédure rapide de détection conduisant à la « levée d'écrou » des carcasses

Lors de leurs déplacements sur le terrain, les délégations de la commission ont assisté au prélèvement des échantillons de cervelles dans les abattoirs. Ce prélèvement est généralement réalisé par un employé de l'abattoir ayant reçu une formation spécifique, sous la surveillance d'un agent des services vétérinaires du ministère de l'agriculture. Ce dernier peut toutefois être conduit à procéder lui-même au prélèvement dans les petites structures.

Prélevé au moyen d'une spatule verte jetable, le tronc cérébral, partie de la moelle épinière située sous le cervelet, est placé dans un boîtier portant un code barre qui correspond au numéro de tuerie du bovin et expédié au laboratoire d'analyse.

Dans l'attente des résultats du test, les carcasses, la tête et les abats, identifiés également par le numéro de tuerie, sont consignés dans des chambres froides.

Cette identification de l'ensemble des parties de l'animal est facilitée, dans les abattoirs les plus modernes, par l'existence de plusieurs lignes sur la même chaîne (carcasse, abats rouges, têtes), comme a pu le constater une délégation de la commission d'enquête dans une grande structure d'abattage de la Manche.

Le retour des tests, dans un délai d'environ neuf heures, autorise l'agent des services vétérinaires, en l'absence de résultat positif, à mettre un terme à la consignation, ce qu'on désigne par une formule quelque peu pénitentiaire : la levée d'écrou.

En cas de test positif, l'échantillon est envoyé à l'AFSSA afin d'être soumis à un test de confirmation. Si celui-ci est positif, les parties consignées de l'animal, ainsi que celles des autres animaux du troupeau tué en même temps sont saisies en vue d'être détruites.

(4) Un objectif ambitieux atteint : 40.000 tests par semaine

Après quelques difficultés passagères liées à l'agrément des laboratoires, la commission tient à noter que les résultats visés ont été atteints. Alors que l'étude pilote ESB programmait la réalisation sur une année de 48.500 tests, avec un délai d'obtention des résultats compris entre une semaine et un mois, 40.000 tests rapides, dont les résultats sont connus au bout de huit à neuf heures, sont pratiqués chaque semaine dans le cadre du dépistage systématique.

Le premier cas d'ESB, détecté par le dispositif de dépistage systématique à l'abattoir, a été découvert le 23 janvier 2001, sur une vache montbéliarde du département de l'Ain. Au 24 avril 2001, dix-sept bovins contaminés ont été détectés dans le cadre de ce dispositif.