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Les inondations de la Somme, établir les causes et les responsabilités de ces crues, évaluer les coûts et prévenir les risques d'inondations (rapport)

 

c) La direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS)

La direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de la Somme a engagé des actions de santé publique et en matière sociale, exposées à une délégation de la commission d'enquête par son directeur, M. Jean-Luc Desmet.

Sur le plan de la santé publique, il a fallu vérifier l'intégrité des bâtiments dans le domaine sanitaire et médico-social et préparer d'éventuelles évacuations, par exemple des maisons de retraite.

Les contrôles de potabilité de l'eau n'ont pas fait apparaître de problèmes particuliers liés aux inondations.

Une cellule de soutien médico-psychologique a été mobilisée à partir du 8 avril, essentiellement dans le secteur d'Abbeville où elle a effectué environ 200 interventions.

Une cellule « santé des populations », chargée d'identifier les risques sanitaires de toute nature liés aux inondations, a rencontré l'ensemble des sinistrés au cours du printemps.

Un dispositif de veille sanitaire a également été mis en place afin de faciliter, le cas échéant, la réaction à la survenance de tout risque d'ordre infectieux, psychologique ou en relation avec l'environnement.

En définitive, la DDASS n'a pas constaté de conséquences notables des inondations sur le plan de la santé publique.

Des notices d'information concernant les précautions à prendre lors de la décrue et les risques sanitaires généraux, élaborées par la DDASS, ont été largement diffusées par la presse locale.

En matière sociale, la DDASS a préparé un guide des aides d'urgence.

Elle a aussi animé trois équipes mobiles pluridisciplinaires, constituées d'un travailleur social, de représentants de la DDE, de la trésorerie générale, de la DDASS et d'associations. Des travailleurs sociaux, des agents des caisses de sécurité sociale et un militaire du génie participaient également à ces équipes mobiles.

Des agents des collectivités locales ont aussi travaillé au sein de ces équipes, comme des assistantes sociales et, naturellement des sapeurs-pompiers.

Ces équipes pluridisciplinaires avaient pour mission de recenser sur le terrain les cas nécessitant un traitement particulier en urgence : évaluation de l'état des habitations, besoin d'habitation provisoire, relogement, attribution d'aides financières ponctuelles, etc. Elles devaient ensuite analyser les situations individuelles, recueillir et transmettre les demandes d'aide et évaluer les besoins, particulièrement en ce qui concerne le logement.

Chaque semaine, une réunion des équipes mobiles était destinée à faciliter un échange d'information et l'adaptation du dispositif à l'évolution de la situation.

Selon le rapport d'étape de la DDASS, les équipes mobiles avaient rencontré 1.000 personnes sinistrées à la mi-juin.

La DDASS a aussi, en liaison avec les associations, institué un comité de répartition des dons. Il fallait en effet harmoniser les différentes actions, en respectant des règles d'équité, tout en préservant la spécificité des associations et la volonté des donateurs. Le dispositif reposait pour une large part sur les équipes mobiles.