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OBSERVATOIRE DES SCIENCES
ET DES TECHNIQUES

LE RENOUVELLEMENT DES GÉNÉRATIONS

DES PERSONNELS SCIENTIFIQUES

DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

Éléments d'analyse

Contribution

au rapport du comité d'évaluation des politiques publiques du Sénat

sur la politique de recrutement et la gestion des personnels universitaires et de la recherche

de M. Yves Fréville, Sénateur

novembre 2001

CONTRIBUTIONS ET SOURCES

Ce dossier est basé sur plusieurs types de travaux, utilisant une variété de sources statistiques et impliquant différents partenaires.

* *

*

La partie A s'appuie sur des travaux réalisés par l'OST sur la démographie des chercheurs et enseignants-chercheurs dans le cadre du "dispositif coopératif de production d'indicateurs" et de son comité de pilotage, présidé par M. Jacques Sevin (DSP-CNRS).

Les résultats présentés sont basés sur les données détaillées relatives aux personnels, telles qu'elles ont été fournies par les institutions concernées. Après validation, ces données ont fait l'objet de traitements de type statistique et de modélisation démographique conduits par
Mme Michèle Crance (DSP-CNRS) avec la contribution de Mme Anne Sigogneau (OST).

Les personnes suivantes, du ministère de la recherche, du ministère de l'éducation nationale et des EPST, ont contribué à la préparation des données utilisées dans la partie démographie :

MEN-DPE M. Marc Bideault

CNRS M. Raoul Marceau

INSERM Mme Patricia Rigoux

M. Dominique Fontaine

INRA M. Philippe Leroy

M. Guy Thomin

INRIA Mme Chantal Chabrut

M. Blaise Aubry

IRD Mme Isabelle Carpentier

Mme Catherine Larget

INRETS Mme Christine Laboureau-Quesnel

M. Stéphane Mainguy

CEMAGREF M. Guy Gerville-Reache

INED M. Yves Blin

LCPC M. Éric Degny

* *

*

La partie B s'appuie sur des rapports statistiques détaillés du MEN (DPE) et du CNRS (DRH) et sur des extractions ad hoc d'indicateurs à partir des bases de données internes du ministère de l'éducation nationale, du CNRS et de l'INSERM. Différentes réunions de travail avec des experts et responsables destinées à préparer les travaux statistiques et interpréter les résultats ont été également organisées.

Les travaux de la partie B ont bénéficié de l'appui et du concours des personnes suivantes :

Ministère de l'éducation nationale

Mme Claudine Peretti, chef de service, adjointe au directeur des personnels enseignants, Mme Jacqueline Héritier, sous-directrice des études et de la gestion prévisionnelle au sein de la même direction et MM. Marc Bideault et Pasquin Rossi, du bureau de la gestion prévisionnelle des enseignants du supérieur.

CNRS

Mme Françoise Godefroy, responsable du bureau du développement professionnel des chercheurs, ainsi que Mme Chantal Faïfe, M. Patrick Buart, responsable du bureau des effectifs et de la gestion prévisionnelle, ainsi que Mme Catherine Larroche, ces bureaux étant placés au sein de la direction des ressources humaines, au secrétariat général.

INSERM

Mme Françoise Pierre, directrice des ressources humaines.

Dans cette partie, nous nous sommes appuyés sur les documents suivants :

- Bilan de la campagne de recrutement et d'affectation des maîtres de conférences et des professeurs des universités en 2000, ministère de l'éducation nationale, direction des personnels enseignants, sous-direction des études et de la gestion prévisionnelle, bureau de la gestion prévisionnelle des personnels de l'enseignement supérieur DPE B3, mars 2001 (32 p.) ;

- Bilan du recrutement des enseignants-chercheurs - première session juin 1999 - origine des candidats, ministère de l'éducation nationale, direction des personnels enseignants, sous-direction des études et de la gestion prévisionnelle, bureau de la gestion prévisionnelle des personnels de l'enseignement supérieur DPE B3, mars 2000 ;

- Campagne chercheurs 2000, CNRS, secrétariat général, DRH, bureau du développement professionnel chercheurs (213 p.) ;

- Bilan de la campagne chercheurs 2000, CNRS, secrétariat général, DRH, bureau du développement professionnel chercheurs (43 p.) ;

- Concours chercheurs 2000 : pression des candidatures par concours, CNRS, secrétariat général, DRH, bureau du développement professionnel chercheurs ;

- Documents intitulés : `mobilité', `évolution démographique', `déroulement des carrières', `modalités de recrutement', CNRS, secrétariat général, DRH, bureau du développement professionnel chercheurs ;

- Les métiers de l'enseignement supérieur et de la recherche, ministère de l'éducation nationale et ministère de la recherche, avril 2001 ;

- Rapport sur les études doctorales, ministère de l'éducation nationale et ministère de la recherche, direction de la recherche, mission scientifique universitaire, mai 2001 (116 p) ;

- La fonction publique de l'Etat, deuxième rapport public particulier, Cour des comptes, avril 2001 "chapitre 6 : la gestion des enseignants-chercheurs".

* *

*

M. Yann Cadiou, de l'OST, a effectué les travaux statistiques finaux pour la partie B du dossier et a contribué à son écriture.

Je remercie toutes les personnes qui ont rendu possible cette étude et qui ont permis sa réalisation. Ce dossier est un travail collectif qui témoigne d'un esprit de partenariat que j'ai plaisir à saluer.

En tant qu'animateur et coordinateur des travaux, je suis bien sûr seul responsable des erreurs qu'il pourrait contenir.

Rémi Barré,

Directeur de l'OST

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Ce dossier est une contribution au rapport du comité d'évaluation des politiques publiques du Sénat concernant "la politique de recrutement et la gestion des personnels universitaires et de recherche".

Les questions posées au départ sont les suivantes :

- D'abord, quelles sont les implications de la croissance des départs en retraite des personnels enseignants-chercheurs et chercheurs sur les flux de recrutement à court et moyen termes ?



- y a-t-il ensuite des craintes à avoir quant à la satisfaction de ces besoins de recrutement, tant en termes quantitatifs que qualitatifs ?
La question est donc posée de savoir, d'une part, si les "viviers" de jeunes ayant les compétences requises sont suffisants en volume, et, d'autre part, si ces jeunes seront effectivement attirés vers les carrières de l'enseignement supérieur et par celles de la recherche publique.

Autre question, parallèle à toutes les précédentes : dans quelle mesure la situation diffère-t-elle d'une discipline à l'autre et d'une institution à l'autre ?

La problématique générale est donc celle du renouvellement des générations des personnels scientifiques de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette problématique doit être traitée en portant une attention particulière sur l'attractivité des carrières et l'existence d'un potentiel humain (ou d'un "vivier") disposant des compétences nécessaires.

Ce dossier vise à apporter quelques éclairages quantitatifs sur ces questions en discussion
. Ces éclairages consistent tantôt en un cadrage d'ensemble permettant de situer les ordres de grandeur des phénomènes considérés, tantôt en des "zooms" décrivant un aspect très précis.

On présente dans une première partie (partie A) les caractéristiques quantitatives générales de ce renouvellement de générations, lié à la fois aux réalités démographiques, ainsi qu'à des fourchettes d'évolutions possibles des effectifs et donc des taux de recrutement.

Les conditions et la dynamique du remplacement des générations dans le système national d'enseignement supérieur et de recherche sont étudiées dans une seconde partie (partie B). On examine, d'une part, l'attractivité des positions offertes, que nous analysons à travers le déroulement des carrières ; on étudie, d'autre part, l'existence de l'offre de compétences, caractérisées par les "viviers" de jeunes concernés.

AVERTISSEMENT

Le présent dossier aborde des questions qui sont à la fois techniquement complexes, politiquement sensibles et susceptibles de controverses.

Ajoutons que les questions de l'attractivité des carrières et celles concernant les viviers de compétences pour l'enseignement supérieur et la recherche n'ont, à notre connaissance, guère fait l'objet d'investigations systématiques jusqu'à présent, du moins dans l'optique du questionnement évoqué précédemment.

Pour réaliser ce type d'étude, deux opérations indispensables doivent être réalisées :

1. émettre des hypothèses sur les évolutions futures de certains paramètres,

2. simplifier le réel, tant par souci pédagogique, que par nécessité.

Il est clair que chacune de ces opérations est éminemment risquée : la première par rapport aux responsables politiques, la seconde par rapport aux spécialistes de la gestion des personnels de la fonction publique.

C'est dire que ce dossier n'a pas la prétention d'apporter des réponses définitives aux questions posées. Il se propose seulement d'apporter quelques pièces au débat, ces pièces ayant pour caractéristiques d'être quantitatives et d'être explicites dans leurs sources, leurs méthodes et leur construction.

Ce dossier apporte donc quelques éléments, qui ont vocation à être discutés et critiqués : c'est en ce sens qu'il est une contribution au processus d'élaboration de la politique scientifique et d'enseignement supérieur, et à son évaluation.

PARTIE A.
PROBLÉMATIQUE DES TAUX DE RECRUTEMENT
DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS - CHERCHEURS
POUR LA PÉRIODE 2001 - 2008


INTRODUCTION DE LA PARTIE A

L'objectif de la partie A est d'effectuer un cadrage, en termes quantitatifs, de la problématique des recrutements des enseignants-chercheurs et des chercheurs à court et moyen termes. Il s'agit d'apprécier dans quelle mesure les départs en retraite accrus des prochaines années vont modifier la situation au niveau des besoins de recrutements (flux entrants).

Pour appréhender cette question de manière opératoire, on examine les chiffres non seulement à l'échelle nationale globale, mais également par discipline. En outre, certains aspects seront étudiés à l'échelle des institutions.

En pratique, nous allons, dans un premier chapitre, effectuer une description de cette population au regard de ses paramètres démographiques au 31 décembre 2000 et nous intéresser à l'évolution de cette population sur les années 1993-2000.

Ensuite, dans un second chapitre, nous allons calculer le nombre de départs prévisibles à différents horizons de temps, jusqu'à 2012, par discipline et sous-discipline, ce qui nous permettra de calculer des fourchettes plausibles de taux de recrutement à court et moyen termes.

Nous proposerons en conclusion de la partie A des éléments de cadrage de la problématique quantitative des recrutements.

CHAPITRE PREMIER
LA DÉMOGRAPHIE
DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
EN 2001

1. ANALYSE PAR INSTITUTION

A. LES EFFECTIFS

Situation au 31 décembre 2000

La population totale considérée représente près de 65 000 personnes, qui sont les personnels titulaires en poste sur des emplois de maître de conférences, professeur des universités, chargé de recherches (CR) et directeur de recherche (DR). Pratiquement les trois-quarts des effectifs sont des enseignants-chercheurs. Le quart restant est constitué de chercheurs des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), dont plus des deux tiers appartiennent au CNRS (tableau 1).

Tableau 1. Les effectifs des personnels de recherche par institution (31.12.2000)


Institution

Effectif

En % du total national

En % du total EPST

Enseignement Supérieur.

48 104

74,5 %

-

EPST

16 430

25,5 %

100 %

dont :

 
 
 

CNRS

11 328

17,6 %

68,9 %

INSERM

1 956

3,0 %

11,9 %

INRA

1 680

2,6 %

10,2 %

IRD

758

1,2 %

4,6 %

INRIA

315

0,5 %

1,9 %

INRETS

144

0,2 %

0,9 %

CEMAGREF

76

0,1 %

0,5 %

INED

50

0,1 %

0,3 %

LCPC

123

0,2 %

0,7 %

Total

64 534

100 %

-

Vue d'ensemble sur les années 1993-2000

Au cours des sept années allant de 1993 à 2000, le potentiel national de la recherche est stabilisé au niveau de 16 500 chercheurs pour les EPST, tandis que, dans le même temps, on observe une augmentation très significative, d'environ 30 %, des effectifs d'enseignants-chercheurs (de 37 000 à 48 100).

En fin de période, ces derniers représentent près de 75 % de l'effectif total, alors qu'ils en représentaient environ 69 % en début de période.

La population totale est passée de 53 500 à 64 500, soit une augmentation d'environ 21 % sur la période, recouvrant une croissance zéro pour les EPST et une croissance de 30 % pour l'enseignement supérieur.

Les évolutions récentes : les années 1996-2000

En 4 années (1996-2000), l'effectif total a augmenté de 6,4 % (3 900 personnes). Cet accroissement d'ensemble recouvre en fait deux mouvements opposés :

- la croissance de plus de 4 000 personnes dans l'enseignement supérieur (+ 9,2 %), pour les deux tiers concentrée sur la période 1996-1998,

- la diminution de près de 200 personnes dans les EPST (- 1,2 %), imputable à la période 1998-2000.
On constate également des évolutions contrastées au sein des EPST, avec la croissance du CEMAGREF et de l'INED, le repli de l'IRD et celui du CNRS.

La part de l'enseignement supérieur passe ainsi, sur la période de 4 ans, de 72,8 % à 74,5 % de l'effectif considéré. Au sein des EPST, c'est la stabilité, relative et absolue, qui prévaut : le CNRS reste stable à 69 % des effectifs, les autres EPST également.

B. LES ÂGES MOYENS PAR INSTITUTION

Situation au 31 décembre 2000

L'âge moyen dans l'enseignement supérieur (tableau 2) est, au 31 décembre 2000, très proche de la moyenne nationale (47,5 ans contre 47,3 ans), à peine au-dessus de celui du CNRS (46,7 ans). L'INRIA est nettement l'organisme le plus jeune, dépassant à peine les 40 ans d'âge moyen. Les effectifs du CEMAGREF et de l'INRA ont un âge moyen inférieur à 45 ans.

Tableau 2. Les âges moyens des personnels de recherche par institution (31.12.2000)

Institution

Age moyen

Enseignement supérieur

47,5

CNRS

46,7

INSERM

46,9

INRA

44,5

IRD

47,8

INRIA

40,9

INRETS

46,8

CEMAGREF

44,0

INED

47,4

LCPC

50,6

Total

47,3



Vue d'ensemble sur les années 1990

Au cours des années 1990, l'âge moyen national est resté stable jusqu'en 1998, mais celui des EPST a augmenté de plus de 2 ans tandis que celui de l'enseignement supérieur diminuait de près d'un an. La différence de près de 3 ans d'âge moyen qui prévalait au début de la décennie a été effacée : en 1998, chercheurs comme enseignants-chercheurs avaient un âge moyen de 46,6 ans. Un vieillissement relatif des enseignants-chercheurs est réapparu en fin de période.

Les évolutions récentes : les années 1996-2000

Globalement, l'âge moyen a très légèrement baissé (de 46,7 à 46,6 ans) de 1996 à 1998 pour augmenter assez sensiblement, à 47,3 ans, en 2000 (tableau 2). Cette vue d'ensemble juxtapose une quasi stabilité de l'âge moyen dans l'enseignement supérieur (+ 0,4 an sur la période) et un vieillissement sensible des effectifs des EPST de presque un an en moyenne. On note qu'après 1998, l'âge moyen des enseignants-chercheurs recommence à croître, du fait d'une baisse des taux de recrutement.



II. ANALYSE PAR DISCIPLINE

Nomenclatures et définitions

On utilise dans ce paragraphe une nomenclature en 8 postes ou "disciplines" (voir annexe).
Cette nomenclature a été construite à partir de la grille des sections du CNU (comité national des universités) et de celle des sections du comité national de la recherche scientifique.

A. LES EFFECTIFS PAR DISCIPLINE

Situation au 31 décembre 2000

Les effectifs totaux par grand domaine se répartissent entre les sciences de la matière (25 464, soit 39 % du total), les sciences du vivant - sciences de la vie et médecine - (18 539, soit 29 % du total) et les sciences de l'homme et de la société (20 531, soit 32 % du total) (tableau 3).

Tableau 3. Les effectifs par discipline (31.12.2000)


Discipline

Effectif

En %

Mathématiques

3642

5,6 %

Physique

4388

6,8 %

Chimie

4921

7,6 %

Sciences pour l'ingénieur

9777

15,2 %

Sciences de l'univers

2736

4,2 %

Sciences de la vie

12360

19,2 %

Médecine et odontologie

6179

9,6 %

Sciences de l'Homme et de la société

20531

31,8 %

Total

64534

100 %

Vue d'ensemble sur les années 1993 - 2000

La croissance d'ensemble sur la période a été de 21 %, mais a été très différenciée selon trois groupes de disciplines :

- sciences pour l'ingénieur sciences de l'homme et de la société et mathématiques, qui ont vu leurs effectifs croître d'environ 40 %,

- sciences de la vie, physique et chimie, disciplines dans lesquelles l'augmentation a été d'environ 10 %,

- médecine et sciences de l'univers, dont les effectifs ont diminué d'environ 5 %.

Les évolutions récentes : les années 1996 - 2000

Trois disciplines ont connu une croissance significative dans la dernière moitié des années 1990 : les mathématiques (+ 10 %), les sciences pour l'ingénieur (+ 13 %) et les sciences de l'homme et de la société (+ 18 %).

En revanche, deux disciplines ont vu leurs effectifs diminuer sensiblement : les sciences de l'univers (- 5 %) et la médecine (- 6 %).

B LES ÂGES MOYENS PAR DISCIPLINE

Situation au 31 décembre 2000

La moyenne d'âge au niveau national (toutes disciplines confondues) est de 47,3 ans
(tableau 4). Les disciplines `jeunes' sont les mathématiques (45,7 ans) et les sciences pour l'ingénieur (44,5 ans) ; la discipline `vieille' est la médecine (51,4 ans) (tableau 4).

Tableau 4. Les âges moyens par discipline (31.12.2000)

Discipline

Age moyen

Mathématiques

45,7

Physique

47,3

Chimie

47,1

Sciences pour l'ingénieur

44,5

Sciences de l'univers

47,4

Sciences de la vie

47,0

Médecine et odontologie

51,4

Sciences de l'Homme et de la société

47,5

Total

47,3



Les évolutions récentes : les années 1996-2000

Les évolutions des âges moyens par grande discipline entre 1996 et 2000 sont relativement peu marquées : la médecine vieillit un peu du fait des faibles recrutements ; les mathématiques et les sciences pour l'ingénieur également, du fait des faibles taux de départ en retraite.

C. LES EFFECTIFS PAR DISCIPLINE ET PAR INSTITUTION

Nomenclatures et définitions

Tous les chiffres donnés dans ce paragraphe correspondent à la date du 31 décembre 2000.
On utilise ici une nomenclature en 10 postes, qui se déduit de la nomenclature précédente en séparant les sciences et techniques de l'information et de la communication des sciences pour l'ingénieur, et en séparant les sciences de l'homme des sciences de la société.

Lecture par institution : le profil disciplinaire des institutions

Le profil disciplinaire de l'enseignement supérieur diffère assez peu de la structure nationale, ce qui est normal eu égard à son très grand poids relatif. On constate cependant que les sciences de la vie représentent 11,8 % des effectifs universitaires contre 19,2 % à l'échelle nationale. A l'inverse, la part des effectifs dans les sciences de l'homme et de la société est plus élevée dans l'enseignement supérieur que dans le total national (37,3 % contre 31,8 %) (tableau 5).

Tableau 5. Profil disciplinaire des institutions au 31 décembre 2000 (% colonne)

Discipline

Ens. Sup.

CNRS

INSERM

INRA

IRD

INRIA

INRETS

CEMAGREF

INED

LPLC

Total

Mathématiques

6,5

3,0

 

4,4

 

25,7

6,3

5,3

 

4,1

5,6

Physique

5,6

14,6

 
 
 
 

9,7

 
 
 

6,8

Chimie

6,8

14,4

 
 
 
 
 

3,9

 

7,3

7,6

Sciences pour l'ingénieur

5,8

4,7

 
 
 
 

13,9

23,7

 

78,0

5,3

S&T information et com.

11,3

5,3

 
 

0,9

74,3

29,2

14,5

 

7,3

9,5

Sciences de l'univers

2,9

8,9

 

7,3

27,6

 
 

7,9

 

3,3

4,2

Sciences de la vie

11,8

30,2

80,5

79,8

36,5

 

16,0

35,5

 
 

19,2

Médecine et odontologie

11,9

 

19,5

 

8,2

 

1,4

2,6

 
 

9,6

Sciences sociales

15,1

7,3

 

8,5

22,2

 

23,6

9,2

100,0

 

13,2

Sciences humaines

22,2

11,5

 
 

4,6

 
 
 
 
 

18,6

Total

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Effectif

48104

11328

1956

1680

758

315

144

76

50

123

64534



En revanche, le CNRS a un profil sensiblement différent de celui de la moyenne nationale : il est spécialisé en physique, chimie, sciences de l'univers et science de la vie (la part de ces disciplines au CNRS est plus importante que leur part dans le total national).

Inversement, le CNRS est non spécialisé en mathématiques, sciences pour l'ingénieur et sciences de l'homme et de la société. Ces trois disciplines sont précisément celles qui ont connu la plus forte progression au cours des années 1990. Le CNRS est également non spécialisé en médecine et odontologie, puisqu'il n'a pas d'activité en ce domaine.

L'enseignement supérieur et le CNRS couvrent tout le spectre des grandes disciplines (sauf la médecine pour le CNRS).

Deux institutions sont relativement pluridisciplinaires (5 disciplines et plus), à savoir l'INRETS et le CEMAGREF, tandis que l'INRA et le LCPC sont actifs dans 4 disciplines.

Lecture par discipline : le profil institutionnel des disciplines en personnes physiques

Au niveau des disciplines

Dans une lecture "macro" de la structuration des grandes disciplines sur les institutions - et en ne tenant compte que des masses supérieures à 3 % de chaque discipline - on observe que six d'entre elles sur huit sont bimodales, c'est-à-dire qu'elles n'existent que dans deux institutions à savoir l'enseignement supérieur comme premier pôle et le CNRS comme second pôle, sauf pour la médecine, où l'INSERM se substitue au CNRS comme second pôle (tableau 6).

Les deux disciplines qui font exception sont les sciences de l'univers et les sciences de la vie, qui sont quadri-modales.

Signification en termes d'institution

Les enseignants-chercheurs représentent la moitié des effectifs nationaux en sciences de l'univers et sciences de la vie ; ils en représentent les 2/3 en physique et chimie ; ils en représentent les 5/6 en mathématiques, sciences pour l'ingénieur et en sciences de l'homme et de la société ; ils en représentent les 9/10 en médecine et odontologie.



Les effectifs du CNRS constituent entre 30 et 40 % du total national en physique, chimie, sciences de l'univers et sciences de la vie. Ailleurs, c'est-à-dire en mathématiques, sciences pour l'ingénieur et sciences de l'homme et de la société, ils n'en représentent que 10 % environ et ils sont à zéro en médecine et odontologie.

Tableau 6. Profil institutionnel des disciplines au 31 décembre 2000 (personnes physiques) (% ligne)


Discipline

Ens. sup.

CNRS

INSERM

INRA

IRD

INRIA

INRETS

Cemagref

INED

LCPC

Total

Effectif

Mathématiques

85,9

9,3

 

2,0

 

2,2

0,2

0,1

0,0

0,1

100,0

3642

Physique

61,9

37,8

 
 
 
 

0,3

0,0

0,0

0,0

100,0

4388

Chimie

66,6

33,2

 
 
 
 

0,0

0,1

0,0

0,2

100,0

4921

Sciences pour l'ingénieur

80,6

15,5

 
 
 
 

0,6

0,5

0,0

2,8

100,0

3448

S&T de l'information et com.

85,7

9,5

 
 

0,1

3,7

0,7

0,2

0,0

0,1

100,0

6329

Sciences de l'univers

50,6

37,0

 

4,5

7,6

 

0,0

0,2

0,0

0,1

100,0

2736

Sciences de la vie

46,1

27,7

12,7

10,8

2,2

 

0,2

0,2

0,0

0,0

100,0

12360

Médecine

92,8

 

6,2

0,0

1,0

 

0,0

0,0

0,0

0,0

100,0

6179

Sciences sociales

85,5

9,7

 

1,7

2,0

 

0,4

0,1

0,6

0,0

100,0

8505

Sciences humaines

88,9

10,9

 
 

0,3

 

0,0

0,0

0,0

0,0

100,0

12026

Total

74,5

17,6

3,0

2,6

1,2

0,5

0,2

0,1

0,1

0,2

100,0

64534

Lecture par discipline : le profil institutionnel des disciplines en équivalent temps plein de recherche

Nomenclatures et définitions

Equivalent temps plein de recherche (etp recherche) : nombre de personnes exclusivement consacrées à la recherche. Chaque chercheur est compté par définition pour un etp recherche.

Chaque enseignant-chercheur est compté pour 0,5 etp recherche (l'autre mi-temps étant consacré à l'enseignement). Ceci revient à diviser par deux les effectifs des enseignants-chercheurs.

Dans une lecture en termes de potentiel de recherche au sens strict, au sens des équivalents temps plein de recherche, les enseignants-chercheurs représentent 60 % du potentiel national, contre 28 % au CNRS et 4 à 5 % pour l'INSERM et l'INRA (tableau 7).

Signification en termes de disciplines

On distingue cinq configurations possibles :

1. Mathématiques, sciences pour l'ingénieur et sciences de l'homme et de la société. Dans ces disciplines, l'enseignement supérieur et le CNRS ensemble dépassent 90 % du potentiel national de recherche, l'enseignement supérieur étant dominant, avec 75 % du potentiel national environ, le CNRS comptant pour 15 à 20 % ;

2. Médecine & odontologie : situation similaire à la précédente, à ceci près que l'INSERM remplace le CNRS ;

3. Physique, chimie : enseignement supérieur et CNRS se répartissent l'intégralité du potentiel national, à parité pour la chimie, avec une certaine prépondérance pour le CNRS en physique (55 % contre 45 %) ;

4. Sciences de l'univers : les potentiels conjugués de l'INRA et de tiers comptent pour 16 % du potentiel national de recherche ; en outre, l'enseignement supérieur (33,9 %) est plus faible que le CNRS, qui représente à lui seul la moitié du potentiel national (49,5 %) ;

5. Sciences de la vie : ici l'INSERM et l'INRA comptent chacun pour 15 % environ, l'enseignement supérieur (30,0 %) est à son minimum, sensiblement en retrait par rapport au CNRS (35,9 %).

Tableau 7. Profil des disciplines sur les institutions (en etp recherche) - (% ligne)
[10 postes]


Discipline

Ens. sup.

CNRS

INSERM

INRA

IRD

INRIA

INRETS

Cemagref

INED

LCPC

Total

Effectif

Mathématiques

75,3

16,3

0,0

3,6

0,0

3,9

0,4

0,2

0,0

0,2

100

2077

Physique

44,8

54,7

0,0

0,0

0,0

0,0

0,5

0,0

0,0

0,0

100

3030

Chimie

49,9

49,7

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,1

0,0

0,3

100

3283

Sciences pour l'ingénieur

67,5

26,0

0,0

0,0

0,0

0,0

1,0

0,9

0,0

4,7

100

2059

S&T de l'information et com.

75,0

16,6

0,0

0,0

0,2

6,5

1,2

0,3

0,0

0,2

100

3617

Sciences de l'univers

33,9

49,5

0,0

6,0

10,2

0,0

0,0

0,3

0,0

0,2

100

2044

Sciences de la vie

30,0

35,9

16,6

14,1

2,9

0,0

0,2

0,3

0,0

0,0

100

9510

Médecine

86,5

0,0

11,5

0,0

1,9

0,0

0,1

0,0

0,0

0,0

100

3313

Sciences sociales

74,7

17,0

0,0

2,9

3,5

0,0

0,7

0,1

1,0

0,0

100

4867

Sciences humaines

79,9

19,5

0,0

0,0

0,5

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

100

6683

Total

59,4

28,0

4,8

4,1

1,9

0,8

0,4

0,2

0,1

0,3

100

40482

Signification en termes d'institutions

Les enseignants-chercheurs représentent le tiers du potentiel national de recherche en sciences de l'univers et en sciences de la vie ; ils en représentent un peu moins de la moitié en physique et chimie.

En revanche, ils constituent 75 % du potentiel national en mathématiques, sciences pour l'ingénieur et sciences de l'homme et de la société. Ils représentent plus de 85 % de la médecine et odontologie.

Les chercheurs du CNRS sont à 50 % environ du total national en physique, chimie et sciences de l'univers.

Ils sont à 35 % en sciences de la vie, mais à 20 % et moins en mathématiques, sciences pour l'ingénieur et sciences de l'homme et de la société.

L'INSERM est au-dessus de 16 % en sciences de la vie et à 12 % en médecine & odontologie. L'INRA a un poids significatif en sciences de la vie (14 %) ainsi qu'en sciences de l'univers (6 %).

CHAPITRE 2.
ÉLÉMENTS SUR LES TAUX DE RECRUTEMENT
DES ANNÉES À VENIR

INTRODUCTION : NOMENCLATURES ET DÉFINITIONS

1. Départs en retraite et départs totaux


S'agissant des départs, on considère deux aspects :

les "départs en retraite", définis comme étant tous les départs à partir de 60 ans, sachant que par ailleurs toutes les personnes ayant atteint 65 ans sont supposées partir dans l'année. Les départs entre 60 et 64 ans sont calculés à partir de paramètres calés sur les observations faites entre 1992 et 199661(*) (paramètres supposés stables sur la période 2000 - 2012).

Les "départs" ou "départs totaux", qui sont, une année donnée, la somme des départs en retraite et des `autres départs'. Ces derniers sont définis comme étant les départs avant 60 ans. Les `autres départs' sont calculés à partir de paramètres calés sur les observations faites entre 1996 et 1999 (paramètres supposés stables sur la période 2000- 2012).

Au niveau national, le nombre des départs est le total des départs calculés pour chaque institution, ce qui inclut les flux inter-institutions et donne donc une image extensive des départs. Ceci étant, les flux inter-institutions sont très faibles comparés aux stocks.
Les taux et proportions sont calculés par rapport aux effectifs 2000, qui sont les effectifs de référence.

2 Les catégories d'institutions

On considère l'ensemble des enseignants-chercheurs et des chercheurs des EPST (tous personnels titulaires, en cours de titularisation, accueillis en détachement), soit
64 500 personnes au 31 décembre 2000.

On subdivise cet ensemble en trois "catégories d'institutions", dont les effectifs sont les suivants :



les enseignants-chercheurs

les chercheurs du CNRS

les chercheurs des autres EPST

ensemble

environ

environ

environ

environ

48 100

11 300

5 100

64 500

personnes

personnes

personnes

personnes

74,6 %

17,5 %

7,9 %

100,0 %

I. ESTIMATION DES TAUX DE DÉPART SUR LA PÉRIODE 2001-2012

.A. LES DÉPARTS EN RETRAITE

En nombre de personnes

Concernant les départs en retraite mesurés en nombre de départs, on observe les éléments suivants :

- en moyenne annuelle, de 1995 à 1999, 1 200 personnes sont parties en retraite (tableau 8) ;

- de 2001 à 2004, ce nombre approche 1 750 personnes chaque année, soit une augmentation d'environ 50 % ;

- après 2004 et jusqu'en 2012, on passe à 2 200, puis à près de 2 400 personnes, soit encore une augmentation de 30 %.

Tableau 8. Nombre annuel moyen des départs en retraite par discipline et par période

Légende :

MATH : Mathématiques ; PHYS : Physique ; CHIM : Chimie ; SPI : Sciences pour l'Ingénieur ; STIC : sciences et technologies de l'information et de la communication ; SDU : Sciences de l'univers ; SDV : Sciences de la vie ; MED : Médecine et odontologie ; SS : Sciences sociales ; SH : Sciences humaines ; TOT : total

En taux annuels moyens

Concernant les départs en retraite mesurés en taux annuels moyens, on observe les éléments suivants :

- le taux annuel moyen des départs en retraite est de 1,9 % de 1995 à 1999 ; il passe à 2,7 % entre 2001 et 2004, puis à 3,5 % entre 2005 et 2008, pour atteindre de nouveau 3,7 % sur la période 2009-2012 (tableau 9) ;

- entre 2001 et 2004, les taux annuels des départs en retraite sont les plus élevés, à 3,5 % et plus, en physique, chimie et sciences de l'univers, anticipant en quelque sorte dès cette période les taux qui prévaudront dans les autres disciplines après 2005 ;

- entre 2001 et 2004, les taux des départs en retraite sont les plus faibles en STIC (1,7 %) ;

- ceci signifie qu'entre 2001 et 2004, environ 15 % de l'effectif actuel des disciplines physique, chimie, sciences de l'univers et médecine partent en retraite.

Tableau 9. Taux annuel moyen des départs en retraite par discipline et par période

Légende :

MATH : Mathématiques ; PHYS : Physique ; CHIM : Chimie ; SPI : Sciences pour l'Ingénieur ; STIC : sciences et technologies de l'information et de la communication ; SDU : Sciences de l'univers ; SDV : Sciences de la vie ; MED : Médecine - odontologie ; SS : Sciences sociales ; SH : Sciences humaines ; TOT : total

B. LES DÉPARTS TOTAUX

On inclut désormais dans l'analyse les départs ayant lieu avant 60 ans, y compris ceux correspondant à des passages (par recrutement) d'une institution à l'autre. Le total national est calculé comme étant la somme de ces départs pour chaque institution individuellement.

On sait que, sauf cas particuliers (tels que les mathématiques et les sciences de l'homme et de la société au CNRS), ces mobilités interinstitutionnelles correspondent à de très faibles flux.

En nombre de personnes

Dans ces conditions, on observe les faits suivants :

- en moyenne annuelle, de 1995 à 1999, environ 1 870 scientifiques enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST ont quitté leur institution (tableau 10) ;

- de 2001 à 2004, ce nombre est de 2 371 personnes chaque année, soit une augmentation de 27 % par rapport à la période précédente ;

- de 2005 à 2008, on passe à 2 799 départs annuels, soit encore une augmentation de 19 %, pour progresser encore de 5 % à 2 951 départs totaux par an à partir de 2009.

Tableau 10. Nombre annuel moyen des départs totaux par discipline et par période

Légende :

MATH : Mathématiques ; PHYS : Physique ; CHIM : Chimie ; SPI : Sciences pour l'Ingénieur ; STIC : sciences et technologies de l'information et de la communication ; SDU : Sciences de l'univers ; SDV : Sciences de la vie ; MED : Médecine et odontologie ; SS : Sciences sociales ; SH : Sciences humaines ; TOT : total

En taux annuels moyens

Concernant les départs totaux mesurés en taux annuels moyens, on observe les éléments suivants :

- le taux annuel moyen des départs des scientifiques enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST est de 2,9 % de 1995 à 1999 ; il passe à 3,7 % entre 2001 et 2004, puis à 4,4 % entre 2005 et 2008, pour arriver à 4,6 % sur la période 2009-2012 (tableau 11) ;

- entre 2001 et 2004, les taux annuels des départs sont les plus élevés, à 5,1 %, en sciences de l'univers ; ils sont de 4,5 % environ en physique et en chimie et
de 4,0 % en sciences humaines. Les départs totaux sont les plus faibles en STIC (2,7 %) ;

- de 2005 à 2008, on assiste à des départs très importants, supérieurs à 4,5 % par an en moyenne en mathématiques, physique, chimie, sciences de l'univers et sciences humaines ;

- à partir de 2009, la médecine et les sciences humaines se dépeuplent fortement à leur tour (plus de 5 % par an).

Tableau 11. Taux annuel moyen des départs totaux par discipline et par période

Légende :

MATH : Mathématiques ; PHYS : Physique ; CHIM : Chimie ; SPI : Sciences pour l'Ingénieur ; STIC : sciences et technologies de l'information et de la communication ; SDU : Sciences de l'univers ; SDV : Sciences de la vie ; MED : Médecine - odontologie ; SS : Sciences sociales ; SH : Sciences humaines ; TOT : total

1) Le renouvellement des compétences : les départs au niveau des sous-disciplines

On utilise dans ce paragraphe la nomenclature des sous-disciplines.

Analyse des départs totaux au niveau des sous-disciplines année par année

Voir tableau 12.

En 2001, les sous-disciplines suivantes perdent plus de 5 % de leur effectif national :

- Astronomie-astrophysique (6,3 % de départs totaux en 2002),

- Anthropologie (4,6 % de départs totaux en 2002).



Les sous-disciplines suivantes en perdent plus de 4 % en 2001 :

- Physique théorique (4,5 % de départs totaux en 2002),

- Chimie moléculaire (4,9 % de départs totaux en 2002),

- Milieux naturels (4,8 % de départs totaux en 2002),

- Biologie des populations (4,2 % de départs totaux en 2002),

- Géographie et aménagement (4,2 % de départs totaux en 2002),

- Histoire ancienne (4,0 % de départs totaux en 2002),

- Langues et littératures (4,4 % de départs totaux en 2002).



En 2002, outre ces neuf sous-disciplines, les disciplines suivantes arrivent à leur tour dans ce groupe des départs supérieurs à 4 % par an, pour y rester les années suivantes :

- Physique des milieux denses,

- Chimie du solide,

- Biologie cellulaire et des organismes,

- Sociologie, démographie,

- Histoire moderne,

- Philosophie et arts.

Tableau 12. Taux annuels des départs totaux (%) par année par discipline (ensemble des institutions)

Discipline

Effectif de référence

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

discipline

1

3630

3,4

3,7

3,7

4,2

4,2

4,4

4,9

5,1

5,2

4,7

4,8

4,4

Mathématiques et leurs applications

Mathématiques

3630

3,4

3,7

3,7

4,2

4,2

4,4

4,9

5,1

5,2

4,7

4,8

4,4

 

2

2220

4,1

4,5

4,6

5,2

5,6

5,0

6,0

5,6

4,9

4,1

4,9

3,8

Physique théorique, optique, physique des constituants élémentaires et physique des milieux dilués

3

2140

3,8

4,1

4,6

5,2

5,0

5,1

5,6

4,9

5,5

4,2

3,7

3,4

Physique des milieux denses, matériaux

Physique

4360

4,0

4,3

4,6

5,2

5,3

5,1

5,8

5,3

5,2

4,1

4,3

3,6

 

4

1558

3,7

3,9

4,3

4,6

5,0

4,4

5,1

5,0

5,6

4,1

4,6

4,7

Chimie physique et chimie analytique

5

2179

4,4

4,7

4,9

5,3

5,4

5,4

5,3

5,2

4,9

4,4

4,0

3,4

Chimie moléculaire : synthèse, propriétés

6

1170

3,6

4,3

3,9

4,0

4,9

4,6

4,8

5,2

5,1

3,9

4,1

3,9

Chimie du solide, matériaux

Chimie

4907

4,0

4,4

4,5

4,8

5,1

4,9

5,1

5,2

5,1

4,2

4,2

3,9

 

7

1320

3,7

3,5

4,1

4,6

4,2

4,4

4,4

4,6

4,5

3,9

3,8

4,2

Energétique, mécanique des milieux fluides, génie des procédés

10

2117

2,1

2,7

2,8

2,9

3,3

3,7

4,0

3,8

3,9

4,2

4,4

3,7

Mécanique, génie des matériaux, génie civil

(a) Sciences pour l'ingénieur

3437

2,7

3,0

3,3

3,6

3,6

4,0

4,1

4,1

4,2

4,1

4,2

3,9

 

8

4342

2,2

2,4

2,6

2,7

2,9

3,2

3,5

3,8

3,8

3,8

4,1

4,0

Informatique, automatique, traitement du signal)

9

1975

2,9

3,3

3,5

3,8

3,9

4,3

4,4

4,5

4,2

3,9

3,8

3,4

Electronique, photonique, optronique)

STIC

6317

2,4

2,6

2,9

3,1

3,2

3,6

3,8

4,0

3,9

3,9

4,0

3,8

 

11

2166

4,4

4,9

5,5

4,7

4,1

4,5

4,4

4,7

4,4

4,2

4,2

4,3

Milieux naturels (terre, océans, atmosphère)

12

550

5,4

6,3

6,0

6,6

7,1

6,5

7,0

6,9

4,9

5,9

5,2

4,9

Astronomie, astrophysique

Sciences de l'univers

2716

4,6

5,2

5,6

5,1

4,7

4,9

4,9

5,1

4,5

4,6

4,4

4,4

 

13

2754

2,7

2,7

3,2

3,3

3,5

4,0

4,0

4,8

4,3

4,4

4,6

4,2

Biochimie et biologie moléculaire

14

5728

3,8

4,0

4,1

3,9

4,3

4,4

4,6

4,9

5,0

4,5

4,5

4,5

Biologie cellulaire, biologie des organismes, sciences médicales & alimentation

15

1398

2,9

3,3

3,0

3,8

4,1

4,5

4,8

5,0

5,5

4,5

5,2

5,0

Aspects physico-chimiques de la pharmacologie

16

984

3,3

2,7

3,0

3,5

4,2

3,4

4,0

4,7

4,3

3,3

5,1

4,9

Neurosciences

17

1417

4,4

4,2

4,1

4,4

4,5

3,9

4,8

4,5

4,4

3,7

4,0

3,9

Biologie des populations et écologie

Sciences de la vie

12281

3,5

3,6

3,7

3,8

4,1

4,2

4,5

4,8

4,8

4,3

4,6

4,4

 

18

5991

3,6

3,9

3,7

3,7

3,5

3,4

4,1

4,6

4,4

4,3

5,9

5,6

Médecine et odontologie

Médecine

5991

3,6

3,9

3,7

3,7

3,5

3,4

4,1

4,6

4,4

4,3

5,9

5,6

 

20

1079

3,3

4,0

3,3

3,7

4,6

4,6

4,3

5,9

5,6

4,9

5,2

6,3

Sociologie, démographie

21

3012

2,3

3,0

2,8

3,2

3,1

3,2

3,3

3,8

3,8

3,9

5,1

4,4

Droit et sciences politiques

22

3222

2,3

2,6

2,6

2,9

3,1

3,4

4,0

4,3

4,4

4,4

5,1

4,9

Economie et gestion

23

1128

4,4

4,2

4,3

4,9

4,5

4,6

5,2

5,3

4,9

4,9

5,0

4,9

Géographie et aménagement

Sciences sociales

8441

2,7

3,1

3,0

3,4

3,5

3,6

4,0

4,5

4,4

4,4

5,1

4,9

 

19

526

5,1

4,6

5,4

4,9

4,3

4,9

6,1

5,3

5,7

5,9

6,9

6,8

Anthropologie, ethnologie, préhistoire

24

946

4,1

4,0

4,2

4,0

4,2

4,5

5,0

5,3

4,2

3,9

4,9

5,3

Histoire ancienne et médiévale

25

1153

3,9

4,2

4,3

4,1

3,7

3,8

5,2

4,3

4,9

4,8

5,2

5,6

Histoire moderne et contemporaine

26

1333

3,4

3,5

3,9

4,2

4,0

4,2

5,1

5,6

5,4

5,4

6,0

5,8

Langage et communication

27

5061

4,5

4,4

4,6

4,4

4,6

4,5

5,0

5,0

5,1

4,9

5,3

5,0

Langues et littératures

28

930

3,2

4,1

3,4

4,1

4,4

4,8

5,8

5,3

5,1

4,9

5,5

5,4

Philosophie et arts

29

1039

2,5

2,9

3,3

3,0

3,4

3,6

3,8

4,5

4,4

4,7

5,3

4,4

Psychologie

30

475

3,3

3,4

2,9

3,4

3,3

4,7

4,6

6,8

5,6

6,4

8,1

8,4

Sciences de l'éducation

31

427

1,3

1,9

1,5

1,9

1,8

2,2

2,9

3,0

2,9

3,3

3,8

2,9

STAPS

Sciences humaines

11890

3,9

4,0

4,1

4,1

4,1

4,3

4,9

5,0

4,9

4,9

5,5

5,3

 

Toutes disciplines

63970

3,4

3,7

3,8

3,9

4,1

4,1

4,6

4,8

4,7

4,4

4,8

4,6

 

Départs totaux au niveau des sous-disciplines sur la période 2001-2004

a) Disciplines à forts taux de départ

Dix sous-disciplines entament dès 2001 une période d'au moins huit ans de départs annuels supérieurs à 4,5 % (tableau 13). Pour l'astronomie, le taux est supérieur à 6 % ; pour l'anthropologie, la chimie moléculaire et la physique théorique, le taux est supérieur à 5 %.

A horizon 2004, l'effectif de 5 sous-disciplines aura été amputé de 20 % et davantage : astronomie, anthropologie, chimie moléculaire, milieux naturels, physique théorique.

A horizon 2008, 7 sous-disciplines vont voir partir au moins 40 % de leurs effectifs, à savoir les cinq sous-disciplines évoquées ci-dessus, auxquelles s'ajoutent les sous-disciplines suivantes : géographie - aménagement, physique des milieux denses - matériaux.

Tableau 13. Sous-disciplines avec taux de départ annuel 2001-2004 supérieurs à 4 %

Rang*

Sous-discipline

Effectif de référence 2001

Taux annuels moyens de

départs totaux (%)

Proportion des effectifs 2000

partis (%)

2001-2004

2005-2008

à horizon 2004

à horizon 2008

1

Astronomie

550

6,1

6,9

27

58

2

Anthropologie

526

5,0

5,2

22

44

3

Chimie moléculaire

2179

4,9

5,3

21

44

4

Milieux naturels (terre-océans-atm)

2166

4,8

4,4

21

40

5

Physique théorique

2220

4,6

5,6

20

44

6

Langues et littératures

5061

4,5

4,7

19

39

7

Géographie - aménagement

1128

4,5

4,9

19

40

8

Phys. des milieux denses, matériaux

2140

4,4

5,2

19

42

9

Biologie des populations, écologie

1417

4,3

4,4

18

37

10

Chimie physique

1558

4,1

4,9

17

38

* par ordre décroissant des taux annuels moyens de départs totaux 2001-2004

b) Disciplines à faibles taux de départ

En revanche, six sous-disciplines enregistreront moins de 13 % de départs d'ici 2004 et moins de 30 % d'ici 2008 (tableau 14).

Tableau 14. Sous-disciplines avec taux de départ annuel 2001-2004 inférieurs à 3 %

Rang

Sous-discipline

Effectif de référence 2001

Taux annuels moyens de départs totaux (%)

Proportion des effectifs 2000 partis (%)

2001-2004

2005-2008

à horizon 2004

à horizon 2008

1

STAPS (S&T des activités sporti.)

427

1,6

2,4

7

17

2

Informatique - automatique

4342

2,5

3,3

10

24

3

Mécanique, génie matériaux

2117

2,6

3,7

11

27

4

Droit et sciences politiques

3012

2,8

3,4

12

26

5

Psychologie

1039

2,9

3,8

12

28

6

Biochimie, biologie moléculaire

2754

3,0

4,0

13

30

* par ordre croissant des taux annuels moyens de départs totaux 2001-2004

II. FOURCHETTES PLAUSIBLES DE TAUX DE RECRUTEMENT POUR LES ANNÉES 2001 - 2008

Les années 1990 ont été caractérisées par des évolutions très contrastées des effectifs nationaux par discipline :

- de très faibles taux de départ en retraite (de l'ordre de 2 % par an), d'où un faible taux des départs totaux (environ 3 %),

- une croissance zéro des effectifs chercheurs des EPST et une croissance de l'ordre de 3,2 % par an des effectifs d'enseignants-chercheurs, soit au total une croissance annuelle des effectifs de 2,5 %,

- une forte croissance (de l'ordre de + 5 % par an) des sciences humaines et sociales, des sciences pour l'ingénieur et des mathématiques, une légère croissance dans les autres disciplines (physique, chimie, sciences de la vie) (+ 1 % par an) et une décroissance en médecine et sciences de la terre (environ - 1 % par an).
A. LES TAUX DE RECRUTEMENT 1993 - 2000

Le taux de recrutement étant égal au taux de variation des effectifs augmenté de celui des départs, on arrive à une moyenne nationale sur la décennie de l'ordre de 5,4 %, résultante d'un taux supérieur à 6 % dans les universités et d'un taux inférieur à 3 % dans les EPST (tableau 15).

Tableau 15. Taux annuels de départ, de variation d'effectifs et de recrutement, au niveau national et par type de discipline 1993-2000

Taux annuels 1993-2000

enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Départs totaux

(retraite et autres départs)

Variation des effectifs (stock)

Recrutement

Toutes disciplines

2,9 %

+ 2,5 %

dont :

enseignants-chercheurs : 3,2 %

chercheurs des EPST : 0 %

5,4 %

dont :

enseignants-chercheurs : 6,1 %

chercheurs des EPST : 2,9 %

Disciplines `jeunes' et en effectif croissant fortement*

environ 2 %

+ 5%

environ 7 %

Disciplines `vieilles' et en effectif décroissant ou pratiquement stable**

environ 3,2 %

- 1 %

environ 2,2 %

* par exemple sciences pour l'ingénieur et sciences et technologies de l'information et communication ** par exemple : médecine, sciences de la terre

Au niveau des disciplines, les contrastes sont forts entre deux types de situations :

- celles qui sont "jeunes" (peu de départs en retraite) et en forte croissance d'effectif, auxquelles correspondent des taux de recrutement de l'ordre de 7 % par an,

- celles qui sont "vieilles" et en stagnation ou en décroissance d'effectifs, auxquelles correspondent des taux de recrutement à peine supérieurs à 2 %.
Ces deux situations contrastées engendrent les taux de recrutement maximum et minimum observés : en effet, il n'y a pas de discipline "vieille" et en forte croissance (ce qui aurait impliqué des taux de recrutement approchant 10 %), ni de discipline jeune et en décroissance d'effectif (ce qui aurait supposé des taux de recrutement pratiquement nuls).
Autrement dit, les disciplines ont des configurations taux des départs - croissance des effectifs, qui conduisent toujours à des taux de recrutement intermédiaires entre les deux extrêmes, c'est-à-dire entre 2,2 % et 7 % par an pendant la période 1993-2000.

B. ESTIMATION DES TAUX DE RECRUTEMENT PLAUSIBLES POUR LES ANNÉES 2001-2008

Alors que les départs annuels pour 1993-2000 sont de 2,9 % en moyenne, pour les périodes 2001-2004 et 2005-2008, ils vont passer à 3,7 % et 4,4 % par an. Les disciplines "jeunes" ont des taux un peu plus faibles (3 et 3,8 %), tandis que les disciplines "vielles" ont des taux un peu plus forts (4,5 et 5 %).

Ceci étant, pour arriver à une appréciation des nombres de recrutements annuels, connaître les départs ne suffit pas : il faut savoir aussi les évolutions en termes d'effectifs à moyen et plus long termes.

Ces évolutions d'effectifs vont dépendre à la fois de celles du nombre des étudiants par discipline et cycle et des taux d'encadrement, mais aussi des priorités de recherche, elles-mêmes liées aux dynamiques propres des sciences, mais aussi aux potentiels d'innovation industrielle et aux besoins de la société. L'évolution des effectifs exprime la politique scientifique et d'enseignement supérieur et correspond donc à des décisions politiques.

Les effectifs d'enseignants-chercheurs et de chercheurs à court et moyen termes ne peuvent pas faire l'objet de prévisions à proprement parler, mais on peut réfléchir sur des fourchettes d'évolutions qui balisent raisonnablement le champ des possibles.

Au niveau national, nous considérons une fourchette qui va de la stabilisation des effectifs (limite basse) à la croissance des effectifs de 3 % par an (limite haute), qui correspond à une légère augmentation des taux d'évolution observés ces dernières années (tableau 16).

S'agissant des différences entre disciplines "jeunes" et disciplines "vieilles", nous considérons des fourchettes qui encadrent les taux observés ces dernières années.

Tableau 16. Taux annuels de départ, de variation d'effectifs et de recrutement, au niveau national et par type de discipline (2001-2004)

Taux annuels 2001 - 2004

enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Départs totaux

(retraite et autres départs)

Hypothèses de fourchettes de

variation des effectifs (stock)

Hypothèses de fourchettes de recrutement

Toutes disciplines

3,7 %

entre 0 % et 3,0 %

entre 3,7 % et 6,7 %

Disciplines `jeunes' et jugées prioritaires au plan des effectifs

environ 3 %

entre + 2 et 5 %

environ 5 à 8 %

Disciplines `vieilles' et jugées moins prioritaires au plan des effectifs

environ 4,5 %

- 2 et + 2 %

environ 2,5 à 6,5 %



Pour la période 2001-2004, on obtient ainsi un taux de recrutement national compris entre
3,7 et 6,7 %, se décomposant en une fourchette 5 à 8 % pour certaines disciplines et 2,5 à
6,5 % pour d'autres (tableau 16).

On peut procéder de même pour la période 2005-2008, ce qui donne un taux de recrutement national compris entre 4,4 et 7,4 %, se décomposant en une fourchette 5,8 à 8,8 % pour certaines disciplines et 3 à 7 % pour d'autres (tableau 17).

Tableau 17. Taux annuels de départ, de variation d'effectifs et de recrutement, au niveau national et par type de discipline (2005-2008)

Taux annuels 2005 - 2008

enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Départs totaux

(retraite et autres départs)

Hypothèses de fourchettes de variation des effectifs (stock)

Hypothèses de fourchettes de

recrutement

Toutes disciplines

4,4 %

entre 0 % et 3,0 %

entre 4,4 % et 7,4 %

Disciplines `jeunes' et jugées prioritaires au plan des effectifs

environ 3,8 %

entre + 2 et 5 %

environ 5,8 à 8,8 %

Disciplines `vieilles' et jugées moins prioritaires au plan des effectifs

environ 5,0 %

- 2 et + 2 %

environ 3 à 7 %

C. RÉSULTATS ET CONCLUSIONS

La comparaison de ces fourchettes de taux de recrutement futurs avec ceux constatés entre 1993 et 2000 (tableau 18) permet d'établir un premier cadrage des questions posées.

1. Au niveau national, les taux des recrutements annuels d'ici 2008 seraient compris entre - 30 % et + 40 % de leur valeur moyenne des années 1993-2000. Si on considère la partie haute de la fourchette, on passerait d'environ 3 500 recrutements par an observés à la fin des années 1990 à 4 000 d'ici le milieu de la décennie en cours et à 4 500 ou 5 000 dans la seconde partie de la décennie. De telles évolutions possibles ne semblent pas de nature, globalement, à poser des problèmes majeurs de disponibilité physique de personnels qualifiés, en termes de "vivier" ; encore convient-il de s'assurer que ces futurs chercheurs et enseignants-chercheurs potentiels s'orientent effectivement vers les métiers de la recherche publique : c'est la question de l'attractivité des carrières.

2. Au niveau des disciplines jeunes et jugées prioritaires au plan des effectifs, il apparaît que le volume de recrutements annuels serait au maximum de 25 % supérieurs aux taux observés à la fin des années 1990. Autrement dit, dans ces disciplines, la problématique du volume des recrutements dans les années à venir ne serait pas fondamentalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Encore convient-il d'avoir un diagnostic de la situation actuelle en termes d'attractivité, mais également de vivier, puisqu'il s'agit en général de disciplines pour lesquelles la demande du secteur privé est importante.



3. Au niveau des disciplines vieilles et jugées moins prioritaires sur le plan des effectifs, il apparaît que, dans toutes les hypothèses examinées ici, il y aurait croissance des taux de recrutement, cette croissance pouvant être très importante (multiplication par trois et même un peu plus). Bien sûr, dans l'absolu, les taux de recrutement de la fin des années 1990, qui servent de référence, sont très faibles (2,2 %) et leur triplement ne donne pas des chiffres déraisonnables (7 % au maximum). Cependant, il reste que la variation du taux est brutale et que des problèmes de vivier pourraient peut-être se poser, si ces évolutions possibles n'étaient pas anticipées, au moins pour certaines sous-disciplines.

4. Nous n'avons pas ici considéré le cas, peu plausible, de disciplines jeunes qui ne seraient plus prioritaires au niveau de la croissance des effectifs, ni celui de disciplines vieilles dont on souhaiterait un relèvement significatif et rapide des effectifs : le premier cas signifierait pratiquement un arrêt des recrutements dans les disciplines concernées, le second une multiplication des taux de la fin des années 1990 par un facteur 4 ou 5 pour arriver à des chiffres de l'ordre de 10 % par an. Le premier cas ne poserait pas de problème de recrutement (même s'il poserait d'autres problèmes) ; le second poserait à l'évidence des problèmes de "vivier".

Tableau 18. Hypothèses de fourchettes de variation des taux de recrutement des périodes 2001-2004 et 2005-2008 par rapport à la période 1993-2000, au niveau national et par type de discipline

Enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

 

1993 - 2000


2001 - 2004

Hypothèses de fourchettes

2005 - 2008

Hypothèses de fourchettes

Taux annuels

recrutements

Taux annuels

recrutements

Variation par rapport période 1993-2000

Taux annuels

recrutements

Variation par rapport période 1993-2000

Toutes disciplines

Nombre absolus de recrutements

5,4 %

3 500

entre 3,7 %

et 6,7 %

2 400 à 4 000

de - 30 %

à + 25

entre 4,4 %

et 7,4 %

3 000 à 5 000

de - 20 %

à + 40

Disciplines `jeunes' et jugées prioritaires au plan des effectifs

environ 7 %

environ 5 à 8 %

de - 30 %

à + 15 %

environ 5,8 à 8,8 %

de - 20 %

à + 25 %

Disciplines `vieilles' et jugées moins prioritaires au plan

des effectifs

environ 2,2 %

environ 2,5

à 6,5 %

de + 15 %

à + 300 %

environ 3 à 7 %

de + 35 %

à + 320 %



Ces résultats et conclusions nous incitent à préciser le cadrage général réalisé dans la partie A de ce dossier. Dans la partie B, nous allons donc aborder la question des viviers et celle des carrières.

PARTIE B.
LE RECRUTEMENT DES CHERCHEURS
ET DES ENSEIGNANTS - CHERCHEURS :
APERÇUS SUR LES CARRIÈRES ET LES "VIVIERS"

INTRODUCTION DE LA PARTIE B

_____________________________________________________________________

Après avoir identifié des ordres de grandeur et des fourchettes de besoins en recrutements pour les années à venir, il convient maintenant de se poser la question de savoir, d'une part, si les `viviers' de jeunes ayant les compétences requises seront suffisants, et, d'autre part, si les jeunes qui constituent ces `viviers' seront effectivement attirés vers les carrières de l'enseignement supérieur et de la recherche publique. Comme dans la partie A, il conviendra de regarder dans quelle mesure la situation diffère d'une discipline à l'autre et d'une institution à l'autre.

On aborde dans cette partie B deux questions distinctes : les jeunes seront-ils attirés par ces carrières ou préféreront-ils massivement aller dans le privé, voire à l'étranger ? Même si ces carrières dans le secteur public étaient attractives, y aurait-il assez de jeunes compétents pour faire face aux besoins futurs de recrutements dans l'enseignement supérieur et la recherche ?

Après avoir situé le problème, on examinera d'abord la situation à échelle "macro-institutionnelle" au niveau de l'enseignement supérieur et du CNRS ; on effectuera ensuite un `zoom' sur quatre sous-disciplines.

Ces sous-disciplines ont été choisies de manière à couvrir l'ensemble des sciences de la matière, des sciences de la vie et des sciences humaines et sociales. Nous avons également voulu avoir une bonne diversité au niveau des dynamiques des populations concernées.
Nous avons donc choisi l'histoire moderne pour les sciences humaines et sociales. Pour les sciences de la matière et de la vie (`sciences exactes'), nous avons choisi une sous-discipline ayant bénéficié d'une croissance importante des effectifs au cours de la dernière décennie et caractérisée par une population `jeune' : l'informatique. Nous avons choisi une sous-discipline faisant l'objet d'une attention particulière, la biologie moléculaire, et, enfin, une sous-discipline dont les effectifs ont diminué et dont la population est considérée comme `vieille' : la chimie moléculaire.

Tableau 19. Les quatre sous-disciplines sur lesquelles nous avons effectué des zooms dans la partie B

Numéros de nomenclature, sections ou commissions concernées

 

Numéro Nomenclature

OST

Sections CNU

Sections Comité National - CNRS

Commissions

INSERM

Biologie moléculaire -

Biochimie

13

64 : biochimie, biologie moléculaire

20 : bio-molécules - struct.

21 : bio-molécules - relation

23 : génomes

1: génétique et développement

Informatique, automatique

8

27 : informatique

61 : génie informatique., automatique

7 : S&T de l'information

-

Chimie moléculaire

5

32 : chimie organique, minérale, industrielle.

16 : molécules - synthèses,

18 : éléments de transition

-

Histoire moderne

21

22 : mondes modernes et contemporains

33 : formation du monde moderne

-

CHAPITRE 3.
APERÇUS SUR LES CARRIÈRES DE
L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE
- LA QUESTION DE L'ATTRACTIVITÉ DES CARRIÈRES -



I. LE CURSUS PROFESSIONNEL D'UN CHERCHEUR ET D'UN ENSEIGNANT-CHERCHEUR : VUE D'ENSEMBLE

Pour préciser le cadre général de l'analyse, nous présentons le tableau synoptique du cursus professionnel d'un chercheur ou d'un enseignant-chercheur, avant d'aborder la question plus en détail (tableau 20).



Les étapes obligées de ce cursus sont, d'une part, la soutenance du doctorat, et, d'autre part, le recrutement par un EPST ou un établissement d'enseignement supérieur (en général une université). La troisième étape, qui est celle du passage au grade de professeur ou de directeur de recherche, ne concerne pas la totalité de la population des recrutés. En effet, une fraction reste maître de conférences ou chargé de recherche jusqu'à la fin de sa carrière.

Tableau 20. Le cursus professionnel d'un chercheur ou d'un enseignant-chercheur : vue d'ensemble

Étapes du cursus

Toutes disciplines

Sciences de la matière et de la vie (SMV)

Sciences de l'homme et de la société (SHS)

Baccalauréat

18 ans

18 ans

18 ans

PÉRIODE ÉTUDES SUPÉRIEURES - ENTRE 5 ET 7 ANS

 
 
 

Début de thèse

25 ans

25 ans

25 ans

PÉRIODE DE PRÉPARATION DU DOCTORAT - 3 ANS À 4,5 ANS

 
 
 

Soutenance doctorat

28,5 ans

28 ans

29,5 ans

PÉRIODE `POST-DOCTORALE' - 1 À 5 ANS

 
 
 

Recrutement

enseignant-chercheur

33,5

31 ans

35 ans

chercheur

30 ans

29 ans

31 ans

période maître de conférences (MC2) ou chargé de recherche 2° classe (CR2)

période MC1 ou CR1

 
 
 

Promotion dans le corps des Professeurs ou Directeurs de Recherche

entre 40 et 50 ans - non systématique

période professeur (PR2) ou directeur de recherche 2° classe (DR2)

période PR1 ou DR1

période PR ou DR de classe exceptionnelle

 
 
 

remarque : les âges indiqués dans ce tableau sont indicatifs ; pour la soutenance de doctorat, il s'agit d'âges médians (et non moyens), corrigés pour les SHS pour tenir compte d'une fraction des thèses soutenues à des âges très tardifs et ne concernant pas la population étudiée ici. Dans tous les cas, il y a des variations significatives autour de l'âge moyen ou de l'âge médian.

Compte tenu des spécificités des cursus en termes d'âges, il est important de distinguer les sciences de la matière et de la vie (SMV), des sciences de l'homme et de la société (SHS) : ces dernières, en effet, se caractérisent par une durée de la thèse plus longue et un âge au recrutement plus élevé. Il convient également de distinguer l'enseignement supérieur des EPST, puisque ces derniers sont tenus à la limite de 31 ans62(*) pour leurs recrutements (en CR2), d'où une différence d'âge au recrutement par rapport à l'enseignement supérieur.

II. LES CARRIÈRES DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS AVANT LE RECRUTEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE

A. LA PÉRIODE DE PRÉPARATION DU DOCTORAT


L'obtention d'un doctorat est un point de passage obligé d'un futur chercheur. Après le baccalauréat, en moyenne obtenu vers 18 ans, les jeunes (futurs) chercheurs débutent leur thèse aux alentours de l'âge de 25 ans, après 5 à 7 années d'études. La durée médiane de la thèse est de 3,4 ans, ceci recouvrant une forte disparité entre les sciences de la matière et de la vie (3 ans) et les sciences de l'homme et de la société (4,5 ans).



Environ 20 % des inscrits en thèse dans les sciences de la matière et de la vie ne soutiennent jamais leur thèse, cette proportion étant de 55 % dans les sciences de l'homme et de la société.

Sur 10 000 thèses soutenues en une année, 6 500 (soit 65 %) bénéficient d'une allocation de recherche ; ce ratio est de 80 % pour les sciences de la matière et de la vie (SMV), de 25 % pour les sciences humaines et sociales (SHS). Une moitié de ces allocations émane du dispositif de bourses du ministère de la recherche, l'autre moitié correspondant à une variété de dispositifs : bourses CIFRE63(*), bourses d'organismes de recherche, d'écoles, de ministères, de collectivités territoriales, d'entreprises, d'associations caritatives et de gouvernements étrangers. Les rémunérations mensuelles correspondantes vont d'un peu plus de 6 000 francs nets pour les bourses du ministère de la recherche à 10 000 francs et plus en fonction du domaine de recherche et du type de financeur.

En outre, 10 % des thèses sont financés par des salaires (7 % pour les SMV et 17 % pour les SHS). Ces salaires correspondent souvent à des rémunérations de personnels enseignants du secondaire (surtout en SHS) et à des contrats d'ATER (attachés temporaires d'enseignement et de recherche), proposés pour une durée de deux ans en fin de thèse.

Tableau 21. La période de préparation du doctorat

 

Toutes disciplines

Sciences de la matière et de la vie (SMV)

Sciences de l'homme et de la société (SHS)

Rémunération nette mensuelle

pour des activités d'enseignement supérieur ou de recherche

Début de la thèse

25 ans

25 ans

25 ans

 

période de préparation du doctorat

3 à 4,5 ans

 
 
 

80 % des doctorants en SMV ont une allocation et 50 % de ceux en SHS.

La plupart des allocations ont un montant de 6000 F, mais elles peuvent aller jusqu'à 12 000 F

Soutenance doctorat

28,5 ans

28 ans

29,5 ans

 

note : on considère ici l'âge médian, étant données les disparités importantes dans la distribution. En SHS, l'âge de soutenance indiqué ici ne tient pas compte de la fraction des docteurs qui soutiennent à un âge très élevé.

En termes d'attractivité du cursus et des conditions de travail, deux facteurs sont essentiels :

- la qualité de la formation, du suivi et des conditions de travail pendant la thèse,

- les débouchés offerts par le doctorat en dehors des métiers de la recherche publique et de l'enseignement supérieur.



La mise en place des écoles doctorales et celle de la charte du doctorant correspondent largement à cette double préoccupation, mais il reste dans certains cas des situations floues ou peu satisfaisantes qui peuvent contribuer à dévaloriser les études doctorales aux yeux des jeunes diplômés : celles-ci sont considérées par certains comme (trop) longues, surtout en SHS, dispensant parfois une formation trop focalisée et finalement pas toujours facile à valoriser en dehors du système public.

B. LA PÉRIODE POST-DOCTORALE

Six mois après leur soutenance, les jeunes docteurs se trouvent dans la situation suivante (enquête 1998) :

- 25 % sont en séjour post-doctoral dans un laboratoire, le plus souvent à l'étranger,

- 15 % bénéficient encore d'un contrat d'ATER,

- 20 % travaillent dans une entreprise,

- 11 % sont intégrés dans l'enseignement supérieur,

- 6 % sont dans la recherche publique (le plus souvent en position d'ingénieur, et non de chercheur),

- 12 % sont dans la fonction publique hors enseignement et recherche,

- 13 % sont en situation d'emploi précaire ou sans emploi.



Dans le cursus professionnel du futur chercheur ou enseignant-chercheur, cette période, comprise entre l'obtention du doctorat et le recrutement, peut avoir des formes variées, telles que :

- simple période de quelques mois reliant directement la soutenance ou un contrat d'ATER avec le recrutement, le plus souvent en tant que maître de conférences,

- pour les personnels déjà titulaires d'un poste dans l'éducation nationale ou dans la fonction publique, période de une à plusieurs années de consolidation des références d'enseignement et de recherche,

- période de séjour post-doctoral à l'étranger (un à trois ans d'emploi à durée déterminée), suivie d'un recrutement - ceci étant le schéma standard pour les recrutements de chercheurs, notamment dans les sciences de la matière et de la vie (tel est le cas aussi de 20 % des maîtres de conférences),

- enfin, pour certains, période d'emploi à durée déterminée dans l'enseignement supérieur et la recherche en France (y compris ATER non fonctionnaires) (séjour post-doctoral en France).



Cette période post-doctorale est susceptible d'être difficilement vécue pour les jeunes en emploi à durée déterminée dans la recherche publique, que ce soit en France ou à l'étranger. Dans ce dernier cas, toutes les études confirment que la très grande majorité des jeunes Français en `post-doc' à l'étranger souhaite rentrer en France et prépare les concours de chargé de recherche et de maître de conférences.

Les conditions de travail et de rémunération sont très variables selon les cas.

Deux questions au moins se posent ici :

- celle du positionnement professionnel des post-doc dans les laboratoires publics français, traditionnellement peu clair - ne serait-ce que du fait du caractère administrativement `marginal' de ce type de position ;

- celle des conditions de préparation des concours par les post-doc qui sont à l'étranger, du fait notamment de l'importance d'une forte proximité avec un laboratoire de l'institution dans laquelle la personne postule.
L'attractivité de la période post-doctorale est un facteur important de l'attractivité de la carrière de chercheur ou d'enseignant-chercheur.

Tableau 22. La période post-doctorale


 

Toutes disciplines

Sciences de la matière et de la vie (SMV)

Sciences de l'homme et de la société (SHS)

Rémunération nette mensuelle

pour des activités d'enseignement supérieur ou de recherche

Age de soutenance du doctorat

28,5 ans

28 ans

29,5 ans

 

période `post-doctorale'

1 à 5 ans

 
 
 

Souvent : emplois à durée déterminée dans un laboratoire d'université, en France ou à l'étranger ; rôle des positions d'ATER

rémunération variable - dans la fourchette haute des allocations de thèses

Age de recrute-ment

ens-chercheur

33,5 ans

31 ans

35 ans

 

chercheur

30 ans

29 ans

32 ans

 

III. LES CARRIÈRES DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS CHERCHEURS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Il convient de distinguer le cas de l'enseignement supérieur de celui des EPST.

A. LES ENSEIGNANTS - CHERCHEURS

1. Le recrutement


Le recrutement comme maître de conférences comprend deux étapes :

- d'abord, l'obtention de la `qualification', c'est-à-dire la présélection des candidats au recrutement, qui est de la responsabilité du CNU (comité national des universités), au niveau de chaque section disciplinaire ; celle-ci est délivrée au vu de critères d'activité de recherche et d'enseignement,

- ensuite, le recrutement, par concours, des postes ouverts au recrutement dans chaque université ; la décision est ici celle de la commission de spécialistes de l'université.
Ces instances, tant nationales que locales, sont des comités de `pairs' qui ont le pouvoir de décision au niveau présélection et sélection, mais également à celui des promotions et de la définition des profils des postes mis au concours.

2. La carrière

Voir tableau 23

Les mécanismes et procédures d'avancement sont complexes64(*) et sont souvent considérés comme peu lisibles et pouvant engendrer des sentiments de manque d'équité.


A chaque grade, et pour chaque ancienneté dans le grade, correspond un indice, qui détermine le salaire. Au salaire proprement dit s'ajoutent des primes de charges administratives, d'encadrement doctoral et de recherche, et de responsabilités pédagogiques.

D'autre part, un certain nombre d'enseignants-chercheurs effectue des heures complémentaires d'enseignement ouvrant droit à rémunération additionnelle.

Enfin, les activités de consultance et la publication d'ouvrages peuvent donner lieu à des rémunérations accessoires.

Le poids relatif de ces différentes rémunérations qui s'ajoutent au salaire est variable d'une personne à l'autre, d'une discipline à l'autre, et selon les grades considérés. Elles représenteraient en moyenne 8 à 10 % du salaire, avec des disparités importantes entre les personnes65(*).

Tableau 23. Schéma du déroulement de carrière des enseignants-chercheurs


Salaires bruts

Toutes disciplines

Sciences de la matière et de la vie (SMV)

Sciences de l'homme et de la société (SHS)

 

Recrutement

33,5

31 ans

35 ans

 

période maître de conf.

2° classe (MC2)

rémunération en début de carrière de 13 000 F

(y compris primes de recherche et ens. sup.)

rémunération additionnelle par les heures complémentaires d'enseignement essentiellement

(environ 10 % du salaire en moyenne, avec de fortes disparités)

rémunération pour des travaux de consultance

droits d'auteur, rémunération sur licences de brevet

période MC1

salaire au dernier échelon de MC1 de 23 000 F

une certaine fraction des MC1 ne passent jamais PR2

fin de carrière possible à 26 800 F

Passage PR

44 ans

41 ans

48 ans

 

période professeur 2° classe (PR2)

rémunération en début de carrière

d'environ 18 300 F

un salaire au dernier échelon de 24 000 F

une certaine fraction des PR2 ne passent jamais PR1

primes et indemnités liées à l'exercice de fonctions de recherche, d'administration, d'encadrement essentiellement ; heures complémentaires également

(environ 8 % du salaire en moyenne, avec de fortes disparités)

rémunération pour des travaux de consultance

droits d'auteur, rémunération sur licences de brevet

période PR1

période PR classe exceptionnelle

salaire au dernier échelon de PR1 de 32 000 F

peu accèdent à la classe exceptionnelle

fin de carrière en classe exceptionnelle : 36 800 F

B. LES CHERCHEURS - LE CAS DU CNRS

1) Le recrutement

Voir tableau 24

Le recrutement des CR2 s'effectue en deux temps :

- la phase d'admissibilité, fondée sur l'étude du dossier des candidats, le cas échéant sur une audition ; le jury d'admissibilité est constitué par la section correspondante du comité national (membres chercheurs ou enseignants-chercheurs uniquement), qui publie la liste des candidats déclarés admissibles, par ordre de mérite,

- la phase d'admission est placée sous l'autorité d'un jury constitué par le département scientifique.



Les candidats des concours CR2 doivent être au plus âgés de 31 ans à la fin de l'année civile du concours (il peut y avoir des dérogations, notamment pour des raisons familiales).


Les concours sont organisés par discipline mais également, pour certains thèmes `fléchés', au sein de chaque discipline.

Les "entrants" au CNRS sont pour 75 % des CR2, pour lesquels la limite d'âge s'applique, mais pour 25 % des CR1 pour lesquels il n'y a pas de limite d'âge.

2) La carrière

Voir tableau 24

Les carrières se déroulent selon un schéma très similaire à celui des enseignants-chercheurs : aux maîtres de conférences correspondent les chargés de recherche, et aux professeurs correspondent les directeurs de recherche.

Les âges d'accès aux différents grades sont cependant différents :

- au niveau de l'âge de recrutement, on constate un retard de plus de trois ans des enseignants-chercheurs par rapport aux chercheurs du CNRS (33,5 ans contre 30 ans),

- au niveau de l'accès au grade de professeur ou de directeur de recherche, on observe un retournement de situation, puisque les enseignants-chercheurs opèrent ce passage plus jeunes que les chercheurs (44 ans contre 45 ans).

Il convient de noter, en outre, qu'un certain nombre de primes et possibilités de rémunérations complémentaires liées aux activités d'enseignement ne sont pas accessibles aux chercheurs.
Il reste que la loi sur l'innovation de juillet 1999 ouvre des possibilités nouvelles de ce point de vue aux chercheurs.

Tableau 24. Schéma du déroulement de carrière des chercheurs du CNRS



salaires bruts

Toutes disciplines

Sciences de la matière et de la vie (SMV)

Sciences de l'homme et de la société (SHS)

 

Recrutement

30 ans

29 ans

32 ans

 

période chargée de recherche

2° classe (CR2)

rémunération en début de carrière de 13 000 F

évoluant en général vers 14 500 F en 4 ans

rémunération pour des travaux de consultance dans la limite d'une journée par semaine

(Loi sur l'innovation de 1999)

droits d'auteur, rémunération sur licences de brevet

période CR1

15 % des CR1 restent au dernier échelon CR1 avec un salaire de 23 000 F

(total CR1 : 5 900 personnes)

Passage DR

45 ans

44 ans

50 ans

 

période directeur de recherche 2° classe (DR2)

rémunération en début de période : environ 18 500 F

37 % des DR2 restent au dernier échelon, avec un salaire
de 23 000 F

(total DR2 : 3 360 personnes)

rémunération pour des travaux de consultance dans la limite d'une journée par semaine

(Loi sur l'innovation de 1999)

droits d'auteur, rémunération sur licences de brevet

période DR1

période DR de classe exceptionnelle

59 % des DR1 restent au dernier échelon, avec un salaire
de 32 000 F (total DR1 : 950 personnes)

fin de carrière classe exceptionnelle : 37.000 F

3) Appréciation de l'évolution des conditions de déroulement des carrières

On observe d'abord qu'entre 1992 et 2000, l'âge moyen de recrutement en CR2 a augmenté de 14 mois (tableau 25), l'âge limite de 31 ans tendant en fait à devenir l'âge moyen. On observe ici les effets combinés d'un plus grand nombre de dérogations d'âge et d'une plus grande propension à choisir les candidats `âgés' (en dernière année de possibilité de se faire recruter).

Tableau 25. Évolution 1992 - 2000 de l'âge au recrutement en CR2

Age recrutement CR2

Age au recrutement CR2

toutes disciplines

1992

29 ans 3 mois

2000

30 ans 5 mois

Variation

+ 14 mois



Un passage crucial dans l'évolution de carrière d'un chercheur est le passage CR1 - DR2. Chaque année, 3,3 % des CR1 sont promus DR2, les lauréats ayant une ancienneté moyenne en CR1 de 10 ans et 9 mois.

On observe un accroissement de l'âge moyen au passage DR2 de 11 mois entre 1992 et 2000 (tableau 26). Tout se passe comme si le retard au recrutement CR2 s'était reporté sur l'âge de la promotion en DR2.

Dans les SHS, ce glissement de l'âge au passage DR2 est très accentué, puisqu'il atteint 2,5 ans (30 mois) : on ne devient DR2 dans ces disciplines qu'à pratiquement 50 ans en moyenne.

Tableau 26. Évolution 1992 - 2000 de l'âge au passage en DR2

Age promotion CR1 > DR2

Toutes disciplines

dont : sciences humaines et sociales

1992

44 ans 2 mois

47 ans 5 mois

2000

45 ans 1 mois

49 ans 11 mois

Variation

+ 11 mois

+ 30 mois



Cet accroissement de l'âge pour la promotion aux différents corps et grades est un phénomène général au CNRS (tableau 27) : on le retrouve également pour le passage CR2 - CR1
(+ 13 mois), pour le passage DR2 - DR1 (+ 30 mois) et pour le passage DR1 - DRCE (+ 18 mois).

Tableau 27. Évolution de l'âge moyen par grade d'accès des promus

 

CR2 > CR1

CR1 > DR2

DR2 > DR1

DR1 > DRCE

1991

32 ans 9 mois

44 ans 2 mois

50 ans 7 mois

55 ans

2000

33 ans 10 mois

45 ans 1 mois

53 ans 1 mois

56 ans 6 mois

Variation

+ 13 mois

+ 11 mois

+ 30 mois

18 mois



En outre, on observe que 15 % des CR1 sont bloqués au dernier échelon de leur grade et qu'il en est de même de 37 % des DR2.

IV. ANALYSE EN ZOOM SUR 4 SOUS-DISCIPLINES

Il s'agit de caractériser les déroulements de carrière des scientifiques en donnant des ordres de grandeur des âges auxquels s'effectue le passage au grade de professeur, d'une part, de directeur de recherche, d'autre part. On s'attache à identifier les disparités entre époques, entre institutions, entre disciplines.



On appelle déroulement d'une carrière pour un groupe de recrutés d'une même année - `cohorte', au sens des démographes - l'âge du passage aux grades considérés.

On analyse la cohorte des recrutés maître de conférences 2ème classe ou chargé de recherche 2ème classe des années 1984, 1989 et 1994, chacune étant caractérisée par le nombre de recrutés. Pour chaque cohorte, année par année, depuis leur date de recrutement, on observe la proportion de ceux qui sont devenus professeur ou directeur de recherche (en nombre cumulé au fil des années).

On trace alors le graphique des pourcentages des recrutés qui, année après année, sont restés maître de conférences ou chargé de recherche66(*).

On compare alors les carrières en mettant en évidence les effets disciplinaires, les effets institutionnels (CNRS - universités) et les effets de génération (les différentes cohortes).



A. L'EFFET DISCIPLINE

Voir tableau 28

Tableau 28. Comparaison des institutions à travers l'évolution du pourcentage des maîtres de conférences ou CR2 promus au grade de professeur ou DR2 selon le nombre d'années d'ancienneté dans le corps - 4 disciplines - cohortes 1985, 1989, 1994

 

1985

1989

1994

Enseignement supérieur

 
 
 

CNRS

 
 
 

INSERM

 
 
 

Sources : Données DPE, CNRS, INSERM, Traitements OST.



En histoire moderne, les évolutions des carrières apparaissent plus rapides que dans les autres disciplines, mais ce résultat peut s'interpréter par le fait qu'en histoire moderne (comme dans les SHS en général), les recrutements sont plus tardifs que dans les trois autres disciplines étudiées : il y aurait simplement un rattrapage du retard initial de carrière. On note que cet effet est absent au CNRS pour les cohortes 1989 et 1994.

La chimie moléculaire présente des évolutions de carrières plutôt satisfaisantes en valeur relative dans l'enseignement supérieur (surtout pour la cohorte 1985), ce qui n'est pas le cas au CNRS, où cette discipline est plutôt en retard.

La biochimie - biologie moléculaire a des carrières peu dynamiques dans l'enseignement supérieur, pour les trois cohortes ; cette discipline apparaît plus favorable au CNRS en valeur relative.

L'informatique - automatique a des évolutions plutôt inférieures à la moyenne des 3 autres disciplines, tant dans l'enseignement supérieur qu'au CNRS.

B. L'EFFET INSTITUTION (CNRS - UNIVERSITÉ)

Voir tableau 29

Ces graphiques montrent que les carrières évoluent plus rapidement dans l'enseignement supérieur qu'au CNRS, quelle que soit la discipline et quelle que soit la cohorte considérée. Une spécificité de l'université est que les promotions commencent dès les toutes premières années après le recrutement comme maître de conférences. Au CNRS, il faut attendre que la cohorte ait une dizaine d'années d'ancienneté pour observer les premières promotions. Ainsi les différences de carrières entre les deux institutions sont-elles déjà visibles pour la cohorte des recrutés de 1994.



L'INSERM a un profil de carrière différent : semblable à celui du CNRS les premières années (pas de promotion), il se modifie rapidement au bout de 6 ans environ, avec des promotions en nombre relativement important, qui rapprochent alors son profil de celui de l'université (la cohorte 1989 a même une évolution plus favorable que celle de l'université).

C. L'EFFET GÉNÉRATION (COHORTE)

Voir tableau 30



Dans l'enseignement supérieur, il apparaît que dans trois disciplines sur quatre, la cohorte 1989 a été un peu plus favorisée que la cohorte 1985 (l'exception étant la biochimie - biologie moléculaire). Mais dans tous les cas, la cohorte 1994 est défavorisée par rapport aux deux précédentes.

Étant donné le nombre d'années qu'il faut aux CR du CNRS pour passer DR, les comparaisons entre cohortes sont difficiles : la cohorte 1989 a en effet à peine entamé ses promotions en 2000 (aucune pour l'histoire moderne et pour l'informatique - automatique). Il apparaît cependant que la cohorte 1989, pour la chimie moléculaire et pour la biochimie - biologie moléculaire, est un peu en avance sur celle de 1985, l'inverse étant vrai pour l'histoire moderne.

A l'INSERM, on remarque également que la cohorte 1989 est un peu en avance sur celle de 1985.

Au total, pour les enseignants-chercheurs, il apparaît que les âges auxquels ont lieu les promotions tendent à s'élever. Pour le CNRS, on ne peut rien dire de la cohorte 1994, qui n'a pas commencé ses promotions, et il est difficile de départager la cohorte 1989 de celle de 1985 en termes de calendrier des promotions.

Dans les cohortes récentes, l'accroissement de la période de temps nécessaire pour les promotions est concomitant à la tendance à l'augmentation de l'âge au recrutement : ces deux effets se cumulent pour rendre plus élevés les âges auxquels on atteint chaque grade.

Tableau 29. Comparaison des carrières entre les institutions : l'évolution du pourcentage des maîtres de conférences ou CR2 promus au grade de professeur ou DR2 selon le nombre d'années d'ancienneté dans le corps - 4 disciplines - trois cohortes (1985, 1989, 1994)

 

Histoire moderne

Sciences et Technologies de l'information

Chimie moléculaire

Biochimie et Biologie moléculaire

1985

 
 
 
 

1989

 
 
 
 

1994

 
 
 
 

Sources : Données DPE, CNRS, INSERM, Traitements OST.

Tableau 30. Comparaison des carrières entre les générations (cohortes 1984, 1989, 1994) : l'évolution du pourcentage des maîtres de conférences ou CR2 promus au grade de professeur ou DR2 selon le nombre d'années d'ancienneté dans 4 disciplines et leur institution

 

Enseignement supérieur

CNRS

INSERM

Histoire moderne

 
 
 

Sciences et Technologies de l'information

 
 
 

Chimie moléculaire

 
 
 

Biochimie et Biologie moléculaire

 
 
 

Sources : Données DPE, CNRS, INSERM, Traitements OST.

CONCLUSIONS SUR LES CARRIÈRES : ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC

1. Pour apprécier l'attractivité des carrières de chercheur et d'enseignant-chercheur, il convient de se poser en premier lieu la question de l'attractivité des études doctorales et de la période post-doctorale, qui sont des points de passage obligés.

De ce point de vue, trois remarques s'imposent :

- il s'agit d'un parcours très long -
trois ans de thèse et deux ans de période post-doctorale - soit 5 années après le diplôme de 3ème cycle que représente le DEA ; en sciences humaines et sociales il l'est encore davantage,

- le problème du niveau de la rémunération pendant la période de thèse se pose car, à 6 000 francs nets par mois, la question de la concurrence avec d'autres options se pose avec acuité dans la plupart des disciplines, spécialement pour les étudiants ayant déjà un diplôme d'ingénieur ; la baisse du nombre de thèses dès que la conjoncture de l'emploi s'améliore ne laisse guère de doutes à ce sujet,

- l'insuffisante lisibilité des parcours, des critères et des conditions pour entrer dans la carrière est, dans certains cas, un obstacle à l'attractivité.

Le déroulement de la carrière - au sens du niveau de rémunération, mais aussi de statut juridique et professionnel de l'emploi et des responsabilités confiées - paraît bien être en décalage de plusieurs années par rapport à d'autres professions. La contrepartie est qu'à long terme, il n'y a pas de risque de régression de carrière ou de licenciement, avec même une autonomie qui devient très grande. C'est la situation professionnelle entre 25 et 35 ans qui devrait faire l'objet d'une attention particulière, car il semble que le problème de l'attractivité, au moins pour certaines disciplines, se pose surtout pour cette période-là.

Certes, ceux qui ont fait, une fois pour toutes, le choix de s'orienter vers la recherche publique ne vont pas être sensibles à des différences de carrière par rapport à d'autres orientations professionnelles. Il y a cependant certainement un seuil critique d'acceptabilité des différences et il ne faudrait pas qu'on s'en approche sans s'en rendre compte.

2. Si on considère le facteur âge au recrutement et ancienneté requise pour les promotions, on observe une moindre rapidité des trajectoires professionnelles : on a tendance à atteindre les différents grades de plus en plus âgé et ceci tant dans les universités que dans les EPST.
La situation dans les sciences humaines et sociales est en retrait par rapport à celle des sciences de la matière et de la vie.

Par ailleurs, on remarque que les carrières au CNRS sont très sensiblement moins rapides qu'à l'université. La situation dans d'autres EPST, l'INSERM par exemple, est meilleure qu'au CNRS. Là encore, c'est la question des seuils critiques qui est posée.

3. Il convient de mettre les paramètres concernant la rémunération en perspective par rapport à d'autres aspects, très importants, de l'attractivité des carrières : la qualité des moyens de travail ou la possibilité de développer ses propres travaux de recherche assez tôt dans le cursus. Ces aspects - qui font l'objet de différents dispositifs récents (actions `jeunes chercheurs') - sont souvent considérés comme un handicap d'attractivité par rapport au monde anglo-saxon. L'impression d'une pesanteur tant hiérarchique qu'administrative est également un facteur négatif quant à l'attractivité.

4. Ceci étant, il faut considérer un aspect très important de l'attractivité des carrières de chercheur et d'enseignant-chercheur en France, à savoir le statut de la fonction publique : pour ceux qui souhaitent faire de l'enseignement et de la recherche, il représente un avantage et une garantie essentiels - notamment par rapport à ce que peuvent offrir les pays anglo-saxons, qui obligent à une `course au contrat' permanente et à une tension liée au statut précaire qui perdure souvent jusque vers 45 ans.

CHAPITRE 4.
APERÇUS SUR LE POTENTIEL DE COMPÉTENCES
POUR L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE
- LA QUESTION DES VIVIERS -

INTRODUCTION 

1. Présentation générale


Nous avons présenté, dans le chapitre précédent, des éléments sur l'attractivité des carrières dans l'enseignement supérieur et la recherche. Encore faut-il qu'il y ait une population de candidats potentiels sur laquelle puisse s'exercer cette attractivité. L'objet de ce chapitre est de présenter des éléments de description et d'appréciation concernant ces populations de candidats potentiels, que nous désignerons sous l'intitulé générique de "viviers".

Comme nous l'avons vu au chapitre précédent, le cheminement qui mène à un recrutement comme maître de conférences des universités ou comme chargé de recherche d'un EPST comporte un certain nombre d'étapes, qui définissent chacune différentes populations
(cf. schéma 1) et aboutissent aux recrutés maîtres de conférences ou chargés de recherche des EPST (population 0) :

- les "qualifiés" pour les concours de maîtres de conférences et les candidatures recevables pour les concours de chargés de recherche des EPST (population 1),

- les jeunes chercheurs en période post-doctorale67(*) (population 2).

- les jeunes chercheurs en période doctorale (population 3).

Chacune des populations 1, 2 et 3 peut être considérée comme un vivier de jeunes (viviers de niveau 1, 2 et 3), à partir desquelles s'alimente le stock des chercheurs et enseignants-chercheurs, via les recrutements annuels. Les passages des jeunes de la population 3 (doctorants) à la population 2 (post-doctorants au sens large) et à la population 1 (candidats) définissent des parcours qui relient entre eux les viviers, selon des modalités variées.

Nous allons nous attacher à identifier et décrire le vivier 1 (candidats) et le vivier 2 (période post-doctorale), en distinguant le cas du CNRS (section 1) et celui des universités (section 2), tout en précisant la situation pour les disciplines choisies.

2. Une tentative de quantification des viviers et des flux annuels

Pour fixer les idées, nous proposons ci-après de donner des ordres de grandeur des populations et des flux annuels correspondant aux différents viviers (schéma 1) : on part d'une population de doctorants de 40 à 50 000 personnes (vivier 3), qui conduit à un flux annuel de soutenance de thèse de 10 000 personnes. Ce flux alimente à son tour une population de "période post-doctorale" de 12 000 à 15 000 personnes (vivier 2), dont une partie importante constitue la population des candidats (vivier 1), estimée également entre 12 et 15 000 personnes, en incluant un certain nombre de candidats étrangers qui ne faisaient pas partie du vivier 2. Cette population des candidats, à son tour, est à l'origine du flux des recrutés maîtres de conférences et chargés de recherche des EPST, au rythme annuel de 2 500 à 3 000 personnes.

Notes méthodologiques sur le calcul des estimations

le flux des recrutés maîtres de conférences et chargés de recherche des EPST : il y a des fluctuations chaque année, mais l'ordre de grandeur du flux annuel des recrutés est de 2 500 à 3 000 personnes (de l'ordre de 500 à 600 environ dans les EPST et de 2 000 à 2 500 dans l'enseignement supérieur).

la population des candidats : cette population (vivier 1) peut être estimée à environ 12-15 000 personnes, à partir de deux calculs différents :

- 8 600 dossiers de qualification à la fonction de maître de conférences sont acceptés par an, ce qui correspond à environ
7 000 personnes physiques, du fait des possibilités de candidatures sur plusieurs sections. Par ailleurs, on sait qu'un peu plus de 40 % des recrutés de l'année n, ont été qualifiés aux années n-1 à n-4 (période pendant laquelle la qualification reste valable). Si la probabilité d'être recruté est indépendante de l'ancienneté de la qualification, il y aurait un stock d'environ 3 000 (40 % de 7 000) qualifiés des années antérieures qui sont candidats une année donnée. Il convient en outre d'ajouter un certain nombre de candidatures qui se portent exclusivement sur les EPST, ce qui amène à un total de candidats d'environ 12-15 000 personnes,

- le taux de pression sur les postes de maîtres de conférences est de 6,9. Ce chiffre est basé sur une estimation du nombre de candidats (personnes physiques) à partir du nombre de qualifiés : il doit être diminué quelque peu pour tenir compte des qualifications dans plusieurs sections. Si on adopte la valeur 5 à 5,5 pour le taux de pression, on retrouve l'estimation
de 12-15 000 personnes environ pour le nombre de candidats.

la population post-doctorale et des candidats potentiels : nous estimons cette population (vivier 2) à environ 12 000 à
15 000 personnes, à partir de deux calculs différents :

- l'existence de 12 000 candidats suppose une population de `candidats potentiels' nécessairement plus élevée, car une fraction de cette population ne se porte pas candidat la première année après la thèse, afin de consolider le dossier de publications ; cette fraction n'est pas très élevée et ne joue réellement que pour les sciences humaines et sociales. Le fait que certains candidats étrangers ne soient pas inclus dans la population de post-doctorants issus du doctorat français tend à accroître la population des candidats. Nous nous en tenons donc à une différentielle modeste entre les deux populations,

- environ 10 000 doctorats sont délivrés en France chaque année. Plus d'un tiers de ces doctorants effectue une période post-doctorale, dont la durée moyenne peut être estimée à 3 ou 4 ans.

la population des doctorants : elle peut être estimée à 40 à 50 000 individus environ (vivier 3), considérant qu'un peu plus de 10 000 thèses sont soutenues en France chaque année et qu'elles durent 3,9 ans en valeur médiane.

Schéma 1. Vue d'ensemble du cheminement vers le recrutement maître de conférences ou chargé de recherche d'un EPST

recrutés

maître de conférences ou chargé de recherche EPST


FLUX : environ 3 000 à 3 500 recrutés par an

population 0

échec emploi*

ou chercheur à l'étranger

candidats

POPULATION 
: environ 12 à 15 000 personnes



population 1- vivier niveau 1


candidats étrangers emploi*

(et ayant passé leur thèse à l'étranger) ou position de chercheur à l'étranger

période post-doctorale

en France ou à l'étranger (candidats potentiels)

POPULATION : 12 000 à 15 000 personnes

population 2 - vivier niveau 2



emploi*

soutenance - obtention de la thèse - FLUX : environ 10 000 thèses par an

période doctorale

abandon thèse

thèse - emploi*

POPULATION : environ 40 à 50 000 personnes

population 3 - vivier niveau 3

emploi*

obtention DEA environ 26 000 par an

emploi*

autresdiplômes (DESS..)

diplôme d'ingénieur

maîtrise

* hors emplois de maîtres de conférences et de chargés de recherche d'un EPST.

I. LES VIVIERS DU CNRS

A. LE VIVIER DES CANDIDATS

1. Le nombre des candidats et les taux de pression


a) Les nombres absolus de candidats

Pour la campagne de recrutements des chercheurs de l'année 2000, 337 postes de chargés de recherche (CR) ont été ouverts au recrutement extérieur par la voie de concours externes (246 en CR2 et 91 en CR1). Ceci correspond à un taux de recrutement d'un peu moins de 3 % par rapport à la population totale des chercheurs68(*).

Sur ce total de 337 postes, 85 (soit le quart environ) ont fait l'objet d'affichages thématiques, c'est-à-dire qu'ils concernent une thématique scientifique précisément définie et/ou un thème interdisciplinaire.

Le nombre des candidats au CNRS pour des postes de CR2 est relativement stable pendant les années 1990, tandis que celui des candidats pour des postes CR1 a augmenté d'environ 30 % ces dernières années (tableau 31).

Tableau 31. CNRS - candidats CR2 et CR1 aux concours (1992-2000) - CNRS

Nombre

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

CR2

2744

3492

3256

3100

2694

2614

3366

2969

2828

CR1

819

788

1011

943

1010

810

1042

998

1113

total

3563

4280

4267

4043

3704

3424

4408

3967

3941

% CR2 sur total

77 %

82 %

76 %

77 %

73 %

76 %

76 %

75 %

72 %

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

base 100 en 92

 
 
 
 
 
 
 
 
 

CR2

100

127

119

113

98

95

123

108

103

CR1

100

96

123

115

123

99

127

122

136

total

100

120

120

113

104

96

124

111

111

b) Les taux de pression

Le nombre absolu des candidatures doit bien sûr être apprécié au regard des postes offerts, à travers la notion de "taux de pression", c'est-à-dire le nombre moyen de candidats pour un poste ouvert au recrutement.



Le taux de pression des candidatures par rapport aux postes ouverts au niveau chargé de recherche (CR1 et CR2) a augmenté continûment de 1992 à 1996, passant de 9,4 à 14,9 (+ 59 %). Il redescend ensuite à 11,7 pour se stabiliser en 1999 et 2000 (tableau 32).

En CR2, les taux de pression ont augmenté de plus de 50 % de 1992 à 1996, pour atteindre 14,6 ; il est ensuite redescendu de 20 %, au taux de pression de 11,5 candidats pour un poste en 2000, ce qui est cependant supérieur au taux de 1992.

Pour les CR1, le taux en valeur absolue est peu différent du taux observé pour les CR2. Il avait augmenté de 80 % de 1992 à 1996, pour atteindre 16,0 candidats pour un poste; il est ensuite redescendu à 12,2 candidats pour un poste, c'est-à-dire à un niveau supérieur à celui des années 1992 et 1993.

La diminution des taux de pression observée depuis le pic de 1996 semble ralentie ou stoppée en 2000. L'année 1996 correspond à un nombre exceptionnellement faible de postes ouverts, à savoir 260, soit un taux de recrutements de 2,3 %. On observe des évolutions symétriques des taux de pression et des taux de recrutements.

Tableau 32. Taux de pression et recrutements aux concours CR (1992-2000) - CNRS

Taux de pression

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

CR2

9,5

12,2

12,7

11,6

14,6

12,7

12,6

11,7

11,5

CR1

8,9

11,1

12,8

15,7

16,0

11,9

14,9

11,7

12,2

total

9,4

11,9

12,7

12,3

14,9

12,5

13,0

11,7

11,7

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

base 100 en 92

 
 
 
 
 
 
 
 
 

CR2

100

128

134

122

154

134

133

123

121

CR1

100

125

144

176

180

134

167

131

137

total

100

127

135

131

159

134

138

124

124

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

nb recrutements

381

360

335

328

248

274

338

339

337

base 100 en 92

100

94

88

86

65

72

89

89

88

c) Les taux de pression par département scientifique

D'un département scientifique à l'autre, ces taux de pression sont très variables. Les départements physique nucléaire et corpusculaire, sciences chimiques et sciences de la vie ont des taux de pression CR2 et CR1 sensiblement inférieurs à la moyenne, compris entre 7 et 10 ; les sciences de l'univers et les sciences de l'homme et de la société à l'inverse ont des taux de 15 à 20 candidats pour un poste (tableau 33).

On remarque le taux de pression très bas, de 5,8 candidats pour un poste, concernant les recrutements CR1 des sciences pour l'ingénieur. Ceci pourrait s'expliquer par le très fort taux d'affichages thématiques de ce département (42,4 %), car on sait (voir ci-dessous) que l'affichage thématique fait (mécaniquement) baisser le taux de pression. Cette explication est d'autant plus plausible qu'en CR2, le taux de pression des sciences pour l'ingénieur est très élevé (13,6 candidats pour un poste).

Tableau 33. Taux de pression aux concours CR par département scientifique - CNRS

Taux de pression

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

total

CR2

12,9

7,7

13,6

19,1

8,4

9,7

13,6

11,5

CR1

12,1

7,0

5,8

16,0

9,4

10,4

19,2

12,2

 
 
 
 
 
 
 
 
 

base 100 : total

 
 
 
 
 
 
 
 

CR2

112

67

118

166

73

84

118

100

CR1

99

57

48

131

77

85

157

100

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

d) Les taux de pression en relation avec les affichages thématiques

On constate une baisse forte et continue de la proportion des affichages thématiques de 1993 à 1997 (de 41 % à 13 %) et une remontée jusqu'en 2000 à 25 % (tableau 34). Le phénomène est identique pour CR2 et CR1, plus accentué dans ce dernier cas.

Tableau 34. Postes aux concours CR2 et CR1 avec affichages thématiques (% du total des postes mis au concours) - CNRS

Pourcentage des postes avec affichage thématique

1993

1997

2000

% affichages thématiques CR2

40 %

15 %

24 %

% affichages thématiques CR1

45 %

4 %

29 %

Total

41 %

13 %

25 %

dont : 16 % en SDV, 42 % en SPI

Le taux de pression est sensiblement moindre pour les concours où les postes font l'objet d'un affichage thématique : - 30 % en CR2, - 40 % en CR1 (tableau 35). Le département sciences pour l'ingénieur a la plus forte proportion de postes faisant l'objet d'un affichage thématique, notamment en CR1, ce qui tendrait à expliquer son moindre taux de pression.
Retenons finalement qu'il convient d'interpréter avec prudence les taux de pression et leurs évolutions, puisqu'ils dépendent beaucoup de l'importance relative des postes faisant l'objet d'un affichage thématique.

Tableau 35. Taux de pression aux concours CR2 et CR1 avec et sans affichages thématiques - CNRS

Année 2000

Pression

Pression - base 100 sans affichage thématique

sans affichage thématique

avec affichage thématique

sans affichage thématique

avec affichage thématique

CR2

11,5

8,3

100

72

CR1

12,2

6,9

100

57

e) Les taux de pression par discipline (sections du CNRS)

Les mathématiques sont la discipline où le taux de pression est le plus fort (21,6 candidats par poste), l'astronomie arrive en deuxième position : près de 20 candidats par poste (tableau 36). Quatre disciplines des sciences de l'homme et de la société ont des taux supérieurs à 15. La physique théorique, la biologie cellulaire et la géophysique ont aussi des taux élevés, supérieurs à 12,5. On note que les sciences et techniques de l'information ont un taux de pression de 13,3 candidats pour un poste, et ceci malgré des niveaux de recrutements élevés.


A l'inverse, plusieurs disciplines des sciences de la vie ont des taux de pression assez bas : entre 4,7 et 6,6 candidats pour un poste (biologie végétale, biologie moléculaire, neurosciences, écologie). Il en est de même de certaines disciplines de la physique et de la chimie).

Tableau 36. Taux de pression les plus forts et les plus faibles - concours CR 2001

Taux de pression forts (CR)

Taux de pression faibles (CR)

section

 

taux pression

nb postes

section

 

taux pression

nb postes

1

mathématiques

21,6

17

27

biologie végétale

4,7

12

14

astronomie - syst. solaire

19,7

9

19

chimie du solide

5,3

15

36

sociologie

15,6

12

20

biomolécules

5,6

19

38

unité de l'homme - diversité

15,6

8

29

neurosciences

5,7

12

37

économie et société

15,4

11

5

physique, mat. cond.

6,5

11

33

histoire - monde moderne

15,2

9

6

physique, mat . cond.

6,6

13

2

physique, théories, modèles

14,4

9

17

chimie - molécules

6,6

14

7

S&T de l'information

13,3

52

21

biomolécules

6,6

18

24

biologie cellulaire

12,9

15

30

écosystèmes - écologie

6,6

18

13

géophysique - géochimie

12,9

9

 
 
 
 

2) Les caractéristiques du vivier des candidats CNRS

a) Type d'activité

On observe que 26,8 % des candidats CR2 sont des fonctionnaires ou maîtres de conférences (tableau 37). Par railleurs, 65 % des candidats disposent de contrats à durée déterminée ou d'emplois précaires69(*) et environ 10 % sont des salariés du privé. On peut estimer à environ 25 % la proportion de ceux qui sont en séjour post-doctoral à l'étranger70(*).

Tableau 37. Types d'activité des candidats CR2 au concours 2000

Type d'activité des candidats CR 2 au CNRS

Proportion

boursiers, vacataires, contractuels (post-docs) en France (1)

37,3 %

secteur privé, y compris associations loi 1901 (2)

17,6 %

boursiers et contractuels (post-docs) à l'étranger

18,2 %

fonctionnaires hors enseignement supérieur

10,0 %

maîtres de conférences

16,8%

Total

100,0 %



Les fonctionnaires et les maîtres de conférences représentent 17,4 % des candidats CR1 (tableau 38). Plus de la moitié a un emploi précaire ou à durée déterminée ; plus du quart se trouve en post-doc à l'étranger.

Tableau 38. Types d'activité des candidats CR1 au concours 2000

Type d'activité des candidats CR 1 au CNRS

Proportion

boursiers, vacataires, contractuels (post-doc) en France (1)

40,6 %

secteur privé, y compris associations loi 1901 (2)

21,4 %

boursiers et contractuels (post-docs) à l'étranger

23,6 %

fonctionnaires hors enseignement supérieur

9,2 %

maîtres de conférences

8,2 %

Total

100,0 %

notes sur les tableaux 38 et 39 :

(1) essentiellement dans enseignement supérieur et recherche ; il semble que la proportion de post-docs en France soit sur-estimée, par rapport à ce qu'on sait par ailleurs. Il pourrait se faire que des post-docs candidatant depuis l'étranger donnent par exemple l'adresse de leur famille en France.

(2) les salariés du secteur privé recouvrent probablement largement des situations qui sont en réalité celles de post-docs en France, puisque les associations loi 1901 sont ici incluses.


b) L'âge moyen des candidats

En CR2, les disciplines des sciences de la matière ont des candidats âgés de 29,5 ans (tableau 39). En sciences de la vie, l'âge moyen est de plus de 31 ans et en sciences humaines et sociales de plus de 32 ans. Dans ces deux dernières disciplines, les candidats sont pratiquement tous en butée de l'âge limite au concours CR271(*).

En CR1, l'âge moyen des candidats est de 36 ans et 7 mois, avec le cas particulier notable des sciences humaines et sociales, pour lesquelles l'âge moyen des candidats CR1 est de plus de 39 ans.

Tableau 39. Age des candidats CR2 et CR1 par département scientifique

Age

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble

CR2

29 ans 3 mois

28 ans 7 moi

29 ans 8 mois

30 ans 3 mois

29 ans 11 mois

31 ans 3 mois

32 ans 4 mois

30 ans 7 mois

CR1

34 ans 8 mois

34 ans 6 mois

36 ans 10 mois

33 ans 6 mois

36 ans 11 mois

35 ans 10 mois

39 ans 1 mois

36 ans 7 mois

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

c) La nationalité des candidats

Le contraste est très net entre les concours CR2 et CR1 : 10 % d'étrangers dans le premier cas, 38 % dans l'autre (tableau 40). L'interprétation du taux très élevé de candidats étrangers pour les concours CR1 mérite une analyse plus fouillée. Il peut éventuellement, mais pas nécessairement, témoigner de tensions sur le recrutement.

Tableau 40. Candidats étrangers aux grades de CR2 et CR1 - concours 2000

Candidats étrangers

En nombre de candidats

En %

 

Français

Étrangers

ensemble

Français

Étrangers

ensemble

CR2

2505

273

2778

90 %

10 %

100 %

CR1

674

417

1091

62 %

38%

100 %

ensemble

3179

690

3869

82 %

18 %

100 %



La proportion de candidats étrangers au concours varie selon les grandes disciplines ou départements scientifiques (tableau 41). En CR2, près de 20 % des candidats du département sciences physiques et mathématiques sont des étrangers, contre seulement 5,9 % en sciences de la vie, les autres domaines se situant autour de 10 %. En CR1, près de 72 % des candidats SPM sont étrangers, les autres disciplines étant situées entre 40 % et 60 %. Les exceptions sont les sciences de l'univers (30 %) et surtout les sciences humaines et sociales (moins
de 20 %).

Les taux élevés (entre 40 % et 70 %) de candidatures étrangères en CR1 dans les sciences de la matière et de la vie posent une question importante : soit il s'agit d'une politique pour introduire une certaine proportion d'étrangers parmi les chercheurs, via le concours CR172(*), soit une question d'attractivité se pose pour les jeunes chercheurs confirmés.

Tableau 41. Candidats étrangers aux grades de CR2 et CR1 par département scientifique (en % du total des candidats) - concours 2000

 

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble

CR2

19,5 %

13,2 %

9,4 %

7,5 %

7,8 %

5,9 %

9,8 %

9,8 %

CR1

71,7 %

57,1 %

52,0 %

30,6 %

60,6 %

41,6 %

19,7%

38,2 %

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

On remarque que les proportions d'étrangers parmi les candidats CR1 sont d'autant plus faibles, dans un département, que la proportion de recrutements en CR1 dans le total
CR1 + CR2 est élevée (tableau 42) : tout se passe comme s'il y avait une "culture" disciplinaire : certaines disciplines (sciences physiques et mathématiques, physique nucléaire et corpusculaire, sciences chimiques) recrutent essentiellement au niveau CR2 (plus de 80 %) et le petit nombre de postes mis au concours au niveau CR1 concerne des cas particuliers, parmi lesquels un grand nombre d'étrangers (60 à 70 %). Au contraire, d'autres disciplines (sciences de l'univers, sciences de la vie, sciences humaines et sociales) recrutent assez largement en CR1 (de l'ordre du tiers des recrutements CR), qui est également considérée comme la voie normale. Les étrangers représentent 20 à 40 % du total des candidats dans le concours CR1 - ce qui n'est cependant pas du tout négligeable.

Tableau 42. Proportion des postes mis au concours au niveau CR1 par rapport au total des postes CR (CR1 + CR2), par département scientifique - concours 2000

 

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble

CR1 sur total

18,2 %

15,4 %

26,3 %

34,6 %

14,1 %

34,9 %

32,3 %

27,0 %

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

B. LES TRAJECTOIRES DES LAURÉATS DEPUIS LA PÉRIODE POST-DOCTORALE

1. Caractéristiques générales


a) L'âge des lauréats

Les lauréats sont légèrement plus jeunes, en moyenne, que l'ensemble des candidats, la différence étant surtout sensible pour les CR1 en sciences humaines et sociales (tableau 43).

Le département sciences physiques et mathématiques recrute en CR2 plus de 3 ans plus jeune que les sciences humaines et sociales et 2 ans et demi plus jeune que les sciences de la vie.

Tableau 43. Age des candidats et lauréats CR2 et CR1 au concours 2000

Age

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble

C-CR2

29 ans 3 mois

28 ans 7 moi

29 ans 8 mois

30 ans 3 mois

29 ans 11 mois

31 ans 3 mois

32 ans 4 mois

30 ans 7 mois

C-CR1

34 ans 8 mois

34 ans 6 mois

36 ans 10 mois

33 ans 6 mois

36 ans 11 mois

35 ans 10 mois

39 ans 1 mois

36 ans 7 mois

 
 
 
 
 
 
 
 
 

L-CR2

28 ans 10 mois

29 ans

29 ans 2 mois

30 ans 5 mois

29 ans 9 mois

31 ans 5 mois

32 ans

30 ans 5 mois

L-CR1

33 ans 7 mois

34 ans 4 mois

35 ans 3 mois

33 ans 2 mois

36 ans 6 mois

36 ans 3 mois

36 ans 11 mois

35 ans 10 mois

C-CR2 et C-CR1 : candidats CR2 et CR1 L-CR2 et L-CR1 : lauréats CR2 et CR1

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

b) Les étrangers lauréats

En CR2, 9,8 % des candidats sont des étrangers, mais les étrangers représentent seulement 6,1 % des lauréats. Ceux-ci sont originaires, à 69 %, des pays de l'Union européenne et, à 25 % des autres pays d'Europe (tableau 44). Le seul département significativement différent de la moyenne est celui des sciences pour l'ingénieur, pour lequel 14,3 % des recrutés CR2 sont étrangers.

En CR1, les étrangers représentent 38,2 % des candidats et 44,3 % des lauréats. Ceux-ci viennent à 65 % de l'Union européenne et à 14 % d'Amérique du Nord. En sciences physiques et mathématiques et sciences chimiques, les deux tiers des lauréats CR1 sont des étrangers, contre le quart seulement en sciences de l'univers et en sciences humaines et sociales.

Finalement, pour l'ensemble des recrutements de chargés de recherche, 16,4 % des lauréats sont des étrangers, avec une variation entre à peine plus de 10 % dans les sciences de l'univers et plus de 20 % dans les sciences de la vie.

Tableau 44. Candidats et lauréats étrangers aux grades de CR2 et CR1 par département scientifique (en % du total des candidats et des lauréats) - concours 2000

 

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble

C-CR2

19,5 %

13,2 %

9,4 %

7,5 %

7,8 %

5,9 %

9,8 %

9,8 %

C-CR1

71,7 %

57,1 %

52,0 %

30,6 %

60,6 %

41,6 %

19,7%

38,2 %

 
 
 
 
 
 
 
 
 

L-CR2

8,3 %

9,1 %

14,3 %

5,9 %

5,5 %

2,8 %

4,5 %

6,1 %

L-CR1

62,5 %

50,0 %

33,3 %

22,2 %

66,7 %

52,6 %

28,6 %

44,3 %

 
 
 
 
 
 
 
 
 

L-CR

18,2 %

15,4 %

18,4 %

11,5 %

14,1 %

20,2 %

12,3 %

16,4 %

SPM : Sciences physiques et mathématiques PNC : Physique nucléaire et corpusculaire SPI : Sciences pour l'ingénieur

SDU : Sciences de l'univers SC : Sciences chimiques SDV : Sciences de la vie SHS : Sciences de l'homme et de la société

On note que la proportion d'étrangers recrutés CR2 a eu tendance à augmenter jusqu'au milieu des années 1990, pour décroître assez sensiblement depuis, passant de 15 % à 6 % entre 1996 et 2000 (tableau 45).

Le profil d'évolution des recrutements CR1 ne fait pas apparaître de tendance notable.

Tableau 45. Lauréats CR2 et CR1 de nationalité étrangère sur la période 1986 - 2000 (proportion)

 

1986

1987

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

CR2

10 %

8 %

6 %

12 %

15 %

12 %

Tableau 46. 14 %

14 %

12 %

14 %

15 %

14 %

8 %

8 %

6 %

CR1

36 %

25 %

31 %

35 %

49 %

43 %

41 %

48 %

42 %

48 %

35 %

35 %

41%

36 %

44 %

2. La trajectoire professionnelle des lauréats

a) La trajectoire professionnelle des lauréats en termes de diplôme

Presque 25 % des lauréats CR aux concours du CNRS sont titulaires, en plus de leur thèse, d'un diplôme d'ingénieur ou sortent d'une école normale supérieure (tableau 46).

Tableau 47. Diplômes autres que le doctorat des lauréats CR

Diplômes autres que le doctorat des lauréats CR

en nombre

en %

Ecoles Normales Supérieures

25

7,0 %

Polytechnique

10

2,8 %

Autres Ecoles d'ingénieur

49

13,6 %

total lauréats

359

100 %

b) La trajectoire professionnelle des lauréats en termes de situation professionnelle pendant la période post-doctorale

Aux concours CR2, 16,8 % des candidats et 11,8 % des lauréats sont des maîtres de conférences (tableau 47). En outre, 9,1 % des lauréats sont déjà fonctionnaires, ce qui porte à 20 % la proportion des lauréats agents de l'Etat. 14,2 % des lauréats (et 18,2 % des candidats) effectuent un séjour post-doctoral à l'étranger.

Au concours CR1 (tableau 48), les maîtres de conférences ne sont que 5,2 % des lauréats et les fonctionnaires 6,2 %. En revanche, la proportion de lauréats en post-doc à l'étranger est de 24,8 %.

Tableau 48. Types d'activité des candidats et lauréats CR2 au concours 2000

Type d'activité des CR 2 au CNRS

candidats

lauréats

boursiers, vacataires, contractuels (post-docs) en France

37,3 %

42,8 %

secteur privé, y compris associations loi 1901

17,6 %

22,1 %

boursiers et contractuels (post-docs) à l'étranger

18,2 %

14,2 %

fonctionnaires hors enseignement supérieur

10,0 %

9,1 %

maîtres de conférences

16,8%

11,8 %

Total

100,0 %

100,0 %

Tableau 49. Types d'activité des candidats et lauréats CR1 au concours 2000

Type d'activité des CR1 au CNRS

candidats

lauréats

boursiers, vacataires, contractuels (post-docs) en France

40,6 %

44,2 %

secteur privé, y compris associations loi 1901

21,4 %

19,6 %

boursiers et contractuels (post-docs) à l'étranger

23,6 %

24,8 %

fonctionnaires hors enseignement supérieur

9,2 %

6,2 %

maîtres de conférences

8,2 %

5,2 %

Total

100,0 %

100,0 %

c) La trajectoire professionnelle des lauréats en termes de laboratoire d'accueil de préparation de la thèse

On observe que 86 % des lauréats CR2 ont préparé leur thèse dans un laboratoire reconnu par le CNRS. Les sciences humaines et sociales se différencient du reste, puisque 38 % des recrutés CR2 n'ont pas fait leur thèse dans un laboratoire reconnu par le CNRS.

Sur ce total de 86 % de docteurs lauréats issus des laboratoires reconnus par le CNRS parmi les lauréats, près de la moitié (42 %) est affectée après son recrutement dans son laboratoire de thèse (tableau 49). Cette caractéristique est particulièrement marquée en sciences pour l'ingénieur et sciences de l'univers (plus de la moitié des CR2 recrutés retournent dans leur laboratoire de thèse). Cette caractéristique est presque absente de la physique nucléaire et corpusculaire.

Le fait que 71 % des recrutés CR1 ont fait leur thèse dans un laboratoire CNRS relativise la portée de l'apparente internationalisation très forte du recrutement CNRS. Hormis en sciences pour l'ingénieur et en sciences humaines et sociales, les lauréats CR1 retournent relativement peu dans leur laboratoire de thèse.

Tableau 50. Laboratoire de doctorat et d'affectation des lauréats CR2 et CR1, par département scientifique - concours 2000

Pourcentage des lauréats ayant fait

SPM

PNC

SPI

SDU

SC

SDV

SHS

ensemble



CR2

doctorat dans labo CNRS

100 %

70 %

92 %

9 4 %

90 %

87 %

62 %

86 %

dont : affecté dans labo thèse

39 %

14 %

59 %

56 %

40 %

37 %

44 %

42 %

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



CR1

doctorat dans labo CNRS

50 %

-

83 %

100 %

100 %

62 %

72 %

71 %

dont : affecté dans labo thèse

0 %

-

60 %

14 %

0 %

15 %

46 %

29 %

C. LE CAS DE QUELQUES DISCIPLINES

1. Les taux de pression


Pour les sciences et techniques de l'information73(*), il y a une pression très forte des candidatures dès lors qu'il n'y a pas d'affichage thématique, ce qui signifierait que le vivier est abondant. On constate cependant un faible taux pour les CR1 avec affichage (tableau 50). Ceci peut constituer un indice de la difficulté à recruter dans certains domaines à un certain niveau d'expérience, ou d'affichage sur des thèmes extrêmement spécialisés.

Pour la biologie moléculaire, la pression est très sensiblement moindre que pour les sciences et techniques de l'information en CR2 (elle est trois fois plus faible) ; en CR1, elle est variable.

La chimie moléculaire a une situation similaire à celle de la biologie moléculaire. On remarque le taux de pression quasi nul pour les postes CR1 avec affichage, ce qui peut être un indice d'une difficulté à recruter dans certains domaines à un certain niveau d'expérience ou de très fine spécialisation thématique des concours.

En histoire moderne, les taux de pression sont élevés pour les postes sans affichage, similaires à ce que l'on observe pour les sciences et techniques de l'information : il y a entre 16 et
25 candidats pour chaque poste. Les taux sont sensiblement moindres dès lors qu'il y a affichage.

Tableau 51. Taux de pression 2000 et 2001 pour les disciplines choisies


Concours 2000

S&T de l'information
(SPI-7)

bio-molécules
(SDV - 20)

molécules synthèse
(SC-16)

monde moderne
(SHS-33)

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

CR2

25,0

7,4

9,7

9,0

11,6

14,3

16,0

-

CR1

15,0

5,0

19,0

2,0

5,0

-

23,0

8,0

Concours 2001

S&T de l'information
(SPI-7)

bio-molécules
(SDV - 20)

molécules synthèse
(SC-16)

monde moderne
(SHS-33)

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

sans affichage

avec affichage

CR2

16,0

10,7

6,4

3,6

7,1

13,0

17,3

3,7

CR1

23,3

5,5

9,5

4,0

12,0

5,0

24,7

-

2. Les caractéristiques des candidats de la section STI

Cette section concerne la discipline (section) sciences et techniques de l'information du CNRS. Pour le concours 2000, nous avons recueilli des informations sur les caractéristiques et le parcours professionnel des candidats74(*).

a) Les candidats 2000 au concours CR2 du CNRS

Ces candidats sont principalement des hommes (84 %), très majoritairement d'origine française (88 %), dont la moyenne d'âge est de 29,5 ans (tableau 51).

Ils peuvent être regroupés dans trois grandes catégories caractéristiques de leur parcours professionnel :

- les candidats qui ont été ou sont ATER et/ou moniteurs (31 %),

- ceux qui ont effectué ou effectuent un post-doctorat à l'étranger (36 %),

- ceux qui ont effectué ou effectuent un post-doctorat en France (23 %).

Environ 45 % des candidats ont un diplôme de grande école (école d'ingénieurs) en plus de leur doctorat ou ont eu leur doctorat après être entrés dans une école normale supérieure (ENS).

Une partie significative des candidats (environ 10 %) sont des Français, jeunes, qui possèdent un diplôme en plus de leur doctorat et qui ont effectué un post-doctorat à l'étranger. De même, une grande partie des candidats (plus de 13 %) des ATER-moniteurs est relativement jeune et possède un autre diplôme que le doctorat.

Tableau 52. Les candidats au concours CR2 non thématique du CNRS en 2000 dans la section S&T de l'information



Sources : CNRS, traitements OST.

Note : ATER : attaché temporaire d'enseignement et de recherche, PDE : post-doctorat à l'étranger PDF : post-doctorat en France

b) Les candidats 2000 - concours CR1 - section sciences et techniques de l'information - CNRS



Les candidats au concours CR1 sont principalement des hommes (87 %), de 36,5 ans de moyenne d'âge. Près de 90 % d'entre eux sont de nationalité étrangère.



Les deux tiers affirment avoir fait un post-doctorat à l'étranger et près de 40 % de ces candidats sont maîtres de conférences.

De fait, 25 % des candidats sont des maîtres de conférences ayant fait un post-doctorat à l'étranger, la plupart d'entre eux étant de nationalité étrangère.

Tableau 53. Les candidats au concours CR1 non thématique du CNRS en 2000 dans la section S&T de l'information



Sources : CNRS, traitements OST

3. Entretiens

Nous présentons ci-après une synthèse de quatre entretiens réalisés avec des CR2 d'une trentaine d'années ayant effectué un post-doctorat à l'étranger. Ces jeunes chercheurs ont été recrutés en 1998 et 1999 à l'INRIA (discipline sciences et techniques de l'information) pour deux d'entre eux et à l'INSERM (discipline biologie moléculaire) pour les deux autres.

Ces deux institutions publiques de recherche ont le même statut que le CNRS (ce sont des établissements publics à caractère scientifique et technologique) et ont donc à peu près les mêmes critères et modalités de recrutement que le CNRS.

S'agissant de la question des viviers et des carrières, les points essentiels qui ressortent de ces entretiens sont les suivants :

- le post-doctorat à l'étranger est perçu comme une condition indispensable pour le recrutement ;

- tout aussi important est le fait d'avoir conservé une forte relation avec un laboratoire de l'institution dans laquelle on souhaite postuler - ce laboratoire étant le plus souvent celui où l'on a fait sa thèse ; de fait le concours de recrutement suppose la présentation d'un projet de recherche conjointement avec un laboratoire, ce qui signifie aussi que la réputation du laboratoire de thèse et celui où l'on a fait son post-doctorat sont des éléments importants ;

- le statut de chercheur tel qu'il existe en France et le fait de ne pas avoir d'obligations d'enseignement, sont considérés comme des aspects très attractifs, malgré le niveau de salaire : le recrutement dans un poste CR2 est vu comme la possibilité de faire vraiment de la recherche sa profession, et si, tel est l'objectif qu'on se donne, alors il n'y a pas d'autre alternative, au moins à court terme ; c'est ce qui explique également l'attractivité des concours pour les jeunes chercheurs post-doctorants étrangers ;

- l'expérience de post-doctorant à l'étranger, d'une durée de un à trois ans, est considérée à la fois comme très intéressante, voire irremplaçable, mais aussi comme nécessairement transitoire du fait du manque de protection sociale et de la précarité de l'emploi ;

- le fait de postuler de l'étranger aux concours en France reste un exercice compliqué et coûteux, malgré des améliorations récentes ; la lisibilité des procédures et des critères n'est pas toujours considérée comme suffisante ;

- les questions des conditions de travail et de l'autonomie scientifique des jeunes chercheurs sont considérées comme très importantes et devant faire l'objet d'une grande attention ;

- l'approche de l'âge limite de 31 ans pour postuler aux concours CR2 est ressentie avec inquiétude par les post-doctorants à l'étranger, car l'alternative est alors de s'expatrier ou de changer d'orientation professionnelle en rentrant en France ; la question des conditions de retour peut alors être délicate.

II. LES VIVIERS DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Avertissement :

Au niveau des candidatures, les données du ministère de l'éducation nationale sont relatives à des dossiers de qualification. Une personne pouvant présenter son dossier de qualification dans plusieurs sections simultanément, il en résulte que nous ne disposons pas de décomptes en personnes physiques. De même, il n'existe pas de statistique centralisée des candidatures.

Dans ce qui suit, pour éclairer la réflexion, et à titre exploratoire, nous proposons des estimations du nombre de personnes physiques - indispensables pour parler des viviers. Nous explicitons en détail les hypothèses faites et les calculs réalisés, pour que tout un chacun soit juge de la plausibilité de nos estimations et, au besoin, effectue ses propres estimations en prenant d'autres hypothèses.

A. LE VIVIER DES CANDIDATS : NOMBRE ET TAUX DE PRESSION

Le nombre de candidats à un poste de maître de conférences n'est pas connu directement : on ne connaît que deux choses :

- le nombre de dossiers de qualification ayant été acceptés (tableau 53, colonne B),

- la date de la qualification des lauréats (la qualification est valable quatre années), donc le pourcentage de recrutés de l'année ayant été qualifiés cette même année (colonne C).
Si on fait l'hypothèse que le taux de réussite aux concours est indépendant de l'année de qualification, on peut estimer le nombre de candidatures à 100 B/C (colonne D).

Nous proposons (pour le total national seulement) une correction pour tenir compte des dossiers multiples de qualification, en affectant un coefficient de 0,8 au nombre de dossiers pour passer en personnes physiques.

Le nombre de dossiers soumis à la qualification (colonne A) est de plus de 15 000, ce qui donnerait un peu plus de 12 000 personnes physiques. Le nombre de candidats (en personnes physiques estimées : colonne D) est donc de près de 12 000. Ce nombre est à rapprocher d'un nombre de recrutements proche de 2 200 (colonne E).

Tableau 54. Qualification, estimation des candidatures et recrutements des maîtres de conférences - concours 2000

Discipline

Dossiers qualification examinés en 2000

A

Candidatures (dossiers) qualifiées

en 2000

B

% de qualifiés 2000

dans recrutés 2000

C

Estimation candidatures pour recrutement 2000**

D = 100 B/C

Candidats recrutés

en 2000

E

S&T de l'information - informatique

459

291

67,1 %

434

146

biochimie - biologie moléculaire

802

454

27,6 %

1645

29

chimie organique - minérale

540

399

27,6 %

1446

58

histoire monde contemporain

409

246

49,2 %

500

61

toutes sections (nombre de dossiers)*

15 449

8 652

57,8 %

14 969

2 186***

toutes sections (personnes physiques)

(estimation)*

12 359

6 922

57,8 %

11 975

2 186***

* Un même candidat peut être qualifié dans plusieurs sections : le nombre de personnes physiques concernées est un peu inférieur aux nombre des dossiers ; pour passer d'un nombre de dossiers à un nombre de personnes physiques, on applique un coefficient de 0,8, qui est une simple estimation de correction de biais. Nous n'appliquons cette correction qu'au total toutes sections.

** On suppose que tous les qualifiés 2000 se sont présentés aux concours ; en outre, un certain nombre des qualifiés des 4 années précédentes non recrutés se sont présentés. On suppose que le taux de réussite est indépendant de l'année de qualification, ce qui permet d'estimer le nombre de candidats à 100 B/C

*** 2359 postes mis au recrutement, dont 2186 pourvus et dont 2125 par concours externe (hors concours réservés)

L'examen de la situation au niveau de quatre sections (disciplines) révèle la grande hétérogénéité des situations (tableau 53) : plus des deux tiers des dossiers de la discipline sciences et techniques de l'information - informatique correspondent à des qualifiés de la même année, contre à peine plus du quart en biochimie - biologie moléculaire et en chimie organique - minérale. Ceci suggère que dans ces deux dernières disciplines, il existe un vivier constitué de nombreuses personnes, avec un phénomène de "file d'attente".

S'agissant des taux de pression à la qualification (nombre de candidatures pour une acceptée) (tableau 54), on observe une assez grande stabilité entre les disciplines (taux compris entre 1,4 et 1,8). En revanche, les taux de pression au recrutement sont extrêmement variables : de plus de 56 pour la biochimie - biologie moléculaire à 3 pour les sciences et techniques de l'information - informatique. Même si les chiffres indiqués ne sont que des estimations qui reposent sur des hypothèses de calcul, il n'en reste pas moins que le taux de pression en biochimie - biologie moléculaire est très élevé, celui des sciences et techniques de l'information - informatique assez faible. Le fait majeur ici est l'hétérogénéité.

Le taux de pression national à la qualification est de 1,8 et au recrutement de 5,5, si on effectue la correction sur les dossiers de qualification multiples.

Tableau 55. Taux de pression à la qualification et au recrutement - concours maîtres de conférences 2000

Discipline

Taux de pression

à la qualification

F=A/B

au recrutement**

G=D/E

S&T de l'information - informatique

1,6

3,0

biochimie - biologie moléculaire

1,8

56,7

chimie organique - minérale

1,4

24,9

histoire monde contemporain

1,7

8,2

toutes sections (nombre de dossiers)*

1,8

6,9*

toutes sections (personnes physiques) (estimation)*

1,8

5,5

* Un même candidat peut être qualifié dans plusieurs sections : le nombre de personnes physiques concernées est un peu inférieur au nombre des dossiers ; pour passer d'un nombre de dossiers à un nombre de personnes physiques, on applique un coefficient de 0,8, qui est une simple estimation de correction de biais. Nous n'appliquons cette correction qu'au total toutes sections.

** Les chiffres sont approximatifs du fait que d'une part, sauf pour la dernière ligne, il s'agit de dossiers de candidatures et pas de candidats, et que d'autre part un qualifié d'une section peut candidater à un poste d'une autre section.

B. LES TRAJECTOIRES DES LAURÉATS DEPUIS LA PÉRIODE POST-DOCTORALE

1 Caractéristiques générales


A la différence des recrutements de chargés de recherche des EPST, il n'y a pas d'âge limite pour le recrutement comme maître de conférences. Pour les sciences de la matière et de la vie, ceci ne change pas beaucoup l'âge moyen au recrutement, qui est inférieur de 3 ans de l'âge moyen toutes sections confondues (tableau 55).

La situation des sciences humaines et sociales est profondément différente, puisque l'âge moyen au recrutement est de plus de 37 ans. Ceci constitue un élément majeur dans la compréhension des phénomènes de vivier et d'attractivité.

Tableau 56. Age moyen au recrutement des maîtres de conférences - concours 2000

Grande discipline

Age moyen recrutement maîtres de conférences

Effectif

Sciences de la matière et de la vie

30 ans et 8 mois

970

droit

31 ans et 8 mois

326

sciences humaines et sociales

37 ans et 4 mois

830

ensemble

33 ans et 5 mois

2 186

2. Les trajectoires professionnelles des lauréats

a) De la qualification au recrutement

A l'échelle nationale, 14,6 % des qualifiés de l'année 2000 ont été recrutés comme maîtres de conférences cette même année (tableau 56). Là encore, la situation est extrêmement variable d'une discipline à l'autre : plus du tiers des qualifiés 2000 en sciences et techniques de l'information - informatique ont été recrutés, contre moins de 2 % en biochimie - biologie moléculaire.

Tableau 57. Les qualifiés 2000 recrutés en 2000 comme maîtres de conférences

Discipline

qualifiés 2000

B

qualifiés 2000

et recrutés 2000

EC

% des qualifiés 2000 qui sont recrutés en 2000

EC/B

S&T de l'information - informatique

291

98

33,7 %

biochimie - biologie moléculaire

454

8

1,8 %

chimie organique - minérale

399

16

4,0 %

histoire monde contemporain

246

30

12,2 %

toutes sections (nombre de dossiers)

8652

1263

14,6 %

La quasi-totalité des recrutés de 2000 avait obtenu la qualification en 1998, 1999 ou 2000 (tableau 57). Dans la discipline histoire du monde contemporain, près de 10 % des recrutés de 2000 disposaient de leur qualification depuis plus de 3 ans ; plus du tiers de ceux de la discipline biochimie - biologie moléculaire l'avait obtenue en 1998 et près du quart pour la discipline chimie organique - minérale.

Tableau 58. Les recrutés de l'année 2000 en fonction de leur date de qualification

Discipline

année d'obtention de la qualification

total : recrutement 2000

avant 1997

et 1997

1998

1999

2000

 

S&T de l'information - informatique

2,1 %

8,9 %

21,9 %

67,1 %

100,0 %

biochimie - biologie moléculaire

0,0 %

34,5 %

37,9 %

27,6 %

100,0 %

chimie organique - minérale

0,0 %

24,1 %

48,3 %

27,6 %

100,0 %

histoire monde contemporain

9,8 %

18,0 %

23,0 %

49,2 %

100,0 %

toutes sections

2,8 %

13,8 %

25,7 %

57,8 %

100,0 %

b) La situation professionnelle des recrutés

Près du tiers des recrutés (31 %) appartient déjà à la fonction publique, qu'il soit personnel de l'éducation nationale ou qu'il appartienne à d'autres institutions publiques, qu'il s'agisse des personnels de l'enseignement supérieur ou d'autres institutions publiques (tableau 58).

Un autre tiers est constitué de contractuels qui sont attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER) ou moniteurs.

Un troisième ensemble (32 %) est constitué de contractuels dans une variété de positions professionnelles, y compris les jeunes chercheurs en post-doctorat à l'étranger. Enfin, 4 % environ des recrutés avaient une profession dans le secteur privé.

Le fait majeur est ici qu'une grande majorité des recrutés avait déjà des relations institutionnelles avec l'éducation nationale. Autrement dit, les viviers de recrutement en maîtres de conférences se structurent sur la moyenne période très en amont de la phase des concours et des recrutements.

Tableau 59. La position professionnelle des recrutés de 2000 au moment de leur recrutement

Position professionnelle au moment du recrutement

% des recrutés 2000

personnels éducation nationale, fonctionnaires autres institutions et organismes recherche*

31 %

ATER contractuels et moniteurs

33 %

contractuels éducation nationale et recherche, post-doctorants, en France et à l'étranger**

32 %

profession dans le secteur privé

4 %

Ensemble

100 %

* y compris bénéficiant d'un contrat d'ATER ; professeurs agrégés et certifiés du secondaire, ingénieurs d'étude ou de recherche d'un EPST

Dans les sciences de la matière et de la vie, 27 % des lauréats ont effectué un post-doctorat à l'étranger, la moitié dans un pays de l'Union européenne et près du tiers en Amérique du Nord (tableau 59).

Les post-doctorants ne sont que 3 % parmi les recrutés dans le domaine des sciences de l'homme et de la société.

Tableau 60. Lauréats ayant effectué un séjour post-doctoral à l'étranger

Grande discipline

Lauréats ayant fait un séjour post-doctoral à l'étranger

(nombre)

Lauréats ayant fait un séjour post-doctoral à l'étranger

(%)

Répartition géographique

des séjours post-doctoraux des lauréats

Union européenne

Amérique du Nord

autres pays

total

Sciences homme et société

37

3 %

49 %

30 %

22 %

100 %

sciences de la matière et vie

292

27 %

50 %

31 %

19 %

100 %

total

329

15 %

50 %

31 %

19 %

100 %

3 Le parcours par rapport à l'établissement de rattachement avant le recrutement comme maître de conférences

Parmi les recrutés comme maîtres de conférences en 2000, 81 % avaient, ou avaient eu, avec un établissement d'enseignement supérieur, des liens institutionnels en tant que salarié (ATER, moniteur, PRAG notamment) - ce qui signifie que 19 % n'en avaient pas ou n'en avaient pas eu (tableau 60).

Parmi les recrutés ayant des liens avec un établissement d'enseignement supérieur, près de la moitié (39 % sur 81 %) l'ont été par ce même établissement, et un peu plus de la moitié (42 % sur 81 %) par un autre établissement.

Les personnels titulaires de l'éducation nationale recrutés comme maîtres de conférences (PRAG par exemple), le sont pour moitié par l'établissement où ils étaient déjà affectés.
Les ATER contractuels qui sont recrutés comme maîtres de conférences le sont à 58 % par le même établissement que celui où ils étaient en fonction.

Les personnes qui étaient contractuels ou salariés du privé, qui ont également des liens avec des établissements d'enseignement supérieur, sont cependant recrutées majoritairement par un autre établissement.

Tableau 61. Répartition des recrutés en fonction de leur affectation au regard de leur établissement de rattachement avant le recrutement

Position professionnelle au moment du recrutement

Recrutés ayant lien avec un établissement

Lauréats sans lien avec un établist

Total

recrutés par le même établist

recrutés par un autre établist

personnels éducation nationale*, autres fonct. et organismes recherche

37 %

37 %

25 %

100 %

ATER contractuels et moniteurs

58 %

42 %

0 %

100 %

contractuels éducation nationale et recherche, post-doctorants***

25 %

43 %

31 %

100 %

profession dans le secteur privé

17 %

46 %

37 %

100 %

ensemble

39 %

42 %

19 %

100 %

* y compris bénéficiant d'un contrat d'ATER ** ou établissement où le lauréat a été ATER, moniteur ou allocataire

*** en France ou à l'étranger

Si on pondère les lignes par leur part dans le total des recrutés, on obtient une représentation de la population des recrutés d'une année en fonction de leur parcours (tableau 61).



On en déduit que 19 % des recrutés de l'année 2000 étaient des ATER contractuels et 8 % des contractuels divers qui ont été recrutés par l'établissement où ils étaient en fonction ; 11 % étaient des personnels de l'éducation nationale recrutés par l'établissement où ils étaient déjà en fonction.

Autrement dit, 38 % des recrutés comme maîtres de conférences étaient déjà dans l'établissement qui les a recrutés.

A l'inverse, 19 % de ces recrutés n'avaient aucun lien avec l'éducation nationale.

Tableau 62. Les recrutés 2000 en fonction de leur position professionnelle précédente et de leur institution de recrutement

Position professionnelle au moment du recrutement

Recrutés ayant lien avec établissement

Lauréats sans lien avec un établist

Total

recrutés par le même établist

recrutés par un autre établist

personnels éducation nationale*, autres fonct. et organismes recherche

11

12

8

31

ATER contractuels et moniteurs

19

14

0

33

contractuels éducation nationale et recherche, post-doctorants***

8

14

10

32

profession dans le secteur privé

1

2

1

4

Ensemble

39

42

19

100

* y compris bénéficiant d'un contrat d'ATER ** ou établissement où le lauréat a été ATER, moniteur ou allocataire

*** en France ou à l'étranger.

CONCLUSION : ÉLÉMENTS DE DIAGNOSTIC SUR LES VIVIERS

Pour appréhender la question des viviers, nous avons distingué trois types de populations :

- d'abord, la population des doctorants, forte d'environ 40 à 50 000 personnes (vivier 3), générant un flux d'environ 10 000 personnes qui soutiennent leur thèse chaque année, dont à peu près 25 % d'étrangers ;

- ensuite, une population de 12 000 à 15 000 personnes, dites "en situation post-doctorale" (vivier 2), c'est-à-dire des individus ayant leur doctorat, mais n'étant stabilisés ni à l'extérieur, ni à l'intérieur d'une carrière recherche / enseignement supérieur : ce sont les candidats potentiels à un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur, dont la position professionnelle peut être très variable, comme par exemple ATER, chercheur contractuel en France ou à l'étranger, enseignant du secondaire détaché ou non dans le supérieur. On peut estimer à environ 15 % la proportion d'étrangers dans cette population75(*) et également à 15 % la proportion de ceux qui effectuent un stage post-doctoral à l'étranger ;

- enfin, la population des candidats (vivier 1), estimée à 12 - 15 000 personnes, correspondant aux personnes postulant effectivement à un poste, ce qui implique d'avoir obtenu la qualification, s'agissant des postes de maîtres de conférences. Cette population se différencie de la précédente par l'ajout de personnes ayant fait leur thèse à l'étranger, et par le retrait de personnes prenant une position professionnelle hors recherche et enseignement supérieur avant de candidater à un poste.



Au bout du compte, 3 000 à 3 500 personnes seront recrutées par an comme maîtres de conférences ou chargés de recherche des EPST.

Les caractéristiques essentielles du vivier des candidats (vivier 1) sont les suivantes :

1. Il y a environ 5,5 candidats pour un poste de maître de conférences et 11 candidats par poste de chargé de recherches au CNRS ;

2. Le vivier des candidats (vivier 1) est en rotation rapide : il se renouvelle presque totalement en trois ans76(*). Ceci tient à la limite d'âge de 31 ans pour le recrutement en CR2 dans les EPST et à la durée de validité de la qualification, limitée à 4 ans77(*) ;

3. Il n'y a aucun indice d'une diminution globale de la taille du vivier des candidats, ni d'une substitution significative de candidats français par des candidats étrangers. Il n'y a pas non plus d'indice d'une éventuelle baisse de la qualité des candidats ;

4. La situation en termes de taux de pression est variable selon les disciplines ; cependant, les indices concernant les disciplines telles que les biotechnologies ou les sciences et techniques de l'information ne font pas apparaître de problèmes de tarissement du vivier des candidats ; il serait cependant intéressant de mieux connaître la dynamique des flux de compétences dans ces secteurs en évolution rapide ;

5. Environ 40 % des recrutés chargés de recherche le sont dans et par le laboratoire où ils ont préparé leur thèse ; environ 40 % des recrutés maîtres de conférences le sont dans et par l'université dont ils sont (ou ont été) salariés (comme ATER, PRAG78(*)...). Plus largement, 80 % des recrutés CNRS ont fait leur thèse dans un laboratoire reconnu par le CNRS et 80 % des recrutés par les universités sont des salariés de l'éducation nationale ou de la recherche publique. Ainsi, les trajectoires qui conduisent au recrutement se structurent sur la moyenne période très en amont de la candidature elle-même.

S'agissant des autres viviers :



6. Le vivier des doctorants (vivier 3), après une très forte expansion pendant les années 1990, semble s'être stabilisé, à un niveau relativement élevé, sous le double effet de la diminution du nombre des doctorants étrangers et de l'accroissement des opportunités professionnelles avant la thèse ;

7. Le vivier des personnes "en période post-doctorale" (vivier 2), qui est le vivier des candidats potentiels à un poste de chargé de recherche dans un EPST ou de maître de conférences, est celui dont le contour est le moins net et sur lequel nous avons le moins d'informations. La bonne tenue du vivier des candidats donne à penser que ce vivier joue bien son rôle de passage entre l'état de doctorant à celui de candidat. C'est à ce niveau que les effets de la construction de l'espace européen de recherche peuvent jouer un rôle, en offrant des perspectives dans la recherche publique et universitaire à des Européens en France et à des Français en Europe.

QUELQUES REMARQUES EN GUISE DE CONCLUSION





Ce dossier à caractère descriptif et analytique n'appelle pas de conclusions d'ensemble ou de recommandations. Nous nous limiterons ci-après à formuler quelques remarques générales.

Le vivier des candidats n'a semble-t-il pas subi d'érosion notable ces dernières années. Les taux de pression à la candidature (nombre moyen de candidats par poste) restent à des niveaux globaux significatifs (entre 5 et 6 pour les enseignants-chercheurs et le double pour les chercheurs). Tout ceci se passe sans qu'on observe de phénomène particulier d'afflux de candidats étrangers. Il apparaît ainsi que le niveau d'attractivité d'ensemble des carrières offertes par l'enseignement supérieur et la recherche se serait globalement maintenu face aux offres de l'étranger et du secteur privé.

Corrélativement, l'arrivée en nombre accru de chercheurs et d'enseignants-chercheurs à l'âge de la retraite devrait se traduire par une augmentation significative des recrutements dans les disciplines "vieilles", ceci à partir d'un niveau très bas qui était celui des 5 ou 10 années passées (taux de recrutement passant de 2 à 4-5 % des effectifs). Cela devrait se traduire en revanche par une stabilisation des recrutements - au niveau relativement élevé de ces dernières années - pour les disciplines "jeunes" (stabilisation autour d'un taux de recrutement d'environ 6-7 %). Dans les prochaines années, la demande de compétences par le système public de recherche et d'enseignement supérieur devrait donc probablement être à un niveau global similaire à ce qu'elle a été pendant les années 1990.



Par conséquent, les recrutements à réaliser à un niveau global, pendant les années à venir, devraient pouvoir s'effectuer à partir de viviers suffisants en quantité et en qualité : nous n'avons pas de raison de considérer que le remplacement des générations dans la recherche publique et l'enseignement supérieur conduise à des pénuries systématiques de candidatures de qualité.

Les questions liées aux recrutements futurs se posent ainsi moins en termes d'existence de viviers qu'en termes de stratégies concernant les évolutions thématiques -
disciplinaires et relatives à l'anticipation des changements dans la profession de chercheur et d'enseignant - chercheur. Les points importants sont davantage qualitatifs que quantitatifs.

Ceci étant, notre analyse conduit à identifier plusieurs points susceptibles de poser question et qui mériteraient un examen complémentaire :

- la situation au niveau de certaines sous-disciplines est difficile à appréhender, avec des indications différentes en termes de taux de pression entre l'université et le CNRS (cas des STIC et de la biologie moléculaire, par exemple) ; des études fines, en comparaison inter-institutionnelle, par discipline et sous-discipline sont nécessaires dans certains cas ;

- le caractère assez général du recrutement par le laboratoire de thèse ou l'université qui emploie le candidat, conduit à l'image de "filières de recrutement", plus qu'à celle de vivier ; ceci pose alors la question de la lisibilité des critères de sélection et du profil des candidats recrutés ;

- on connaît mal les trajectoires professionnelles, les motivations et les difficultés éventuelles des jeunes en période post-doctorale qui ne deviennent pas candidats, ainsi que celles des candidats qui n'arrivent pas à être recrutés et doivent prendre une autre orientation ; leur nombre est pourtant du même ordre de grandeur que celui des recrutés ; c'est la question des conditions et modalités des carrières en entreprise après une période post-doctorale qui se pose ;

- l'attractivité de la carrière entre 30 et 35/40 ans (en termes de salaire, mais également et peut-être surtout en termes de conditions de travail) est une question qui mérite attention ;

- enfin, la mise en place de l'espace européen de recherche est susceptible d'introduire des dynamiques nouvelles avec la mise en communication accrue entre les viviers de doctorants des pays membres, mais aussi de leurs viviers de jeunes en période post-doctorale et de leurs viviers de candidats. La question de l'anticipation de ces évolutions pour en maximiser les effets positifs pour la France et pour l'Europe est alors importante à analyser.

GLOSSAIRE

Enseignants-chercheurs : professeurs et maîtres de conférences des universités

Chercheurs : directeurs de recherche et chargés de recherche des EPST

EPST : établissement public à caractère scientifique et technologique

CIFRE : convention industrielle de formation par la recherche

CNRS : centre national de la recherche scientifique

INSERM : institut national de la santé et de la recherche médicale

INRA : institut national de la recherche agronomique

IRD : institut de recherche pour le développement

INRIA : institut national de recherche en informatique et en automatique

INRETS : institut national de recherche sur les transports et leur sécurité

CEMAGREF : centre d'études du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et forêts

INED : institut national d'études démographiques

LCPC : laboratoire central des Ponts et Chaussées

Remarque : les EPIC (établissements publics à caractère industriel et commercial), tels le CEA, le CNES, l'IFREMER ou encore l'ANVAR, ne sont pas inclus dans cette étude. Les statuts et les missions des personnels de ces établissements étant sensiblement différents de ceux des universités et des EPST, la problématique du remplacement des générations y est également différente.

ANNEXE

Les taux de recrutement dans les disciplines choisies

Tableau 63. Les départs des enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST entre 1996 et 2000

 

Taux annuels 1996-2000

enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Discipline

Effectif 2001

Départs totaux

(retraite et autres départs)

taux annuel

Variation

des effectifs (stock)

taux annuel

Recrutement

annuels

Taux

Nombre

Chimie moléculaire

2 179

environ 4 %

- 0,3 %

3,7 %

80

Informatique

4 342

environ 2 %

+ 3,3 %

5,3 %

230

Biochimie - Biologie moléculaire

2 754

environ 2 %

+ 1,3 %

3,3 %

91

Histoire moderne

1 153

environ 4 %

+ 2,2 %

6,2 %

70

Tableau 64. Projections concernant les départs des enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST en 2001-2004 en comparaison des années 1990

 

Taux annuels 2001 - 2004

Enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Discipline

Effectif 2001

Départs totaux

(retraite et autres départs)

taux annuel

Variation des effectifs (stock)

Recrutement

Chimie moléculaire

2 179

4,8 %

-- 1 % / + 1 %

3,8 % / 5,8 %

Informatique

4 342

2,5 %

+ 2 % / + 5 %

4,5 % / 7,5 %

Biochimie - Biologie moléculaire

2 754

3,0 %

+ 1 % / + 4 %

4 % / 7%

Histoire moderne

1 153

4,1 %

+ 1 / + 3 %

5,1 % / 7,1 %

Tableau 65. Projections concernant le recrutement des enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST en 2001-2004 en comparaison des années 1990


Taux annuels 2001 - 2004

enseignants-chercheurs et chercheurs des EPST

Effectif 2001

Nombre recrutements

annuels fin années 90

Années 2001 - 2004

Nombre recrutements

annuels

Variation nombre recrutements annuels par rapport à la fin des années 1990

Chimie moléculaire

2 179

80

83 / 126

+ 4 % / + 58 %

Informatique

4 342

230

195 / 325

- 15 % / + 42 %

Biochimie - Biologie moléculaire

2 754

91

110 / 193

+ 21 % / + 214 %

Histoire moderne

1 153

70

59 / 82

- 16 % / + 17 %

SENAT

RECRUTEMENT ET DEROULEMENT DE CARRIERE DES ENSEIGNANTS - CHERCHEURS

Etude n° 5004

Juillet - Septembre 2001

14, rue du Printemps - 75017 Paris

Téléphone : 33 (0)1 44 29 60 00

Fax : 33 (0)1 44 29 60 01

E.mail : reperes@reperes.net

Une société du groupe Sorgem-Repères,

membre de Syntec Études Marketing et Opinion


AVERTISSEMENT

4000 individus éligibles, répartis dans l'ensemble des établissements concernés, ont reçu le questionnaire.

Plus de 1000 l'ont rempli et retourné, ce qui constitue un taux très élevé et prouve l'intérêt des enseignants-chercheurs pour les sujets couverts.

Après élimination des questionnaires les plus incomplets, 865 questionnaires ont été exploités.

Nous avons réalisé les traitements de données suivants :


· tri à plat de l'ensemble des questions


· tris croisés de toutes les questions par les variables signalétiques essentielles : sexe, âge, section, et grade


· étude spécifique sur les « localoconfiants » et les « localodéfiants »


·

Les réponses aux questions ouvertes ont été classées par thème et le nombre de répondants ayant donné chaque réponse est indiqué (entre parenthèses).

I - ELEMENTS D'IDENTIFICATION

SIGNALETIQUE DES REPONDANTS


 
 

Nombre


%


TOTAL

 

865

100

1. Sexe

Hommes

665

76.9

 

Femmes

200

23.1

2. Age

65 ans et plus

13

1.5

 

60 à 64 ans

70

8.1

 

55 à 59 ans

160

18.5

 

50 à 54 ans

139

16.1

 

45 à 49 ans

88

10.2

 

40 à 44 ans

99

10.4

 

35 à 39 ans

163

18.8

 

30 à 34 ans

113

13.1

 

Moins de 30 ans

3

0.3

 

S.R.

17

2.0

3. Grade et échelon


 

Nombre

%

Echelons :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

2

3

4

5

6

Autres

SR

Maître-Assistant 2ème classe

5

0.6

-

1

3

-

-

-

-

1

Maître-Assistant 1ère classe

6

0.7

-

1

2

1

1

-

-

1

TOTAL MA

11

1.3

-

2

5

1

1

-

-

2

Maître de Conférence 2ème classe

149

17.2

1

52

80

1

1

2

1

11

Maître de Conférence 1ère classe

254

29.4

50

52

48

25

13

27

6

33

Maître de Conférence hors classe

49

5.7

3

1

-

3

9

12

1

20

TOTAL MC

452

52.3

54

105

128

29

23

41

8

64

Professeur 2ème classe

174

20.1

6

11

15

15

45

40

3

39

Professeur 1ère classe

164

19.0

8

31

56

1

2

1

-

65

Professeur classe exceptionnelle

60

6.9

16

21

3

-

-

-

-

20

TOTAL Professeurs

398

46.0

30

63

74

16

47

41

3

124

S.R.

4

0.5

-

-

-

-

-

-

-

4

4. Ancienneté dans l'échelon


· Maîtres de conférences

Base

1 an

2 ans

3 ans

4 ans

5 ans

6 ans et plus

2ème classe

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

1

-

-

1

-

-

-

Echelon 2

44

18

22

4

-

-

-

Echelon 3

58

26

19

6

1

2

4

Echelon 4

1

1

-

-

-

-

-

Echelon 5

1

-

1

-

-

-

-

Echelon 6

2

1

-

-

-

1

-

1ère classe

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

34

17

15

2

-

-

-

Echelon 2

28

13

14

1

-

-

-

Echelon 3

33

15

6

11

-

-

1

Echelon 4

19

7

11

1

-

-

-

Echelon 5

8

5

2

1

-

-

-

Echelon 6

22

3

2

2

2

2

11

Hors classe

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

2

1

-

1

-

-

-

Echelon 2

1

-

-

1

-

-

-

Echelon 3

-

2

-

-

-

-

-

Echelon 4

2

2

-

-

-

-

-

Echelon 5

7

2

3

1

1

-

-

Echelon 6

6

2

1

-

1

1

1

4. Ancienneté dans l'échelon - suite


· Professeurs

Base

1 an

2 ans

3 ans

4 ans

5 ans

6 ans et plus

2ème classe

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

1

1

-

-

-

-

-

Echelon 2

7

5

2

-

-

-

-

Echelon 3

8

5

3

-

-

-

-

Echelon 4

7

5

1

1

-

-

-

Echelon 5

36

10

9

13

3

1

-

Echelon 6

28

5

8

3

1

5

6

1ère classe

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

7

6

-

-

1

-

-

Echelon 2

24

9

5

8

2

-

-

Echelon 3

44

11

7

7

5

2

12

Echelon 4

1

1

-

-

-

-

-

Echelon 5

2

-

2

-

-

-

-

Echelon 6

1

-

-

-

-

1

-

Classe exceptionnelle

 
 
 
 
 
 
 

Echelon 1

14

4

4

2

3

-

1

Echelon 2

16

5

1

2

1

1

6

Echelon 3

3

1

-

1

-

-

1

5. Activité de recherche effectuée dans une équipe associée à un établissement public de recherche



Oui

58.4

Non

39.0

S.R.

2.6

 
 

Nombre

%

6. Métier exercé dans ...

Université parisienne

124

14.3

 

Université de province

630

72.8

 

IUT

76

8.8

Nota : multi-réponses

Ecole d'ingénieurs

130

15.0

7. Etes-vous ...

 
 
 

- Président (ancien président) d'Université ou Directeur (ancien directeur) d'école d'ingénieurs ou IUT

 

28

3.2

- Directeur (ancien directeur) d'UFR ou de département d'IUT

 

116

13.4

- Membre (ancien membre) du CNU

 

168

19.4

- Membre (ancien membre) d'une commission de spécialistes de votre Université

 

718

83.0

- Membre (ancien membre) d'une commission de spécialistes d'une autre Université

 

435

50.3

Nota : multi-réponses

 
 
 

8. Résidez-vous dans l'agglomération où est située votre Université

Oui

673

77.8

 

Non

184

21.3

 

S.R.

8

0.9

II - RECRUTEMENT ET PARCOURS PROFESSIONNEL

10. La première fois que vous avez exercé des fonctions dans une Université, en quelle qualité et en quelle année était-ce ?


En qualité de ...

Non titulaire

Professeur du 2° degré

Assistant
titulaire

Maître-assistant,
Maître de conférence

Professeur

Total (%)

610 (70.5)

42 (4.9)

89 (10.3)

78 (9.0)

40 (4.6)

% verticaux

 
 
 
 
 

1965 et avant

6.5

2.4

10.8

-

-

1966 à 1970

16.7

9.7

29.8

7.0

2.7

1971 à 1975

15.3

17.0

34.6

2.8

13.5

1976 à 1980

3.0

17.0

8.4

1.4

5.4

1981 à 1985

7.9

9.7

15.6

5.6

8.1

1986 à 1990

20.0

19.8

1.2

19.5

24.3

1991 à 1995

26.2

19.8

-

41.5

18.9

1996 à 2000

4.8

4.8

-

22.2

27.0

Grade et année de nomination

11. En quelle année êtes-vous devenu (le cas échéant) ...

(Effectifs)



 

Base

Répondants

Avant
1971

1971
1975

1976
1980

1981
1985

1986
1990

1991
1995

1996
2000

Maîtres de conférence de 2ème classe

149

142

1

-

-

-

1

16

124

Maîtres de conférence de 1ère classe

254

181

-

1

1

6

27

55

91

Maîtres de conférence hors classe

49

29

-

-

-

1

2

6

20

Professeurs de 2ème classe

174

129

1

1

-

4

14

48

61

Professeurs de 1ère classe

164

117

-

-

1

4

19

49

44

Professeurs de classe exceptionnelle

60

44

-

-

-

-

7

14

23

12. Le cas échéant, lors de votre première nomination comme maître-assistant ou maître de conférence, avez-vous été recruté dans l'Université où vous aviez soutenu votre thèse ?


%, base 768 répondants (97 sans objet ou S.R.)

 

Oui

53.0

Non

47.0

Le cas échéant, lors de votre première nomination comme professeur avez-vous été recruté dans l'Université où vous aviez soutenu votre thèse ?


%, base 403 répondants (462 sans objet ou S.R.)

 

Oui

38.0

Non

62.0

13. Voici une liste de facteurs qui pourraient influencer le recrutement d'un enseignant-chercheur.

Selon vous, ces facteurs sont-ils, dans les faits, très, assez, moyennement, peu ou pas du tout importants ?

%, bases 92 à 99 % du total des répondants


 

Total
important

Très
important

Assez
important

Moyen-nement important

Peu important

Pas du tout important

Total pas important

La valeur scientifique du candidat

83.7

53.7

30.0

12.5

3.1

0.7

3.8

La personnalité du candidat

74.6

33.3

41.3

17.3

7.2

0.9

8.1

Le soutien d'un directeur de thèse influent

65.4

33.1

32.3

18.2

11.1

5.3

16.4

Le soutien d'un directeur de laboratoire influent

64.5

37.4

27.1

18.7

11.1

5.8

16.9

Les qualités pédagogiques du candidat

40.1

19.7

20.4

22.7

21.3

15.8

37.1

Les aléas de la politique budgétaire

37.6

15.6

22.0

23.4

18.6

20.4

39.0

L'appartenance syndicale

8.5

3.4

5.1

9.7

23.5

58.3

81.8

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Très ou assez important (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Valeur scientifique du candidat

84

94

83

84

82

84

86

83

86

(79)

85

80

87

Personnalité du candidat

75

77

68

74

73

78

75

72

81

70

75

71

82

Soutien d'un directeur de thèse

65

63

74

(58)

63

61

74

76

65

64

64

72

(57)

Soutien d'un directeur de labo

65

62

74

60

61

63

71

(56)

(46)

(52)

70

74

(53)

Qualités pédagogiques du candidat

40

42

35

51

37

43

39

36

45

42

41

(35)

46

Aléas de la politique budgétaire

38

37

40

42

42

40

34

37

45

45

36

38

37

Appartenance syndicale

9

7

12

15

12

7

5

12

13

18

5

9

8

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

14. **MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes) Comment jugez-vous le système actuel de recrutement des maîtres de conférence ?


%, base = total répondants

 

Très satisfaisant

2.5

Assez satisfaisant

52.4

S/TOTAL

54.9

Peu satisfaisant

32.6

Pas du tout satisfaisant

10.8

S/TOTAL

43.4

S.R.

1.7

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Très satisfaisant

3

3

2

6

2

2

3

2

3

1

3

2

4

Assez satisfaisant

52

55

46

46

54

56

53

(35)

65

51

57

50

57

Cumul positif

55

58

(48)

52

56

58

56

(37)

67

52

60

(52)

61

Peu satisfaisant

33

31

40

34

30

29

38

46

(25)

33

31

38

(28)

Pas du tout satisfaisant

11

11

12

13

14

13

6

17

8

15

9

10

12

Cumul négatif

43

42

52

48

44

42

44

64

(33)

48

40

48

(39)

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

Q14bis. Parmi les systèmes de recrutement des maîtres de conférence, quel est, dans la liste ci-dessous, celui qui a votre préférence ?



%, base = total répondants

 

- Le système actuel

35.6

- Un système faisant intervenir les instances locales avant l'instance nationale (CNU)

24.4

- Un concours national sur épreuves

15.7

- Un autre système

21.7

- S.R.

2.5

Autres systèmes suggérés :

 

Q14bis. Si vous avez répondu "un autre système", pourriez-vous le décrire brièvement ?



 

Nombre de répondants

1. Variantes du système actuel

(50)

1.1. Qualification nationale, puis recrutement local, puis confirmation par le CNU

(6)

1.2. Qualification par le CNU et classement par le CNU selon les besoins profilés des Universités

(2)

1.3. Système actuel, mais à vote secret

(1)

1.4. Système actuel, mais moins coûteux

(2)

1.5. Système actuel mais interdiction des recrutements locaux

(8)

1.6. Système actuel mais obligation d'avoir passé un concours national en plus type CAPES ou agrégation du secondaire

(8)

1.7. Système actuel avec contingent de postes réservés pour ceux qui ne trouvent pas d'université, qui seraient nommés par une procédure nationale

(1)

1.8. Système proche du système actuel mais avec prédominance du CNU

(3)

1.9. Autres variantes du système actuel

(19)

2. Variantes d'un concours national

(23)

2.1. Concours national sur dossier et entretiens

(5)

2.2. Concours national sur dossier

(6)

2.3. Sélection par le CNU d'un petit nombre (entre 3 et 5) de candidats pour chaque poste, puis choix des instances parmi cette liste

(2)

2.4. Autres variantes d'un concours national

(10)

3. Variantes de local puis national

(19)

3.1. L'ancien système qui prévalait avant 1981 (proposition classée par les instances locales puis choix par les instances nationale)

(9)

3.2. Autres

(10)

Q14bis. Si vous avez répondu "un autre système", pourriez-vous le décrire brièvement ? - suite



 

Nombre de répondants

4. Système uniquement local

 

4.1. Système local mais avec interdiction des recrutements locaux

(2)

4.2. Autres systèmes uniquement locaux

(5)

5. Interdiction des recrutements locaux

(2)

6. Système de pré-recrutement

 

6.a. Système des assistants ou assimilés

(5)

6.b. Sélection des thésards avant la thèse (afin d'éviter d'avoir des thésards sans poste)

(3)

7. Système de recrutement avec période probatoire

(1)

8. Recrutement type CNRS

(5)

9. Système américain/contractualisation au moment du recrutement

(4)

10. Réponses faisant référence à un changement de la composition des instances

(8)

11. Remarques qualitatives qui ne précisent pas le fonctionnement du recrutement (exemple : "un système plus transparent" ou "un système permettant de mieux apprécier les qualités pédagogiques")

(18)

Autres : réponses dispersées et vagues, une seule citation pour chacune

(27)

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Système actuel

37

38

31

35

37

42

34

(23)

46

43

37

(33)

41

Instances locales avant CNU

25

26

23

32

27

23

23

(18)

(19)

(13)

29

25

26

Concours national

16

15

20

19

15

13

19

34

19

17

12

17

14

Autre système

22

21

26

(15)

22

23

25

25

17

27

22

25

19

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

15. En ce qui concerne le recrutement des maîtres de conférence, seriez-vous favorable à ...


%

 
 
 
 
 

Base

Oui

Non

S.R.

Interdiction de recruter des candidats locaux

819

27.5

67.2

5.3

Fixation d'un pourcentage maximum de postes pourvus par des candidats locaux

792

46.0

45.5

8.4

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Interdiction de recruter candidats locaux

29

30

25

33

32

30

(24)

31

24

30

30

(22)

37

Fixation d'un pourcentage maximum de postes pourvus par des candidats locaux

50

50

53

54

47

47

53

52

(39)

54

50

50

51

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

16. L'actuel découpage du CNU en sections disciplinaires permet-il de prendre en compte la spécificité de votre spécialité de recherche ?


%, base = total répondants

 

Oui

70.1

Non

27.2

S.R.

2.7

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

72

73

70

74

72

69

74

75

72

77

71

71

73

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

17. La composition actuelle du CNU (part des chercheurs non-universitaires, des membres élus, ...) vous satisfait-elle ?


%, base = total répondants

 

Oui

55.3

Non

33.1

S.R.

11.6

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

63

61

70

68

(54)

65

70

(50)

(58)

(49)

67

64

60

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

17bis. Selon vous, les sections du CNU devraient-elles comporter davantage, autant ou moins de ...


% base = total répondants

 
 
 
 
 

Davantage

Autant

Moins

S.R.

- Universitaires étrangers

37.0

32.5

10.8

19.8

- Membres élus

29.6

42.9

8.6

19.0

- Personnalités extérieures au monde universitaires et de la recherche

22.4

35.3

21.8

20.5

- Chercheurs non-universitaires

16.8

45.5

18.3

19.4

- Membres nommés

7.9

37.3

35.3

19.5

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% "Davantage" (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Universitaires étrangers

46

46

45

45

45

47

48

44

(39)

54

47

(41)

52

Membres élus

36

35

43

38

37

35

36

46

47

40

(31)

40

33

Personnalités extérieures

28

29

25

29

32

(21)

30

29

(11)

(21)

32

28

29

Chercheurs non-universitaires

21

20

25

20

19

23

22

19

(15)

(16)

24

20

21

Membres nommés

10

10

8

14

8

12

8

9

7

7

11

7

12

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

18. La composition des commissions de spécialistes vous satisfait-elle ?


%, base = total répondants

 

Oui

47.2

Non

41.7

S.R.

11.1

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

53

54

49

54

(44)

59

57

(46)

60

(48)

54

53

53

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

18bis. Selon vous, les commissions de spécialistes devraient-elles comporter davantage, autant ou moins de ...


% base = total répondants

 
 
 
 
 

Davantage

Autant

Moins

S.R.

- Universitaires non-membres de l'Université qui recrute

34.8

41.8

9.8

13.5

- Universitaires étrangers

31.8

36.3

13.1

18.8

- Membres élus

28.3

49.7

7.3

14.7

- Chercheurs non-universitaires

19.1

43.6

21.7

15.6

- Membres nommés

7.7

40.6

34.6

17.1

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% "Davantage" (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Universitaires non-membres de l'université qui recrute

40

41

39

37

36

41

46

39

(31)

36

43

41

39

Universitaires étrangers

39

39

38

43

40

37

39

40

38

43

39

(32)

48

Membres élus

33

31

42

32

37

30

31

37

43

38

30

37

28

Chercheurs non-universitaires

23

23

22

21

17

26

27

20

(13)

20

25

30

24

Membres nommés

9

10

8

9

10

11

7

9

10

5

11

7

13

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

19. Pour le recrutement des maîtres de conférence


% base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

Tous les maîtres de conférence de l'Université appartenant à la section concernée devraient être membres de droit (sans être élus) des commissions de spécialistes...

30.4

67.2

2.4

Tous les professeurs appartenant à la section concernée devraient être membres de droit (sans être élus) des commissions de spécialistes

41.4

55.4

3.2

Pour le recrutement des professeurs


% base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

Tous les professeurs appartenant à la section concernée devraient être membres de droit des commissions de spécialistes

46.1

51.1

2.8

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% "Oui" (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Recrutement MC

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tous MC membres de droit

31

(28)

43

(23)

34

32

30

30

42

43

(28)

37

(24)

Tous prof. Membres de droit

43

41

50

53

50

38

(35)

50

56

53

(38)

(37)

49

Recrutement Professeurs

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tous Prof. membres de droit

47

46

52

63

57

42

(36)

58

58

60

(42)

(41)

54

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

III - AVANCEMENT ET EVALUATION

20. Quelle est votre opinion sur la fusion intervenue cette année des deux premières classes de maître de conférence ?


%, base = total répondants

 

Très satisfait

21.6

Assez satisfait

26.9

S/TOTAL

48.6

Peu satisfait

17.6

Pas du tout satisfait

25.4

S/TOTAL

43.0

S.R.

8.4

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Très satisfaits

24

23

25

22

27

25

20

(12)

35

37

23

24

23

Assez satisfaits

29

28

33

33

32

24

30

28

38

32

28

31

27

Cumul positif

53

52

58

56

59

50

50

(40)

72

68

51

55

50

Peu satisfaits

19

19

19

24

17

16

20

22

(10)

24

20

20

19

Pas du tout satisfaits

28

29

24

21

24

34

30

38

(18)

(8)

29

25

31

Cumul négatif

47

48

42

44

(42)

50

50

60

(28)

(32)

49

45

50

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

21. Voici un certain nombre d'éléments qui peuvent être pris en compte pour l'avancement.

Pour chaque élément, souhaiteriez-vous qu'il soit pris en compte davantage, autant ou moins ?


% base = total répondants

 
 
 
 
 

Davantage

Autant

Moins

S.R.

Qualité de l'enseignement

77.5

19.0

0.2

3.0

Charges administratives

53.5

26.7

15.5

4.3

Qualité de la recherche

37.3

53.1

7.3

2.3

Séjours à l'étranger comme enseignant-chercheur invité

30.5

44.5

18.7

6.2

Dépôt de brevets (pour les disciplines où cela a un sens)

23.2

43.5

10.5

22.8

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% "Davantage" (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Qualité de l'enseignement

80

79

82

79

80

76

82

80

80

80

80

86

(73)

Charges administratives

56

56

56

(46)

58

58

55

54

62

69

54

61

(51)

Qualité de la recherche

38

39

37

35

31

42

43

50

46

49

(33)

(36)

42

Séjours à l'étranger

33

34

29

42

32

34

30

37

36

38

31

(27)

40

Dépôt brevets

30

32

25

41

32

35

(25)

29

31

38

29

29

32

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

22. Quelle est, selon vous, l'instance la plus légitime pour examiner les candidatures à des promotions de classe (par ex.
passage de professeur de deuxième classe à professeur de première classe) ?



%, base = total répondants

 

Une instance nationale

29.0

Une instance locale

11.2

Les deux instances simultanément

58.5

S.R.

1.3

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Instance nationale

29

33

(19)

38

31

29

26

26

28

21

33

(22)

37

Instance locale

11

11

12

11

11

10

12

15

9

6

11

13

10

Les deux simultanément

59

56

69

51

58

61

62

60

63

73

57

65

(53)

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

23. Seriez-vous favorable à ce que les étudiants remplissent un questionnaire d'évaluation de vos enseignements ?


%, base = total répondants

 

Très favorable

54.5

Assez favorable

27.1

S/TOTAL

81.5

Peu favorable

8.3

Pas du tout favorable

9.1

S/TOTAL

17.5

S.R.

1.0

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Très favorables

55

57

50

46

59

52

55

54

(40)

(45)

58

54

55

Assez favorables

27

27

29

34

23

31

28

25

30

30

28

26

29

Cumul favorables

82

83

79

80

82

83

83

79

(70)

75

86

81

84

Peu favorables

8

8

10

6

9

8

8

7

12

10

8

9

8

Pas du tout favorables

9

9

11

15

9

9

9

14

18

15

6

10

8

Cumul défavorables

18

17

21

21

18

17

17

21

30

25

(14)

19

16

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

24. Qui devrait avoir connaissance des résultats des questionnaires remplis par les étudiants ?


%, base répondants "favorable en Q23"

 

Vous seul

16.7

Vous et les responsables de votre évaluation

50.3

L'ensemble de l'Université

33.0

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Vous seul

17

15

24

23

13

17

20

22

38

13

14

18

15

Vous et les responsables de votre évaluation

50

50

52

47

49

55

49

(44)

(39)

56

52

49

52

Ensemble de l'université

33

35

(25)

29

38

29

31

34

(23)

31

34

33

33

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

IV - REMUNERATIONS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

25. Avez-vous assuré des heures complémentaires au cours de l'année 2000-2001 ?


%, base = total répondants

 

ï Oui

55.2

dont dans mon Université

49.5

dans une autre Université

5.7

ï Non

36.6

ï S.R.

8.2

Si oui, les assurez-vous (plusieurs réponses possibles) ...


%, base oui en Q25

 

- Parce qu'elles sont obligatoires pour le bon fonctionnement de votre UFR

70.3

- En raison de votre intérêt pour l'enseignement

11.1

- Pour avoir un complément de rémunération

10.4

- Pour une autre raison

8.2

Autres raisons invoquées :

 

Q25bis. Pourquoi assurez-vous des heures complémentaires ? Autres réponses


 

Nombre de répondants

1. Déficit d'encadrement dans mon université ou dans une autre université qui me sollicite

(21)

2. J'étais le seul à pouvoir assurer un certain type d'enseignement

(3)

3. Pour pouvoir dispenser des enseignements qui sont le produit de mes recherches ou pour pouvoir enseigner aussi en 3ème cycle

(7)

4. Pour assurer la préparation aux concours type agrégation ou CAPES

(3)

5. Autres

(19)

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Heures supplémentaires

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Dans l'université

54

53

56

(37)

(47)

59

64

57

59

59

52

65

(41)

Dans une autre université

6

7

5

8

6

9

2

5

8

7

6

4

8

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Raisons invoquées

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Obligatoires

70

72

65

(53)

73

71

73

65

69

68

73

73

66

Intérêt pour l'enseignement

11

12

9

28

14

9

6

10

10

9

11

(6)

18

Complément de rémunération

10

10

12

8

6

11

14

21

12

9

8

14

(5)

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

26. Quel pourcentage de votre temps de travail consacrez-vous à la recherche ?


%, base = total répondants

 

Moins de 20 %

12.0

Entre 20 et 40 %

38.6

Entre 40 et 60 %

32.5

Plus de 60 %

15.8

S.R.

1.0

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (bases = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Moins de 20 %

12

12

12

17

17

10

7

10

17

8

13

15

9

20 à 40 %

39

37

46

38

35

37

45

47

41

47

36

43

33

40 à 60 %

33

34

30

32

32

33

34

34

30

35

33

28

39

Plus de 60 %

16

17

12

13

15

20

14

10

12

10

19

14

19

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

Q26bis. Avez-vous publié au cours des 5 dernières années :


% base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

Un ou plusieurs articles dans une revue à référé international

85.9

9.6

4.5

Un livre

29.4

49.0

21.6

Autres publications

67.5

13.8

18.7

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Ont publié au cours des 5 dernières années (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Articles

90

91

87

91

85

92

93

(78)

83

89

93

(86)

95

Livres

38

40

(30)

53

46

40

(23)

58

56

76

(22)

(26)

50

Autres publications

83

84

80

89

81

88

80

93

85

96

78

80

87

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

27. Souhaiteriez-vous avoir la possibilité de moduler votre charge d'enseignement (192 heures équivalent TD), dans le cadre d'un contrat pluriannuel passé avec le président de votre université ?


%, base = total répondants

 

Oui

73.6

Non

23.0

S.R.

3.4

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

76

76

77

72

73

76

81

(66)

76

74

78

76

78

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

28. Vous consacrez une partie de votre temps à diverses charges administratives.

Préféreriez-vous ...


% base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

· Continuer à les assumer mais ...

 
 
 

- qu'elles soient davantage prise en compte dans l'évaluation

57.0

14.5

28.6

- qu'elles donnent droit à une rémunération spécifique

36.6

23.2

40.1

· Ne plus les assumer, qu'elles soient confiées à un personnel spécifique

34.6

30.5

34.9

35 % préfèreraient ne plus les assumer

65 % préfèrent continuer à les assumer, à condition ...

- qu'elles soient davantage prises en compte dans l'évaluation (57 %)

- qu'elles donnent droit à une rémunération spécifique (35 %)

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

%


 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Ne plus les assumer

35

32

42

(27)

(25)

37

45

(17)

33

35

38

38

31

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Continuer mais...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- mieux prises en compte

57

57

55

58

61

55

56

56

52

58

58

61

54

- rémunérées

37

38

32

34

35

35

41

55

40

44

31

39

34

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

28bis. Vous êtes membre d'une section du CNU et/ou d'une commission de spécialistes.

Estimez-vous que cela doit donner lieu à une rémunération spécifique ?


%, base 762 répondants (103 sans objet ou S.R.)

 

Oui

25.5

Non

74.5

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

26

25

28

22

21

30

27

40

30

42

(18)

27

24

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

Q29. En dehors des heures complémentaires, bénéficiez-vous d'une autre source de revenus liée à votre activité universitaire ?

% base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

- Consultations

7.2

83.1

9.7

- Honoraires

5.8

84.5

9.7

- Contrat d'étude

2.4

85.8

11.8

- Activité extérieure, salariée à mi-temps

1.5

89.0

9.5

- Autres

12.8

75.6

11.6



Quelle est la part de cette activité dans vos revenus annuels ?


%, base 211 répondants concernés

 
 
 
 
 
 
 

Non

76 %

- Moins de 10 %

58.3

 

Oui

24 %

- 10 à 20 %

25.6

 

moins de 10 %

14

- 20 à 30 %

10.4

 

10 à 20 %

6

- 30 à 40 %

1.4

 

plus de 20 %

4

- 40 à 50 %

1.4

 
 
 

- Plus de 50 %

2.8

 
 
 

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Consultations

8

10

3

22

8

8

5

24

-

10

5

6

11

Honoraires

6

8

2

9

6

8

5

16

6

12

3

6

7

Contrats d'étude

3

3

1

3

2

2

4

3

-

3

3

2

4

Activités extérieures, salariée

2

2

-

6

1

1

1

1

2

3

1

1

2

Autres

15

15

12

20

19

15

(9)

24

22

27

(10)

11

18

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

V - MOBILITE

30. Depuis votre première nomination avez-vous travaillé dans plusieurs Universités ?


%, base total répondants

 

Oui

37.3

Non

61.8

S.R.

1.0

Les professeurs ont davantage bougé que les maîtres de conférence (60 vs 18).



Si oui

Oui

Non

S.R.

· Cette mobilité a-t-elle été motivée par des raisons personnelles ou familiales

31.0

69.0

-

· Cette mobilité a-t-elle été profitable à vos travaux de recherche ?

70.3

29.7

-

 
 
 
 

Si non

Oui

Non

S.R.

· Vous ne voyez pas l'intérêt de la mobilité

13.3

51.6

35.1

· Vous en voyez l'intérêt mais ...

 
 
 

- des raisons familiales vous ont empêché de changer

34.6

31.2

34.2

- vous n'avez pas encore eu l'occasion de changer

45.4

16.3

38.3

- le système universitaire ne favorise pas la mobilité

64.9

9.9

25.2

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Ont travaillé dans plusieurs université

38

41

(28)

60

52

37

(16)

51

35

38

36

(18)

60

Pour raisons personnelles ou familiales

31

(28)

47

30

33

(23)

41

31

(18)

22

33

46

(26)

Mobilité profitable à recherche

70

72

63

82

69

68

64

(48)

63

86

74

(55)

75

Ont travaillé dans une seule université

62

(60)

72

(40)

(48)

63

84

(49)

65

63

64

82

(40)

Ne voient pas l'intérêt de la mobilité

21

20

23

41

30

19

(15)

24

27

24

18

20

23

Raisons familiales

53

52

55

77

65

53

(43)

71

45

45

52

(48)

64

Pas occasion

74

70

87

(55)

(55)

72

83

80

86

77

71

79

(57)

Système non favorable

87

86

89

82

89

87

86

91

94

(76)

87

87

87

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

31. Depuis votre première nomination avez-vous changé de thème de recherche ?


%, base total répondants

 

Oui

60.2

Non

36.2

S.R.

3.6

31. Depuis votre première nomination, avez-vous déjà changé de thème de recherche ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?



 

Nombre de répondants

1. Oui

 

1.1. Par désir personnel

(92)

1.1.1. Par intérêt pour le nouveau thème, évolution de mes centres d'intérêt

(87)

1.1.2. J'aime le changement/le changement est une nécessité

(135)

1.1.3. Par lassitude de l'ancien thème ou parce que l'ancien thème était peu porteur à mes yeux

(9)

1.2. Pour développer de nouvelles compétences

 

1.3. Pour des causes liées au contexte de travail

 

1.3.1. Incompatibilité d'humeur avec mon ancien directeur de laboratoire

(2)

1.3.2. Pour m'intégrer dans une nouvelle équipe de recherche/nouvelle université

(96)

1.3.3. Parce que mon équipe de recherche a réorienté ses recherches/réorganisation du laboratoire ou de l'UFR/nouveau directeur de
laboratoire

(75)

1.3.4. Pour réaliser des recherches qui répondent aux intérêts de mes étudiants/aux orientations de mes enseignements

(15)

1.3.5. Pour pouvoir obtenir des contrats de recherche (notamment, industriels)

(31)

1.3.6. Autres liés au contexte de travail

(16)

1.4. Evolution de la science, de la discipline, de l'actualité, de la demande sociale

(48)

1.5. Autres

(9)

2. Non

 

2.1. Le thème est vaste et/ou je ne l'ai pas épuisé et/ou reste d'actualité

(84)

2.2. Le thème est apparu récemment ou/et il est porteur

(28)

2.3. Thème peu développé par d'autres

(4)

2.4. J'ai évolué à l'intérieur de mon thème

(17)

2.5. Parce que ce thème m'intéresse

(18)

2.6. Mon recrutement est intervenu trop récemment

(35)

2.7. Etre compétent/compétitif sur un thème prend trop de temps, en changer a un coup excessif

(7)

2.8. Le système d'équipe au sein du laboratoire est trop rigide pour le permettre

(4)

2.9. Par manque de moyens matériels

(2)

3. Le terme « thème » est trop vague !

(4)

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

63

63

62

74

73

57

(52)

66

54

67

63

(56)

70

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

32. Seriez-vous intéressé par ...



%, base = total répondants

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

· Une mobilité dans un organisme public de recherche

 
 
 

- temporaire

66.1

22.0

11.8

- définitive

16.4

61.0

22.5

· Une mobilité dans l'industrie, le secteur privé ou l'administration

 
 
 

- temporaire

55.3

31.8

12.9

- définitive

6.2

68.1

25.7

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% « intéressés » (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Organisme public

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- mobilité temporaire

75

75

75

66

67

81

81

(65)

74

77

77

76

74

- mobilité définitive

21

20

26

(12)

19

26

23

(14)

32

20

21

20

23

Industrie, privé, administration

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- mobilité temporaire

64

66

(56)

64

62

62

65

72

(52)

(53)

65

66

61

- mobilité définitive

8

9

6

8

10

9

6

13

9

4

8

8

9

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

33. Voici quelques obstacles à la mobilité souvent avancés par les enseignants-chercheurs.

Dites-nous si dans votre cas personnel, ils constituent des obstacles très, assez, peu ou pas du tout importants.


%, bases = répondants à chaque raison (92 à 97 % du total répondants)



 

Total
important

Très
important

Assez
important

Peu important

Pas du tout important

Total pas important

- Contraintes familiales

76.0

42.7

33.4

17.0

6.9

24.0

- Difficulté à trouver des moyens pour une nouvelle recherche

59.2

25.4

33.9

27.5

13.3

40.8

- Coût lié à la mise à niveau dans le nouveau thème de recherche

50.9

15.4

35.5

31.6

17.6

49.1

- Difficulté d'insertion dans l'équipe pédagogique ou de recherche

34.3

10.7

23.6

41.7

24.1

65.7

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% « obstacles très ou assez importants » (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Contraintes familiales

76

78

71

83

74

82

72

79

80

(65)

76

76

77

Difficultés à trouver des moyens

59

57

66

(52)

56

55

66

54

58

(43)

62

64

(54)

Coût lié à la mise à niveau

51

49

59

(38)

51

49

55

46

(36)

41

55

54

47

Difficultés d'insertion

34

32

43

(9)

36

37

31

36

30

43

34

36

33

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

VI - QUESTIONS DIVERSES

35. Voici 8 problèmes régulièrement évoqués par les enseignants-chercheurs.

Voudriez-vous les classer de 1 à 8 (1 = le plus important)


%, bases = répondants à chaque problèmes (92 à 97 % du total répondants)



 

Total
1+2+3

1

2

3

4+5

6+7+8

1. Manque de temps pour la recherche

66.7

26.9

21.8

18.0

20.4

12.9

2. Faiblesse de la rémunération

59.0

26.4

15.6

17.0

23.2

17.9

3. Personnel administratif et technique en nombre insuffisant

55.0

20.4

17.2

17.4

24.0

20.9

4. Lourdeur des charges d'enseignement

48.1

17.6

17.8

12.7

23.1

28.8

5. Blocages dans l'avancement de carrière

45.1

16.4

14.4

14.3

29.8

25.0

6. Manque d'attractivité de la carrière pour les jeunes docteurs

32.1

10.2

12.7

9.2

25.4

42.2

7. Opacité des procédures de recrutement

30.0

12.2

7.3

10.5

23.2

46.7

8. Obstacles à la mobilité

22.4

6.6

6.6

9.2

23.4

54.2

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Total 1 + 2 + 3 (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

1. Manque de temps pour la recherche

67

64

75

(46)

62

70

77

(50)

70

66

69

67

66

2. Faiblesse de la rémunération

59

63

(47)

61

59

59

57

73

(52)

57

58

59

60

3. Personnel administratif et technique en nombre insuffisant

55

55

56

55

59

58

52

52

63

61

55

51

59

4. Lourdeur des charges d'enseignement

48

46

56

46

46

(39)

53

(27)

(36)

40

56

(44)

53

5. Blocages dans l'avancement de carrière

45

46

43

56

56

42

(33)

70

53

45

(39)

44

47

6. Manque attractivité de la carrière pour les jeunes docteurs

32

34

27

44

39

31

(22)

35

34

(14)

35

(27)

39

7. Opacité des procédures de recrutement

30

28

38

35

32

26

30

47

41

39

(24)

35

(24)

8. Obstacles à la mobilité

22

23

21

28

21

22

24

20

19

21

24

22

23

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

36. Avez-vous déjà travaillé dans une université étrangère ?


%, base = total répondants

 

Oui

38.5

Non

59.4

S.R.

2.1

Les professeurs ont plus souvent travaillé dans une Université étrangère que les maîtres de conférence (52 vs 28)

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

39

42

(31)

48

45

41

(30)

(31)

44

39

41

(28)

52

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

37. Si vous avez déjà travaillé dans une université étrangère, citez un atout qui pourrait être transposé dans le système français.


 

Nombre de répondants

1. Plus grande autonomie des jeunes chercheurs pour le choix de leur domaine de recherche (ils ne sont pas obligés de dépendre d'un Professeur ou d'un Directeur) ; encouragement de l'initiative

(21)

2. Prise en compte de l'enseignement dans l'avancement

(2)

3. Autonomie plus grande des universités (financière et pour le recrutement...)

(45)

4. Contractualisation lors du recrutement

(6)

5. Existence d'une meilleure évaluation des enseignants/chercheurs, qui influe sur l'avancement ou les rémunérations

(17)

6. Moyens plus importants des universités, équipements supérieurs (locaux, bureaux, personnel administratif qualifié)

(23)

7. Charges d'enseignement moins lourdes

(12)

8. Interdiction des recrutements locaux

(1)

9. Meilleure prise en compte des différentes charges dans la définition du service

(4)

10. Laboratoires/bibliothèques ouverts plus longtemps

(9)

11. Moins d'individualisme, plus de travail en équipe

(9)

12. Etudiants moins nombreux, notamment en TD

(9)

13. Modulation des heures d'enseignement, notamment en fonction de l'activité de recherche (et administratives)

(23)

14. Liberté en matière de recrutement des étudiants

(4)

15. Bibliothèques mieux fournies

(9)

16. Meilleures conditions de travail

(2)

17. Salaires plus importants

(21)

18. Meilleure rémunération des doctorats

(2)

19. Système des post-docs

(3)

20. Concurrence entre établissements

(1)

21. Moins de lourdeurs administratives, secrétariat plus efficace, plus d'aide technique

(23)

22. Plus de liens avec l'industrie, plus faciles

(11)

23. Avancement de carrières plus rapide

(2)

24. Plus de temps pour la recherche

(2)

25. Congés sabbatiques plus fréquents

(11)

26. Pluridisciplinarité

(3)

27. Autres

(47)

38. A quelles conditions une autonomie plus grande des universités vous paraît-elle concevable en matière de recrutement et de gestion des enseignants-chercheurs ?


 

Nombre de répondants

1. Elle n'est pas souhaitable

(141)

2. Une plus grande autonomie dans l'organisation des enseignements

(1)

3. A condition qu'existe une instance nationale ou extérieure de contrôle sur les choix locaux, ou une instance nationale de recours

(55)

4. A condition que la qualité de la recherche et de l'enseignement des universités ou des enseignants-chercheurs soit régulièrement évaluée par des instances nationales

(17)

5. A condition de pouvoir lutter contre le risque de localisme, le clientélisme, les féodalités locales

(4)

6. Qu'existe une structure d'appel indépendante

(2)

7. Transparence des processus de décisions, et équité des critères de sélection

(30)

8. A condition de pouvoir lutter contre le risque de localisme, le clientélisme, les féodalités locales

(17)

9. A condition que les commissions de recrutement contiennent plus de membre extérieures

(31)

10. A condition d'opter pour un système complètement concurrentiel, notamment entre les Universités/que les universités soient gérées comme des entreprises

(12)

11. A condition que les universités soient aussi en mesures de sélectionner les étudiants

(2)

12. A condition que les universités disposent de plus de moyens/de plus de postes

(8)

13. A condition que les universités soient aussi autonomes aussi financièrement

(25)

14. Interdiction ou limitation très forte des recrutements locaux

(22)

15. A condition qu'existe encore des listes d'aptitude nationales, ou en tout cas une partie du processus de recrutement ou de promotion doit rester national

(21)

16. Dans le respect des statuts de la Fonction Publique

(12)

17. Autres

(78)

39. Si vous appartenez à une section du CNU, où le recrutement des professeurs s'effectue par la voie du concours d'agrégation
(externe)...


(%)

 
 
 
 
 

Maîtres de conférences

Professeurs

 

Oui

Non

Oui

Non

Etes-vous favorable au maintien de ce mode de recrutement

(38)

62

65

(35)

Etes-vous satisfait du mode d'organisation actuel de l'agrégation du supérieur

26

74

37

63

40. Quelles améliorations vous semblent souhaitables au mode d'organisation actuelle de l'agrégation du supérieur ?


 

Nombre de répondants

1. Il faut élargir les voies alternatives, notamment le concours d'agrégation interne (ou voie longue)

(4)

2. Faire en sorte que le concours avantage moins les Parisiens (coût du concours prohibitif pour les Provinciaux)

(12)

3. Supprimer la leçon en équipe de 24 heures

(11)

4. Faire comme dans les autres sections

(10)

5. Supprimer ou limiter le concours interne

(4)

6. Des jurys composés de plus de membres

(3)

7. Eviter que cette agrégation équivaille en fait à de la cooptation

(7)

8. Faire en sorte que les qualités pédagogiques et/ou l'implication administrative et/ou la motivation du candidat soient mieux prises en compte

(11)

9. Autres

(23)

41. L'obligation constitutionnelle qu'ont les agents publics de rendre compte de leur activité vous paraît-elle satisfaite dans
l'enseignement supérieur ?


%, base = total répondants

 

Oui

44.0

Non

45.1

S.R.

10.9

Tris croisés par le sexe, l'âge, la section et le grade

% Oui (base = répondants)



 

ENS.

SEXE

AGE

SECTION*

GRADE**

 

M

F

> 60

50-59

40-49

< 40

DEG

LLA

SH

ST

MC

P

Oui

49

50

48

52

54

48

48

55

47

53

50

49

52

% significativement supérieur à celui de l'ensemble des répondants

( ) % significativement inférieur à celui de l'ensemble des répondants

* DEG : droit, économie, gestion - LLA : lettres, langues, arts - SH : sciences humaines - ST : sciences et techniques

**MC : maîtres de conférence - P : professeurs (maîtres - assistants : bases insuffisantes)

42. Si vous pensez que l'obligation constitutionnelle qu'ont les agents publics de rendre comte de leur activité n'est pas satisfaite dans
l'enseignement supérieur, que proposeriez-vous pour la rendre effective ?



 

Nombre de répondants

1. "il faut faire quelque chose" (sans précision)

(32)

2. Un rapport d'activité individuelle

 

2.1. Un rapport d'activité individuelle (ou "une évaluation" individuelle) sans autre précision (sauf sur la fréquence du rapport)

(77)

2.2. Un rapport d'activité "comme au CNRS" ou "comme dans les EPST)

(22)

2.3. Un rapport de recherche (ou "une évaluation" de la recherche)

(29)

2.4. Un rapport d'activité rendant compte à la fois de l'activité de recherche et de l'activité d'enseignement (ou "une évaluation" de l'activité de recherche et d'enseignement)

(17)

2.5. Un rapport d'activité rendant compte des trois types d'activités, enseignement, recherche, administration (ou "une évaluation" de ces trois activités)

(53)

3. Des inspections par les autorités universitaires

(1)

4. Une évaluation de l'activité pédagogique

(25)

5. Des fixations d'objectifs, qui soient ensuite contrôlés

(6)

6. Une évaluation qui ait des conséquences, soit sur la modulation des charges enseignement/recherche, soit pour l'avancement (conséquences positives ou négatives), soit pour la mise à disposition de moyens

(26)

7. Autres

(19)

43. Y a-t-il un autre problème qu'il vous tient à coeur d'évoquer ?



 

Nombre de répondants

1. Charges administratives trop lourdes/manque de personnel technique et administratif

(37)

2. Charges d'enseignement (cours, correction de copies, surveillance d'examens, orientation des étudiants, etc.) trop lourdes, notamment avec la massification de l'enseignement supérieur

(35)

3. Il faut une meilleure prise en compte (en particulier sous forme de rémunération, de décharges d'enseignement ou d'avancement) de différentes charges et responsabilités (jurys, surveillance d'examens, commissions de spécialistes, séjours à l'étranger, recherche de contrats, recherche de stages, activités administratives, animation et création de filières, ...)

(25)

4. Le manque de temps pour faire de la recherche (notamment de temps "compact", c'est à dire non parcellisé)

(11)

5. Le manque de moyens des universités (équipement de laboratoire, personnel administratif de bon niveau, bureaux, bibliothèques,...)

(35)

6. Rémunérations trop faibles (par exemple, comparaison avec les enseignants du secondaire)/manque de reconnaissance sociale/manque d'attractivité de la carrière

(34)

7. L'activité d'enseignement et/ou les charges administratives sont trop peu prises en compte pour le recrutement et/ou l'avancement

(35)

8. Il faut répartir les tâches d'enseignement en fonction de l'activité de recherche/il faut pouvoir moduler les charges des différentes activités entre elles

(12)

9. L'absence de sanction à l'égard des enseignants-chercheurs qui ne font plus de recherche (par exemple, les obliger à faire plus d'heures d'enseignement ou assumer plus de charge administratives) ou plus généralement à l'égard de ceux qui ne font pas leur travail

(23)

10. Faiblesses des allocations de thésards/mépris à leur égard

(11)

11. Reconnaissance insuffisante de la pluridisciplinarité/découpages disciplinaires inadaptés

(9)

12. La trop grande place de l'ancienneté dans l'avancement/l'absence de reconnaissance différenciée des mérites de chacun dans l'avancement ou les rémunérations

(20)

13. Lourdeur administrative des procédures de marchés publics

(12)

43. Y a-t-il un autre problème qu'il vous tient à coeur d'évoquer ? - suite


 

Nombre de répondants

14. La baisse du niveau ou de motivation des étudiants/l'impossibilité de sélectionner les étudiants/la dévalorisation des diplômes

(14)

15. Mainmise des syndicats, de groupes de pression ou de mandarins sur les organismes de décision

(18)

16. Opacité des critères d'octroi des primes doctorales/inégalité de difficulté d'obtention selon les disciplines ou les universités

(8)

17. Absence de gestion des ressources humaines à l'université/dans l'administration

(5)

18. Concurrence déloyale des chercheurs du CNRS pour l'obtention des postes de Professeurs

(5)

19. Il faut mettre en place un système de primes conséquentes

(4)

20. Il faut réévaluer le taux horaires des TP

(4)

21. Les charges supplémentaires qu'imposent la semestrialisation et/ou son absence de bien-fondé

(7)

22. L'obscurité et les inégalités des exigences pour l'obtention de l'habilitation à diriger les recherches (HDR)

(3)

23. Il faut développer la possibilité de prendre des congés sabbatiques

(4)

24. Désaffection inquiétante des jeunes pour la carrière : crise des vocations

(4)

25. Il faut penser au reclassement des candidats qui n'ont pas été recrutés

(4)

26. Blocage des carrières

(15)

27. Inégalités de moyens, de conditions de travail, de qualité du travail selon les universités

(5)

Autres : cas particuliers, une seule citation par cas

(186)

VII - "LOCALOCONFIANTS" ET "LOCALODEFIANTS"

La segmentation a été effectuée sur la base des réponses à la Q15 :

"En ce qui concerne la procédure de recrutement des maîtres de conférence, seriez-vous favorable à ..."

 
 
 
 

Oui

Non

S.R.

· Interdiction de recruter des candidats locaux

28

67

5

· Fixation d'un pourcentage maximum de postes pourvus par des candidats locaux

46

46

8




"Localodéfiants" -> Favorables à interdiction et(ou) limitation (1) = 63

"Localoconfiants" -> défavorables à interdiction ou limitation (2) = 37

(1) : Oui en Q15a. et(ou) en Q15b.

(2) : Non en Q15a. et(ou) en Q15b.

SIGNALÉTIQUE DES REPONDANTS FAVORABLES OU DEFAVORABLES A LA LIMITATION OU INTERDICTION DES CANDIDATS LOCAUX






%

 

Localodéfiants

Localoconfiants

Sexe

Hommes

63

37

 

Femmes

62

38

Age

60 ans et plus

65

35

 

50-59 ans

64

36

 

40-49 ans

61

39

 

Moins de 40 ans

61

39

Grade

Maître de conférence

(58)

42

 

Professeur

68

(32)

Section

Droit, éco., gestion

61

38

 

Lettres, langues, arts

(53)

48

 

Sciences humaines

66

34

 

Sciences et techniques

63

37

Localisation

Université parisienne

63

37

 

Université province

62

38

 

IUT

61

39

 

Ecole Ingénieurs

71

(29)

%

Localodéfiants

Localoconfiants

Fonctions présentes et passées

 
 

- Pdt, Directeur IUT (*)

(55)

45

- Directeur UFR ou département d'IUT

60

40

- Membre CNU

65

35

- Membre (ancien membre) d'une commission de spécialistes
de votre Université

63

37

- Membre (ancien membre) d'une commission de spécialistes
d'une autre Université

59

41

Première fonction exercée

 
 

- Non titulaire

64

36

- Professeur 2nd degré (*)

60

40

- Assistant titulaire

57

43

- MA ou MC

58

43

- Professeur (*)

77

(23)

Première nomination MA ou MC dans l'université soutient de thèse

 
 

- Oui

(54)

46

- Non

71

(29)

Première nomination professeur dans l'université soutient de thèse

 
 

- Oui

64

36

- Non

69

31

%

Localodéfiants

Localoconfiants

Système actuel de recrutement des MC

 
 

- Satisfaisant (très ou assez)

(57)

43

- Pas satisfaisant (pas ou pas du tout)

70

(30)

Première fonction exercée

 
 

- Concours national sur épreuves

74

(26)

- Instance locale avant instance nationale

61

39

- Système actuel

(56)

44

- Autre système

67

33

Composition actuelle des sections du CNU

 
 

- Satisfaisante

61

39

- Pas satisfaisante

61

39

Modification de composition des sections du CNU

 
 

- Davantage de chercheurs non-universitaires

71

(29)

- Davantage de personnalités extérieures

71

(29)

- Davantage d'universitaires étrangers

70

(30)

- Davantage de membres élus

(56)

44

- Davantage de membres nommés(*)

63

37

%

Localodéfiants

Localoconfiants

Composition actuelle des commissions de spécialistes

 
 

- Satisfaisant

(58)

42

- Pas satisfaisant

67

33

Modification composition de commissions de spécialistes

 
 

- Davantage de chercheurs non-universitaires

72

(28)

- Davantage de non-membres universités qui recrute

71

(29)

- Davantage d'universitaires étrangers

71

(29)

- Davantage de membres élus

60

40

- Davantage de membres nommés (*)

77

(23)

Instance la plus légitime pour examiner des candidatures à des promotions de classe

 
 

- Instance locale

(44)

56

- Instance nationale

71

(29)

- Les deux simultanément

63

37

Questionnaire d'évaluation rempli par les étudiants

 
 

- Favorables

64

36

- Défavorables

(57)

43

%

Localodéfiants

Localoconfiants

Souhaiteraient moduler charge d'enseignement (contrat pluriannuel)

 
 

- Oui

64

36

- Non

(56)

44

Aviez-vous travaillé dans plusieurs universités ?

 
 

- Oui

71

(28)

- Non

(57)

43

Avez-vous changé thème de recherche ?

 
 

- Oui

63

37

- Non

63

37

Intéressé par ...

 
 

... mobilité définitive organisme public

74

(26)

... mobilité temporaire organisme public

67

33

... mobilité définitive industrie, privé, administration

63

37

... mobilité temporaire industrie, privé, administration

63

37

Aviez-vous travaillé dans une université étrangères ?

 
 

- Oui

70

(30)

- Non

(58)

42

L'obligation de rendre compte activité est-elle satisfaisante

 
 

- Oui

(58)

42

- Non

69

(31)

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