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Les conséquences de l'évolution scientifique et technique dans le secteur des télécommunications

 

2. Les conséquences

Les conséquences de cette accélération des progrès de l'informatique sont assez connues pour qu'on ne les détaille pas, mais suffisamment importantes du fait de leurs effets sur le secteur des télécommunications pour qu'on les mentionne.

a) L'augmentation de la puissance de traitement des ordinateurs et des serveurs informatiques :

Elle a permis d'asseoir une offre d'équipements et de services informatiques, régulièrement renouvelée. Elle a diversifié les usages des terminaux informatiques, industriels ou domestiques, et permis de traiter du texte, du son et des images - ces dernières dans des conditions qui deviennent proches de la télévision numérique. C'est la convergence en marche.

b) La baisse des coûts

La baisse des coûts s'apprécie surtout en valeur relative, au regard de l'augmentation des services offerts à prix constants - ou en faible diminution. Elle a eu pour résultat de consolider constamment la contrepartie de demande à l'offre qui s'enrichissait et se diversifiait de façon continue.

c) L'accroissement de l'ergonomie et la convivialité homme-machine

L'accroissement de l'ergonomie des applications informatiques a également eu pour effet de développer et de diversifier la demande. Sur ce point, chacun peut se rappeler la complexité des opérations de la mise en oeuvre d'un système d'exploitation d'ordinateur personnel au début des années quatre-vingt et la comparer aux facilités d'accès actuelles.

L'approfondissement de cette convivialité d'utilisation sera de plus en plus essentielle.

d) La miniaturisation

La miniaturisation, qui est un sous-produit des progrès des capacités de traitement des composants, a encore enrichi l'offre qu'il s'agisse des téléphones portables2(*) ou des pilotes palmaires et équipements périphériques de toute nature. Elle aura, à terme, des effets décisifs dans le secteur encore inexploré des microtélécommunications qui sera une des zones les plus actives de l'offre dans les dix prochaines années.

Au terme de cette analyse, volontairement brève parce qu'amplement décrite par ailleurs, un fait doit être souligné car il est de première importance pour les relations entre l'informatique et les télécommunications et pour l'avenir économique de ces deux secteurs :

- dans un premier temps, la perspective s'est inversée. D'un système où les réseaux de télécommunications étaient puissants par rapport à la masse d'information qu'ils étaient appelés à transporter et où la capacité des terminaux à traiter cette information(3(*)) était faible, on est passé à une situation inverse.

- le maintien de ce déséquilibre aurait probablement menacé à terme le développement du marché de l'informatique, l'apparition depuis 1994-1995 de la fibre optique à grande capacité et les progrès massifs de la mobilité, donc de l'usage des fréquences hertziennes, modifiant profondément cette inéquation pessimiste.

* 2 Rappelons qu'un téléphone portable, qui pèse moins de 100 g aujourd'hui, aurait pesé, en 1960, à capacité égale, près de 3.500 tonnes et aurait eu la taille de l'Arc de Triomphe.

* 3 Historiquement, la mise en oeuvre du Minitel a reflété assez exactement cette configuration.