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Fait au nom de la commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées à la suite d'une mission effectuée du 3 au 10 mars 2002 en Inde et au Pakistan

24 juin 2002 : Inde Pakistan : de la crise au dialogue ? ( rapport d'information )

 

 

B. LE NÉCESSAIRE DÉVELOPPEMENT DES RELATIONS ÉCONOMIQUES ET CULTURELLES

1. Avec l'Inde

Les relations économiques entre l'Inde et la France restent beaucoup trop faibles alors que la percée indienne dans les hautes technologies et que les potentialités économiques du pays devraient encourager nos entreprises à y investir davantage.

Notre part de marché en Inde est inférieure à 2 %, en 9e position derrière les Etats-Unis (8,7 %), le Royaume-Uni (6,1%), la Suisse (6,9 %), la Belgique (6 %), le Japon (5,1 %), l'Allemagne (5,1 %) et l'Italie (2,6 %). Les entreprises françaises ne semblent pas avoir encore su saisir l'opportunité que constitue l'ouverture de l'économie indienne depuis 1991 et qui va certainement s'accélérer dans les prochaines années.

Le stock d'investissements français en Inde est d'environ 460 M € sur un stock total d'investissement étranger de 10 mds $. Entre 1993 et 1998, la France s'est située au 10e rang des investisseurs étrangers. 150 entreprises françaises y sont implantées.

Les relations bilatérales culturelles, scientifiques et techniques sont dynamiques et bénéficient de la hausse du budget de coopération qui s'élevait pour 2001 à 5,2 M € (+12 % par rapport à 2000). La coopération scientifique se fait essentiellement à travers le Centre franco-indien pour la promotion de la recherche avancée (CEFIPRA), créé en 1987, et fondé sur un principe de parité financière et scientifique franco-indienne. Le financement du CEFIPRA a représenté le tiers de l'enveloppe de coopération.

2. Avec le Pakistan

La France n'est guère plus présente au Pakistan qu'en Inde. Notre pays n'est que son 21e fournisseur avec 1,7 % de parts de marché derrière le Koweït (12,5 %) et l'Arabie Saoudite (11,7 %). Les échanges commerciaux avec le Pakistan ont entraîné pour la France un déficit d'environ 290 M € en 1999 et en 2000. L'Union européenne est le premier client du Pakistan avec 28 % des exportations pakistanaises (Etats-Unis, 24 %). L'habillement et le cuir représentent 46 % des importations françaises, devant les produits de l'industrie textile (40 %).

La France est le 8e investisseur étranger au Pakistan avec 1,7 % du stock d'investissements, loin derrière les Etats-Unis (39,4 %) et le Royaume-Uni (22 %), mais avec seulement 32 entreprises présentes.

La délégation a notamment pu visiter l'usine Alcatel dans les environs d'Islamabad où sont fabriqués des centraux téléphoniques et qui montre qu'il est possible d'entreprendre avec succès au Pakistan, cet Etat ayant un fort potentiel de développement.

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