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BOYER André

Ancien sénateur du Lot

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 13 juin 1988 (en remplacement de M. Maurice FAURE, nommé membre du Gouvernement)
  • Elu le 27 septembre 1992
  • Réélu le 23 septembre 2001
  • Fin de mandat le 24 septembre 2008 (décédé)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BOYER (André)

Né le 14 mai 1931 à Bretenoux (Lot) Décédé le 24 septembre 2008 à Paris

Sénateur du Lot de 1988 à 2008

Né le 14 mai 1931 à Bretenoux, commune du haut Quercy, dans le nord du Lot, André Boyer ne va cesser d'oeuvrer en faveur de son département natal. Fils d'un boulanger, il fréquente l'école primaire de Bretenoux puis le lycée Gambetta de Cahors avant d'étudier aux facultés de médecine de Bordeaux et de Toulouse.

Devenu docteur en médecine, il exerce d'abord à partir de 1960 comme médecin de campagne à Saint- Céré, petite ville située dans la vallée de la Bave. Puis, après avoir obtenu un certificat d'études spéciales d'électroradiologie, il devient chef du service de radiologie à l'hôpital de Saint-Céré en 1962.

Parallèlement à sa carrière médicale, il s'engage dans la vie publique lotoise. Il reprend ainsi le flambeau politique familial. Son arrière-grand-père et son père ont en effet exercé les fonctions de conseiller général et de maire de Bretenoux. Fidèle aux idées radicales, il est élu conseiller municipal de Saint-Céré en 1971, l'année même où l'ancien président du Sénat, Gaston Monnerville, maire de la ville depuis 1964, décide de pas briguer un nouveau mandat. Premier adjoint au maire, André Boyer ne se représente pas aux élections municipales de

1977.

Membre du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), il est ensuite élu conseiller général du canton de Saint-Céré en 1982. Constamment reconduit, il siège jusqu'en 2008 à l'assemblée départementale où il occupe d'importantes responsabilités : vice-président du Conseil général du Lot de 1985 à 1992, il y préside la commission des affaires culturelles puis celle des finances et exerce les fonctions de rapporteur général du budget de 1994 à 2004.

Il parvient en outre à conquérir la mairie de Saint-Céré en 1983. Il conserve ce fauteuil jusqu'en 1995, tout en siégeant au Conseil régional de Midi-Pyrénées de 1985 à 1986.

Devenu par ailleurs suppléant du sénateur-maire radical de Cahors Maurice Faure lors des élections sénatoriales de 1983, André Boyer lui succède au Palais du Luxembourg le 13 juin 1988 : lorsque Maurice Faure se voit confier un nouveau portefeuille ministériel, celui de l'Équipement et du Logement, dans le gouvernement de Michel Rocard.

Le maire de Saint-Céré conserve ensuite son siège de sénateur du Lot à deux reprises. Candidat sur une liste de la majorité présidentielle aux élections du 27 septembre 1992, il est aisément réélu dès le premier tour avec 356 des 610 suffrages exprimés aux côtés du questeur du Sénat Gérard Miquel. Membre du conseil politique du Parti radical de gauche à compter de 1998, André Boyer est reconduit à la Haute assemblée le

23 septembre 2001, de nouveau dès le premier tour, avec 336 des 599 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique dont il devient vice-président en 1989.

Alors que sa carrière professionnelle et son engagement politique local le portaient davantage à se s'intéresser aux problèmes sociaux et de santé, c'est surtout aux questions internationales et de défense qu'il se consacre au Sénat. Membre de la commission des affaires étrangères dès 1988, il en exerce la vice-présidence de

1998 à 2008. Ce fervent européen présente ainsi de nombreux rapports sur des projets de loi autorisant la ratification de conventions ou de traités internationaux.

C'est précisément en raison de son expertise sur les questions extérieures qu'il est désigné comme membre de la délégation française à l'Assemblée générale des Nations unies de 1989 à 1999. Il participe également à plusieurs missions d'information : en Union soviétique en 1989, en Afrique du Sud en 1994, au Liban en 1996 et au Kosovo en 2000. Il est en outre élu président délégué de la section Estonie du groupe d'amitié sénatorial France-pays Baltes et de la section Malawi du groupe d'amitié France-Afrique australe.

André Boyer se spécialise aussi dans les questions de défense et plus précisément celles qui concernent la marine nationale. Il rapporte pour avis le budget de la marine de 1995 à 2005, puis les crédits de préparation et d'équipement des forces navales en 2006 et, enfin, le budget du programme « équipement des forces de la mission Défense » en 2007. Il s'exprime alors sur les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, la construction d'un second porte-avions, la mise en place d'une force navale européenne, la Direction des constructions navales, et la professionnalisation des armées ou des besoins en personnels civils. Il dépose un premier rapport d'information en 2000 sur l'avenir du groupe aéronaval et un second en 2008 sur l'évolution de la formation dans la marine. Il intervient enfin lors des débats sur le statut général des militaires en 2005 et sur le Livre blanc de la défense en 2008.

Au-delà des questions internationales et des problèmes de défense, André Boyer intervient en séance publique sur des sujets très variés. Il se préoccupe ainsi des anciens combattants, des personnes âgées, de l'agriculture, des services publics en milieu rural, de l'adoption et de la radiologie. Il est également l'auteur de différentes propositions de loi : en 2000, sur la mise en place d'une VIe République et sur la concomitance de l'élection présidentielle et des élections législatives ; en 2003, sur la parité en Corse et l'élimination des déchets ménagers ; en 2006, sur la protection contre les dangers du tabagisme passif ; en 2007, sur l'instauration de la gratuité du temps d'attente pour les numéros de téléphone surtaxés. Il dépose également une proposition de résolution, en 2003, tendant à créer une commission d'enquête sur Météo France et présente un rapport d'information, en 2005, sur les pouvoirs de police de l'État en mer. Il est enfin membre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de 1999 à 2001.

S'il s'abstient sur la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988 et sur la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002, André Boyer vote la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992, la loi relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999 et la loi modifiant le titre XV de la Constitution en 2005. En revanche, il se prononce contre la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, contre la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998 et contre la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999.

Médaillé d'argent de la Jeunesse et des Sports, André Boyer s'éteint brutalement à l'âge de soixante-dix- sept ans à son domicile parisien le 24 septembre 2008, deux jours après la fin de la session extraordinaire à laquelle il avait pris part.

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Photo de M. André BOYER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Etat-civil
Né le 14 mai 1931
Décédé le 24 septembre 2008
Profession
Médecin
Département
Lot