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L'évolution du secteur de l'exploitation cinématographique.

 

3. Une nécessité : sensibiliser le jeune public

Les enfants d'aujourd'hui sont les spectateurs de demain. En vertu de ce principe, l'Etat, depuis 1983, s'efforce de donner, aux enfants et aux adolescents, une véritable éducation artistique dans le domaine de l'audiovisuel en général et du cinéma en particulier.

Le CNC notamment, en collaboration avec un certain nombre de ministères (éducation nationale, affaires sociales), s'est impliqué dans cette démarche en initiant des dispositifs nationaux visant à donner, à tous, une culture cinématographique.

Entre 1983 et 1994, deux types d'opérations ont ainsi vu le jour : d'une part les enseignements obligatoires « cinéma et audiovisuel » des séries L des lycées en 1983, et, d'autre part, les programmes de sensibilisation : « Collège au cinéma » en 1989, « Lycéens au cinéma » en 1993 et « Ecole et cinéma » en 1994.

S'agissant des premières, le ministère de la culture prend en charge le coût des intervenants qui participent avec les enseignants à la formation. Pour les secondes, les actions font l'objet d'un cofinancement entre le ministère et les collectivités territoriales.

Plus précisément, cinq actions ont été progressivement mises en place :

· L'enseignement du cinéma au lycée

Depuis 1986, l'enseignement du cinéma et de l'audiovisuel au lycée est sanctionné par un baccalauréat général (section L). Plus de 120 lycées disposaient en 2002 d'une telle section. Si son fonctionnement est à la charge de l'établissement scolaire, le CNC finance l'achat des droits des films, le tirage des copies et la fabrication des outils pédagogiques.

· « Collège au cinéma »

Cette action propose, aux classes qui se portent volontaires, de découvrir, dans le temps scolaire, tout ce qui fait la particularité d'une oeuvre cinématographique. Lors du lancement de cette action, en 1989, 11 000 élèves étaient concernés. Pour l'année 2002/2003, ce sont plus de 450 000 élèves qui profiteront, au minimum, de trois projections spécialement organisées à leur intention dans 800 salles de cinéma. Le CNC intervient selon les mêmes modalités que pour les sections L des lycées.

· « Ecole et cinéma, les enfants du deuxième siècle »

Il s'agit d'une action mise en place en 1993, dont la gestion a été confiée à l'association « Les enfants de cinéma ». Elle propose aux écoliers et à leurs instituteurs un programme de sensibilisation à l'art cinématographique. Dans ce cadre, le CNC collabore avec la Délégation au développement et aux formations du ministère de la culture, et avec la Direction des écoles du ministère de l'éducation nationale, afin de fournir toute une gamme d'outils pédagogiques pour la découverte des films du patrimoine : mise à disposition de dossiers sur les oeuvres projetées, tirage de copies, stages de formation pour les enseignants.

· « Lycéens au cinéma »

A l'origine, « Lycéens au cinéma » est une convention initiée en 1993 avec la région Rhône-Alpes. Depuis lors, d'autres régions ont suivi cet exemple. Au total, 25 000 lycéens et 150 salles de cinéma sont concernés. Le principe et les modalités de ce partenariat sont les mêmes que ceux qui ont été engagés avec les conseils généraux à propos de « Collège au cinéma ». Un accent particulier a toutefois été mis sur le plan tarifaire pour permettre aux lycéens qui le désirent d'aller individuellement au cinéma.

· « Un été au cinéma »

L'opération « Un été au cinéma » s'inscrit dans la politique de la ville et s'adresse aux habitants des quartiers défavorisés. Lancée en 1991 par le CNC, elle a déjà touché plus de 1 300 000 personnes. Cette manifestation, qui concerne les jeunes âgés de moins de vingt-cinq ans, leur permet de bénéficier d'une réduction de 1,5 euro sur le tarif réduit en vigueur dans les 350 salles volontaires mais aussi de rencontrer, lors de séances spéciales, des réalisateurs et des comédiens, et de découvrir toutes les techniques qui participent à la fabrication d'un film lors d'ateliers de pratique.

En dépit du succès grandissant de ces différentes actions, la mission a néanmoins constaté avec regret qu'un grand nombre de communes et quelques régions ne s'y associaient pas encore. Dans ces conditions, la mission propose d'associer, de manière systématique, toutes les collectivités territoriales aux actions existantes de sensibilisation du jeune public à l'image.