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Le rôle des drones dans les armées

 

B. LES ETATS-UNIS PROJETTENT DE FAIRE VOLER DES DRONES DE COMBAT À LA FIN DE LA DÉCENNIE

Le ministère de la défense a défini un programme de drones de combat dit « J-UCAS » (Joint Unmanned Combat Air Systems)12(*). C'est dans ce cadre que sont développés les démonstrateurs X-45C (Boeing) et X 47 B (Northtrop Grumann), avec des budgets initiaux respectifs de 140 millions et 160 millions de dollars. Le X-45 C a effectué son premier vol en 2002, et les deux démonstrateurs devraient déboucher sur des engins opérationnels vers 2010.

L'agence de recherche du ministère américain de la Défense mise sur les avantages spécifiques des drones, qui se présentent comme des « plateformes» uniquement destinées à emporter des charges utiles. Les contraintes inhérentes à la sécurité du pilote disparaissent, ce qui permet d'alléger considérablement l'engin, en supprimant la planche de bord, le siège éjectable, l'oxygène embarqué, soit tous les équipements dévolus à la survie de l'homme. Les accélérations du drone, la position de son moteur et les distances d'approche de sa cible peuvent ainsi être renforcées, avec une masse et des dimensions globalement inférieures de 40 % à celles d'un avion piloté.

En revanche, les capacités de commande et de contrôle en temps et en lieu réels ne peuvent approcher celles d'un avion piloté.

C'est pourquoi les réflexions menées sur l'emploi des drones et des avions pilotés portent aujourd'hui sur leur complémentarité : les drones de combat seraient envoyés dans une première vague destinée à supprimer les défenses anti-aériennes de l'adversaire. Les avions pilotés pourraient ensuite effectuer des missions plus complexes nécessitant la présence humaine à bord.

* 12 Systèmes inter-armée de combat aériens automatiques.