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Opérations de contrôle budgétaire effectuées dans le Pacifique, les Grandes Antilles et auprès du GIP France Coopération Internationale

 

B. LA NOUVELLE-CALÉDONIE

Principales données socio-économiques

Superficie

18.585 km2

Population

228.000 habitants

PIB / habitant

15.000 $ (estimation 2003)

Inflation

1 % (2003)

Taux de chômage (estimation)

18 % (2003)

Tourisme

98.000 touristes en 2004

Source : Agence française de développement

1) L'économie de la Nouvelle-Calédonie présente plusieurs points communs avec celle de la Polynésie : sous-développement de certaines régions (Iles Loyauté), collectivités territoriales plutôt mieux gérées que les établissements publics, difficultés à assumer le financement de certaines des nouvelles compétences, insuffisante valorisation des atouts touristiques du pays. Les contraintes géographiques sont toutefois moindres et l'exploitation du nickel constitue une source dominante de recettes. Les dissensions politiques ne facilitent pas la mise en place d'une stratégie cohérente de développement économique.

2) Comme en Polynésie française, la défiscalisation se révèle très coûteuse, notamment depuis l'application de la loi du 21 juillet 2003, insuffisamment créatrice d'emplois48(*) et parfois opaque. Elle tend à constituer une incitation au sur-investissement, notamment dans le secteur hôtelier, n'empêche pas les pratiques de « tronçonnage » (afin de ne pas dépasser le seuil d'agrément) et de sur-facturation, et les décisions d'agrément ne semblent pas faire de l'emploi un critère majeur.

3) L'indexation des retraites, cumulée aux restrictions douanières sur certaines importations, se situe à un niveau excessif (75 %, comme en Polynésie française), comporte des effets pervers et donne lieu à des fraudes49(*) que les contrôles des services d'Etat ne peuvent réellement dissuader.

Le problème du logement est au moins aussi criant qu'en Polynésie, compte tenu de l'exode des provinces du Nord et des Iles vers Nouméa. L'AFD apporte également un soutien essentiel au secteur privé, qui peine à trouver une dynamique endogène et à prendre le relais de l'investissement public subventionné par l'Etat, malgré le bon état d'esprit des entrepreneurs.

C. LE VANUATU

Principales données socio-économiques

Superficie

12.189 km2

Population

186.678 (1999) dont 40 % de francophones

Taux de croissance (2003)

1 % (-2,8 % en 2002)

PIB / habitant

1.150 USD

Dette extérieure

35 % du PIB

Inflation (2003)

3 %

Indice de développement humain

129e sur 177

Solde exports/imports françaises

17 millions d'euros (2002)

Source : ministère des affaires étrangères

1) La France contribue de façon assez marginale au développement de l'archipel, hormis dans le secteur de l'éducation, et sa coopération marque le pas face à l'Australie. Le SCAC concentre ses efforts sur le maintien (plutôt que l'extension) de la francophonie, dans un pays où le bilinguisme officiel ne se traduit guère dans la pratique.

2) Outre la sensible diminution des crédits de l'ex titre IV et des effectifs d'assistants techniques depuis 2001, la gestion de certains projets du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) a été affectée par le « stop and go » des délégations de crédits en 2003 et 2004 et l'absence de prévisibilité sur le moyen terme. Des erreurs et une certaine lenteur d'exécution sont également imputables au poste, peu expérimenté compte tenu du caractère récent de l'éligibilité du Vanuatu au FSP, et le premier Fonds social de développement (FSD) a été géré comme un « quasi FSP ». Compte tenu des caractéristiques de la population vanuataise, il est nécessaire de promouvoir cet outil et de l'appliquer d'une manière conforme à sa vocation.

3) Le transfert de plusieurs projets FSP à l'AFD a pu créer des difficultés, en particulier au regard de la prise en charge de l'assistance technique, dans la mesure où l'AFD ne dispose plus de bureau local et où les restes à verser sur les projets transférés en cours de réalisation représentaient des montants sensiblement inférieurs à ceux que l'Agence a l'habitude de gérer.

* 48 En 2004, les créations d'emplois permanents issues d'investissements défiscalisés étaient estimées à 170 en Polynésie française et à 177 en Nouvelle-Calédonie.

* 49 Notamment au regard de la condition d'installation durable et du droit à 40 jours hors du territoire.