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Départementalisation de Mayotte : sortir de l'ambiguïté, faire face aux responsabilités

 

3. L'amélioration des infrastructures de transport et de communication

L'amélioration des infrastructures de l'archipel est une condition indispensable au développement économique de Mayotte.

? La desserte aérienne

Le trafic aérien global sur Mayotte est toujours en croissance en 2007 (229 306 passagers en 2007, + 9,1 %), la liaison avec Paris se faisant avec une escale et très majoritairement par La Réunion. A noter l'autorisation accordée à Corsair pour effectuer durant l'été 2007 des vols charter Paris-Dzaoudzi (avec escale au retour à Madagascar). Le transporteur Kenya Airways assure par ailleurs depuis novembre 2006 un vol régulier Mayotte-Nairobi-Paris.

L'ouverture d'une liaison directe Mayotte-Paris en vols réguliers est liée à la réalisation du projet de nouvelle piste longue arrêté par la collectivité en décembre 2003 et pour laquelle les études préalables nécessaires se poursuivent. La décision de sa mise en service a fait l'objet d'une convention spéciale annexée au contrat de projet entre l'Etat et la collectivité départementale et signée le 28 mars 2008. Celle-ci prévoit la mise en chantier de la piste longue au plus tard en 2014, différentes solutions de financement et de réalisation de l'investissement pouvant être envisagées, en particulier celles faisant appel au contrat de partenariat.

? L'équipement en matière portuaire

Le développement du trafic à destination de Mayotte a justifié la construction d'un second quai à conteneurs sur le site portuaire de Longoni. Il mesurera 223 m de long pour un tirant d'eau d'environ 14 m. Une extension de l'aire de stockage, terminal gazier et un quai pour les pétroliers sont également en cours d'aménagement.

Le montant total de ces constructions s'élève à 65 millions d'euros. Le financement a été initialement inscrit au contrat de plan 2000-2007 et repris par le contrat de développement 2003-2007 pour un coût total de 35 millions d'euros, puis 30 millions d'euros supplémentaires ont été inscrits au contrat de projet. Au total la part de l'Etat s'élève à 39 millions d'euros et celle de la collectivité départementale à 26 millions d'euros. Les travaux devraient être achevés fin 2008.

? Les projets relatifs aux technologies de la communication :

Le nombre d'abonnés au téléphone fixe est environ de 18.000. Pour le mobile, SRR, filiale de Cegetel, détient 83 % du marché et compte plus de 110.000 clients (avec une majorité de cartes prépayées). Depuis 2006, Outremer Télécom et Orange Mayotte sont en cours de déploiement. Le taux de pénétration du mobile s'en ressent et dépasse les 80 %, semblable à la métropole.

Pour l'Internet, la liaison avec le réseau mondial étant satellitaire, il n'y a pas de haut débit. Le nombre d'abonnés à Internet reste faible (autour de 8.000) deux sociétés se partagent le marché : France Télécom et STOI. Le WIMAX (Internet sans fil) se développe mais reste cher et donc le fait de quelques administrations ou de grandes entreprises.

Comme le Gouvernement l'a souhaité, France Télécom, seul opérateur à vouloir s'y engager, a rejoint le consortium du câble sous-marin de télécommunications EASSy (Eastern Africa Submarin System) longeant la côte Est africaine. La connexion de ce projet avec Mayotte reste toutefois à confirmer. France Télécom a également projeté par ailleurs de relier la Réunion à Madagascar puis Mayotte (contournement par le Nord).