Les maisons départementales des personnes handicapées sur la bonne voie : premier bilan, quatre ans après la loi du 11 février 2005
2. L'orientation scolaire mobilise une part importante des équipes
La loi du 11 février 2005 a reconnu l'existence d'un droit à la scolarisation pour tout enfant ou jeune handicapé dans l'établissement le plus proche de son domicile, appelé « établissement de référence ». Si l'intégration en milieu ordinaire constitue le droit commun, d'autres modes de scolarisation peuvent être envisagés lorsque les besoins de l'enfant l'exigent et que l'établissement de référence n'est pas en mesure d'y répondre.
Il revient alors à la MDPH de proposer aux familles, dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (PPS), une orientation pour leur enfant parmi quatre options :
- scolarisation en classe ordinaire, avec ou sans accompagnement ;
- scolarisation en classe adaptée (Clis, UPI), permettant un aménagement de l'emploi du temps ;
- orientation vers un établissement d'éducation spécialisée (institut médico-éducatif [IME], IM Pro, institut thérapeutique, éducatif et pédagogique de rééducation [Itep]) ;
- affectation d'enseignants au sein de l'établissement où séjourne l'élève.
L'élaboration du PPS et son évaluation annuelle demandent un temps considérable aux équipes des MDPH qui en ont la charge. Elles requièrent un dialogue fréquent avec les familles, la rédaction de rapports de suivi et la recherche de solutions adaptées, dont il faut ensuite garantir la mise en oeuvre.
L'activité des équipes en charge de l'orientation scolaire est particulièrement dense entre les mois de mars et de septembre, période qui précède la rentrée. Les dossiers d'orientation scolaire ont représenté 37 % des demandes « enfants » en 2008.
Les décisions se heurtent souvent au manque de moyens : places en établissement, en unités pédagogiques d'intégration (UPI) ou en classes d'intégration scolaire (Clis), auxiliaires de vie scolaire (AVS), etc. L'ensemble des MDPH ont toutefois souligné l'implication forte des enseignants référents et des personnels mis à disposition des maisons qui sont en charge de cette activité. Ils ont bien souvent acquis une expertise précieuse au sein des CDES, même si la loi a considérablement modifié le cadre d'intervention des différents acteurs.





