Allez au contenu, Allez à la navigation



Mutation des virus et gestion des pandémies - l'exemples du virus A (H1N1)

 

VIII - L'EXPÉRIENCE FRANÇAISE EST ÉTUDIÉE AVEC INTÉRÊT

Cet intérêt est dû essentiellement à trois raisons.

A - LES PRÉOCCUPATIONS DES MEDIA SONT DE PLUS EN PLUS SEMBLABLES, DU FAIT DE LA RAPIDITÉ DE TRANSMISSION DES INFORMATIONS

Les informations ne sont pas toujours semblables des deux côtés de l'Atlantique. Elles ne se diffusent pas forcément de manière instantanée, mais ont tendance, sur un problème commun, à circuler de plus en plus rapidement.

A titre d'exemple, les media ont interrogé les représentants de la FDA sur les commandes de vaccins et les vaccins qui ne seraient pas utilisés, quelques jours après l'annonce, en France, par la ministre de la Santé, de la renégociation des contrats avec les laboratoires et la vente à l'étranger des vaccins non utilisés.

B - L'EXISTENCE DE CHOIX DIFFÉRENTS DONNE PLUS DE LATITUDE A UN ETAT POUR DÉCIDER D'INFLEXIONS DE SA POLITIQUE SI LE CONTEXTE ÉVOLUAIT

Or le contexte peut évoluer. Tant en France qu'aux Etats-Unis, les virologues déclarent que par définition un virus peut évoluer et que les mutations virales sont constantes. Ces mutations n'ont pas toutes la même ampleur, mais l'on ne peut pas, pour l'instant, les prédire ou évaluer leur gravité potentielle.

Il est donc intéressant d'assurer une veille des solutions différentes adoptées dans les autres pays, surtout s'ils sont semblables en niveau de développement. L'existence de solutions alternatives peut être très utile en cas d'évènement inattendu. Il en serait ainsi s'il apparaissait une pénurie de vaccins, qui conduirait à s'interroger sur l'utilisation d'adjuvants.

C - DES COOPÉRATIONS INSTITUTIONNELLES EXISTENT ENTRE FRANÇAIS ET AMÉRICAINS

C'est le cas notamment de la coopération entre l'Institut Pasteur et les CDC d'Atlanta.

Cette coopération a été formalisée par un Memorandum of Understanding (M.O.U.) signé le 20 mai 2009. Ce texte prévoit notamment d'apporter un soutien à la mise en oeuvre du règlement sanitaire international, d'améliorer la coopération en matière de détection des menaces sanitaires et de formation, ainsi que de mener des actions conjointes dans des pays tiers.

Une coopération régulière existe également entre les organismes chargés de la surveillance sanitaire, qui échangent leurs données, en dehors même de ce qu'ils publient sur Internet. De tels échanges sont constants entre les CDC et l'InVS.