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Mutation des virus et gestion des pandémies - l'exemples du virus A (H1N1)

 

IX - LES FRANÇAIS AUX ETATS-UNIS ET LA VACCINATION

Deux cas doivent être distingués : les Français vivant de manière permanente aux Etats-Unis ; les touristes français.

A - MODALITÉS DE VACCINATION AUX ETATS-UNIS POUR LES RESSORTISSANTS FRANÇAIS

Les informations émanent de l'Ambassade de France et de ses consulats.

Voici les informations que l'on peut trouver sur le site du Consulat général de France à Chicago :

« Les ressortissants étrangers vivant aux Etats-Unis bénéficieront du même accès à cette vaccination que les citoyens américains.

Des vaccins spécifiques pour se protéger de l'infection contre le virus A/H1N1 sont actuellement en cours de fabrication. Le gouvernement américain a commandé 200 millions de doses de ces vaccins et prépare en liaison avec les Etats une vaste campagne de vaccination qui pourrait débuter fin octobre. Des populations prioritaires ont été identifiées en fonction du risque d'infection ou de la gravité de la maladie : femmes enceintes, entourage de jeunes nourrissons, adultes atteints de maladies chroniques et/ou de dépression immunitaire, enfants et adolescents (6 mois à 24 ans), professionnels de santé. Le vaccin sera distribué gratuitement dans des sites de vaccination collective ou dans des cabinets médicaux.

Les informations pratiques aux usagers relatives à cette campagne de vaccination seront prochainement disponibles sur les sites « internet » du Département de la Santé dans chaque Etat. Pour identifier l'adresse du site du Département de la Santé de votre Etat consulter www.cdc.gov/mmwr/international/relres.html ».

B - L'INFORMATION DISPONIBLE POUR LES TOURISTES FRANÇAIS

Fin octobre, le Consulat général commentait ainsi la situation :

« Depuis le 11 juin 2009, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré une situation de pandémie grippale (diffusion mondiale d'un nouveau virus de la grippe de type A/H1N1).

Aux États-Unis, la deuxième vague épidémique de grippe A/H1N1 qui a démarré début septembre s'est propagée dans 46 États à ce jour et poursuit sa progression. L'immense majorité des patients manifestent des symptômes grippaux modérés et guérissent en quelques jours. Le virus A/H1N1 touche plus fréquemment les enfants, les adolescents et les adultes jeunes. C'est la raison pour laquelle les rares cas graves et décès recensés depuis le début de l'épidémie se trouvent essentiellement dans cette population. Par ailleurs les femmes enceintes ont également une sensibilité particulière à ce virus.

La campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1 préparée par le gouvernement américain et lancée mi-octobre rencontre certaines difficultés en raison de retards dans la fabrication industrielle des vaccins qui a engendré une pénurie momentanée. Cette situation devrait se corriger dans les prochaines semaines. A ce jour, 15 millions de doses de vaccins ont été distribués sur l'ensemble du territoire américain. Néanmoins dés à présent, et dans tous les Etats les personnes prioritaires pour recevoir la vaccination contre le virus A/H1N1 (femmes enceintes, jeunes enfants, professionnels de santé) peuvent trouver un centre de vaccination (dispensaire, école..) qui dispose de vaccins et organise des séances de vaccination (consulter le site du Département de la Santé de votre comté de résidence ou le site : www.flu.gov pour connaître les coordonnées de ces centres et les dates des séances de vaccination). En revanche très peu de cabinets médicaux disposent actuellement des vaccins.

Le 24 octobre, le Président Obama a déclaré l'épidémie de grippe A/H1N1 « Urgence Nationale ». Il s'agit d'une mesure administrative fédérale (de portée réglementaire et financière) qui permet aux Hôpitaux américains de renforcer la capacité et l'organisation de leurs services d'accueil et d'urgence pour mieux faire face à une éventuelle surcharge de patients. Cette mesure ne traduit donc pas une préoccupation nouvelle ni une aggravation brusque de la menace épidémique, mais s'inscrit dans la réponse « normale » à la progression éventuelle de l'épidémie au cours des prochaines semaines. Il n'y a donc pas lieu de modifier les recommandations en place auprès de la population en matière de préparation à cette épidémie. »