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L'innovation à l'épreuve des peurs et des risques

24 janvier 2012 : L'innovation à l'épreuve des peurs et des risques ( rapport de l'opecst )
2. L'innovation, facteur de dynamisme économique et social

L'innovation est un stimulant de la croissance.

Même si la corrélation n'est pas absolue entre le nombre de produits innovants et le taux de croissance, l'innovation a un impact certain sur la croissance et le développement d'un pays. Mais ce lien n'est pas uniforme selon les secteurs, ou selon les époques.

On peut ainsi se demander quel est l'impact d'une politique de l'innovation offensive sur la croissance structurelle d'un pays, et quelle est à l'inverse l'évolution de l'économie d'un pays ayant abandonné toute politique de stimulation à l'innovation.

C'est le moyen de rester compétitif dans une économie de plus en plus mondialisée : il est le moyen privilégié pour résister à la concurrence, nationale ou internationale.

L'innovation permet de répondre à la nécessité de conserver un marché, grâce à la différentiation qu'elle apporte. Elle permet de se maintenir par rapport à la concurrence, notamment de la part des pays émergents. Elle peut permettre de mettre en place des outils de contrôle que peut voir un client.

Elle permet surtout de se démarquer de la concurrence, qu'elle découle de nouveaux produits, de nouveaux systèmes d'organisation, ou de nouveaux schémas de commercialisation.

Elle est un outil à la disposition des pays émergents pour se développer et rejoindre les pays industrialisés. A titre d'exemple, l'Inde qui a déjà une position dominante sur les médicaments génériques, va ainsi dans les dix prochaines années proposer des services nouveaux en informatique. Elle va pouvoir proposer de nouvelles techniques et de nouveaux produits, en élaborant des machines moins chères, à qualité égale, notamment dans le secteur de la santé dans l'aide au diagnostic. Elle peut même devenir une source d'innovation inversée (« reversed »), en suscitant de nouveaux transferts de technologie qui proviendront des pays du Sud et non des pays du Nord.

Il devrait en découler des changements majeurs dans le respect des règles de propriété intellectuelle, car les pays émergents auront de plus en plus intérêt à les défendre.

Des évolutions sont cependant encore nécessaires : l'économie indienne est encore tirée par la recherche de l'efficacité, pas encore par l'innovation. On part d'un système où l'innovation était perçue comme liée au secteur de la science et de la technologie. Mais l'Inde est en train de s'apercevoir qu'elle existe dans l'agriculture, dans l'éducation, dans les divers secteurs de l'administration.

L'innovation permet aussi de répondre à de nombreux défis sociaux, à de nouveaux défis, à de nouveaux besoins : le plus important aujourd'hui est de trouver des réponses à la dépendance. Elle peut aussi permettre de compenser l'éloignement des centres administratifs.

Elle est aussi un moyen pour réfléchir à la façon d'aborder les questions de sûreté et pour contribuer à la réduction des peurs irrationnelles. L'amélioration de la sûreté passe sans doute par un doute constructif visant à en améliorer en permanence l'organisation, et par la définition de solutions nouvelles. La réduction des peurs nécessite de présenter autrement des questions par définition complexes.