Allez au contenu, Allez à la navigation

L'Afrique est notre avenir

29 octobre 2013 : L'Afrique est notre avenir ( rapport d'information )
3. Renforcer la coordination des acteurs du soutien à l'exportation

En France, au niveau local, nous devons mieux repérer, sélectionner et préparer les entreprises capables d'aller vers des pays africains en plein développement.

L'Etat doit diffuser une meilleure information sur les marchés africains au niveau des Régions, notamment à travers le dispositif d'appui au développement international des PME et des ETI, les pôles de compétitivité, les CCI et les centres régionaux de la BPI. Les équipes des services économiques sur place doivent favoriser l'intervention collective sur les marchés locaux et susciter un meilleur portage entre les grands groupes et les PME.

Une telle stratégie suppose que l'on mette fin à l'hémorragie des services économiques en Afrique et que l'on identifie la répartition des tâches respectives, notamment dans les postes en sous-effectifs d'UBIFRANCE, des services économiques et de l'Agence française de développement.

Le transfert à l'Agence française pour le développement international des entreprises - UBIFRANCE -, des missions d'appui commercial étant réalisées jusqu'alors par les services économiques (SE) de la direction générale du Trésor, a été achevé en 2012.

L'objectif était de mettre en place deux réseaux économiques distincts aux compétences clairement établies : le réseau des services économiques chargé des missions régaliennes (suivi de la situation économique et financière des pays, relations avec les autorités locales, appui aux grands contrats, négociations multilatérales...), et le réseau d'UBIFRANCE, proposant une large gamme de produits et de prestations aux PME et ETI françaises souhaitant se développer sur les marchés extérieurs.

Il se traduit dans certains cas en Afrique par des suppressions de services économiques et par un transfert des compétences des services économiques vers l'AFD dans le domaine de l'analyse macro-économique sans que la place de celle-ci dans la promotion des intérêts économiques ne soit véritablement clarifiée.

Certes, la mobilisation du réseau diplomatique qui reste «universel» en faveur de la diplomatie économique apporte un soutien local aux entreprises, notamment dans ce qu'on appelle les «postes orphelins», c'est-à-dire privés de la présence du réseau économique.

La création au quai d'Orsay de la direction des entreprises qui coordonne le «back-office» de l'action économique de nos ambassades vient renforcer cette mobilisation.

De même, la création dans les représentations diplomatiques les plus importantes de conseils économiques autour de nos ambassadeurs, qui rassemblent à parité autorités publiques et entreprises privées afin d'améliorer le partage d'informations, la réactivité et les besoins des entreprises, devrait permettre de mobiliser l'ensemble d'acteurs qui jusqu'ici avaient peu l'habitude de travailler ensemble.

Le devoir des pouvoirs publics est de créer autour des ambassades un écosystème propice au développement des entreprises françaises à l'exportation.

13) Mettre fin à l'hémorragie des services économiques en Afrique et établir des stratégies régionales avec l'ensemble des services intervenant dans le domaine économique et des stratégies régionales avec l'ensemble des services intervenant dans le domaine économique, renforcer les synergies entre Ubifrance, les Missions économiques, les Chambres de Commerce et d'Industries (CCI), en France et à l'étranger (Uccife), les conseillers du Commerce extérieur de la France (CCEF), Oséo, Coface, Pacte PME International, et les Opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI). Soutenir les postes dépourvus de service économique ou de soutien commercial.