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Intelligence artificielle : l'urgence d'une ambition européenne

31 janvier 2019 : Intelligence artificielle : l'urgence d'une ambition européenne ( rapport d'information )

LISTE DES PERSONNES ENTENDUES

M. Cédric VILLANI, député de l'Essonne.

Prophesee

M. Luca VERRE, fondateur ;

M. Guillaume Butin, directeur de la communication.

Cabinet Roland Berger

M. Charles-Édouard Bouée, président-directeur général ;

Mme Axelle Lemaire, ancienne ministre.

Orange

M. Nicolas DEMASSIEUX, directeur de la recherche ;

Mme Carole GAY, responsable des affaires institutionnelles du groupe Orange.

Centre national de la recherche scientifique : 

M. Jean Gabriel GANASCIA, directeur du comité d'éthique, professeur à l'université Paris 6.

M. Raja CHATILA, directeur de l'Institut des systèmes intelligents et de robotique (Isir).

Inria

M. Bruno SPORTISSE, président-directeur général ;

- M. Nozha BOUJEMAA, conseiller du président-directeur général Big Data, directrice de l'institut DataIA.

France IA

Mme Françoise SOULIÉ-FOGELMAN.

STMicroelectronics France

M. Thierry TINGAUD, président directeur général.

Commission nationale de l'informatique et des libertés

Mme Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente ;

Mme Tiphaine HAVEL, conseillère pour les questions institutionnelles et parlementaires ;

M. Yacine SI ABDALLAH, chargé de mission auprès de la présidente.

Commission européenne - DG Connect

M. Khalil ROUHANA, directeur général adjoint.

Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information :

M. Yann Bonnet, directeur de cabinet du directeur général

France Stratégie :

Mme Salima Benhamou, économiste, cheffe de projet.

ANNEXE 1 : LA STRATÉGIE NATIONALE POUR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

(Source : ministère de l'enseignement supérieur,
de la recherche et de l'innovation)

PROPULSER LA FRANCE PARMI LES LEADERS DE L'IA

Jeudi 29 mars, à Paris au Collège de France, le chef de l'État a présenté une stratégie ambitieuse en faveur de l'intelligence artificielle, une technologie qui touche de nombreux domaines (détection de cancer, voitures autonomes, reconnaissances d'images, assistants virtuels...), induit des changements profonds et suscite aussi des craintes. Les mesures s'inspirent du rapport rédigé par le mathématicien et député Cédric Villani.

L'objectif de ce plan est de propulser la France parmi les champions de l'intelligence artificielle, un secteur actuellement dominé par les États-Unis et la Chine, et par des pays émergents de la discipline comme Israël, le Canada et le Royaume-Uni.

Priorités affichées : la recherche, l'ouverture des données et les enjeux éthiques ou sociétaux.

La France dispose de tous les atouts pour exister pleinement sur la scène internationale - des talents recherchés et une excellence de la formation -, mais manque encore de groupes leaders et visibles.

LES 4 GRANDS AXES DE LA STRATÉGIE IA

Le plan Intelligence artificielle va être déployé jusqu'en 2022 pour propulser la France au meilleur niveau mondial. Cela passe notamment par la mise en place d'un réseau d'instituts dédiés localisés dans quatre ou cinq endroits en France, par la constitution d'un hub de recherche au meilleur niveau mondial en IA, ou encore par des allers-retours de chercheurs entre le public et le privé...

Ce plan s'articule autour de 4 axes :

- conforter, en France et en Europe, l'écosystème de l'IA ;

- engager une politique d'ouverture des données ;

- adapter le cadre réglementaire et financier, national et européen ;

- définir les enjeux éthiques et politiques de l'IA.

Parmi les annonces :

Constituer un hub de recherche au meilleur niveau mondial en IA grâce à la mise en place d'un programme national coordonné par l'INRIA, en lien avec les universités et les organismes de recherche. L'objectif est de faire émerger "un réseau d'instituts dédiés localisés dans quatre ou cinq endroits en France", accompagné par un programme de chaires individuelles, afin d'attirer les meilleurs chercheurs mondiaux.

Favoriser la porosité entre la recherche publique et le monde industriel : simplification des démarches de création de start-up pour les chercheurs, accélération des procédures contrôlant les projets scientifiques, ou encore possibilité pour un chercheur de consacrer 50% de son temps à un projet privé (au lieu de 20% aujourd'hui).

Il s'agit aussi de doubler le nombre d'étudiants formés à l'IA, de former à l'éthique liée au numérique, de donner plus de place à l'expérimentation, d'ouvrir les données publiques, mettre en place de plateformes de partage des données, définir le cadre d'une souveraineté européenne, rendre les algorithmes publics et s'assurer de leur loyauté, engager une réflexion européenne sur les algorithmes, ou encore créer un GIEC de l'IA, une expertise mondiale indépendante qui puisse nourrir le débat démocratique et veiller aux questions d'éthique...

Le plan IA : 1,5 milliard d'euros sur le quinquennat

L'État consacrera 1,5 milliard d'euros sur l'ensemble du quinquennat pour développer l'intelligence artificielle (IA) dont près de 400 millions d'euros seront dévolus à des appels à projet et de défis d'innovation de rupture.

L'IA sera le premier champ d'application du Fonds pour l'innovation et l'industrie de 10 milliards d'euros mis en place en début d'année.

Par ailleurs, 800 millions d'euros seront consacrés à la nanoélectronique.