III. LA SOLUTION À UN SEUL ÉTAT N'EST UNE PERSPECTIVE ACCEPTABLE PAR AUCUNE DES PARTIES

Enfin, la situation des arabes israéliens peut-elle préfigurer la situation future des Palestiniens s'ils étaient intégrés dans la citoyenneté de l'État unique d'Israël ?

Du point de vue israélien, au moins deux obstacles sont évoqués :

· La démographie car d'ores et déjà les 6,8 millions de juifs israéliens se trouveraient en minorité face aux 2,3 millions d'arabes israéliens et 5 millions de Palestiniens ;

· En conséquence, de l'avis de l'ensemble des partis politiques interrogés, ce serait la fin du projet politique et de la judéité de l'État d'Israël.

Cette solution soulève le problème des droits qui seraient accordés aux Palestiniens. À défaut d'égalité, s'en trouveraient légitimés les constats sur les situations de ségrégation et d'apartheid d'ores et déjà dénoncés dans la situation actuelle. Cette perspective ne semble acceptée par aucune des parties.

La solution à deux États est la pire des solutions
à l'exception de toutes les autres :
il est urgent de redonner un espoir au processus de paix avec un horizon politique et un nouvel agenda