III. LA LETTRE FRANCO-ALLEMANDE

Ce document, présenté peu de temps avant le Conseil européen de Dublin, donne un éclairage sur certains des problèmes abordés par le projet de traité.

1. Le troisième pilier

La lettre franco-allemande se prononce ainsi pour le développement d'Europol afin d'en faire " un office policier efficace doté de compétences opérationnelles ". Elle souhaite également la disparition du droit d'asile politique dans les rapports entre les Etats membres.

Surtout, elle avance des propositions concernant les procédures de décision :

- des " procédures communautaires " pourraient être introduites par étapes ;

- dans les domaines " communautarisés ", les Etats membres conserveraient " pour une période transitoire nettement délimitée " un droit d'initiative ; une " meilleure forme d'association des Parlements nationaux " est également mentionnée ;

- dans les domaines non communautarisés, les procédures devraient être renforcées et permettre dans certains cas le vote à la majorité qualifiée, ou la mise en place de coopérations renforcées entre certains Etats membres (le dispositif Schengen deviendrait alors une de ces coopérations renforcées).

2. La PESC

La lettre franco-allemande insiste sur le rôle du Conseil européen, qui serait clairement chargé de déterminer les principes et les orientations générales de la PESC et de définir les domaines prioritaires de celle-ci. Elle souligne également que la personnalité chargée d'incarner la PESC doit avoir " l'envergure politique nécessaire ".

3. La politique commune de défense

La lettre franco-allemande se prononce pour " l'insertion progressive " de l'UEO dans l'Union européenne et pour une clause " d'action solidaire " entre Etats membres, qui " n'irait pas jusqu'à une obligation d'assistance militaire ".

4. Les questions institutionnelles

La lettre franco-allemande se prononce en faveur de quelques grandes orientations :

- le principe de la flexibilité, notamment dans le cas du 3 ème pilier,

- la généralisation du vote à la majorité qualifiée, sous réserve " d'exceptions limitées ",

- une nouvelle pondération des voix au Conseil,

- une Commission plus réduite, avec " un nombre de commissaires inférieur à celui des Etats membres " et une plus grande autorité de son président.

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