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b) Un système universitaire cependant largement sélectif : l'acceptation générale d'une sélection officielle et souterraine

Si l'accès à l'université est ouvert sans restriction à l'ensemble des bacheliers, le secteur sélectif de l'enseignement supérieur, comme il a déjà été dit, accueille une forte proportion de nouveaux étudiants et ignore du fait de sa sélectivité, qui apparaît variable selon les filières, les problèmes que connaissent les premiers cycles universitaires généraux.

Tout un secteur qui fonctionne de manière satisfaisante pratique donc sans complexe la sélection, qu'il s'agisse des grandes écoles, et des moins grandes, mais aussi des IUT, des STS, des classes préparatoires ainsi que les filières médicales à l'issue de la première année et nul ne songe à remettre ce système en cause.

S'agissant de l'université, une certaine hypocrisie en matière de sélection est de mise.

L'opinion ne semble pas prête à instaurer une sélection à l'entrée dans les premiers cycles universitaires : si l'accès en est libre, s'y pratique en revanche tout au long des deux années du DEUG une sélection " souterraine " par l'échec qui est d'autant mieux acceptée dans la pratique qu'elle n'est pas officiellement affirmée.

Comme il paraît inconcevable de rendre le baccalauréat plus sélectif du fait de la généralisation de l'enseignement secondaire, les premiers cycles universitaires sont donc condamnés à s'adapter au plus grand nombre.

Ainsi le libre accès à l'université permet-il à tous les bacheliers, quelle que soit leur origine, de tenter leur chance dans l'enseignement supérieur et de " se frotter " à un système de formation inédit.

A cet égard, tous les orienteurs constatent que les dispositifs d'information et d'orientation les plus sophistiqués sont ou seront impuissants à dissuader tel ou tel bachelier, motivé ou non, ayant procédé à un choix précis de filière ou désireux de " zapper " entre plusieurs types de formation, de " s'essayer " à l'université.

Plutôt que de les en empêcher, il convient de leur laisser leur chance et de prévoir des possibilités de réorientations précoces pour leur permettre de trouver la filière la plus adaptée.

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