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20 mai 1998 : Transgéniques : pour des choix responsables ( rapport d'information )

 

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c) L'exemple de la transgénèse végétale

L'exemple suivant de la fabrication d'une plante transgénique, tiré d'une documentation élaborée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), permet d'illustrer la méthodologie employée.

COMMENT OBTIENT-ON UNE PLANTE TRANSGÉNIQUE ?

Repérage d'un caractère intéressant dans un autre organisme vivant (plante, champignon, bactérie) et identification de la protéine responsable de ce caractère.

Exemple : une protéine toxique pour un insecte ravageur de culture.

Identification et isolement du gène codant pour cette protéine, appelé " gène d'intérêt ", grâce aux enzymes de restriction permettant de " découper " la partie intéressante d'ADN.

Réalisation d'une " construction génique " contenant le gène d'intérêt et les séquences d'ADN (promoteur, terminateur) indispensables à son fonctionnement dans le génome de la cellule végétale. Cette construction peut contenir un gène marqueur permettant de repérer la construction génique.

Multiplication de cette construction. La construction génique est intégrée dans un " plasmide " bactérien, qui est une mini-boucle d'ADN. Le plasmide est multiplié, donc la construction génique aussi.

Introduction de la construction génique dans le génome d'une plante à laquelle on veut conférer le caractère désiré (dans l'exemple, une toxicité à un insecte ravageur, donc une auto-protection de la plante contre cet insecte).

Pour ce transfert deux méthodes sont principalement utilisées : le transfert par une bactérie du sol (Agrobacterium tumefaciens), le transfert par " bombardement " de la cellule végétale par des micro-billes de tungstène enrobées de la construction génique.

Sélection des cellules végétales exprimant le gène ajouté. C'est notamment à ce stade que sert le gène " marqueur ", qui permet de différencier les cellules où la construction génique est présente des autres cellules.

Régénération de plantes entières à partir des cellules sélectionnées. Ces plantes expriment le gène d'intérêt transféré et donc, dans l'exemple ci-dessus, produisent la protéine fatale aux insectes ravageurs. Elles peuvent alors être testées, en serre puis en champ.

D'après la note précitée du site Internet de l'INRA : http : //www. jouy.inra.fr/actualités/dossiers/ogm.html.

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