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BORGEOT Charles

Ancien sénateur de la Saône-et-Loire

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu du 25 août 1929 au 13 janvier 1936
  • Réélu le 14 janvier 1936
  • Fin de mandat le 31 décembre 1944

Extraits de la table nominative :

1929 , 1930 , 1931 , 1932 , 1933 , 1934 , 1935 , 1936 , 1937 , 1938 , 1939 , 1940

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

BORGEOT (CHARLES), né le 1" février 1876 à Clux (Saône-et-Loire).

Sénateur de Saône-et-Loire de 1929 à 1944.

Propriétaire-agriculteur à Clux, Charles Borgeot s'est occupé de culture dès son plus jeune âge. Son expérience de la terre, l'isolement du monde rural, la pauvreté de ses moyens, l'amenèrent à créer et organiser plusieurs groupements : sociétés de mutuelles-bétail, de mutuelles-incendie, syndicats agricoles, coopératives de battage, caisses de crédit agricole, syndicats d'élevage etc. Il fut le fondateur des silos coopératifs de Verdun-sur-le-Doubs, les premiers créés en France. Il fut le premier vice-président de l'importante association l'Union agricole et viticole de l'arrondissement de Chalon.

Ces heureuses initiatives jointes aux réalisations dont bénéficiait sa propre exploitation et qu'il communiquait à tous avec empressement, lui valurent d'être élu conseiller municipal de sa commune natale le 3 mai 1908, et maire 15 jours plus tard, alors qu'il n'avait que 32 ans. Le 14 décembre 1919 il entrait au conseil général de Saône-et-Loire pour y représenter le canton de Verdun-sur-le-Doubs, et devenait président de l'Assemblée départementale en 1934.

Il fut élu Sénateur le 25 août 1929, à une élection partielle destinée à pourvoir au remplacement de M. Jean Richard décédé, au premier tour de scrutin, par 801 voix contre 385 à M. Théo Bretin, sur 1.256 votants. Il retrouva son siège aux élections du 20 octobre 1935 (renouvellement du 14 janvier 1936). Inscrit au groupe de la Gauche démocratique, il appartint à la Commission des mines, à celle des travaux publics, à celle de l'agriculture pour en devenir, secrétaire puis vice-président, à la Commission de l'enseignement et à celle des colonies. Il se fit entendre au cours de nombreuses discussions parmi lesquelles il faut citer celles concernant : le commerce des blés (1929), les assurances sociales, le stockage des blés et des farines (1930) ; les dommages causés par les calamités publiques, les prêts à long terme, les coopératives agricoles, la crise de l'élevage national, les produits forestiers, le commerce de la chicorée, la viticulture et le commerce des vins, les marchés de traverses en bois dur passés avec l'étranger l'outillage national (1931) ; les indemnités pour abattage d'animaux, les bouilleurs de cru, la production française des céréales, les baux à ferme de longue durée (1932) ; la défense du marché du blé, les primes à l'emploi de blés indigènes, la régularisation des cours du blé (1933) ; l'interdiction de la fabrication des vins mousseux dans la Champagne viticole, le prix minimum du blé, l'assainissement du marché du blé (1934) ; le marché des vins, les produits forestiers, la prime à la fabrication du papier-journal, la taxe à la mouture (1935) ; la révalorisation des bois français de papeterie, la semaine de quarante heures, l'institution d'un office national interprofessionnel du blé (1936) ; la main d'oeuvre agricole, le warantage des récoltes, la répartition des fonds du pari mutuel, le personnel des écoles vétérinaires, les indemnités pour abatage d'animaux, les travaux forestiers, les appellations d'origine controlées (1937); la médecine-vétérinaire, la caisse nationale des calamités agricoles, le fonctionnement de l'office du blé (1938) ; la résorption des excédents de blé (1939).Parmi ses nombreux rapports, il faut mentionner ceux concernant la défense du marché du blé et l'institution d'un office national interprofessionnel du blé.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota les pouvoirs constituants au Maréchal Pétain. Depuis la libération, il vit, éloigné de la politique, à Clux, son village natal.

Il était Président de la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

BORGEOT (Charles)

Né le 1er février 1876 à Clux (Saône-et-Loire)

Décédé le 31 août 1962 à Clux (Saône-et-Loire)

Sénateur de Saône-et-Loire de 1929 à 1944

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, pages 675 et 676)

Charles Borgeot approuve la réforme constitutionnelle du 10 juillet 1940.

A la Libération, il se retire dans son village natal, où il meurt en 1962.

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Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Photo de M. Charles BORGEOT, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 1er février 1876
Décédé le 31 août 1962
Profession
Propriétaire agricole
Département
Saône-et-Loire
  • Mis à jour le 23 octobre 2014