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CHAUMIE Pierre

Ancien sénateur de Lot-et-Garonne

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 6 janvier 1935
  • Fin de mandat le 31 décembre 1941

Extraits de la table nominative :

1935 , 1936 , 1937 , 1938 , 1939 , 1940

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

CHAUMIE (PIERRE, JEAN-MARIE, BERTRAND, CAMILLE), né à Agen (Lot-et-Garonne) le 21 février 1880.

Sénateur du Lot-et-Garonne de 1935 à 1941.

Délégué à l'Assemblée Consultative Provisoire de 1944 à 1945.

Après de brillantes études secondaires au lycée d'Agen et au lycée Henri-IV à Paris, Pierre Chaumié (frère du précédent) s'inscrivit à la Faculté de droit de Paris où il obtint sa licence et où il soutint sa thèse de doctorat. Il s'inscrivit au barreau de Paris en 1902 et en 1907 devint secrétaire de la conférence des avocats. Il plaida jusqu'en 1919 où il quitta la barre pour entrer dans l'industrie : secrétaire général de la Société de Froges, puis directeur de la Compagnie Alais, Froges et Camargue, il fut délégué par l'industrie de l'azote pour représenter la France aux Congrès internationaux.

Lorsque survint la guerre de 1914, il partit comme simple soldat et revint lieutenant, avec une blessure, deux citations et la Croix de chevalier de la Légion d'honneur. Il se familiarisa avec la politique dès 1902 où il fut nommé Secrétaire particulier du Ministre de l'Instruction publique pour le rester jusqu'en 1905, puis remplit en 1905 et 1906 les fonctions de chef adjoint du Cabinet du Garde des Sceaux.

Il fut élu sénateur du Lot-et-Garonne le 6 janvier 1935 à une élection partielle destinée à pourvoir au remplacement de M. Laboulbène décédé le 12 octobre 1934. Il emporta le siège au deuxième tour de scrutin, par 395 voix, sur 643 votants. Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il appartint à plusieurs commissions dont celle de l'armée, celle de la législation civile et criminelle et celle des travaux publics. Son activité fut intense. Il fut chargé de rapporter plusieurs projets et propositions de loi sur : les accords professionnels obligatoires en période de crise ; les pouvoirs des commissaires aux comptes, l'octroi des grâces amnistiantes (1936) ; le statut des voyageurs, représentants et placiers de commerce ; l'amnistie ; la liberté de la presse (1937) ; la répression des outrages aux bonnes moeurs; la propriété commerciale ; l'aide aux veuves des ouvriers des poudrières tués en service (1939) ; la déchéance de certains élus (1940). Il intervint souvent à la tribune sur les sujets les plus divers, parmi lesquels on peut retenir : l'Office national du blé, la réforme monétaire, les mises en congé de l'armée par ancienneté, l'octroi de délais aux commerçants, industriels et artisans (1936) ; la crise agricole, la revalorisation du bois, les locaux d'habitation (1937), la situation démographique, les allocations familiales agricoles, les procédures de conciliation et d'arbitrage, les accidents du travail, l'organisation générale de la nation pour le temps de guerre, la protection de l'économie nationale (Monopoles étrangers de fait) (1938); les secours aux veuves et orphelins des ouvriers artificiers (1939). Il fut en outre chargé en 1940 par ses collègues, de la coordination des travaux divers des sections et d'assurer leur notification aux pouvoirs publics pendant la durée de la guerre. Il fut cité à ce titre comme témoin au procès de Riom, mais ne put déposer, le procès ayant été renvoyé la veille du jour où il devait être entendu.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota contre l'attribution au maréchal Pétain, des pouvoirs constituants et se lança dans la Résistance. De 1941 à 1944, désigné par le M.U.R. il remplit les fonctions de Préfet de la Résistance, mais les résilia lorsque le nouveau chef militaire nommé en avril 1944 se refusa à rétablir les libertés républicaines et les garanties de la justice lors de la Libération.

Cette même année il entrait à l'Assemblée Consultative provisoire au titre de la Résistance parlementaire. Il y devint membre de la Commission de l'équipement national, de la production et des communications ; de la Commission des finances ; de la Commission de la justice et de l'épuration ; de la Commission permanente de coordination ; de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, et de la Commission d'enquête sur les fournitures du papier de presse. Il déposa une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à assurer sous certaines conditions, un minimum vital aux petits épargnants âgés ou infirmes qui se sont constitué des retraites en dehors de la Caisse nationale des retraites et en dehors des Sociétés de secours mutuels (1945). Il fut chargé de rapporter le budget des travaux publics et transports de l'exercice 1945 (1945), le projet d'ordonnance portant ouverture de crédits au titre du deuxième trimestre de l'année 1945, pour les besoins de la défense nationale (marine et service des essences) (1945). Il soutint ces rapports à la tribune et parla en outre : de la création de comités d'entreprises dans les établissements industriels et commerciaux (1944), de l'éducation, du statut et du recrutement de certaines catégories de fonctionnaires (1945), de là politique économique du Gouvernement, de la nationalisation des grandes entreprises et de la fixation des prix (1945), de l'impôt de solidarité et de la taxation des bénéfices industriels et commerciaux (1945), de l'organisation de la Sécurité sociale (1945), des régimes électoraux des nouvelles élections générales pour se déclarer hostile à la représentation proportionnelle et en signaler tous les dangers (1945), et de la nationalisation du gaz et de l'électricité (1945). Membre du Conseil supérieur de la magistrature de 1948 à 1959, il présida la Commission des grâces puis celle des affaires d'outre-mer. Il a présidé également la Commission interministérielle chargée d'étudier le projet de réforme judiciaire.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

CHAUMIE (Pierre)

Né le 21 février 1880 à Agen (Lot-et-Garonne)

Décédé le 13 juin 1966 à Agen

Sénateur du Lot-et-Garonne de 1935 à 1941

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome III, p. 1001 et 1002).

Bien qu'ayant approuvé au Sénat la révision constitutionnelle, le 9 juillet 1940, Pierre Chaumié se prononce, le 10 juillet, contre l'attribution des pleins pouvoirs au gouvernement du Maréchal Pétain.

Membre actif de la Résistance à l'ennemi, il est nommé membre de l'Assemblée Consultative Provisoire, lorsqu'elle s'installe à Paris.

Après la validation de sa désignation, le 8 novembre 1944, il siége dans les Commissions de l'équipement national, des finances, et de la justice.

En février 1945, il est également nommé membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts, et, en mars, de la Commission d'enquête sur les fournitures du papier de presse.

Il déploie une grande activité au sein de l'Assemblée Consultative : chargé de plusieurs rapports par la Commission des finances, il prend part à de nombreuses discussions économiques et sociales, comme la création des comités d'entreprise, les budgets pour 1945 des travaux publics et des transports, de l'information, de la production industrielle, de la marine, et du travail et de la sécurité sociale, ainsi qu'aux débats sur la taxation des bénéfices industriels et commerciaux, et sur les régimes électoraux des futures élections générales.

Après l'établissement des institutions de la IVe République, il est appelé à siéger, de 1948 à 1958, au Conseil supérieur de la magistrature.

Puis il se retire de la vie publique après 1958, et disparaît en 1966 à Agen.

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Photo de M. Pierre CHAUMIE, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 21 février 1880
Décédé le 13 juin 1966
Profession
Avocat
Département
Lot-et-Garonne
  • Mis à jour le 20 avril 2014