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GIUDICELLI Colette

Ancien sénateur des Alpes-Maritimes

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elue le 21 septembre 2008
  • Réélue le 28 septembre 2014
  • Fin de mandat le 24 septembre 2020 (décédée)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Présidente de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Les Républicains
  • Membre de la délégation sénatoriale à la prospective

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


GIUDICELLI (Colette)

Née le 24 novembre 1943 à Alger (Algérie)

Décédée le 24 septembre 2020 à Menton (Alpes-Maritimes)

Sénatrice des Alpes-Maritimes de 2008 à 2020

Fille d'un ouvrier, président de l'Association des Corses d'Alger, et d'une femme au foyer, Colette Giudicelli voit le jour le 24 novembre 1943, à Alger. Ses grands-paternels, agriculteurs corses, s'étaient établis en Algérie. À l'issue de ses études secondaires au lycée Delacroix d'Alger, elle étudie la philosophie et la pharmacie. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, sa famille s'installe à Lyon.

Établie ensuite à Menton, sur la Côte d'Azur, C. Giudicelli s'investit dans le secteur associatif éducatif et social. Puis elle s'engage en politique à Menton aux côtés de Jean-Claude Guibal, élu maire de Menton en 1989, et devient sa première adjointe (1989-2008) puis est conseillère régionale de Provence-Alpes Côte d'Azur (1998-2001), conseillère générale du canton de Menton-Est (2001-2015), et conseillère départementale de Menton (2015-2020). Vice-présidente du conseil général puis du conseil départemental (2001-2017), elle est également vice-présidente de la communauté d'agglomération de la Riviera français (2002-2020).

Forte de son implantation locale, C. Giudicelli se présente aux élections sénatoriales du 21 septembre 2008. Figurant en deuxième position sur la liste de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), conduite par le maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux, qui réunit 48,01 % des suffrages exprimés et remporte trois sièges, Première femme élue sénatrice des Alpes-Maritimes, elle renonce alors à son mandat de première adjointe au maire de Menton. La sénatrice est ensuite réélue aux élections du 28 septembre 2014 sur la liste d'Union pour les Alpes-Maritimes conduite par Dominique Estrosi-Sassone qui, avec 42,92 % des voix, conserve trois sièges.

Au Palais du Luxembourg, C. Giudicelli s'inscrit au groupe de l'UMP, devenu en 2015, Les Républicains. Son intérêt pour les questions sociales la porte à rejoindre la commission des affaires sociales (2008-2020), dont elle est vice-présidente à partir de 2014. Prenant pleinement part à ses travaux, la sénatrice est, rapporteure du contrôle budgétaire sur la mise en place du revenu de solidarité active (2010), sur le projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation de la législation de l'Union européenne en matière de santé, de travail et de communications électroniques (2011), et sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2016.

« Aspirant à contribuer à ce «que la législation améliore le sort de plus démunis»1 », C. Giudicelli s'engage plus particulièrement en faveur de la protection de l'enfance, en déposant, en 2014, une proposition de loi visant à protéger les médecins des poursuites qui pourraient leur être intentées en cas de signalement de violences faites aux enfants. Sa proposition, adoptée à l'unanimité de tous les groupes, au Sénat puis à l'Assemblée nationale, devient la loi du 5 novembre 2015 tendant à clarifier la procédure de signalement par les professionnels de santé de situations de maltraitance subies par des mineurs.

La sénatrice dépose en outre à trois reprises (2012, 2014 et 2017) une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution des logements sociaux, dans le but de promouvoir la mobilité au sein du parc locatif social. Par ailleurs, son engagement en faveur des handicapés est consacré par sa nomination comme membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (2014-2019).

C. Giudicelli s'exprime aussi en séance publique sur des questions diverses, telles que la réforme de la garde à vue (2011), le mariage pour tous (2013) ou la lutte contre l'immigration clandestine (2015). Elle vote la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion en 2008, la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet en 2009, la loi de réforme des collectivités territoriales en 2010, la loi autorisant la ratification de la décision du Conseil européen modifiant l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne en ce qui concerne le mécanisme de stabilité pour les États membres dont la monnaie est l'euro en 2012, la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme en 2012, la loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur en 2014, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République en 2015, la loi constitutionnelle de protection de la Nation (engagement de l'état d'urgence, dépossession de la nationalité française) en 2016 et cinq lois prorogeant l'application de l'état d'urgence en 2015 et 2016.

Ses engagements la poussent à rejoindre plusieurs structures sénatoriales : la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (2011-2015), le Comité de surveillance du fonds de solidarité vieillesse (2011-2014), la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (2011-2015) et la Délégation sénatoriale à la prospective (2017-2020). C. Giudicelli préside le groupe interparlementaire d'amitié France-Monaco, s'employant à développer les relations avec la Principauté monégasque, voisine de sa chère Menton.

Sa dernière intervention en séance publique, en janvier 2017, porte sur un sujet de santé : la sénatrice des Alpes-Maritimes alerte alors le gouvernement sur les émanations dangereuses provenant d'huiles de moteur susceptibles de contaminer le système d'alimentation en air des avions. Ne se représentant pas aux élections sénatoriales du 27 septembre 2020, elle s'éteint trois jours avant la fin de son mandat, à l'âge de soixante-dix-sept ans. Elle était chevalier de la Légion d'honneur.

1 : Éloge funèbre prononcé par le président du Sénat Gérard Larcher, Journal Officiel. Compte rendu intégral des débats du Sénat, séance du 27 octobre 2020, p. 7722.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.

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Photo de Mme Colette GIUDICELLI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Les Républicains
Etat-civil
Née le 24 novembre 1943
Décédée le 24 septembre 2020
Département
Alpes-Maritimes