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LEMARIÉ Bernard

Ancien sénateur des Côtes-du-Nord

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LEMARIÉ (Bernard)

Né le 30 juillet 1913 à Caulnes (Côtes du Nord) Décédé le 24 avril 1996 à Caulnes (Côtes du Nord)

Sénateur des Côtes du Nord de 1959 à 1989

Fils de pharmacien, Bernard Lemarié nait au nord de la Bretagne tout juste un an avant le début de la Grande guerre. Après avoir fréquenté l'institution Saint-Martin de Rennes, il poursuit ses études à la faculté de pharmacie de Paris puis de Strasbourg, d'où il sort avec le diplôme de docteur. Il obtient également une licence à la faculté des sciences de Rennes. A partir de 1943, il est chef de travaux à la faculté de médecine et de pharmacie de la capitale bretonne, tout en reprenant l'officine familiale dans sa ville natale.

La carrière politique de Bernard Lemarié débute en novembre 1945 lorsqu'il est élu conseiller général du canton de Caulnes, avec l'étiquette MRP. Constamment réélu jusqu'à ce qu'il décide de ne pas se représenter en

1988, son parcours au sein du département culmine avec son élection à la vice-présidence du Conseil général de

1959 à 1976. C'est également peu après la Seconde guerre mondiale que Bernard Lemarié est élu maire de son village natal. De 1947 à 1983, il accompagne Caulnes dans la modernisation et sait trouver les ressources pour maintenir la population dans une commune rurale menacée par l'attraction de l'agglomération rennaise. A l'extrême fin 1973, son mandat de parlementaire lui octroie le droit de siéger au Conseil régional de Bretagne dont il est vice-président jusqu'à son départ en 1986.

Bien implanté dans son département, ami de l'ancien président du Conseil René Pleven, Bernard Lemarié décide de se présenter aux élections sénatoriales à la suite du changement de République. Les candidats de sa Liste d'union républicaine et démocratique sont tous élus dès le 1er tour : sur 1 410 suffrages, le maire de Caulnes en recueille 744, André Cornu 743 et Jean de Bagneux 719. Réélu au 1er tour en 1962 et 1971 sous les couleurs du MRP puis du Centre démocrate, il est mis en ballottage en 1980. Avec l'étiquette UDF-CDS, son nom réunit 659 voix sur 1 479 suffrages exprimés au 2e tour. A son arrivée au Sénat, Bernard Lemarié s'inscrit au groupe des Républicains populaires, puis au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès et enfin à celui de l'Union centriste. Il est nommé à la commission des affaires sociales dont il est le vice-président de

1974 à 1980 et de 1983 à 1989. Secrétaire du Sénat de 1971 à 1974 et de 1980 à 1983, il travaille aussi bien sur les régimes de retraite (1961, 1966) que sur le code du travail (1963, 1971) ou les problèmes liés à l'accroissement de la consommation de stupéfiants et à la lutte contre la toxicomanie (1968, 1970). En 1986, il participe à la mission d'information effectuée par une délégation de la commission des affaires sociales en République populaire de Chine pour étudier la politique sanitaire et sociale. L'élu breton cosigne plusieurs dizaines de propositions de loi dans des domaines très divers ayant trait à l'agriculture, la santé, les pensions, l'adoption ou encore le régime juridique de la presse. En son nom propre, il est l'auteur de deux propositions de loi dont l'une, en 1986, tend à assurer l'indemnisation des dommages corporels subis par les victimes d'attentats terroristes.

Ses prises de paroles et ses dizaines de questions orales au Gouvernement révèlent l'éclectisme de ses centres d'intérêt. Si, de par sa formation de pharmacien, il est porté naturellement vers les questions de santé publique et de protection sociale, il intervient également dans le domaine de l'aménagement du territoire en soulevant par exemple le problème de l'électrification rurale (1974, 1976, 1981), et prend la parole lors des débats portant sur l'éducation (1960, 1971, 1980) et le tourisme (1964, 1979). Lors de la discussion des projets

de loi de finances, il intervient régulièrement sur les crédits consacrés aux transports publics. Ainsi s'inquiète-t- il, en 1966, de la suppression de certaines lignes SNCF du réseau breton.

Sa région constitue régulièrement le coeur de son travail parlementaire. C'est le cas lorsqu'il attire l'attention du Gouvernement sur les dégâts immédiats et à venir de la tempête d'octobre 1987 qui a frappé la Bretagne. En 1978, il avait déjà participé à la commission d'enquête parlementaire chargée d'examiner les décisions prises et les moyens mis en oeuvre pour faire face au naufrage du pétrolier Amoco Cadiz sur les côtes bretonnes.

Mais le maire de Caulnes sait aussi prendre de la hauteur et s'occuper des affaires internationales. Aussi devient-il membre de la Délégation parlementaire auprès de l'Assemblée de l'Atlantique-nord de 1974 à 1975, et de la Délégation pour les Communautés européennes de 1979 à 1981. Il fait aussi partie de plusieurs groupes d'amitié avec le Canada, la Chine populaire, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

En février 1960, Bernard Lemarié est favorable à la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures pour faire face aux troubles en Algérie. En 1965, il vote la réforme des régimes matrimoniaux et, deux ans plus tard, la loi Neuwirth sur la contraception. Il est excusé lors du vote sur la création et l'organisation des régions en 1972 mais vote la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973. Favorable à l'abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, il vote contre la loi Veil légalisant l'IVG et s'abstient sur celle facilitant le divorce en 1975. En 1981, il est favorable à la loi Peyrefitte sur la sécurité. Bernard Lemarié vote l'abolition de la peine de mort en 1981, la loi Defferre sur la décentralisation en 1982 et la loi portant réforme des prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage la même année. En 1988, il apporte sa voix à l'instauration du revenu minimum d'insertion.

En 1989, Bernard Lemarié décide de ne pas solliciter un nouveau mandat. Chevalier des Palmes académiques, il s'éteint dans son village natal à l'âge de 82 ans.

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Photo de M. Bernard LEMARIÉ, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 30 juillet 1913
Décédé le 24 avril 1996
Profession
Pharmacien
Département
Côtes-du-Nord